Un cadeau

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"Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de banalités, mais qui brûlent  [+]

Image de Hiver 2021
La porte du conteneur s’ouvrit dans un crissement de ferraille et la lumière du jour entra brutalement, froide et blanche, elle éclaira vivement les dix visages qui se tournèrent d’un même mouvement de stupeur vers l’ouverture. Les filles étaient collées les unes aux autres, le froid les avait obligées à rechercher la chaleur humaine, la peur aussi. Depuis plusieurs jours, elles n’attendaient plus rien, elles avaient abdiqué devant l’atrocité de leur situation ; il y a toujours un moment où l’esprit cède devant trop de terreurs et d’angoisses accumulées. Le départ avait été si violent, le moment où les mains dures les avaient poussées hors de la camionnette pour les entasser dans cet espace rectangulaire et sale, le moment où elles avaient compris que pour elles, le voyage vers la France ne se ferait pas par la route, mais par la mer, elles ne l’avaient pas assimilé immédiatement. Quand les hommes balancèrent quelques couvertures et des sacs de nourriture, quand ils déposèrent les jerricans d’eau sur le sol et firent rouler les seaux tout au fond de ce box immensément vide, puis qu’ils se dirigèrent vers la sortie, après avoir détaché les cordes qui leur liaient les poignets et les chevilles, elles surent que la suite du périple se ferait dans l’obscurité, l’air glacé et qu’il n’y avait plus d’espoir de s’échapper de ce coffre à taille humaine, destiné à être empilé quelque part au milieu de centaines d’autres, sur un navire au départ de Tema : les touristes qui visitaient les ruelles coloniales d’Accra, la région de la Volta ou en safari dans le parc national de Mole, n’auraient pas pu imaginer ce que la zone industrielle du port et les abords de la raffinerie réservaient à celles qui se laissaient abuser par les passeurs de leur propre pays : ceux des Ghanéens qui s’étaient spécialisés dans le transport des filles naïves, dont l’espoir de quitter leur pauvreté héréditaire, leur sort perclus d’ennui, leur existence prévisible et bridée de traditions ancestrales remplissait leurs poches et leurs verres. Des années d’économies pour partir à l’assaut des grandes villes européennes à l’aveugle !
Mina avait commencé à apprendre la langue française dès ses années de cycle secondaire, elle avait en tête un plan qu’elle pensait bien préparé : maîtriser suffisamment le français à dix-huit ans pour quitter le Ghana, elle s’était pour cela inscrite à l’un des nombreux programmes de promotion de la francophonie. Elle avait secrètement accumulé la somme nécessaire pour payer son voyage, ses premières semaines à Paris et trouver une place de fille au pair pour intégrer l’école Boulle sur un des entretiens de sélection. Elle avait un don pour le dessin, la couleur, elle avait l’espoir d’être choisie sur un de ses projets originaux, elle savait que des bourses existaient pour un petit nombre d’étudiants étrangers, alors tenter sa chance, pourquoi pas ? À condition de ne pas en parler à son père, puisque l’avenir qu’il lui prédestinait se résumait au cadre du petit restaurant familial de pêcheurs, l’art c’était pour les autres, les propriétaires de galeries des quartiers d’expatriés, ou alors en dilettante, mais jamais il n’aurait pu l’envisager comme un métier solide. Il est des parcours tout tracés, dont les empreintes ancestrales sont tellement imprimées dans le sang des familles qu’aucune déviation ne peut être tolérée, aucun chemin de traverse. La mer pour horizon, la pêche qui y prospère, le service et les sourires aux touristes ou aux hommes d’affaires attablés, c’était la face pile de la médaille accrochée au cou de Mina. Quant à l’autre face, ce serait une alliance arrangée depuis l’adolescence avec l’un des fils du chef de chantier de la raffinerie, ami de longue date de sa famille. Et une ribambelle de gamins pour compléter le tableau. Mina n’en voulait pas de cette vie minutieusement cousue de fil blanc, une vie impersonnelle, où la communauté prendrait l’ascendant sur ses désirs et ses visions colorées, sur son souffle. Une amie lui avait conseillé de quitter son pays par la voie la plus rapide, illégalement, parce que les démarches administratives pour entrer en France seraient trop longues et impossibles à réaliser sans en informer sa famille. Mieux valait partir en utilisant les réseaux de passeurs, plus chers, mais plus efficaces. Il serait temps de régulariser sa situation après, et une fois un visa provisoire en main, de tenter le rêve de l’école d’art.
Comme elle s’en voulut alors une fois prostrée dans le conteneur : elle avait menti à ses parents, à ses frères, elle avait inventé un séjour chez une amie à Cape Coast pour ses vacances et pour fêter l’obtention de son examen final. À présent, elle était assise là, aux côtés des neuf autres filles, aux parcours à la fois différents et identiques au sien : prises dans un corset, elles avaient voulu en exploser les armatures et elles se retrouvaient emmurées vivantes à ne pas savoir quand elles reverraient la lumière du jour, si toutefois elles survivaient au transport. Physiquement, elles se ressemblaient comme si elles avaient été sélectionnées sur des critères bien précis : des cheveux longs, des yeux d’encre, des jambes longues et fines, des hanches menues… Mais à quoi bon se scruter, se rapprocher ou s’apitoyer, mieux valait échafauder la prochaine étape, la fuite...Pendant ces derniers jours, les filles avaient fait connaissance, timidement d’abord, sans trop savoir à qui se fier, puis après les larmes, les cris étouffés et la colère, c’était le calme de l’abdication, la certitude de la douleur à venir qui avait éteint les conversations et laissé place au silence anxieux de l’attente. Elles avaient ressenti peu de mouvements pendant le voyage, comme un lent glissement imperceptible. De toute façon, sans vision sur l’extérieur, tout déplacement paraît factice.
Les voix masculines crièrent des ordres, les mains cherchèrent à les relever au plus vite pour les faire monter dans un camion garé juste à quelques mètres de leur débarquement. Mina, comme les autres, avait les jambes engourdies, les muscles tétanisés, un fourmillement dans tout le corps et un vrombissement sous le crâne. Elle avait faim et soif, mais surtout elle tremblait de froid et de peur. Elle n’arriva pas à voir où elles avaient amarré, il faisait nuit, elle découvrit les lumières d’un port désert, à cette heure aussi laid de nuit que de jour ; combien de temps avait duré la traversée ? Elle ne le savait pas, elle avait perdu ses repères rapidement dans le conteneur au milieu des grelottements, des cris, des soupirs des autres filles. En levant les yeux, elle aperçut, éclairée sur une haute colline, une vierge couronnée qui portait son enfant : elle brillait sous la lune et un bref instant, Mina se plut à penser que cette statue érigée sur ce qui semblait être un ancien fort veillait sur les pêcheurs, mais aussi sur elle et sur les malheurs qui échouaient quotidiennement dans ce port. Elle se souvint des guides touristiques qu’elle avait révisés si souvent : Marseille. Voilà donc la porte d’entrée que le destin lui avait choisie… elle se trouvait à peine assise à l’arrière de la semi-remorque qu’elle sentit les secousses du démarrage. Cette fois-ci, les filles n’étaient plus seulement dix, il y avait d’autres gamines, toutes aussi effarées les unes que les autres, les traits tirés et amaigris, pleurnichant silencieusement ou fixant leurs pieds, comme éteintes. Deux hommes armés se trouvaient installés avec elles, l’un âgé tirait sur une cigarette nerveusement, l’autre plus jeune avait ses écouteurs sur les oreilles et lui tournait le dos. Mina se regroupa le plus possible, elle plia ses genoux et les enserra de ses bras, elle posa la tête entre ses genoux et essaya de reprendre des forces.
Combien d’heures dans cette position inconfortable faudrait-il tenir ? À quel moment tout cela allait-il vraiment dégénérer ? Dans le pire scénario, l’arrêt aurait lieu près d’un chantier quelque part entre Marseille et Paris. Et les filles y seraient déposées entre les mains d’un souteneur qui les y exploiterait aussi longtemps que les corps le supporteraient, pour finir coulées dans du béton ou enterrées sous des baraquements. Au mieux, on les emmènerait jusqu’à Paris, pour les enfermer dans un cloaque alvéolé de petits salons privés ou dans un bar miteux où on leur apprendrait l’effeuillage et l’art d’accompagner les clients à l’étage. Mina redoutait, quelle que soit l’option du commanditaire de cette opération, de ne pas résister suffisamment pour tenter une fuite en solitaire. Alors elle se dit qu’il lui fallait à la première occasion prendre tous les risques.
Le véhicule freina alors brutalement et lorsque le conducteur coupa le moteur, le hayon arrière s’abaissa. Sur l’aire d’autoroute, les deux hommes et le chauffeur avaient prévu d’accompagner les filles aux toilettes ; elles comprirent puisqu’on les descendit une par une qu’elles auraient la possibilité de se laver également, au lavabo destiné habituellement aux routiers qui traversaient le pays. Lorsque Mina descendit la première, elle s’appuya sur le bras du plus jeune des geôliers ; il croisa son regard une seconde et l’intensité de jais des pupilles de la jeune fille le transperça. Il ressentit comme une brûlure là où elle avait posé sa main, sur son avant-bras. Mina entendit qu’il disait au plus âgé de bien surveiller les autres, d’attendre son retour pour ouvrir de nouveau le haillon puis il menaça les filles de l’arme qu’il avait rangée dans la ceinture de son jean : si elles faisaient le moindre geste suspect, si elles tentaient quoi que ce soit, il tirerait sans sommation. Son acolyte agirait de même.
— D’accord, traîne pas trop Malo ! Il fait un froid de chien cette nuit ! Et si elles commencent à trop lambiner, on ne sera pas à l’heure au rendez-vous. Et demain, je voudrais être avec ma femme et mes mômes !
Mina observa les lieux : nulle aide possible, tout était comme à l’abandon, aucune présence humaine cette nuit-là. L’homme, Malo, la suivait de près et l’encouragea à suivre l’allée en direction du bloc de béton aux néons blafards et clignotants. Au moment de passer la porte, il s’approcha encore un peu, lui attrapa l’épaule et elle sentit son souffle chaud sur sa nuque.
— Cours ! C’est le dernier arrêt avant qu’on vous dépose à Fleury. Si tu ne veux pas finir avec les autres filles à enchaîner les passes avec d’ex-taulards fraîchement libérés, t’as intérêt à filer vite. Commence par traverser le bois qui longe les parkings, de l’autre côté derrière le grillage c’est un stade de foot. Il y a un trou dedans, assez grand pour que tu y passes. Et après le stade, c’est une petite ville tranquille, il y a un commissariat de garde, il est ouvert toutes les nuits. Tu y montres ta petite gueule, tu racontes ton voyage, ils te prendront en charge. T’as tout pigé ?
Mina, la respiration coupée par la surprise le regardait incrédule. Il était en train de la libérer. Il lui rendait sa vie, là, en deux minutes à peine, plus rien ne l’empêchait de fuir. Elle ne bougeait plus, elle n’osait plus décider du moindre mouvement. Il la bouscula pour qu’elle contourne les toilettes et passe de la lumière à l’obscurité.
— File, je ne pourrai pas faire attendre le chauffeur très longtemps. Je te laisse dix minutes d’avance avant de prévenir les deux autres, mais après il faudra que je leur serve un bobard, que je leur dise que tu m’as blousé, que tu as filé par la fenêtre de derrière… et là on te pourchassera. Il faudra que tu sois rapide et maligne. C’est le moment de piquer un sprint ! Tu comprends ce que je t’explique ?
— Pourquoi fais-tu cela ? Pourquoi m’aides-tu ?
Malo se dit que son accent rendait ses mots plus fragiles, qu’ils s’imprimaient comme des petits pas perdus dans une forêt hostile.
— Je ne pourrais plus me regarder dans un miroir sinon ! Je fais disparaître une fille une fois de temps en temps, pas avec les mêmes souteneurs, pas avec les mêmes passeurs, pas sous la même identité, j’essaie de ne pas me faire repérer. Ça fonctionne plutôt bien depuis que j’ai commencé. J’ai sauvé cinq filles comme toi depuis le début !
Mina entrevit son sourire de petit garçon heureux dans le contre-jour. Il semblait fier de lui, de sa minuscule contribution à l’humanité solidaire. Elle lui aurait bien hurlé à la face que c’était trop facile, que les autres filles dans le camion méritaient tout autant qu’elle de traverser cette forêt pour être sauvées ou jugées par la justice française, écoutées et soutenues par des associations qui les aideraient ensuite peut-être à s’intégrer dans ce pays tant fantasmé ou qui les renverraient finalement chez elles, honteuses mais vivantes… Mais son instinct de survie fut le plus fort, il était hors de question de risquer d’être attachée de nouveau et livrée à une bande de mâles en rut.
Elle partit, elle n’hésita plus, elle refusa de se retourner, de se trouver une conscience, elle prit ses jambes à son cou. Elle se souvint brusquement de son étonnement quand elle avait appris cette expression française imagée : comment pourrait-on courir dans cette position ? Mais ce n’était plus le moment d’une réflexion linguistique, il lui fallait prendre de l’avance, Malo l’avait dit, dix minutes seulement avant de les avoir à ses trousses. Elle s’égratignait les chevilles aux ronces du sol, elle essayait de courir tout droit, mais dans la nuit juste avec la petite lampe torche que le jeune homme lui avait donnée, elle se heurtait à des obstacles griffus, elle glissait sur les feuilles et l’humus couvert partiellement de neige, elle s’arrachait le visage aux branchages qu’elle ne distinguait qu’à la dernière seconde. Le souffle court, elle parvint au fameux grillage et repéra l’espace qui lui permettrait de passer et de traverser le terrain de sport. Encore quelques foulées, et elle serait sauvée ! Elle se glissa au travers du trou, son tee-shirt s’accrocha à l’extrémité acérée d’un des treillis de fer rouillé mais elle tira plus fort et continua sa course. Le froid s’immisçait en elle, entrait par tous les pores de sa peau dénudée, c’était d’un manteau, de gants, d’un bonnet, de bottes dont elle aurait eu besoin aussi, pas seulement d’une torche ! Elle se retrouva tout à coup sous un halo lumineux : elle découvrit les trottoirs, les maisons aux volets clos, les feux de signalisation qui fonctionnaient dans la ville vidée de ses habitants pour quelques heures encore. Seules des guirlandes clignotaient et réchauffaient les rues de couleurs diverses. Mina chercha à lire sur les panneaux l’indication du centre-ville, espérant y trouver le commissariat. Finalement, elle n’eut pas à errer longtemps, il se situait juste à côté du stade qu’elle venait de traverser : un petit bâtiment vieillot qui aurait eu besoin d’être ravalé, de grosses lettres bleu marine en façade, un véhicule de police garé juste devant. Elle aperçut un interphone à côté de la porte principale vitrée doublée d’une grille. Mina ne distingua aucune lumière, aucun mouvement à l’intérieur. Elle alla appuyer sur un des boutons de l’interphone sans trop savoir ce qu’elle dirait. Une voix grésillée lui répondit, la jeune femme frigorifiée ne put qu’appeler à l’aide, simplement.
Un policier vint ouvrir rapidement la porte et soulever le rideau de fer, il examina rapidement Mina, lui fit signe d’entrer, sans un mot, il referma derrière elle et lui dit de le suivre. Il lui montra une chaise le long du mur gris et triste et il passa derrière un guichet au fond du hall d’accueil, là il décrocha un téléphone. Un sapin solitaire et déjà mal en point, agrémenté de quelques boules rouges et dorées, finissait de donner à la pièce un air de fête ratée. Mina était encore en train de se demander si elle avait eu raison de faire tout ce que Malo lui avait intimé à peine une heure plus tôt lorsqu’elle entendit la sonnerie d’un autre appareil, affaiblie et lointaine, dans une autre pièce.
— Commissaire, il y en a encore une…
La commissaire descendit de son bureau à l’étage, elle se dirigea droit vers Mina et lui sourit.
— Bonjour mademoiselle. Vous parlez français ?
Mina acquiesça. Elle grelottait, claquait des dents, ne contrôlait plus ses tremblements.
— Marco, va chercher une couverture pour… ?
— Mina. Je m’appelle Mina.
L’accent léger une fois encore ricocha dans l’esprit de la commissaire.
— Pour Mina. Ne vous inquiétez pas Mina. On va s’occuper de vous maintenant. On commence à avoir l’habitude des livraisons nocturnes de Malo. Vous êtes la sixième ! Mais certainement la dernière de l’année ! Vous êtes notre cadeau du réveillon, je suppose !
De l’autre côté du stade, du bois, du parking, sous le ciel à peine étoilé, la semi-remorque redémarrait. Après avoir cherché près d’une heure aux alentours de l’aire d’autoroute, le chauffeur avait décidé de repartir avant que la neige ne retombe à nouveau. Malo avait remis ses écouteurs et les filles semblaient vouloir dormir, enfin.
— Joyeux Noël Mina ! chuchota Malo en direction de la lune avant de refermer une nouvelle fois le hayon.
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Marie Lacroix-Pesce · il y a
La barbarie, et tout au bout, une lueur!
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Isabelle Lambin · il y a
Un récit intense, dense en émotions et encore cette jolie plume.
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De margotin · il y a
J'ai aimé. Mon soutien
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Prisca Emelian · il y a
Merci!
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Lyne Fontana · il y a
J'aime bien la présentation de votre profil.
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Prisca Emelian · il y a
Merci beaucoup Lyne. C'est difficile de dire sans trop en dire, quand on est sûre d'avoir des histoires et un univers à partager mais qu'on ne se sent pas vraiment légitime...
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Lyne Fontana · il y a
La question de la légitimité n'est pas à se poser, à mon avis. Est légitime ce qui nous correspond.
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Lyne Fontana · il y a
Une lumière dans la nuit. Un conte de Noël, qui j'espère, parfois se réalise. Toujours votre belle écriture.
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Mickaël Gasnier · il y a
Une image de début dans ce conteneur qui n'est pas sans me rappeler la fin d' " i-robot " où à chaque fois que l'être humain se retrouve enfermé il se rapproche afin de trouver la chaleur... Là Mina a trouvé la chaleur, lors de cette pause d'un long périple, de Malo. Sur sa nuque tout d'abord puis dans son coeur finalement.
Un cadeau de Malo au commissariat avec une image de fin très poétique dans sa formulation :
" Joyeux Noël Mina ! chuchota Malo en direction de la lune... "
J'ai aimé. Mes encouragements et bonne route.
À + Prisca sur nos lignes, si le coeur vous en dit.

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Céline VINCE · il y a
Merci pour cette nouvelle, à la fois triste et pleine d'espoir! Si seulement Mina pouvait réaliser son rêve...
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Stephanie Ngu · il y a
Une bien jolie découverte. J’ai tout aimé. Le style à la fois élégant et facile à lire , les détails qui nous permettent de vivre l’histoire comme si l’on faisait partie du « voyage ». Hâte de lire les autres nouvelles!!
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Françoise Desvigne · il y a
Je cueille un cœur pour votre histoire bien écrite :-)
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Keith Simmonds · il y a
Une œuvre bien écrite, empreinte de suspense et d'intrigue !

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