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Un extrait de journal intime

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Olessya

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Je suis arrivée voir ma copine et elle n’est pas là. Elle m’avait écrit qu’elle a envie d’un croissant aux amandes, mais je ne pensais pas qu’elle irait le chercher tout de suite.

Et donc, je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça, mais ce n’est pas grave. Je me suis endormie pour deux heures presque dans un lourd sommeil comme il y a deux semaines après le festival. Peut-être c’est à cause de chamsin.

Ça fait du bien de rencontrer les gens. Même si c’est Anat. Quoi que je ne tiens pas la colère contre elle ni contre personne d’autre de cet endroit. Je sens que je me lâche et je ne peux plus continuer comme ça. Ce n’est pas ma vie. Ma vie c’est être active toujours. C’est de faire mes exercices, mes médiations. Sans ça ma vie perd le sens. Alors, je reprends.

J’aime voyager dans le train. On voit le monde autrement.

Le français, toujours le français. C’est vrai que je dois être en Europe. Je suis européenne, c’est dans mon sang. Les manières, la culture, la politesse, la mentalité. Beaucoup de gens affirment que les français sont artificiels et que toutes ces manières n’est que l’apparence.
Mais que-ce qu’ils savent des français ? Rien. Rien du tout. Geva avait raison : ma vie est en Europe, et moi, je le sais bien aussi.

Le vrai écrivain doit écrire tous les jours, au moins 5 minutes le matin et le soir.
Et voilà, je continue mon chemin dans le fourré du festival. Ça varie de temps à l’autre, mais le principal reste toujours pareil : on court, on rencontre.

Je sais qu’il me reconnait. Il sait que c’est moi et pas une autre. Quand je monte ou descends les escaliers vers ma maison, je le rencontre toujours, ce petit chat. Et je l’aime sans savoir pourquoi. Il est tout mignon, en couleur gris et blanc, taille moyenne. Je l’ai aimé du premier regard. C’était un coup de foudre réciproque. Je le caresse en train de descendre ou de monter les escaliers, et lui, il est content. Et moi aussi. Parfois il essaie de me mordre, mais gentiment, du plaisir. Je le prends alors légèrement par le cou et je le secoue un tout petit peu pour qu’il comprenne que ça ne se fait pas aux bons gens – de les mordre comme ça. Et il comprend. Il s’assoit sur le bord de la rampe pour que je continue de le caresser.
Quand je m’en vais, je lui dis « au revoir », souvent, il court après moi pour avoir encore une petite caresse.

Le chemin : celui qui mène à l’immeuble de mes grands-parents. Les bouleaux autour, des petits insectes, tout ce qui nous a lié et séparé pendant des années. Aujourd’hui on est loin les uns des autres, mais ce chemin reste gravé dans mon cœur à jamais. C’est un chemin de mon enfance et adolescence, c’est un chemin de l’amour et de la haine.
Ce balcon au 4-ème étage et une fenêtre de la cuisine à côté.
Où j’ai été depuis et où les chemins de la vie m’ont amené et j’y reviens. Je pense à ce jour quand ils ne seront plus là. Et mon chemin, est-ce je l’oublierai?

***Je ne suis pas venue ici pour rien. Oui, c’était beau, ce jour. Zychron (zichron yaakov) est une belle ville, les gens sont sympas.

Pourquoi j’aime quelqu'un qui n’est pas à moi ?! Qui n’est à personne, d’ailleurs. Et ne le saura jamais. J’aime quelqu'un qui ne veut pas appartenir. J’aime toujours mon père. Il faut que je le pardonne. Il faut que je libère cet espace à une vraie relation, à un vrai amour. A une vérité.

Si je ne fais rien, je ne me sens pas à l’aise, je ne me sens pas « productive ». Ces dernières deux semaines, j’ai regardé les films, j’ai regardé les films presque tous les jours. Je ne sais pas si c’est bon ou pas bon, c’est juste comme ça. C’était des bons films, rigolots, mais je sais que pour moi ça doit être terminé parce que les gens qui ont envie de réussir, n’ont pas le temps à ça.

Mon intérieur m’appelle à me lever à 4h du matin, et j’ai toujours du mal à le faire, et pourtant, c’est nécessaire pour mon chemin, je le sais.

Et maintenant, ce chien. Comment je vais faire ? Je ne sais pas encore. Mais c’est quelque chose d’important pour moi. J’ai peur, oui. Je ne sais pas si c’est une bonne décision. Une fois la dame est partie, j’étais soudain en panique : voilà, c’est tout près, encore deux semaines et je ne serais plus seule. Jamais pendant un an et demi. Je serai avec ce chien, collé à moi partout où je vais. Ça fait flipper. C’est comme avec un enfant : il faut se lever tôt, il faut l’apprendre à se conduire, il faut le prendre chez le vétérinaire. Il faut que je me soumette à lui. A ce chien que je n’ai pas encore vu, mais lequel je vais nommer Zurich, car la dame a relaté que maintenant tous les prénoms doivent commencer par Zadik. Alors, Zurich. Je ne sais pas encore de quelle race il sera, je crois labrador, mais dans la brochure c’est bien noté que ça peut être aussi un berger allemand, et ça c’est un rêve depuis mon enfance.

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Ça vient de loin. Peut-être, depuis toujours. Autrefois, on l’a choisi pour de bon, alors, maintenant, il ne faut pas refuser. Il faut l’accepter tel qu’il est. Quoi qu’il arrive dans la vie, cela veut dire – il devait y l’être, il devait y avoir lieu. Toutes nos rencontres, toutes les situations qui se passent avec nous – c’est parce que on les a choisi. Il y a longtemps. C’est-à-dire que toi, je t’ai choisi aussi sur ma route afin de comprendre certaines choses de moi. Surtout celle que j’ai envie aimer et d’être aimée. Aimer surtout.

J’avance par les petits pas, parfois, par plus grands. Mais par les petits c’est mieux. Dans ce cas-là, on avance plus rapidement et sûrement. Je change des boulots, des villes, des amis, mais toi – tu restes. Tu restes dans mon cœur sans que je puisse faire quoi que ça soit. Et pourtant, j’aurais pu. Je suis forte. Je suis capable de faire milliers des choses et de réussir. D’arrêter te voir – je ne veux pas. La force qui m’amène à te voir encore et encore elle est en moi aussi, elle est sans doute destructive, et je continue la suivre malgré tout.
C’est le désir, c’est l’aspiration à l’Amour qui fait du sort que je viens. Je viens pour te voir quelques heures, un jour, une nuit. Je viens et mon cœur bat très fort en attendant ce moment quand tu m’ouvres la porte, tu me regardes, tu me serres dans tes bras. Fort-fort, comme je l’aime. Et ensuite tu disparais dans la cuisine pour préparer le thé, tu me demandes comment ça se passe à mon boulot. On s’assoit sur le canapé de ton salon, en face d’une grande télé qui raconte des actualités d’Israël. La terreur qui ne se termine pas, les meurtres dans les familles qui tuent, il parait, plus de gens que pendant notre guerre permanente. On n’écoute pas. On discute des choses différentes qui nous unient ensemble pour cette soirée. Après, tu mets une série et je pose ma tête sur ton épaule. Tu m’enlaces. C’est la raison pour laquelle je suis là, pour ces instants du bonheur de te sentir, de t’appartenir et de réaliser qu’il y a quelcun là pour moi. Tu l’es. Et je me plonge dans cette sensation formidable qui ne dure pas longtemps avec toi. Elle s’arrête au milieu et on continue chacun de notre côté, chacun suit son parcours.

...Je me retrouve en Sibérie, au bord d’une rivière immense qui porte le nom Ienisseï. Je marche à côté de mon grand-père qui a beaucoup vieilli récemment et va lentement sur le tapis doré des feuilles jaunâtres, vertes, rouges, violets de cette période de l’été indien.

Mon chemin débute ici et je ne l’oublie pas. Tous ces gens avec lesquels j’ai grandi, qui m’ont transmis leurs connaissances, leurs savoir-faire. Les conditions de la vie d’un enfant influencent ensuite sur le reste. C’est aussi une raison de plus pour laquelle je suis avec toi, aujourd’hui. Mais quelle importance !

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C’est la deuxième moitié de décembre, et il fait bon comme tout. J’ai ouvert toutes les fenêtres pour que le soleil rentre dans mon appartement. Je mets la musique à un volume fort car je n’ai pas envie que les bruits de dehors arrivent chez moi. Ça ne m’intéresse pas, leurs cris, leurs grincements des meubles, leurs pleurs. Non, tout cela ne m’intéresse pas. J’ai envie un peu de silence intérieur, des conversations avec les anges, un dialogue avec le Dieu, avec mon père. C’est ce que je voudrais : toute ma beauté et bonté intérieures ressortiront à l’extérieur et rempliront tout autour. C’est ce que j’ai envie. De l’amour. De l’amour universel. Sans conditions et sans limites.

Je vis dans un monde parfait où j’ai tout ce qui me faut pour avancer, être heureuse et réussir dans tous les domaines de la vie. Il ne faut qu’entendre son instinct et de le suivre, sur le chemin qui mène sûrement vers le bonheur. C’est un long chemin duré de toute une vie terrestre.

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Je vais débarrasser de tous les mails que je n’ai plus besoin. Ils font partie de mon passé. Ce sont des mails importants : ils attestent mes activités, comme quoi j’ai fait des choses, et pas n’importe lesquelles ! La correspondance avec « Le Monde », le FSJU, le personnel de l’hôtel de Ville de Paris qui sont témoins de mon travail d’attachée de presse au festival des cultures juives. Les autres décèlent mon inscription sur le site de l’UNESCO et l’envoi de ma candidature. Servir à l’humanité, oui, en effet, c’est ça mon but principal par-dessus de tout et c’est ma vie de tous les jours. La preuve il ne faut pas aller chercher loin. Aujourd’hui, en sortant de la maison pour aller se promener à la mer, j’ai croisé plusieurs personnes qui ne trouvaient pas leur chemin et ont cherché le secours auprès de moi. Et ça m’arrive souvent ; comme si mes ondes énergétiques transmettaient aux gens : « Je peux vous aider ». Et je les aide avec plaisir. La plupart de temps je suis disponible, car la plupart de temps je vais bien.

J’ai quelques mails avec les mots de passe pour les différents sites français, genre monoprix ou billet réduc’. J’ai du mal à m’en séparer, car c’est aussi un lien à la France quelque part. Des fils intangibles que je garde dans mon cœur de ces années passées à l’Hexagone. J’en trouve parmi d’autres, les cours de l’Université, envoyé gentiment par un des camarades. Je sais bien que je ne les ouvrirai plus jamais, car j’avance, je passe à autres choses maintenant. J’apprends toujours, mais ailleurs, et ce n’est plus la peine de garder ces mails « français ». Parce que je ne reviendrai plus y vivre. C’est décidé une bonne fois pour toutes. Alors, à quoi bon ? Les souvenirs, les petits coins secrets de mon être, de mon âme.

Il y en a aussi des mails avec des photos avec mes copains-copines qui ne le sont plus. Mais les photos, je garde quand-même. Et ces gens-là qui m’étaient plus proches jadis, aujourd’hui ne restent que dans mon cœur. Ils ont joué leur partition et ils sont partis et c’est bien comme ça. C’est la vie. Elle est parfaite.

Mais là, ce soir, c’est à mon tour de se séparer. De ces vieux e-mails que je ne regarde plus, de certaines habitudes qui ne me laissent pas avancer, de certaines personnes qui sont amis, mais avec lesquels je ne peux plus me retrouver car nos chemins différencient trop. Ce n’était pas facile, mais je dois le faire.

Libérer encore une partie de moi afin de devenir ce qui je suis vraiment. Et je suis merveilleuse !
...Ces gens-là ne sont pas enregistrés dans mon portable. Puisque tout est temporaire. Rien ne dure.

Je suis dans le train vers Haïfa, et cette route fait également parti de mon chemin. Où amène-t-il ?
Je me souviens ces promenades, avec mes grands-parents dans notre forêt près de la maison. Il y avait un ruisseau où, en étant petite fille j’aimais bien de m’assoir et regarder cette eau couler et parfois s’arrêter par une pierre un peu grosse. Alors, elle le dépassait de deux côtés au sautait par-dessus et continua. On voyait des petits habitants de source : des plantes, des petits cailloux, des jolis poissons.

Je dois écrire, écrire quelque chose, même ces quelques mots, ce quelque chose, faire sortir de moi les émotions, les situations que je vis, que j’éprouve, les gens que je rencontre, les endroits où je vais. J’ai besoin d’en parler, de partager, de raconter.

Je sais ton adresse, j’ai ton numéro, mais je n’appellerai pas. Je ne viendrai pas. Quelque temps passera, un mois, peut-être, plus, peut-être, moins, et tu me téléphoneras. Et je répondrai. Ou pas tout de suite, mais après je te téléphonerai, on parlera. De tout et de rien. Et tu m’inviteras de venir. Et je viendrai ; pas tout de suite, mais je viendrai au bout d’un moment : là où je ne pourrai plus de rester seule. Là, où mon lit me paraitrait trop large pour moi et je voudrai tant de sentir ton corps, même si je sais que cela me détruit quelque part. Je viendrai pour passer quelque temps avec toi, et que-ce qu’on est bien tous les deux, là, devant ton grand télé, sut le canapé ou dans ton lit. On est bien. Alors, pourquoi ça ne peut pas durer ? Je n’ai pas envie de le comprendre.

Comme cette page blanche, j’écrirai ma vie, ma vie nouvelle, tout à fait différente de ce que j’ai connu auparavant. Une vie pleine de bonheur, de succès, de l’amour, de gratitude. Une vie comme ça doit l’être.

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Les choses changent plus tôt ou plus tard. Tout change en permanence. Ici, dans ce coin de rue principale tout restait immuable depuis des années. Les clients, certains plus sympathiques que les autres. Les serviettes et les vêtements par kilos amenaient en gros camions. Les prix des produits.

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Je continue donc mon chemin : je cherche, j’essaie, je rencontre, je crée. Ça bouge, ça change tout le temps, ça ne s’arrête jamais. Une chose se termine, l’autre arrive à la remplacer. Et moi, j’ai cette tendance toujours vouloir « une fin complète ». Mais cela n’existe pas « une fin ». Tout est en continuité permanente.
Le paradis est déjà là.

Aujourd’hui il fait frais à Haïfa, mais on avait un groupe de jeunes de Chili qui sont en visite dans le pays. Ils arrivent par ce programme de l’agence Juive – « Taglit » à la découverte d’Israël. Dans leur programme – toutes les grandes villes comme : Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa, Eilat, la mer Morte, la Tibériade, la Galilée et d’autres. A la capitale nord ils se rendent obligatoirement au Jardin Bahaïs, la Colonie Allemande, le Carmel centre et également le quartier arabe Wadi Nisnass qui nous invite chaleureusement de goûter de son aromate.
Au début ils étaient tous réunis dans la salle de théâtre, où la responsable de département parlait de la ville et de Beit-Gefen qui est un centre culturel unique dans son genre qui œuvre pour la paix entre les deux peuples – juifs et arabes.
Leur bus s’est garé à la distance de 5 minutes de marche et on les attendait dans les portes ouvertes, comment ils apparaissent du coin de bâtiment par les petits groupes de quelques personnes, une centaine d’adolescents, joyeux, pleins de vie et de joie.
J’étais assise sur un de derniers rangs de la salle pendant le discours. Je les ai regardés, ces gosses, je les ai entendus rire, de badiner, taper sur les accoudoirs de l’énergie qui déborde. Je sentais la joie mêlée à la petite note de nostalgie dans mon cœur. Mes 16 ans sont assez loin et ils ne reviendront pas. Une raison de plus de profiter de chaque instant ; mais je sens avec eux, je sens cette vie et je la prends à pleines gorgées.

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Nom de Dieu que-ce que je suis énervée ! J’essaie de me calmer, je m’occupe d’autre chose, mais cette nervosité est toujours là. J’écris pour me dissiper, pour me calmer. En vain. Ce genre des choses, quand j’essaie d’avoir ce qui me faut et que je dois avoir d’après les lois, et ça traine, traine. Oui, c’est aussi mon leçon. Il faut accepter. Tout accepter. Et de continuer avec ma vérité. Et la voix, je l’entends, elle me dit que je suis sur la bonne route. La mienne. Et cela veut dire avoir la possibilité à écrire, lire et petit à petit arriver à mon public qui va m’entendre. Et je vais parler comme Louise Hay, Lise Bourbeux, Norman Peal, Khalil Jourban, Carlos Kastaneda, W.Dayer l’avaient fait. Je suis là pour cela : pour découvrir aux gens la vérité, la sincérité, l’amour, l’amitié, la santé, la possibilité. Toutes ces belles choses de la vie, toutes nos valeurs, pour qu’ils reviennent à eux-mêmes. Et je vais leur parler par mes simples histoires de la vie-même.

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Je viens dans ce quartier arabe au moins deux fois par semaine. Et à chaque fois je découvre encore et encore. Je découvre sans cesse – des nouveaux visages, d’autres magasins, des ruelles et des petits escaliers. J’entends leur langue différemment et parfois il me déplait et parfois je la trouve fascinante. Tous ces œuvres, présentés sur les murs et toits de rues me regardent à chaque visite d’une autre manière. Je descends, j’approche, j’apprends, j’aime. Notre lien devient plus profond.

Wadi Nisnass me résonne également avec le livre que je suis en train de lire – « La Septième Ville » qui parle d’une petite ville en Iran à la fin de XIX siècle, divisée en deux camps qui se battent. Je vois la parallèle avec Haïfa et ce quartier totalement arabe qui peut bien être ailleurs aussi. Heureusement chez nous il n’y a pas des combats à l’intérieur. On s’entend malgré la guerre permanente en Israël. On peut souvent devenir amis. On va chez eux tout le temps – on se promène, on respire leurs odeurs de nourriture traditionnelle, on achète à leur marché.

Je me retrouve de temps à l’autre faire certaines choses comme dans mon enfance : par exemple, couper la pomme en triangles et de les manger une par une comme mamie faisait toujours quand j’étais une enfant.

J’ai trouvé encore un stylo aujourd’hui. Pour que je n’oublie pas ma destinée. Mon but. Mon rêve. Créer et parler en écriture.
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