Un artiste perdu

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Je suis étudiante en sciences mais j'apprécie aussi l'étude de l'alchimie des mots.

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Atticus, 46 ans, était artiste de profession. La chance avait tourné pour lui alors qu'il débutait tout juste dans le métier, et son talent avait été reconnu alors qu'il n'avait que 22 ans. Plus de deux décennies plus tard, la vie avait décidé de lui donner un retour de manivelle en pleine tronche, et ça faisait plutôt mal...
Atticus était plutôt du genre orgueilleux, c'était un homme très fier, presque arrogant. Selon lui, s'il ne faisait pas lui-même quelque chose, c'était mal fait. Il faisait donc toujours tout seul, et refusait ne serait-ce qu'on lui propose de l'aide. Ses amis s'en moquaient beaucoup : à chaque fois qu'Atticus déclinait un de leur coup de main ou qu'il déclarait que quelque chose n'était pas assez bien réalisé et qu'il entreprenait de tout refaire, ils s'échangeaient un regard puis lançaient « Atticus fait ! » avant de boire un coup, s'ils avaient un verre à portée de main. Mais, quand Atticus était de mauvaise humeur, ils se contentaient de coups d'yeux furtifs et de mouvoir leurs lèvres aux formes des sons de leur phrase favorite sans pour autant briser le silence.
Atticus se retrouvait donc dans une position fort inconfortable lorsqu'il perdit la vue dans un accident. Une perte immense pour quelqu'un dont le métier reposait sur le plaisir de regarder. C'est ainsi qu'Atticus ne fit plus rien du tout, hormis passer ses nerfs sur ses amis qui tentaient en vain de l'aider. « Je n'ai pas besoin d'aide ! Foutez-moi la paix ! » hurlait-il à tout bout de champ. À cause de ce comportement plus que désagréable, ses amis commençaient à s'éloigner, tous, sauf un, son meilleur ami, John. Ils se connaissaient depuis l'enfance, ils avaient bu leurs premiers verres ensemble, vécu leur première cuite, connu les premiers émois amoureux. Ils étaient bien trop proches pour que John renonce à cette solide amitié seulement à cause d'une très mauvaise passe.
Mais les jours, les semaines et les mois passaient sans qu'Atticus ne devienne plus aimable, ne serait-ce qu'un petit peu plus facile à vivre. John avait parfois l'impression d'être en enfer quand il tenait compagnie à l'homme qu'il connaissait depuis toujours. Après 5 mois de supplice, il commença à en avoir vraiment marre, il explosa : « Merde, Atticus, quand est-ce que tu vas admettre que tu n'es pl... que tu ne peux pas être aussi indépendant qu'avant ? Cet accident a changé ta vie ! Tu ne peux pas tout faire, reconnais que tu as besoin d'aide, bon sang ! Ce n'est pas la mer à boire quand même ! Qui plus est, je serais ravi de te donner la mienne. Mais tu m'en empêches, ta santé s'empire et je ne peux rien y faire tant que tu ne m'y autoriseras pas ! »
— Je n'ai pas besoin d'aide ! Je peux très bien me débrouiller tout seul ! Je n'ai pas besoin d'une infirmière pour m'emmener pisser ou pour me nourrir et j'ai surtout pas besoin d'un glandu comme toi qui ne me lâche pas les baskets une seule seconde !
— Tout ça à cause de ta fierté mal placée... si t'étais un peu moins « Atticus fait », tous nos amis seraient encore là, tu ne te sentirais pas aussi seul et tu ne me mènerais pas la vie aussi dure !
— Si c'est trop difficile pour toi, t'as qu'à rentrer chez ta femme, ça me laissera souffler au moins ! cracha-t-il en faisait un grand geste des bras qui était censé indiquer la porte, mais qui montrait, en réalité, une plante verte.
— C'est vraiment ce que tu veux ? demanda John d'une petite voix, après un long silence.
— Oui, c'est ce que je veux. 

John soupira bruyamment et fit semblant de ne pas entendre la remarque acerbe d'Atticus. Il prit ses affaires et s'apprêta à sortir. Il avait la main sur la poignée de la porte d'entrée et, juste avant de l'abaisser, il lança un dernier regard par-dessus son épaule pour voir si son ami laissait transparaître un signe dans sa façon d'être qui marquerait l'envie que John reste encore, au moins un peu. Mais ce n'était pas le cas, alors il s'en alla sans aucun regret, tout en espérant que son ami entendrait raison très bientôt.

* * *

Habituellement, après une dispute, John finissait par envoyer un petit message ou par appeler Atticus, mais là, rien. Cela faisait deux jours et Atticus n'avait reçu aucune notification signalant quelque chose de la part de son ami. C'était la première fois qu'il ne le faisait pas, et c'était donc la première fois qu'Atticus se remettait en question. Son comportement était-il si horrible que cela ? Mais non, sa colère était justifiée, perdre la vue c'est un motif valable pour en vouloir à la terre entière au moins pendant un moment. L'était-ce vraiment ? Atticus n'avait-il pas poussé le bouchon un peu trop loin cette fois-ci ? Et si cette amitié était définitivement finie ? Leurs liens coupés à jamais ? Non, il ne voulait pas y penser. Mieux, il ne pouvait pas, cela relevait du surnaturel.
Au bout de 48 h de silence radio, passées à se cogner dans les murs, à se piquer les joues avec la fourchette quand il mangeait – au moins, le risque de se crever un œil, il s'en fichait maintenant – et à chercher partout les objets qu'il voulait utiliser, Atticus commença à se sentir bien seul. Il était forcé de reconnaître que la simple présence de John, qu'il considérait comme oppressante deux jours plus tôt, lui paraissait maintenant vitale et nécessaire. Il avait bel et bien besoin de l'aide et du soutien de son ami, même si ça lui faisait mal de l'admettre. Atticus réfléchit longuement à la manière de présenter ses excuses et sa demande d'aide, il ne voulait pas que cela sonne comme s'il en avait réellement besoin, il était trop fier pour ça. « Je vais aller chez lui à pied », se dit-il après près d'une heure de cogitation. Cela pouvait paraître anodin comme geste, mais pour Atticus, qui n'avait pas quitté son appartement depuis sa sortie de l'hôpital, ce n'était pas rien.
Atticus se mit en quête de sa canne, qu'il avait toujours refusé d'utiliser jusqu'ici, mais qui, pour aller dans la rue, était sans doute très utile pour éviter de heurter un poteau de plein fouet en marchant sur le trottoir. Cependant, il y avait un petit problème, il ne se rappelait plus du tout où elle était rangée. Après une recherche intense sans résultat, Atticus décida qu'il se passerait de sa canne. Il savait que s'il tardait à partir, toute sa motivation à faire le trajet s'envolerait et il ne voulait, pour rien au monde, risquer de perdre cette amitié. Et puis, après tout, s'il marchait suffisamment lentement, il pourrait peut-être éviter les obstacles sur son parcours. Il se dépêcha de sortir de son appartement, prenant au passage les clés posées sur une petite table dans l'entrée. Il mit très exactement deux minutes avant de réussir à verrouiller la porte.
Ça y est, il était lancé. En se mettant dos à l'entrée de son appartement, il suffisait de dix pas en avant pour se retrouver face à l'ascenseur. Il chercha le bouton pour appeler ce dernier du bout des doigts puis patienta tout en branchant ses écouteurs à son téléphone, une action pas aussi facile que l'on pourrait le croire, puis il les inséra dans ses oreilles. Pas de musique, il voulait savoir si une voiture arrivait près de lui et ainsi éviter de se faire écraser une fois qu'il serait sorti. En entendant le bruit caractéristique de la machine, il sut qu'il pouvait entrer dans la cabine et commencer à chercher le petit bouton qui l'amènerait au rez-de-chaussée. Ensuite, demi-tour droite et en avant, les mains légèrement tendues devant lui. Cette position le faisait passer pour un gogol, mais cela sauverait peut-être son nez d'un choc brutal avec la porte d'entrée de l'immeuble. Et voilà, il était maintenant dans la rue. Cela faisait plusieurs mois qu'il ne s'était pas retrouvé dehors, debout sur le bord du trottoir, il ne pensait pas que cela lui manquait autant. Il sortit son téléphone de sa poche et indiqua à l'appareil, par commande vocale, où il voulait se rendre, la fonction GPS lui indiquerait la route à suivre au mètre près – il n'avait que 3 km à parcourir. On pouvait dire ce qu'on voulait, la technologie, ça avait du bon ! Mais souvent de courte durée... Après une centaine de mètres de ligne droite, plus aucune instruction. Il pensa d'abord que, du fait de sa démarche ne permettant pas une vive allure, il mettait beaucoup de temps avant d'arriver au croisement. Après quelques minutes de marche, il se rendit compte que l'appareil n'avait, en fait, plus de batterie. « Évidemment, c'est maintenant que ça doit arriver », pensa-t-il en enlevant rageusement les écouteurs de ses oreilles. Atticus se retrouva donc perdu, sans aucun guide disponible ni pour l'emmener jusque chez son ami ni pour le ramener chez lui. Il ne lui restait qu'une option... demander de l'aide à des inconnus. Quitte à en arriver à ce point-là, autant le faire jusqu'au bout et se rendre jusqu'à la maison de son ami.
Atticus attendit que quelqu'un passe, et, après quelques minutes, il entendit des pas venir dans sa direction. Il allait commencer à parler, mais, peut-être que cette personne avait ses écouteurs et ne l'entendrait pas ? Ou peut-être que cette personne était sourde ? Il aurait bien l'air con, à parler dans le vide... Mais il n'avait plus vraiment le choix : « Excusez-moi ? Euh... Bonjour ? tenta-t-il, mal assuré.
— Bonjour, monsieur, répondit une voix de femme, je peux vous aider ?
— Ce serait super. Pouvez-vous m'indiquer le chemin à emprunter pour aller jusqu'à la rue Renoir ? Mon téléphone n'a plus de batterie alors je suis un peu perdu.
— Oui bien sûr, alors vous allez dans cette direction, dit-elle en montrant le chemin d'un geste de la main, et au deuxième croisement il faut tourner à gauche, au bout de cette rue, prenez à droite. Pour la suite, je ne suis plus très sûre.
— En fait, votre première indication ne m'aide pas vraiment, pour tout vous dire, je suis aveugle. Oui, je n'ai pas ma canne, je n'ai pas réussi à la trouver avant de sortir de chez moi, mais j'étais pressé et maintenant... je suis perdu.
— C'est une situation assez inhabituelle. Je peux vous aider à y aller, si vous le souhaitez, j'allais justement dans cette direction.
— Ce serait formidable, merci beaucoup. 

Finalement, cela s'était mieux passé que prévu. Demander quelque chose à un inconnu, ce n'était pas si terrible. Pendant le trajet, Atticus et cette nouvelle connaissance, Fatima, discutèrent beaucoup tout en marchant, bras dessus bras dessous. Il lui avait expliqué, sur demande, comment il avait réussi à se retrouver dans une situation pareille, alors elle lui exprima ses pensées : « Je crois que votre ami a fait exprès de ne pas vous contacter après votre dispute. Il voulait que vous fassiez le premier pas, pour vous sortir de votre zone de confort, vous empêcher de vous reposer sur vos acquis. Je pense qu'il s'attend à ce que vous lui envoyiez un message ou que vous lui passiez un coup de fil. Mais je pense qu'une visite de votre part lui fera vraiment plaisir. »
Elle avait raison, et il le savait. John voulait le bousculer un peu, casser sa routine de lamentation et le pousser à se rouvrir au monde qui l'entoure. Atticus avait énormément de chance d'avoir un si bon ami. Tout le monde avait fini par le laisser tomber, sauf lui, même si ce n'était pas la première chose qui venait à l'esprit quand on prenait connaissance des derniers évènements.
Fatima dut aller chercher ses enfants à l'école, mais pile au moment où son chemin divergeait de celui d'Atticus, son neveu, Benoît, passa dans la rue. Elle l'interpella et lui demanda d'aider sa nouvelle connaissance à arriver à destination. Le gamin de 19 ans n'en avait aucune envie, mais il accepta immédiatement. Il prit la place de Fatima au bras d'Atticus et ils se mirent en route. Le trajet était, dans un premier temps, très silencieux. Jusqu'à ce qu'ils croisent une jeune femme que Benoît semblait connaître.
— Salut Lyna !
— Va chier, connard, répondit-elle, ponctuant sa sentence d'un majeur bien levé.
— Qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'elle te réponde comme ça ? demanda Atticus en riant.
— C'est pas bien de se moquer des autres, monsieur !
— Je suis sûr que tu t'en remettras. Tu ne veux pas me dire pourquoi cette charmante fille est aussi agressive envers toi ?
— On sortait ensemble jusqu'à la semaine dernière, puis on s'est disputés et maintenant c'est fini. C'est tout, fin de l'histoire, rien d'intéressant. C'est la vie, les amours, ça va, ça vient.
— Ça va, ça vient, répéta Atticus, tu sais, j'étais marié à une femme vraiment exceptionnelle. On passait notre temps à nous disputer, mais on s'aimait. On se criait dessus à longueur de journée, que ce soit pendant une joute verbale ou pendant nos réconciliations. Nos petites embrouilles étaient si récurrentes que, quand je pense à elle, je n'arrive qu'à voir son visage en colère. La dernière fois que je l'ai vue, on était en froid et elle me faisait la tête. Elle est partie en claquant la porte et je ne l'ai plus jamais revue. Enfin, j'ai vu son corps à la morgue, histoire de lui dire au revoir une dernière fois, mais ce n'était plus elle, elle n'était plus là. J'aurais tout donné pour la voir sourire une fois de plus. La seule façon que j'avais de la voir ainsi, c'était de regarder la photo d'elle qui est dans mon portefeuille. Et maintenant, je suis aveugle et je ne pourrai plus jamais voir son visage empreint de joie. Tout ça pour te dire que si tu l'aimes, cette Lyna, fais tout pour qu'elle te pardonne, tout pour la voir sourire une fois de plus. Une telle vision, ça n'a pas de prix.
— Je l'aime, a dit Benoît après un petit moment, je l'aime vraiment. Seulement, je ne sais pas quoi faire.
— Dis, on est où là ?
— Au coin de la rue de Paris, pourquoi ?
— Y'a un fleuriste juste à côté, non ? Alors, tu vas me faire le plaisir d'acheter un bouquet de fleurs et d'aller lui offrir, lança Atticus en sortant un billet de vingt euros de la poche de sa veste.
— Non, mais vous êtes fou, je vais pas accepter que vous me donniez de l'argent comme ça.
— Alors, disons que je te paye pour l'aide que tu m'as fournie, à savoir, m'empêcher de me casser le nez sur un poteau en marchant dans la rue, décréta-t-il en déposant le billet dans la main du jeune homme.
— Eh bien ! Vingt balles pour marcher en bonne compagnie pendant moins d'un quart d'heure ? Engagez-moi à plein temps quand vous voulez !
— Allez, dépêche-toi d'acheter ces fleurs et d'aller voir ta copine avant de changer d'avis !
— Laissez-moi trouver quelqu'un pour vous amener jusque chez votre ami avant, c'est la moindre des choses. Ne bougez pas, je ne voudrais pas que vous vous fassiez écraser. 

Après cinq minutes, Atticus entendit à nouveau la voix de Benoît, accompagné d'un copain, Akim, qui serait son nouveau guide. Benoît fit rapidement les présentations avant de partir en courant, un bouquet de roses à la main.
Il ne restait que deux pâtés de maisons à parcourir avant d'arriver, Akim était un jeune homme très gentil, mais Atticus sentait bien qu'il avait envie de se barrer au plus vite et vaquer à ses occupations. Le silence commençait à devenir très pesant, alors Atticus finit par engager une conversation : « Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie, jeune homme ?
— Je suis dans une école de commerce, répondit le concerné, sans rien ajouter.
— Et ça te plaît ?
— Pas vraiment, non. C'est pas un monde dans lequel je veux me lancer.
— Et le monde dans lequel tu veux vivre, il est comment, alors ?
— Unique. Je veux m'épanouir dans mon propre univers, et peut-être en ouvrir les portes à certains, par le biais de l'art. En fait, je veux créer l'espace que j'occuperais, dit Akim, des étoiles dans les yeux, étoiles que son compagnon de route ne pouvait pas voir, mais qu'il devinait aisément.
— Je comprends parfaitement. Et si je peux me permettre de te donner un conseil, commence dès maintenant. Bâtir tout un univers, ça prend du temps. »

Atticus, lorsqu'il avait trente ans de moins et des cheveux en plus, avait les mêmes rêves, les mêmes objectifs. Il ne voulait pas décourager Akim, alors il ne lui parla pas des nombreuses chutes et désillusions que cette voie entraînerait. Parfois, il valait mieux préserver la jeunesse.

Une fois devant la maison de John, Akim disparut à l'horizon et Atticus se planta sur le palier. Il commençait à se demander si venir jusqu'ici avait été une bonne idée. Peut-être que John ne voulait plus le voir ? Il n'était peut-être même pas là ! Atticus douta bien quelques minutes avant de se remémorer les paroles de Fatima et de se décider à sonner. Des bruits de pas se firent entendre puis ceux de quelqu'un qui déverrouillait une porte. « Atticus ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ? demanda John, surpris de voir son ami devant chez lui.
— Je... En fait, j'en sais foutrement rien. Ça me semblait juste être la bonne chose à faire.
— Où est ta canne ? T'es venu à pied ?
— Je ne l'ai pas trouvée alors j'ai demandé à des gens de m'aider, et me voilà.
— Je ne m'attendais pas à ce que tu changes d'avis aussi subitement, chuchota John après un petit silence, t'as mis combien de temps pour arriver jusqu'ici ?

Atticus leva son bras gauche en face de lui, comme s'il regardait sa montre avant de lancer : « Aucune idée », avec un petit sourire en coin.
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JAC B · il y a
Intéressant ce texte qui sous forme d'un itinéraire soumis à trois rencontres permet au personnage d'évoluer et d'accepter son handicap. La phrase de chute est un joli clin d'oeil. Je like Carla.
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Carla Dubois · il y a
J'ai pour projet d'écrire différentes nouvelles où le protagoniste surmonte des difficultés qu'il pensait fatales. J'espère que les prochaines vous plairont !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Beaucoup de générosité dans ce texte et une confiance à toute épreuve.
Cela m'a émue.

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Carla Dubois · il y a
je suis touchée de savoir votre ressenti !
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J.A. TROYA · il y a
Un trajet de 3 kms qui devient une véritable odyssée, un véritable voyage initiatique. J'ai beaucoup aimé cette histoire sympathique, bravo !
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Carla Dubois · il y a
merci pour votre fabuleux retour :) !

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