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En compétition

Un rapide décompte en entrant lui indiqua qu’ils n’étaient qu’une petite trentaine. La salle où ils se trouvaient aurait pu accueillir le double sinon le triple de personnes. Mais il fallait rester réaliste. Le défunt n’avait sans doute pas vraiment d’amis, et en ce début d’après-midi, ce n’était que des collègues qui avaient fait le déplacement jusqu’au centre funéraire, entourant un instant le frère aîné et les parents, tremblants, assis tous les trois au premier rang. Arrivés la veille au matin à l’aéroport, ils avaient été les derniers à apprendre le décès de leur enfant deux jours auparavant. Ils vivaient trop loin de leur fils, devenu fils du volcan, pour ressentir ses dernières secousses, entendre son dernier souffle, le voir doucement s’enfoncer dans le sol, revenir à la terre. Ils avaient peut-être eu un pressentiment, n’ayant pas de nouvelles depuis quelques temps, mais de là où ils étaient ils n’avaient pas vu, pas senti se lézarder lentement mais sûrement les murs de la petite case qu’il s’était choisie quelques années auparavant, retranché sur cette île loin d’eux.

À peine assise elle ressentit la solitude mais aussi la tiédeur du lieu. La tiédeur du moment. Elle avait choisi un banc au hasard, comme tous ceux qui entrent dans ces lieux de recueillement que sont les églises ou les funérariums, qui transforment les humains en automates endeuillés. S’asseoir. Se lever. Se rasseoir. Se déplacer sans bruit pour aller bénir ou saluer le cercueil. Concentrer ses gestes, ne pas trop regarder autour de soi. Mouvements limités, pensées ralenties, anesthésiées. Émotions calfeutrées, respiration maîtrisée, pleurs discrets et pas feutrés. La vie mise entre parenthèses. Avait-on si peur de brusquer la mort ? Elle, en tout cas, se figeait comme une statue dès qu’elle entrait dans ces endroits. Une raideur engendrée par le stress et les souvenirs qui remontaient comme des vagues indomptables et sauvages. Le soleil cognait fort ce jour-là, alors que l’hiver austral avait pourtant commencé à rentrer doucement depuis quelques semaines. Son collègue venu l’accueillir sur le parking était assis près d’elle, sur le même banc. Mais pas trop près. On ne se blottit pas contre un collègue pour se réchauffer le cœur, même si humainement ils en auraient tous eu besoin en ces temps difficiles. Lui-même avait perdu son père quelques semaines auparavant, et son regard reflétait encore l’état fébrile des lendemains fragiles. Ces lendemains qui durent des années. Elle remarqua la bougie allumée sur ce qui servait d’autel, près du cercueil. Elle aimait cela. Comme tout le monde, elle imaginait que l’esprit du défunt était représenté dans cette petite lumière qui brûlait discrètement, un peu comme s’il avait été là parmi eux, encore vivant. Le cercueil était sur la gauche, un peu plus loin devant les bancs. Il avait été scellé le jour précédent, quelques heures avant la veillée. Elle repensa tristement à la famille qui n’avait pas vu le corps. Ils n’avaient peut être pas souhaité le voir, connaissant maintenant les circonstances de la mort, soudaine et brutale. Un malaise cardiaque qui l’avait plaqué au sol et laissé là, défiguré, recroquevillé sur lui-même, prostré dans une prière immobile, lui qui n’était pas croyant, pendant de longues heures, plusieurs jours même, avant qu’une collègue, intriguée comme d’autres de ne pas le voir à son poste, ne le découvre avec effroi.

Comme tous les présents à ce moment de recueillement, elle resta de longues minutes à fixer le sol, le plafond, une mèche de cheveux d’un autre devant, son sac à main sur ses genoux. Le décès avait choqué tout le monde, en cette veille de vacances. Et l’on ne pouvait s’empêcher d’imaginer la scène de la découverte macabre, avec un mélange de tristesse et de culpabilité. Elle baissa la tête en voyant le frère se lever et se diriger vers le micro. C’était très dur de savoir que le collègue était mort seul. D’admettre qu’il n’avait pas d’amour dans sa vie pour le voir tomber, pour alerter les secours et l’accompagner à l’hôpital. Pour le bercer et l’aider à se relever de cette épreuve. Mort seul. C’était surtout très dur de s’avouer que l’on avait deviné comment tout cela finirait peut-être, et depuis longtemps. « N’avait-il vraiment que nous ? », se demanda-t-elle. S’il avait quelques amis, ils n’étaient pas là en tout cas. Ou peut-être n’avaient-ils pas été prévenus.

La tiédeur de l’endroit, c’était surtout le désarroi dans les cœurs. Chacun pensait à ce qu’il aurait du faire ou dire au défunt la semaine précédente, une autre fois, un autre jour... Un autre jour. On pensait toujours tout résoudre plus tard, quand on aurait le temps. Quand on prendrait enfin le temps. L’irréversibilité de la mort, toujours, la hantait. Elle qui, comme la plupart des gens présents avait une famille et des amis avec qui partager des sentiments, des moments de convivialité, se sentait mal et piteuse. Elle était là à pleurer son impuissance à revenir en arrière. Encore et toujours. C’était la seconde fois que l’équipe était confrontée à la mort d’un collègue qui vivait seul. Comment était-ce possible d’avoir gardé les yeux fermés après ce premier deuil, vécu comme un échec ? D’avoir toujours ces excuses de la vie qui trépignait continuellement, qui ne pouvait attendre. Cette lutte permanente entre le bien pensant et l’action, la vraie. Elle avait eu beaucoup de mal à accepter la fin du match la première fois, la défaite de ses espoirs, de sa petite voix intérieure qui lui avait chuchoté tant de fois « Non, ça ira mieux, il va s’en sortir ! ». Les quelques messages qu’elle avait échangés avec lui quand il était en arrêt, les quelques coups de fils étaient si peu quand on y réfléchissait. Elle aurait dû donner un peu plus de son temps, de son énergie, et passer le voir. Lui donner un peu de chaleur humaine. Elle avait été très troublée par sa mort, un an plus tôt. Elle s’en était voulu pendant longtemps. Pas pour ses derniers moments de grand malade, non, ceux-là il les avait passé dans l’intimité, près de sa famille venue le soutenir. Les autres temps, ceux de chaque jour que l’on vit. Quand on lui disait, pour la consoler, qu’il était mieux là où il était désormais, elle avait envie de hurler. Elle, elle était mal de penser à l’endroit où on l’avait toujours laissé ! Il était condamné, certes. Mais sa première condamnation était la solitude. Les gens comme eux, ces deux collègues qui vivaient seuls, étaient des condamnés de la vie, des éclopés, des punis. Elle avait bien passé des heures à discuter avec eux, bien sûr, depuis toutes ces années, lors des pauses du midi ou des moments de travail collaboratif si nombreux au bureau. Mais c’était un partage léger, une communication parfois authentique, mais souvent quand même un peu forcée, faussée, en comparaison aux moments passés avec d’autres personnes avec qui elle préférait être sur son lieu de travail. Les affinités, sans doute. À y bien réfléchir, ces deux là, morts à un an d’intervalle, n’avaient jamais attiré les foules. Et la solitude attirait la solitude.

Contrairement aux idées reçues, la solitude n’était pas moins difficile au soleil. L’un après l’autre, ils étaient arrivés fiers, debout sur leur barque, un jour, sur ce beau rivage. Sur leur barque pleine d’optimisme. Ils avaient laissé des bagages lourds et encombrants de souvenirs douloureux à dix mille kilomètres, et avaient décidé de voyager léger, de tout recommencer à zéro. La société ne les avait sans doute pas assez aidés à atteindre la terre ferme, on leur avait tout juste laissé envisager qu’ils pourraient être eux aussi un jour au sec, qu’ils pourraient peut être avoir eux aussi des vies trépidantes, des vies remplies. Sur la nouvelle rive, les esprits libres, indépendants, pris dans un tourbillon de vie bien rangée, déjà pris par des amitiés nombreuses et joyeuses, avaient sans doute gardé un pied sur le bord de la barque, qu’ils avaient, sans le vouloir vraiment, doucement repoussée vers le large, vers des étendues plus propices à la compassion peut-être. Les espoirs avaient sauté de la barque et bu la tasse, avant de revenir à la nage. Et eux, transis jusqu’à l’os, meurtris dans leur estime d’eux-mêmes, avaient commencé à trinquer avec la mort. Au bureau, les collègues avaient toujours essayé de garder une coupe de générosité suffisamment pleine, en leur confiant des tâches valorisantes, en les guidant dans de nouvelles fonctions. Mais on sentait leur vie bancale, leur vie sans fard. Il leur manquait l’affection, cet engin infernal qui roulait toujours trop vite pour qu’ils ne réussissent à l’attraper au vol. Les voyants de leurs états d’âme étaient au rouge. Les niveaux d’huile pour les rouages d’une vie épanouie beaucoup trop bas, et les niveaux d’eau mis dans leur vin trop élevés sans doute. Leur vie trop nuancée, pâle, sans éclat, ils semblaient l’accepter comme un destin et l’enfilaient tous les matins. Tous les matins étaient les mêmes.

Ce collègue que l’on incinérait ce jour-là avait dû, au fil du temps, effeuiller les marguerites blanches et jaunes de ses souvenirs d’enfance, jusqu’à en jeter les tiges toutes sèches. Lui qui passait son temps à imprimer des objets en 3D au bureau n’avait pas réussi à construire une vie conforme à ses espérances. Juste à en faire une esquisse. Devant les espoirs qui s’amenuisaient de trouver l’âme sœur, de s’entourer d’amitiés nouvelles, il avait, lui aussi finalement, paré la varangue de sa case de palissades, érigeant des barrières derrière lesquelles il pouvait se terrer et regarder le monde d’un peu plus loin, en pointillés. Il n’avait pas failli à la règle. Il avait ainsi recréé la solitude de l’ancien monde qu’il avait quitté, s’isolant de la société toute entière. Une séparation physique à la fois subie et choisie, un rempart au cœur de bois durci par le temps, balayé par les cyclones de la vie, des douves autour du donjon qu’il devenait de plus en plus difficile d’enjamber. Pour vivre heureux vivons cachés. La belle excuse. Il n’y croyait plus. Et son cœur esseulé, gavé de douceurs artificielles, non-irrigué d’amour, avait fini par rendre l’âme.

Elle fouilla dans son sac pour chercher un nouveau mouchoir. Quand, un an auparavant, l’équipe avait été choquée d’apprendre la disparition du premier collègue, ils avaient brièvement échangé quelques ressentis timides et pudiques sur leur sidération, leurs émotions. Chacun se reprochant un peu son manque d’attention, secrètement sans doute, au fond de son cœur. Mais la leçon n’avait pas servi. L’humain n’apprenait pas facilement de ses erreurs. Et malgré les efforts de chacun, la gentillesse et la bienveillance qui régnaient au bureau, le fantôme de l’isolement était revenu hanter les lieux. L’isolement était d’une violence que l’on n’imaginait pas si on ne l’avait jamais soi-même vécu. D’une violence inouïe. L’isolement n’était pas seulement là où on le voyait habituellement, dans la rue, sur les trottoirs. Il était là, chaque soir pile à l’heure, à la sortie du bureau, au moment où les collègues se levaient de leur siège en lançant « À demain ! », pressés qu’ils étaient de rentrer vaquer à d’autres occupations, familiales entre autres. L’isolement était assis, là, en face, à les regarder dans les yeux, leur répondant dans un écho convenu. L’isolement était là, quand, le lundi, ils l’écoutaient d’une oreille distraite raconter en détail ce qu’il avait mangé la veille, expliquant une recette qu’il avait découvert en.... Ils ne l’écoutaient souvent déjà plus. Ils avaient sans le vouloir actionné le bouton stop de leur esprit, de leur sympathie, de ce qui faisait leur humanité. Trop pris qu’ils étaient dans leurs propres pensées, leurs propres problèmes. L’isolement était dans les mots qu’ils jetaient à la va vite, fuyant une réalité qui les mettait parfois mal à l’aise : « Excuse moi, je dois descendre à la photocopieuse, là...». Ce vide des cœurs pourtant pleins d’amour et de bons sentiments. Ce vide sidéral. Elle soupira. « C’est pourtant si simple... ». Leur vie était-elle si fragile, si précieuse et si délicate qu’elle fanerait de devoir apporter un peu plus de considération et de bonté à certains ? Quelques minutes d’attention, quelques heures, à quelqu’un que l’on savait seul.

Et qui crevait sans doute d’être seul.

Ses larmes se remirent à couler. Elle les essuya pour la énième fois, tapotant doucement ses yeux. Elle avait du mal à regarder le frère debout au micro. Il était si touchant dans sa tristesse. Si fragile. Il finit de parler et revint s’asseoir près de sa mère. Passant son bras derrière elle il lui caressa le dos, doucement. Elle remarqua sa main qui tremblait toujours, sa main qui resterait froide à jamais. Elle savait ce que cela faisait de perdre son demi, celui sans qui vous n’êtes pas complet. On joua deux morceaux que le défunt aimait particulièrement. Que savaient de lui les gens présents, recueillis autour de son cercueil ? Une fois dehors ils ne se souviendraient même plus du titre de ces musiques, que le frère avait pourtant pris soin de donner. Elle aurait tellement voulu se lever et aller entourer les parents. Elle rêvait de le faire. Elle aurait voulu serrer ses collègues dans ses bras. N’y avait-il rien de plus important à cet instant qu’un contact humain, cette chaleur inscrite dans nos gènes que l’on aurait dû donner instinctivement, distribuer à grandes brassées par amitié, par amour, comme une marque de soutien et de respect ? Elle était la première à redouter une promiscuité qui la mettrait à coup sûr mal à l’aise, elle qui n’aimait pas qu’on la touche. Mais au fond elle aurait voulu qu’on la prenne dans ses bras et qu’on la garde surtout. Elle aurait lutté quelques instants contre sa pudeur, puis se serait laissé bercer finalement, en pleurant sans retenue. Les humains n’avaient pas toujours le sens du contact. Ils avaient depuis longtemps perdu celui du toucher. En entrant dans la salle de recueillement cet après-midi là, elle avait effleuré l’épaule de deux collègues déjà assis, en guise de bonjour. Effleuré.

Leur responsable se leva pour prendre la parole. Elle envisagea de le rejoindre pour dire quelques mots, mais comme l’année précédente, bien entendu, elle ne bougea pas. Elle se sentit si faible à nouveau, prise dans un étau, entre angoisse et déconvenue. On entama quelques prières maladroites. Elle n’ouvrit pas la bouche. Puis tout le monde replongea dans ses pensées silencieuses, un peu perdu par ce moment sans ligne de conduite. À ce moment précis, les portes du fond, derrière l’autel, s’ouvrirent pour laisser entrer deux agents du centre funéraire. Le signal. Elle sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Le premier fit un petit hochement de tête en direction de la famille puis, sans attendre, ils firent rouler le cercueil vers la porte qui se referma sur eux, les gobant dans un silence béant. La famille se leva dignement et se dirigea avec quelques autres personnes vers la petite pièce sur le côté, afin d’apercevoir une dernière fois le cercueil avant l’incinération. La scène s’était déroulée en quelques secondes et elle faillit se sentir mal. Ce moment marquant la séparation, la séparation définitive. Comment n’avaient-ils pas bondi pour retenir le cercueil ? Comment n’avaient-ils pas hurlé leur désespoir et tenté de le retenir et le toucher une dernière fois. Ces portes qui se refermaient sans bruit, c’était la sentence qui tombait, c’était la vraie fin. Elle réentendit ses propres cris dans sa poitrine, ses cris d’enfants. Elle retint sa respiration et les larmes redoublèrent. Son cœur battait à l’envers. La séparation, l’irréversible séparation qui faisait hurler de douleur, qui nous pinçait les bras, les cuisses, notre chair tendre, pour nous rappeler que nous étions toujours vivants, même si l’on était mort au-dedans. Elle fit taire les hurlements dans sa tête et son cœur. Personne ne les entendrait encore ce jour-là.

Autour d’elle, chaque personne était plongée dans ses intimes pensées. Pensées douloureuses pour ceux qui avaient déjà connu ces moments terribles, pensées angoissées pour ceux qui ne l’avaient encore jamais vécu. Chaque émotion, chaque ressenti aurait pu se refléter dans celle du voisin, comme dans un miroir. Elle regarda ses collègues se lever doucement les uns après les autres, et se remémora les douleurs de certains, celles qu’elle connaissait, les fragilités des autres, celles qu’elle devinait à travers quelques échanges sincères, les peurs qu’elle avait pu déceler parfois au fond d’un regard, au détour d’une conversation. Un mot qu’on laisse traîner en fin de phrase, une intonation particulière à l’évocation d’un souvenir... Elle les percevait, ces douleurs, elle les lisait sur les visages et dans les yeux. Ces douleurs et ces peurs que personne ne partageait pourtant ouvertement. Ces sentiments authentiques enfermés dans une boîte, dont on refermait vite le couvercle, qui les suivrait fidèlement dans leur cercueil le jour du grand départ. Ces sentiments communs qui faisaient d’eux des humains qui se ressemblent. La perte d’un être cher, d’un être si cher... Mais aussi ce temps qui passait et que l’on ne savait retenir. Ces enfants qui partaient en riant, presque sans se retourner. Et cet autre rivage, là-bas, quelque part, qui les attendait, elle et tous les autres. Un rivage où il ferait enfin bon vivre ensemble. Peut-être.

Elle prit une grande respiration et se redressa un peu en voyant les parents revenir. D’une voix douce, presque posée, la maman les invita à se retrouver dehors pour « partager un petit quelque chose ».

Elle esquissa tristement un sourire et se leva.

PRIX

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Marie Quinio  Commentaire de l'auteur · il y a
« On est si peu de choses, et mon amie la rose me l’a dit ce matin » chantait Françoise Hardy. Nous oublions tellement que nous ne sommes ici que de passage. Ou peut-être est-ce notre moyen de survie, notre moyen de défense, que d’oublier cette fin inéluctable. Chaque jour, des milliards de gens naissent. Chaque jour, des milliards de gens meurent. De temps en temps nous sommes personnellement touchés par un deuil. Un collègue, un ami, un proche. Face à la perte nous sommes assaillis de doutes, nous remettons en question quelques principes de notre vie, nous reconsidérons l’existence dans sa globalité. Nous repensons alors notre rapport au monde, aux autres, nous redevenons des humains en quête de sens, des humains en quête d’amour, de simples mortels. Perdre quelqu’un c’est toujours perdre nos repères, voir sa boussole s’affoler… Mais la vie reprend toujours son cours, un peu plus écorchée qu’avant, certes, mais toujours aussi belle.

https://www.youtube.com/watch?v=f7McpVPlidc
Simon & Garfunkel - The Sound of Silence – la chanson que j’ai écoutée en boucle en écrivant ce texte ;)

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Carine Lejeail · il y a
Un amer constat sur notre aveuglement à voir la détresse des autres, mais tellement bien écrit. C'est d'une incroyable justesse et plein de sensibilité. Un texte essentiel, merci et mes voix.
Je vous invite à découvrir mon univers et à me porter plus loin si le cœur vous en dit:
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/journal-de-guerre

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Nualmel · il y a
Les humains ne savent plus se toucher, se parler... Oui c'est vrai et pourtant lorsque l'on ose passer ces barrières cela fait du bien. Nous avons tous ces peurs en nous. Votre texte les exprime avec beaucoup de délicatesse. J'ai beaucoup aimé suivre le fil des pensées de la narratrice.
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Marie Quinio · il y a
Merci beaucoup Nualmel ! A bientôt sur votre page ;)
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Marc · il y a
Le deuil, l'isolement, le manque de chaleur (je ne précise pas "humaine" car ce manque est aussi humain et parfois les chiens en son plus pourvus) sont douloureusement fluides dans ce très beau texte aux très justes images :

- "Lui qui passait son temps à imprimer des objets en 3D au bureau n’avait pas réussi à construire une vie conforme à ses espérances. Juste à en faire une esquisse".

- "(...) ils l’écoutaient d’une oreille distraite raconter en détail ce qu’il avait mangé la veille, expliquant une recette qu’il avait découvert en.... Ils ne l’écoutaient souvent déjà plus".

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Marie Quinio · il y a
Merci pour ce gentil commentaire Marc ;) Bienvenue sur ma page !
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Marc · il y a
Avec plaisir. Dans mes notifications, il y avait marqué: "Marie Quinio vous a répondu sur un autre rivage". Comme quoi, même les systèmes informatiques peuvent faire preuve de poésie parfois :)
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Marie Quinio · il y a
haha oui très joli ! Et mon rivage est à La Réunion ;)
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Marc · il y a
Oh ! Superbe ! :)
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De margotin · il y a
Très beau texte
Mes voix
Je vous invite à lire Ô amour

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Marie Quinio · il y a
C'est fait De MargÔtin ;)
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RAC · il y a
Une écriture de qualité fluide et agréable comme toujours mais un texte ô combien douloureux. Tout est très juste... Compliments !
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Marie Quinio · il y a
Oh merci Rac ! ;)
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RAC · il y a
Avec plaisir. Bel été !
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Christelle Letellier · il y a
Mon cœur s’est serré Marie, plus encore que pour tes autres textes. Sans doute parce que je connais le contexte. Mais non, quand même. Poignant... Bravo !
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Marie Quinio · il y a
Merci Christelle ça me touche !... 😘
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Samia.mbodong · il y a
Un nouveau texte plein d’émotion. Regrets , deuil, silence.
Très bien exprimé.

Bravo et merci je soutiens.

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Marie Quinio · il y a
Merci Samia !
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Randolph · il y a
Voilà, tout arrive, même lire une nouvelle sur short ! Et sans regret...c'est un beau texte, bravo Marie !
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Marie Quinio · il y a
Merci Randolph !
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Emsie · il y a
Eh oui, ce n'est pas gai, mais ça sonne tellement juste. La douleur, la culpabilité. Et puis le temps qui passe, et nous conduit à refaire les mêmes erreurs, une fois l'émotion passée et digérée, avec d'autres personnes en proie à la même solitude, aux mêmes douleurs… +5
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Marie Quinio · il y a
Eh bonjour Emsie ! Coman i lé !? Merci beaucoup beaucoup...
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Emsie · il y a
Lé la ! Même pas trop chaud…
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Marie Quinio · il y a
haha ou cause créole alors! té ben i fé plaisir ! ;)
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Emsie · il y a
Non, hélas ! J'aimerais bien…
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Marie Quinio · il y a
Prochaine destination de vacances Emsie ;) Nou artrouv' !
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Emsie · il y a
Ça serait une bonne idée ! Apparemment, il y a pas mal de gens sur le site qui habitent là-bas, les petits veinards…
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Marie Quinio · il y a
Oui, oui, nous sommes plusieurs à vivre ici, La Réunion, c'est comme la Bretagne, ça vous gagne ;))
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Emsie · il y a
J'aimerais bien être là-bas (en Bretagne) en ce moment, dans une eau à 17°C, trop bon !
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