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Une femme à la mère

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Carpediem

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Ô mère divine,

J’ai éclos telle une rose un bel après-midi d’hiver dans ses bras chaleureux. Elle était assurément belle, elle a toujours porté sur moi un regard résolument bienveillant.
Je me souviens de sa délicieuse odeur lactée, tels des phéromones m’attirant comme un aimant vers son sein nourricier, ce lait source de vie, d’amour, ce lait réparateur qui a su alimenter tout mon être ma vie durant.
Cinquante ans après, cette délicate odeur divine et subtile que je pourrais reconnaître entre mille... les yeux fermés.
Cette profusion d’amour, ces attentions sans cesse renouvelées, cette infinie confiance accordée, ces sacrifices pour ton enfant tant protégé.
Notre lien indéfectible, irréfutable, fusion, union étroite, intime, débordante de nobles sentiments, constructifs, épanouissants, indispensables.
Combien il m’a été difficile de construire avec ces atrophiés de l’amour souffrant d’indifférence maternelle. Alors pour se venger ils se moquent maman et te montrent du doigt. Ils réfutent l’idée d’être aimés et considérés, se sentant trahis, délaissés. Ils font semblant de ne pas saisir l’importance du rôle que la vie t’a conférée. Je fais référence à toi maman, au nom de toutes les mères, de leurs mères.

Ils ont cherché à t’humilier, à te ramener au rang d’une vulgaire procréatrice, celle qui donne la vie, rien de plus. Ces cœurs meurtris n’ont pas été nourris par ton sein, ce sein gorgé d’amour. C’était dans la logique des choses pourtant, la logique de la Vie. Je parle de ton sein maman, je parle du sein de toutes les mères, de leurs mères.
Ils sont perdus, égarés comme des agneaux en proie au néant, non pas qu’ils soient pauvres d’esprit, loin de là, mais pauvres d’affect, indéniablement amputés d’une partie de leur cœur ; Des coques vides, qui ne demandent qu’à être nourries. Alors ils donnent le change auprès de chimères, bien souvent des femmes sans scrupules, ces femmes qui pourraient te remplacer mais qui ne peuvent se substituer à toi, car tu es unique. Comme l’est leur mère.
Désemparés, frustrés, profondément malheureux, Ils se parent d’armures, ça ils savent faire, déploient des forces incommensurables pour se protéger, jouent les durs, les increvables, les surhommes,... forces invisibles, éphémères...
Maman, je sais qu’en silence ils pleurent comme des enfants.
Ils te craignent car pour eux l’amour est synonyme de faiblesse. Explique leur que l’amour c’est cet engrais qui nous construit, qui nous rend beau, qu’il n’est pas signe de fragilité, d’anéantissement, de couardise, de médiocrité, d’impuissance, mais au contraire que c’est cette force qui nous permet de nous surpasser à chaque instant, de surmonter l’infranchissable, de voler d’un pas alerte vers nos aspirations, la concrétisation de tous nos rêves.

Cet amour transmis je pourrais le garder juste pour moi aux confins de mon âme, mais tu m’as appris le partage, aussi je le diffuse autour de moi, j’inonde, j’irradie les cœurs vides lorsque ils m’ouvrent leur porte secrète, et c’est ainsi que je donne un sens à ma vie.
Je suis admirative de ce que tu as accompli et suis fière de ce que tu m’as transmis. J’ai donné la vie à mon tour et je nourris mon enfant de ce nectar si précieux, enfant qui est un peu le tien.

Tu représentes le berceau de l’humanité ; Que l’on te vénère, te respecte, t’idolâtre, te sublime.

Je témoigne en ce jour du 8 mars « Journée de la femme » puisque tu es la quintessence même de la féminité, et ce dans toute sa splendeur.
Je transmets ton message d’amour maman, j’accomplis mon devoir de petite fille, à mes quarante neuf ans à peine révolus.

Esto tu perditas salvator mundi.
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