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Un jour de l'an spécial

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Djonathane Hart

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Après une soirée bien arrosée et une bonne partie de la nuit, Michaël et Virginie décidèrent ensemble de se retirer de la boîte de nuit dans laquelle ils avaient été invités par Brad, leur meilleur ami.
Ils avaient participé au décompte de minuit, c'était le plus important.
Il était environ trois heures du matin.
Les autres invités, eux, étaient sûrement partis pour une nuit sans dormir mais notre couple voulait être raisonnable et rentrer.
Avant de regagner leur voiture, chacun secoua la masse de confettis collée à ses vêtements.
- Qui prend le volant, toi ou moi ? demanda Virginie.
- Sans te commander ma chérie, c'est toi, je pense que j'ai trop bu et si tu veux rentrer vivant à la maison, tu vois ce que je veux dire ?
- D'accord, si tu veux. Mais espérons que ce ne soit pas moi qui ait le plus d'alcool dans le sang parce que si on se fait arrêter, tu connais la suite...
Virginie prit place côté conducteur et ouvrit le loquet à Michaël, lequel parvenant difficilement à se poser sur le siège passager.
- Merci Madame, dit Michaël en balayant l'air de sa main droite.
Les deux portes verrouillées, Virginie mit le contact, appuya plusieurs fois longuement sur l'accélérateur pour faire chauffer le moteur et partit avec Michaël pour une bonne heure de route même moins si celle-ci se faisait sans encombre.
A peine Virginie sortit de sa place de parking qu'une autre voiture passa devant elle à toute allure manquant de lui rentrer dedans et provoquer une catastrophe.
Un frisson avait parcouru l'espace d'une seconde le long du corps de Virginie, qui fut soulagée d'avoir appuyé à temps sur la pédale de frein.
Dans le cas contraire, les conséquences de cet accident auraient pu être dramatiques et rester l'autre moitié de la nuit dehors à chercher une solution pour réparer les dégâts ne l'enchentaient guère, surtout si le conducteur de l'autre voiture avait envie de lui chercher des poux dans la tête.
- Regardez-moi cet abruti, on se demande ce que les gens ont à faire de si important à cette heure-ci.
Virginie attendait une petite réaction de son mari, mais celle-ci n’allait pas venir de sitôt puisque Michaël avait été fait rapidement prisonnier du sommeil, sa tête penchée en arrière et la bouche ouverte en émettant même un ronflement discret qui ne s'entendait qu'une fois le silence présent dans la voiture.
- Ça va être gai, à qui je vais parler moi maintenant ? se lamenta Virginie en tenant fermement le volant des deux mains et en y posant le visage dessus.
Elle quitta finalement le parking et s'engagea sur la route, phares allumés, yeux bien ouverts et une concentration exigée pour conduire en toute sécurité.
En consultant son tableau de bord, Virginie s’aperçut qu’elle roulait à une vitesse assez raisonnable qui lui permettrait d'arriver en un seul morceau à destination, c'est qu'il y avait un ronfleur qui l'accompagnait en plus...
La route était déserte, dans un sens comme dans l’autre et à une centaine de mètres, une voiture fit son apparition, changeant de voie toutes les cinq secondes.
Virginie ouvrit bien les yeux et s'étonna :
- Encore celle-là. Ça ne m’étonnerait pas que ce soit celle qui m’a doublé dans le parking ! Je devrai ralentir et la laisser s’éloigner.
Virginie appuya sur la pédale de frein et ralentit légèrement.
La voiture de devant, elle, continuait sa route et s’éloigna.
Michaël émit un petit gémissement tout en dormant et bougea quelque peu sa tête pour qu'elle soit la mieux positionnée possible, sinon, à son réveil, il aurait la désagréable surprise d'être victime d’un torticolis.
- Vivement que l’on rentre à la maison, je n’aime pas ça.
Virginie reprit tout doucement son allure initiale et soudainement, elle aperçut loin de là une grande explosion.
Bien sûr, elle se dépêcha d’aller se rendre sur les lieux et voir si quelqu’un avait besoin d’aide mais à son arrivée, se tenant loin des flammes, elle ne fut pas étonnée de constater que l’auteur de cette explosion n’était autre que la voiture lui ayant causé autant de problèmes.
Les flammes montaient en puissance et malheureusement si quelqu’un était prisonnier à l’intérieur de cette voiture, elle ne pouvait pas faire grand-chose mis à part de saisir son portable et avertir les services de police qui se rendraient sur les lieux et feraient le nécessaire pour le nettoyage de cet affreux accident.
- Allô ? Allô ?- Police j’écoute, dit une voix de l’autre côté du téléphone.
- Bonsoir, je m’appelle Virginie Dubois, je suis sur une route déserte et un accident vient de se produire, annonça-t-elle.
Virginie était prise de panique, elle était à la limite des larmes.
Pourtant, elle n’était en rien responsable, mais elle faisait comme si.
La communication était très difficile à comprendre, des grésillements empêchaient une bonne entente de la personne ayant répondu au poste mais Virginie réussit tout de même à saisir la question qui était de savoir si elle allait bien, ce qui ne ferait pas avancer l'arrivée de la police, pensa t-elle...
- Moi oui, mais ce n’est pas moi qui ait eu l’accident mais une autre voiture roulant sur la même route que moi.
A ce moment là, la communication fut interrompue et Virginie tenta une nouvelle fois de recomposer le numéro mais la tonalité était occupée.
- Ils vont peut-être localiser mon portable et venir ici ensuite. Qu’est ce que je peux faire ? Virginie se jeta sur son siège et à sa grande surprise, Michaël n’était plus là.
Telle fut l'angoisse et l'étonnement de Virginie lorsqu'elle s'aperçut que son mari n'était plus présent sur le siège passager.
Où pouvait-il bien être ?
Elle ne s'était absentée qu'une minute pour appeler des secours.
Elle regarda à l'arrière mais également personne, Michaël s'était volatilisé.
Ou bien était-elle devenue folle ?
Elle tourna autour d'elle et jeta un œil dans la voiture même si elle savait qu'il n'était pas dedans et cria :
- Michaël, Michaël, où es-tu ?
Le feu à ses côtés s'intensifiait et il faisait une chaleur insupportable, il fallait s'en éloigner par risque de ne pas s'en retrouver victime.
Elle appela une dernière fois Michaël, pensant que celui-ci allait enfin l'entendre et se montrer.
Elle entendit quelques faibles bruits dans les buissons derrière la voiture, lesquels lui faisaient extrêmement peur et partit à leur rencontre, peut-être provenaient-ils de Michaël ? Ce qui la rassurerait et ils pourraient enfin quitter cet endroit.
Virginie se maudissait de s'être arrêtée, pourquoi avait-elle pris la peine de s'inquiéter pour les personnes à bord de cette voiture ? se disait-elle.
D'un côté, elle ne pouvait pas laisser des gens en danger mais de l'autre, cette voiture était complètement dangereuse et c'était elle qui avait failli leur rentrer dedans dans le parking et qui roulait imprudemment sur la route.
Soudain, quelqu'un s'approcha d'elle par derrière et lui posa une main sur l'épaule.
Virginie sursauta et elle fit face à l'inconnu.
- Qu'est ce qu'il y a Virginie, répondit Michaël qui avait l'air tout à fait décontracté.
- Tu me demandes ce que j'ai, tu aurais pu me prévenir que tu quittais la voiture ?
- Avec tout ce que j'ai bu à la soirée, j'ai eu une envie pressente, il n'y a rien de mal à ça, dit-il en s'étirant les bras.
- Allez on y va, on n'aurait... enfin... je n'aurai jamais dû m'arrêter.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ici ? J'étais tellement pressé que je n'avais pas même remarqué le décor.
- Je t'expliquerai en route, allez monte !
Une fois les portes claquées, Virginie remit le contact et ils partirent, espérant enfin gagner leur domicile et avoir un trajet plus tranquille.
Virginie paraissait tendue au volant, des larmes avaient presque envie de monter sur scène mais elle se retint et expliqua du début à la fin les faits à Michaël depuis le parking jusqu'à son sursaut sur la route.
- Je peux comprendre ton angoisse ma chérie, ne t'inquiète pas, veux-tu que je te remplace ? Je me sens d'attaque pour terminer le chemin !
- Ça va, ça va, j'ai commencé, je veux finir !
- Comme tu voudras, mais si tu changes d'avis, fais moi signe, d'accord ?
- D'accord !
Ils repartirent tranquillement et tous deux avaient le regard tendu par la fatigue et ne prononcèrent aucun mot, de peur de faire faire du sport à leurs lèvres qui n'en avaient guère besoin.
Les paupières de Virginie devinrent de plus en plus lourdes et soudain, au loin, elle aperçut une ombre blanche.
Non elle ne se trompait pas et ceci n'était en aucun cas une illusion.
Une ombre blanche se dirigeait tout droit vers la voiture.
- Michaël, je rêve ou bien je suis éveillée, est-ce que tu la vois comme moi ?
- Mais de quoi tu parles, tu es sûre que tu ne veux pas que je prenne le volant, je commence à en avoir assez de toute cette mascarade.
- Mais là, là, devant nous, tu ne vois pas une ombre blanche ?
- Si, tu as raison, qu'est ce que c'est ?
Une petite ombre blanche continuait à avancer vers eux et la voiture, et elle ne semblait pas vouloir s'arrêter.
Mais quelle était donc cette forme ?
Était-elle menaçante ?
Comment vont réagir Virginie et Michaël lorsque celle-ci arrivera devant la voiture ?
C'était une petite fille vêtue d'une longue robe blanche.
La peur se lisait sur son visage et elle traînait les mains et les pieds au sol comme si la force avait quitté son corps.
Elle arriva à quelques mètres de la voiture de Michaël et Virginie.
Virginie ne se doutait qu'à moitié que la jeune fille s'écarterait mais à la vue de son engagement assez convaincant, elle freina, ce qui valut un crissement de pneu assez virulent.
La jeune fille avait le souffle coupé et au bout de plusieurs inspirations et expirations, son rythme cardiaque revint peu à peu normal, tout cela en étant dévisagée par le couple présent dans la voiture, laquelle fut mal à l'aise.
Celle-ci tendit soudain son bras et chuchota, ce qui était difficilement compréhensible par Virginie et Michaël :
- Aidez-moi, je vous en supplie.
- Qu'est ce qu'on fait ? demande Virginie à son mari.
- On ne peut pas laisser cette pauvre fille seule dans la nuit même si elle est entre guillemets... (il fit le signe des guillemets avec ses doigts)... bizarre !
- Mais moi, je veux rentrer, on a qu'à l'ignorer et continuer notre route, c'est simple.
- Ou alors, on peut lui demander gentiment de grimper à l'arrière et on la raccompagne chez ses parents, proposa Michaël.
Ce dernier voulait avoir le dernier mot et Virginie ne put que s'incliner.
Virginie tapa sur son volant et sortit de la voiture, énervée de ce qui leur arrive subitement, tout en essayant de parvenir à discuter avec la jeune fille le plus calmement et gentiment possible.
- Bon... Bonsoir petite fille, je suis avec mon mari Michaël dans la voiture. On peut t'aider ? demanda Virginie en faisant trembloter ses lèvres.
- Demande lui son prénom ? proposa Michaël.
- Comment t'appelles-tu ? demanda Virginie.
Elle continuait à chuchoter tout en faisant bouger ses lèvres mais Virginie qui était à une distance assez lointaine de la petite fille ne parvenait toujours pas, malgré le silence et la volonté de lui apporter son aide, comprendre ce qu'elle disait.
Virginie se demanda s'il fallait qu'elle s'aventure à sa rencontre ou bien si elle devait rebrousser chemin et la laisser en plein milieu de la route.
- Michaël, qu'est ce que je fais ?
- Tu veux que j'y aille ? lui proposa-t-il.
- Non je peux le faire ! Je ne sais pas pourquoi mais je sens que quelque chose de fort me pousse à aider cette petite fille. Quel genre de mère ferais-je si jamais ce serait mon enfant, là, seul, fatigué et sans aide à solliciter de qui que ce soit.
Virginie qui avait toujours les mains sur la porte de sa voiture regarda attentivement le regard de la petite fille et fut effrayée de la pâleur de son visage, de ses yeux noirs et de la longueur de ses cheveux.
Qu'auriez-vous fait à sa place ? Insister pour aller à la rencontre de la petite fille ou bien continuer votre route ?
Soudain, les réverbères qui entouraient Michaël et Virginie s'éteignirent simultanément et on ne voyait plus à deux mètres, ni la route, ni... la petite fille qui avait disparu.
- Ca devient trop bizarre Michaël, annonça-t-elle, je veux rentrer, termina-t-elle en lui laissant entendre un soupçon de tristesse.
- Alors rentre dans la voiture et partons, ça a assez duré cette comédie, si je peux appeler ça comme ça ou plutôt dire qu'on se trouve en plein film d'horreur, oui.
Elle reprit place et Michaël lui demanda de tourner son visage afin de lui essuyer les larmes qu'elle avait aux deux coins des yeux.
Au bout d'une minute, elle reprit ses esprits et mit sa ceinture de sécurité.
Les réverbères se remirent soudainement en marche et après avoir réglé son rétroviseur intérieur, elle s'aperçut que sur le siège passager, derrière elle, se tenait... la petite fille blanche, encore plus effrayante que quand elle était en plein milieu de la route.
Virginie et Michaël poussèrent un cri simultané et se calmèrent lorsqu'ils s'aperçurent que la petite fille ne leur voulait aucun mal.
- Ho, tu nous a fait sacrément peur tu sais ? Maintenant tu peux nous dire comment tu t'appelles et comment tu t'es retrouvée au milieu de cette route sombre ?
Elle chuchota :
- J'ai besoin d'aide, aidez-moi !
- On veut bien t'aider, la rassura Michaël mais met un peu du tien dans l'autre sens aussi et répond à nos questions, tu veux bien, s'il te plaît...
- D'accord, chuchota-t-elle...
- Mais pourquoi tu chuchotes tout le temps, hein, tu peux parler librement avec nous, n'ait pas peur...
- Je m'appelle... Dubois !- Dubois, c'est marrant, c'est notre nom de famille à tous les deux, ricana Virginie.
Dubois, c'est sûrement ton nom de famille mais quel est ton prénom ?
- Va... Valérie, leur dit timidement la petite fille.
- Ok, Valérie, tu as de la famille quelque part, on peut avertir quelqu'un de ta présence ici ? Comment t'es-tu retrouvée ici en plein milieu de la nuit sur cette route ?
Michaël ne broncha pas une seconde et laissa son épouse continuer cet interrogatoire, qu'elle gérait parfaitement.
- Je n'ai personne vers qui me tourner pour l'instant, personne chez qui vous pouvez me laisser. Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est la raison pour laquelle j'étais là, ce soir.
Michaël et Virginie étaient impatients d'entendre la fin de l'histoire.
- J'étais là, pour... vous avertir du danger.
- Quel danger ? lui demanda Virginie.
- Vous voyez, la voiture qui a pris feu plus loin, hé bien, au volant de cette voiture, Michaël s'y tenait.
- Quoi, mais de quoi tu parles ? s'étonna Virginie.
- Elle délire complètement la gamine, ricana Michaël.
Valérie écouta les moqueries de Virginie et Michaël mais continua tout de même à leur raconter ce qu'ils avaient besoin d'entendre.
- Dans cette voiture, c'est Michaël. Toi, tu es sur le siège passager. Tu es prête à accoucher et Michaël, si pressé de ne pas t'amener à temps à l'hôpital, rate un virage et vous tombez tous les deux, la voiture prend feu et vous restez prisonniers des flammes.
- Ca suffit, cria Michaël, j'en ai assez entendu, sors de cette voiture Valérie et donne-nous les coordonnées de tes parents.
- Mais c'est la vérité, je vous jure, dit-elle en prenant un air dont on ne pouvait pas être plus innocent.
L'énervement et la fureur prirent possession du corps de Michaël qui se dirigea vers la porte où se trouvait Valérie.
Virginie voulut intervenir auprès de son mari, elle ne l'avait jamais vu avoir un tel comportement et elle décida de faire ce que sa conscience lui dictait.
- Michaël, arrête, qu'est ce qui te prend ? Tu n'as donc aucune compassion pour cette petite fille ?
- Tu ne me rejoins pas Virginie, elle nous mène en bateau, elle dit que nous sommes morts tous les deux, que tu es enceinte ! Que ce soit un enfant ou pas, on ne dit pas des choses pareilles...
Il ouvrit la porte en faisant en sorte d'être le moins violent possible et voulut attraper le poignet de Valérie mais... impossible de la toucher, son corps s'évapora lentement, de bas en haut comme de la fumée.
Michaël et Virginie restèrent bouche bée, de marbre et regardèrent tout autour d'eux mais rien, la petite fille avait disparu, plus aucune trace.
- Rappelez-vous, faites attention à vous ! entendirent-ils bien distinctement.
Ce furent les derniers mots de Valérie qui s'effacèrent dans l'air puis le néant, aucun son de nulle part sauf celle de leur respiration.
Virginie fit le premier pas.
- Ben ça alors !
- Ben ça alors ! répéta Michaël. Je suis dans un cauchemar ou un rêve, c'est pas réel. Virginie, réveille-moi et amène-moi le p'ti déj'... au lit si possible.
Ils regagnèrent la voiture, à leur place respective quand Virginie prit la parole :
- Michaël, j'ai un aveu à te faire.
- Quoi ! Plus rien ne peut m'atteindre après ce que nous avons vécu ce soir !
- Je ne te l'ai pas dit tout de suite mais je suis... je suis enceinte !
- Enceinte ? Demanda Michaël.
- De trois mois. Et je n'ai pas bu du tout à la boîte ce soir si tu te posais des questions.
Michaël venait à peine de digérer l'histoire de la petite fille qu'un autre boulet de canon vint l'atteindre de nouveau en pleine poire.
- Quoi ? Quoi ? Je vais être papa ?
- Oui et... autre chose, c'est une fille.
- Une fille, ouaouh, je vais être papa d'une petite fille. Je me disais aussi que ton ventre prenait quelques rondeurs mais je n'osais pas immiscer dans ta vie de femme enceinte, si jamais elle s'avérait vraie. Avec les femmes, on ne connaît jamais leur réaction.
Virginie ne prononça plus aucun mot pendant de longues minutes puis elle rajouta :
- Et si...
- Et si quoi ? demanda Michaël.
- Et si Valérie était notre fille dans le futur ?
- Pff, pouffa Michaël, notre fille dans le futur !
- Réfléchis une seconde, elle s'appelait bien Dubois, comme nous et elle savait parfaitement ce qui allait nous arriver si...
- Si on ne faisait pas attention au virage, termina Michaël. Peut-être que oui, alors ! Moi papa ? Yeeeeesssss !!!
Michaël n'en revenait toujours pas.
Virginie mit le contact et le moteur commença à tourner au bout du second essai.
Elle enclencha la marche avant après avoir pris soin de regarder si d'éventuels conducteurs allaient faire leur apparition et une heure plus tard, se retrouvèrent sous la couette.
Aucun des deux ne parvint à fermer l’œil de la nuit, ce qui était compréhensible, jusqu’au lendemain matin.
En effet, six mois plus tard, Virginie accoucha et mit au monde une petite fille qu'ils appelèrent Valérie.
Quelques années plus tard enfin, son visage était bien celui qui les avait arrêtés lors de cette sacrée soirée du nouvel an ! Merci à Val'.



FIN
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