10
min

Une abeille dans les étoiles

Image de Claude Nallet

Claude Nallet

200 lectures

69

Qualifié

À ses pieds, une pomme de pin... puis une autre, puis une autre... ses compagnes pour la vie, dorénavant.
Les arbres, le parc, la maison, la rue, l’océan derrière la dune. Ils avaient pensé à tout, sauf à ça. Un nom pour la nouvelle maison !

Quatre trous, quatre vis longues et dorées. Un coup de chiffon à la plaque gravée sur le pilier. Il recula de quelques pas. Impeccable.

Ça se prononce comme le début d’une chanson, padapam, ça s’écrit penché comme sur un cahier d’enfant. La maison s’appellera donc « Pomme de Pin ».

***

Casquette jaune et noire enfoncée jusqu’aux oreilles, la femme mit pied à terre et colla sa bicyclette à la haie.
— Bonjour monsieur, habitez-vous ici ?
— Oui, nous venons de terminer les travaux.
— Je sais, répondit la femme, je passe souvent ici, à vélo.
— Ah, le vélo, je vais m’y mettre moi aussi. C’est l’endroit idéal, du plat, juste quelques petites côtes autour du canal.
La femme s’avança vers le portail.
— Avant, il y a longtemps, cette maison s’appelait autrement... elle s’appelait Pavane.
— Ah oui... J’ai dû voir ce nom sur l’acte notarié. J’avais oublié, tant mieux ! Comme ça, on la baptise à notre façon.
— Pomme de Pin... oui... mais...
— C’est pour la forêt des Landes et ça me plaît bien, à ma femme aussi.
— Oui, mais... ça ne va pas être possible.
— Je ne comprends pas !
— Ma maison se nomme déjà ainsi, avant la vôtre.
— Ça fera deux maisons avec le même nom à Hossegor, c’est pas bien grave !

La femme à casquette d’abeille se renfrogna, regarda une dernière fois la plaque et enfourcha son vélo. Philippe l’entendit marmonner : « Pas possible... non... pas possible... »

***

Depuis la rue, Florence avait déjà flairé le menu, sardines grillées. Philippe s’affairait à sa plancha, les enfants avaient fait le reste. Elle n’avait plus qu’à mettre les pieds sous la table. Traitée comme une princesse !
— Dis donc, Philippe, elle n’a pas tenu bien longtemps, ta plaque sur le pilier de l’entrée. Tu es meilleur en cuisine qu’en bricolage, enfin, j’espère...
— Comment ça ?
— Oui, elle est tombée. Tu la remettras cet après-midi. Bon, on mange ? La balade autour du lac m’a creusé l’appétit.

La sieste sous le carolin. Cinq chaises longues alignées, dont la sienne, vide. Au portail, Philippe contemplait les quatre vis bien alignées à terre. On avait enlevé sa plaque, soigneusement, on l’avait déposée au pied du pilier, soigneusement, on lui envoyait un signe, soigneusement.
La cycliste à la casquette jaune et noire !

Elles se dressèrent toutes les quatre de concert. La sieste était terminée.
— Merci ta visseuse à trois heures de l’après-midi, rugit Florence. Ça te gène qu’on se repose un peu ?
Philippe dut en convenir, il ne pouvait attendre plus longtemps. La famille se rassembla autour de la table de jardin sur laquelle il avait étalé un plan de la ville.
— Bon, je vous explique, nous avons une bonne occupation pour cet après-midi. Vous allez m’aider à retrouver la personne qui a déposé la plaque de la maison.
— Super, une enquête policière ! s’exclama Charlotte, que l’aventure émoustillait déjà.
Ses deux sœurs et leur mère semblaient bien plus circonspectes.
— La femme qui a fait ça, je la connais, enfin, plus exactement, je l’ai vue, et je dispose d’un excellent indice pour la retrouver !

A grands coups de feutre sur la carte, Philippe avait réparti le quartier en trois parts de gâteau. Puis il leur narra sa rencontre avec la cycliste.
— Dès que vous avez trouvé une maison qui porte le nom Pomme de Pin, vous prenez la photo, vous relevez l’adresse et vous revenez ici, la mission sera terminée. Florence, tu fais équipe avec Éléonore. Une glace double à la romane pour celle qui trouve. Allez, c’est parti, que la meilleure gagne.

Moins d’une heure après, Philippe avait battu le rappel sur les portables. Margaux avait gagné. Elle avait déniché la maison : avenue des Sauges, côté lac.
— Je passerai voir cette femme demain matin en revenant de la boulangerie. En attendant, c’est plage et après, glace deux boules pour la gagnante, une boule pour les autres.
— C’est pas juste, protestèrent en chœur les trois perdantes. Margaux a eu de la chance, c’est tout !
— Au contraire, c’était écrit tout petit. J’ai mérité de gagner !
Philippe céda à l’amicale et familiale pression, comme d’habitude. Ce serait glaces deux boules pour tout le monde.

Sa marche du matin débuta de la plus désagréable des façons. La plaque avait été enlevée, mais cette fois-ci, on ne l’avait même pas laissée sur place. La situation se durcissait.

La petite maison ancienne aux volets verts était tapie derrière une forêt de chênes-lièges. Philippe aperçut une bicyclette appuyée contre un arbre, et, enfilée sur la selle, une casquette jaune et noire. Il était au bon endroit.
Margaux avait raison, Philippe se pencha sur la boîte aux lettres, remonta ses lunettes sur son nez pour tenter d’y déchiffrer les inscriptions. Oui, c’était écrit bien petit et en pattes de mouche.
— Que cherchez-vous, monsieur ?
Philippe se redressa. Quelques mètres plus bas, la cinquantaine, blonde et blanche, une silhouette sèche comme sa voix, la cycliste, mains sur les hanches, se rapprocha de lui. Sans la barrière qui les séparait, elle l’aurait même bousculé.
— Euh... oui... on m’a volé ma plaque de maison, et hier, vous avez fait halte devant chez nous. Comme quoi votre maison s’appelait...
— Penchez-vous davantage, monsieur, lisez !
Philippe rechaussa ses lunettes. Juste sur la boîte aux lettres, une inscription :
Pomme Depin, Onomasticienne.
Philippe se redressa vivement.
— Je ne vois pas bien... C’est... ?
— C’est mon nom, oui. Mes parents, Georges et Quitterie Depin, dans leur grande sagesse, il y a un demi-siècle, m’ont prénommée Pomme. Ils auraient pu faire pire, par exemple Aiguille, mais bon, je suis fille unique, les dégâts se sont arrêtés à moi.

Il était venu récupérer une plaque et recadrer une voisine, il était face à une blessure sur deux jambes, madame Pomme Depin. À rire ou à pleurer ?
— Je comprends... alors... nous allons trouver un autre nom pour la maison.
— Reprenez l’ancien nom, Pavane. C’est bien de respecter le passé, non ?
— Pavane, c’est un peu... orgueilleux, il me semble, répondit Philippe.
— Cela sonne bien. C’est une danse ancienne. Il y a des incertitudes à ce sujet mais le mot proviendrait de l’espagnol pavo, le paon, animal à l’atour orgueilleux, certes. Ou de l’italien puis du corse padovano, de Padoue.
— Bon, je vais en discuter avec mon épouse et mes filles. Au fait, je peux récupérer ma plaque ?
— Je ne préfère pas, monsieur. Mais je peux vous la rembourser si vous le souhaitez.
— Non, laissez tomber, répondit Philippe, totalement abasourdi par la tournure de l’aventure.
— J’apprécie votre attitude de gentleman. Suivez-moi, monsieur, je vais vous montrer... quelque chose.

La maison était construite sur la dune. Dans la pente, sous un escalier, une sorte d’atelier que Mme Depin éclaira. Contre le mur du fond, sommairement clouées, Philippe compta, une, deux, trois... dix... la onzième et dernière plaque était la sienne. Onze plaques « Pomme de Pin ». Onze fois, des gens auraient renoncé à appeler leur maison ainsi ?
— Depuis toute petite à Dax, à l’école, dans la rue, pomme de pin par ci, pomme de pin par là... Une vie..., dit-elle d’une voix glacée. J’en ai supporté des vexations, des avanies, des moqueries... Mes parents sont morts d’un accident contre un pin, il y a trente ans. C’est ce qu’ils avaient de mieux à faire.
Devant ce pathétique musée, Philippe l’écoutait attentivement. Son métier de psychiatre l’avait confronté à toutes sortes de personnalités. Les plus froides n’étaient pas les moins touchées. Madame Depin en était la preuve.
Il se recula et quitta la propriété en titubant.
— Vous oubliez votre baguette de pain ! Depin ! Celle-là aussi, on me l’a souvent faite, quand j’étais gamine.
Philippe la regarda une dernière fois, elle semblait sourire.

De retour chez lui, il se précipita sur le dictionnaire. Onomasticienne, le mot n’existait pas. En revanche, il apprit ce qu’était l’onomastique, la science des noms propres. Madame Depin en aurait fait son métier ? Etrange... En baptisant leur fille, ses parents auraient tracé son destin, pas uniquement dans les cours de récréation ? Il y songea toute la journée et en oublia le reste, notamment la nécessité de décider un autre nom pour la maison.

Quand la famille se retrouva autour du dîner, Philippe expliqua en détails sa rencontre avec Mme Depin. Florence et les filles n’étaient pas dépaysées car il lui arrivait parfois d’évoquer son travail devant sa famille. Il parlait de Mme Depin comme si elle était l’une de ses patientes. Sa profession, onomasticienne, les intrigua et ils consacrèrent la soirée à échafauder des plans pour revoir cette dame mystérieuse et fêlée.
— Fêlée, c’est bien le mot, avait conclu Philippe. Fêlée par un mot, pomme.

Le cas de Pomme Depin n’était pas si rare. Dans sa vie professionnelle, Philippe avait plus d’une fois été confronté à des pathologies aggravées par le port de sobriquets vexants, de prénoms ou de patronymes difficiles à assumer. Il avait souvenance d’un jeune homme que ses parents, monsieur et madame Aymard, avaient prénommé Jean, d’une infirmière catalane au nom de famille prédestiné, Piquemal, d’un dentiste toulousain lui aussi au sort prédestiné, Lachique. Sans oublier les Crétin en Bresse, les Lanusse en Béarn, les Melon à Lyon, les Villain à Lille, les Moche à Reims. Une litanie de mauvais sorts dès la naissance.
Comme tout ceci prêtait à sourire, les blessures n’en étaient que plus insidieuses et durables. Pomme Depin était un cas exceptionnel mais pas unique.

Philippe n’était à la retraite que depuis quelques semaines mais sa vocation pour l’aide et le soin le tenaillait encore. Cette fille sèche mais touchante occupait toutes ses pensées. Et comme il avait raconté cette rencontre à sa femme et à ses filles de manière passionnée, il les avait en quelque sorte contaminées.
Le cas Pomme Depin devint le sujet de l’été.

C’est Charlotte qui eut la meilleure idée. Comme on allait renommer la maison, on pourrait commander une nouvelle plaque et organiser une fête lors de sa pose. On inviterait quelques voisins, ainsi que Mme Depin pour la remercier de sa suggestion, Pavane.

Elle refusa l’invitation tout net. Elle habitait ce quartier depuis un demi-siècle et il était hors question qu’elle fréquente ses voisins. Tous ces gens avaient connu ses parents et ricané dans leur dos ou pire, avec eux. Qu’ils aillent au Diable ! Elle n’avait rien contre Philippe et sa famille, mais les liens sociaux, non merci !

Ils furent donc d’autant plus étonnés de la voir débarquer en pleine soirée d’inauguration, à bicyclette, casquette jaune et noire bien entendu, et sur son porte-bagage, un violon.
Son arrivée et sa présence refroidirent les invités pour qui visiblement elle n’était pas une inconnue. Ils n’ignoraient sans doute rien de son originalité, voire de sa pathologie.

Dans un silence juste froissé par les feuilles de peuplier qui vibraient au vent, Philippe arrêta la musique, Mme Depin saisit son violon et annonça tout fort  « Pavane pour une maison. Compositrice, moi. »

Peuvent-elles fondre, la méfiance, la méchanceté, l’ironie ? Peuvent-ils s’ouvrir, les sourires, les cœurs, les bras ?
La mélodie glissait, serpentait, ondoyait entre les invités. Musique baroque, musique folklorique, Mozart, juste quelques portées et soudain, encore autre chose, des notes imprévisibles, tenues longues, puis brèves. Droit au cœur, l’air, l’archet, le geste de la musicienne, sa tenue cambrée sous le violon.

Puis elle s’arrêta. Tout s’arrêta. Aucun invité ne sut applaudir.

Éléonore, du haut de ses quatre ans, vint alors se poster devant Mme Depin et lui tendit un verre d’orangeade.
— Tiens, madame Abeille, tu dois avoir soif. Ton bâton de violon, tu le frottes tellement qu’on dirait qu’il se déplume, il doit souffrir, et toi aussi.
— Ce bâton s’appelle un archet, répondit Mme Depin en se penchant sur Éléonore. Je te remercie, grâce à ton geste et ton regard, je ne souffre plus.

Pomme Depin revint chaque jour à la Pavane. On l’appela Abeille, elle enleva sa casquette jaune et noire, on continua quand même à l’appeler Abeille. Elle souriait souvent et Philippe estima qu’elle allait de mieux en mieux.

Abeille avait cinquante-trois ans. Ses aïeux étaient forestiers, ses parents avaient fait fortune en vendant des dizaines d’hectares de forêt le long des plages, de Seignosse à Messanges. A leur mort, elle avait tout juste dix-huit ans. Elle était restée dans la petite maison de la rue des Sauges. Tout le reste était assez flou. Sa vie tournait autour de son violon, son vélo et ses livres. C’est finalement auprès des filles qu’Abeille se livrait davantage. Elle avait stoppé tout médicament depuis des années, elle disait préférer vivre seule, et que cela l’avait arrangé qu’on la pense dérangée.

Au fil des discussions, la famille avait découvert qu’Abeille était non seulement une érudite, mais que de plus elle voyageait dans la langue française de façon très personnelle. Son expression était teintée d’une tonalité que Florence avait qualifiée drôlement, Abeille construit ses propos comme une géomètre !

Abeille exposait son intérêt pour la manière dont les civilisations choisissaient de nommer les lieux et les personnes. Elle convenait une fois encore qu’elle devait cette passion à la punition que ses parents lui avaient infligée à sa naissance. Ce disant, elle montrait à Philippe, ex-praticien, qu’elle assumait plutôt bien sa pathologie. D’ailleurs, en était-ce encore une ?

Philippe la questionna sur ce qualificatif d’onomasticienne. Elle expliqua avoir créé ce néologisme il y a bien longtemps pour calmer la vilaine curiosité des gens sur son apparente oisiveté. Les plus tenaces allaient voir le dictionnaire et n’y trouvaient rien à ce mot. La plupart du temps, les choses en restaient là.

C’est le 13 juillet au soir que Margaux, Éléonore et Charlotte tombèrent amoureuses de la langue française.
Abeille aborda un sujet qui captiva toute la tablée : Le Ciel est sur la Terre ! C’était le titre d’un livre de Jacques Bourlanges. Il y était expliqué que des noms de lieux étaient en corrélation avec les constellations. Bourlanges, preuves à l’appui, démontrait que nos ancêtres avaient nommé des lieux et que, une fois reliés géométriquement, ces lieux révélaient des alignements en cohérence avec les étoiles, rien de moins. Une démonstration les avait conquis, justement, le mot « étoile », en lien avec Stéphane, Stéphanie, Étienne, Saint-Étienne, Saint-Estèphe, Saint-Estève, des lieux alignés sur les étoiles.
Abeille avait conclu son propos en avouant que le surnom choisi par Éléonore, Abeille, lui convenait à la perfection, en référence aux vols géométriques de cet insecte communicant. Les filles, soignez les noms, soignez les mots, soignez les phrases, soignez votre langue, elle est dans le ciel ! Comme les oiseaux ! Un jour, je vous parlerai aussi de la langue des oiseaux.
Éléonore, Margaux et Charlotte la dévoraient des yeux, leurs parents aussi.

Cette fois-ci, ce fut Margaux qui déclencha la suite.
— Et pourquoi on ne ferait pas le Ciel sur la Terre à Hossegor ? Avec le nom des maisons ?

Alors pour la première fois, Abeille ouvrit sa demeure à Philippe, à Florence et aux trois filles. Abeille leur ouvrit sa vie.
Tous les murs étaient couverts d’étagères et de livres. Mais une pièce avait une affectation singulière : Hossegor !
D’immenses plans de la ville, des annotations, des traits, des punaises reliées par des ficelles de couleurs, des pages de journaux, des photos. En trente ans, Abeille avait sillonné les trois cents avenues, rues et places. Elle avait noté les mille trois cents noms de quatre mille maisons.
Sa schizophrénie, contre les murs, dans cette pièce, ici. Mais si elle en parlait, c’est qu’elle guérissait, se disait Philippe en écarquillant les yeux.

Abeille prit Margaux dans ses bras.
— Tu as raison, Margaux, à Hossegor aussi, le Ciel est sur la Terre.

Elle leur expliqua tout, les rues avec des noms bien choisis, les rues avec des noms désastreux. Les maisons avec des noms bien choisis, les maisons avec des noms désastreux, porteurs de malheurs.
— D’ailleurs, le mot « désastreux » vient de « hors des astres », mauvaises étoiles, ce n’est vraiment pas bon.
— Mais que pourrait-on faire, alors ?

***

Ainsi naquit le Cercle onomastique d’Hossegor.
Des architectes coopéraient avec le Cercle pour suggérer des noms aux maisons neuves. Des propriétaires choisissaient des noms pour leur maison sans nom. Des propriétaires changeaient le nom de leur maison.

Un jour d’été, les habitants de la Place des Fourmis se réunirent. Leur place était un soleil vert d’où les rues rayonnaient, les cartes d’Abeille confirmaient. Ils décidèrent de renommer la place, la Mairie donna son accord : Place du Soleil Vert !

Dans tous les quartiers les gens se réunissaient pour parler des noms de leurs rues et de leurs maisons. Ils discutaient, se disputaient, se réconciliaient, vivaient, ensemble. A Hossegor, le Ciel était sur la Terre, et les étoiles dans les rues et les yeux.

Hossegor étincelait. De France, puis du monde entier, des délégations vinrent pour découvrir et comprendre. On y apprenait comment bien nommer et renommer villes, avenues, rues et maisons.
Échapper à ces destins que l’on devait à des noms lourdauds, fâcheux, funestes, boulevard des Martyrs de la Résistance, avenue des Suppliciés, rue des victimes du nazisme... Joli comme adresse sur l’enveloppe postale d’une lettre d’amour...

***

Le jardin se rafraîchissait. C’était la dernière soirée de l’été. Abeille les avait invités à dîner chez elle, sous les chênes-lièges.

Puis on rentra dans la maison pour la tisane.
— J’ai préparé de la badiane, de l’anis étoilé, leur dit Abeille. C’est un clin d’œil aux astres, et à vous cinq, à qui je dois ma sérénité nouvelle.
— Mais alors, Abeille, ta maison, elle ne s’appelle pas Pomme de Pin ? demanda Éléonore tout à trac en étalant du chocolat au coin de sa lèvre. Ta maison, elle s’appelle pas... Euh... elle n’a pas de nom, elle ?

PRIX

Image de Printemps 2018
69

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Image de Jarrié
Jarrié · il y a
Fier de faire ''ruche'' commune avec vous. Votre nouvelle a été pour moi un très agréable moment de détente.
·
Image de Claude Nallet
Claude Nallet · il y a
merci bien pour ces encouragements. J'en ferai mon miel
·
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Je retrouve avez plaisir votre style fluide et agréable dans cette touchante histoire d'Abeille, avec en petit "plus" original l'obsession de la ville d'Hossegor, originale. Amitiés des Noires de Pau que vous connaissez très bien et merci pour votre passage que je viens de voir sur un de mes textes. Mes voix et mon soutien à votre texte qui mériterait bien une place plus favorable mais il y a aussi le jury heureusement.
·
Image de Claude Nallet
Claude Nallet · il y a
merci Fred, à bientôt
Claude

·
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Bonjour Claude, n'hésitez pas à visiter ma page qui recèle quelques nouveautés dans les « concours éphémères », en particulier celui des Paysages d’Isère, et deux textes en finale pour la St Valentin. Bonne journée depuis le Béarn !
·
Image de Anne Marie Menras
Anne Marie Menras · il y a
Bien aimé le thème. "Je préfère laisser le lecteur sur une note frustrante qui attise sa curiosité et fait travailler son imaginaire plutôt que délivrer toutes les clés de la compréhension de l'atmosphère ou de l'univers mis en place. Beaucoup considèrent que l'exercice de la nouvelle impose une fin, je ne suis pas de ceux-là" Johnny Carpentier, l'auteur de "Au-delà de la perpétuité" . Mon imaginaire se pose la question, l'auteur veut - il qu'un nom soit donné à la maison de Mme Pomme Depin, ce qui signifie qu'elle est réellement guérie, ou y a - t - il un doute sur la guérison de Mme Pomme Depin, et donc, un possible rebondissement ?
·
Image de Claude Nallet
Claude Nallet · il y a
c'est toujours troublant d'observer une personne parcourir son propre imaginaire grâce à la rencontre de la lecture et de l'écriture.
Merci d'avoir fait le voyage.
Claude

·
Image de Erey
Erey · il y a
Encore une fois, Claude Nallet nous fait voyager de façon merveilleuse à travers son imaginaire. J'espère que cette nouvelle, attachante, touchante, captivante et originale recevra une pluie d'étoiles.
·
Image de Claude Nallet
Claude Nallet · il y a
merci bien pour ce vif encouragement
A bientôt
Biz

·
Image de Didier Lemoine
Didier Lemoine · il y a
Bon texte. Mes votes pour vous. Si vous voulez visiter et pourquoi pas voter pour "la princesse Alexandra" qui lutte dans le prix IMAGINARIUS, c'est ici :http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-princesse-alexandra
·
Image de Jusyfa
Jusyfa · il y a
Très belle histoire, tous les ingrédients d'une nouvelle réussie sont présents et portés par une plume assurée mes 5*****
Ma nouvelle en finale "un petit cœur collé sur un portable " grand prix hiver 2018 espère votre lecture. Merci

·
Image de Jean-René Rivière
Jean-René Rivière · il y a
Un bon moment de détente, dépaysement à Hossegor. Bravo ami auteur!
·
Image de Arlo
Arlo · il y a
J'ai oublié de voter. C'est fait.
·
Image de Brennou
Brennou · il y a
Et ma grand-mère (une de mes...) s'appelait Blanche Le Brun de Blond. Elle a perdu la tête à une époque où on décapitait les mères de famille, et laissé un testament d'une force qui touche encore ses arrière-...-petits-enfants. Ceux-ci sont bien entendu alternativement blonds et bruns et deviennent à peu près tous blancs au bout d'un moment. Atavisme ?
·
Image de Hermann Sboniek
Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Claude, je m'étais déjà régalé du précédent, celui-ci est encore plus gouteux. Savez-vous que j'ai connu dans mon enfance une Rose Dejoux amie avec une Blanche Defesse (absolument véridique) cela ne s'invente pas :-) Mille bravos et toutes mes voix.
·
Image de Claude Nallet
Claude Nallet · il y a
Rose et Blanche m'ont réjoui puis touché. Que sont-elles devenues ? L'une timide, l'autre délurée ? Je suis heureux que vous vous soyez régalé aussi de cette historiette. Merci de vos encouragements à perséverer
·
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Bonsoir, Claude, une invitation à lire et soutenir, si vous l’aimez, mon “Gros père Noël” qui est en Finale pour le Grand Prix Hiver 2018. Merci d’avance et bonne soirée!
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/gros-pere-noel

·
Image de Hermann Sboniek
Hermann Sboniek · il y a
J'habite toujours le même village que Rose, qui a épousé un Monsieur Vincent et j'ai perdu de vue Blanche depuis fort longtemps :-)
·