Tsé-tsé et compagnie

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« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » Antoine de Saint-Exupéry  [+]

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Si un animal vous dit qu'il peut parler, il ment probablement. Alors tout à l'heure, je ne l'ai pas cru le croco. Celui du grand marigot. Un très gros. Il m'a montré les dents tout en clapotant : « Que tu sois catholique, juif, musulman, ou d'une autre religion. Que tu sois riche ou pauvre, beau ou laid, en vérité je te préviens : qui que tu sois, je ne vais faire qu'une bouchée de toi. Et qu'importe la couleur de ta peau car tu es pareil à tous les autres en dedans. Rouge. Très rouge. Et puis tu as tout ce qu'il faut pour vivre et malgré ça tu n'es pas heureux. Tu veux toujours plus. Tu te bats aussi sans cesse pour avoir raison, alors, homme, je vais mettre fin à tes guerres stupides. Te délivrer de tes tourments. De ton calvaire. Je vais te croquer, broyer tes os, mâcher ta chair tendre. Et t'avaler. Je vais me régaler. Affaire réglée. Ou presque réglée. Tope-la mon pote. »

Je suis Oumar, celui qui écoute. Et répond parfois. Surtout aux crocodiles impertinents : « C'est ça le croco, sors de ton bain crasseux et essaie un peu pour voir. Allez viens donc, si tu l'oses. Je t'attends ! » Vexé, l'espèce de gavial aux écailles de bronze est retourné d'où il venait. Peut-être que c'est dans mes songes. En tout cas, il s'est d'abord glissé dans la boue, presque sans bruit. Juste avec un tout petit « fuitt ». Et vraiment petit. Sûrement pour rentrer chez lui. Il n'a pas dû aimer mes paroles, il a dû penser que je me moquais de lui. Allez savoir pourquoi.

Et puis, allez savoir pourquoi j'ai peur. C'est qu'il ne faudrait pas qu'il habite dans ma tête. Je dois essayer de comprendre ce qui se passe dans mon esprit qu'on dérange. Je dois réfléchir. Peut-être que ce n'est pas lui qui m'a dit ça. Peut-être que c'est mon voisin. Ventru et tout gris. Un envieux, un sournois. Un radin qui n'est jamais content. C'est le propriétaire de ma maison. Il ne veut jamais rien réparer. Rien entendre. Ce n'est pas son problème si le toit menace de s'écrouler sous les pluies. Il s'en fiche. Je ne sais plus si c'est lui qui a un regard d'alligator ou si c'est ce reptile qui a les yeux de mon voisin. Surtout quand il émerge de sa mare.

Et puis, j'ai peur de devenir une mouche comme la tsé-tsé. Il paraît qu'elle m'a piqué. Ou de devenir un crocodile avec un faciès de mouche. Une mouche bien laide avec une carapace et des mirettes à facettes qui voient tout. Sauf que je n'y vois plus guère. Mis à part les agitateurs de rêves. Si toutefois je rêve. J'entends surtout des bruits et aussi des voix depuis quelque temps. Des voix qui me racontent n'importe quoi. Et moi, pauvre sot, je les écoute.

Le manguier, toujours bavard, m'avait dit que ça ne l'étonnerait pas que la sale bête Tsé-tsé m'ait attaqué. C'était le jour où, sous ses branches, et bien à l'ombre, on avait pris une goutte de mon sang. On l'avait emportée pour l'analyser. On ne me l'a pas rendue. Il faudra que je la réclame. Le manguier, c'est celui qui est au milieu de la petite place, en face de la maison du chef de mon village. Mon village, c'est Paabénéfla en pays Gouro de Côte d'Ivoire.

C'est vrai qu'à cette époque, j'avais déjà la fièvre. C'est vrai que je divaguais un peu. Le vent m'avait aussi soufflé à l'oreille que je devenais fou. Je m'étais mis en colère : « De quoi tu t'occupes, franchement ! » C'est ce que je pense encore. Il ne s'est pas vu ce diable de siphonné quand la rage lui prend et qu'il soulève les sables brûlants. Il en expédie partout. Et il arrive même à décoiffer les petits singes sacrés : les patras roux aux sourcils noirs et les cercopithèques à la barbe pointue qui vivent dans la forêt de Soko. Une forêt de plus en plus défrichée où ce maudit vent peut s'engouffrer.

Sauf que le manguier et ce siphonné avaient vu juste. Et quand les résultats de l'analyse sont tombés, ça a fait mal. Il y a quelques jours, on m'a transporté ici, à l'hôpital de Sinfra. Je divague toujours. Et pas qu'un peu. J'ai des hallucinations qui arrivent sans prévenir, des délires de persécution, des troubles de la mémoire aussi. Dans n'importe quel ordre. Et pas continuellement. Ça peut alterner avec des idées claires. C'est ce qu'on m'a expliqué. Sauf que je ne les crois pas non plus tous ces bonimenteurs en blanc. Pas toujours, plus précisément. La tsé-tsé a bon dos. Et même si elle m'a un peu détraqué les neurones, ici c'est pire que ce qu'elle m'a fait. Et bien pire. Il y a les toubibs, le croco et il y a aussi un serpent qui veulent ma peau.

Le serpent c'est un mamba noir. Long et venimeux. Avec une sale gueule. Hier, il s'est introduit dans la chambre et m'a sifflé une rengaine : « Ksss, pauvre homme qui ne sert plus à rien, je suis venu te mordre. Je vais courir jusqu'à ton lit et couic ! Je vais courir jusqu'à ton lit et couic, couic ! Je vais courir jusqu'à ton lit et couic, couic, couic ! Je vais... » Il aurait pu me répéter son refrain jusqu'à mille « couic » et plus encore si je ne l'avais pas fait taire : « Tu chantes faux le mamba. Retourne dans ton arbre. Et fiche-moi la paix sinon je te tords le cou. » Encore un qui ment. Sauf que moi aussi je sais mentir. Quand il faut. Il n'est pas revenu. Pour le moment.

Ma température baisse puis remonte comme un yoyo. Alors on me fait boire des potions. Beaucoup. On m'empoisonne, c'est certain. Ce soir, je me sens encore plus mal que d'habitude. Je ne veux pas rester dans ce mouroir où je dépéris. Je n'arrive pas à manger, ni à dormir, ni à empêcher mes mains de trembler. Dès que le soleil se lèvera je quitterai cet endroit. Si j'y arrive. Mon cerveau est réduit en bouillie, je ne tiens pas sur les jambes, j'ai la nausée. Et puis je ne respire plus très bien. Je suffoque. Sûrement une allergie à cet hôpital où ça sent trop la maladie et où il se passe vraiment de drôles de trucs. C'est depuis que je suis arrivé ici que le croco et le serpent viennent me voir. Et peut-être mon voisin. Si ça continue, un éléphant va se pointer aussi. Avec toute sa famille.

La mienne a pris de mes nouvelles. Au téléphone. Tout le monde m'embrasse. C'est une infirmière qui m'a dit ça. Et puis, Fatoumata est enfin à mon chevet. Fatoumata, c'est ma femme. Un amour de femme. Une épouse magnifique. Je ne l'ai pas vue arriver, je découvre sa présence à l'instant. Elle est assise à mes côtés et me tient la main. Je me sens mieux d'un seul coup. Elle me manquait tellement. Et elle, je ne la confonds pas avec quoi que ce soit parce qu'elle a un cœur gros comme ça. Et parce que je l'aime. C'est sûrement pour tout ça que je pense souvent à elle, que je ne l'oublie pas.

Dans la journée quelques souvenirs agréables refont surface, sans raison particulière. Ce qui est très réjouissant. D'autres souvenirs insignifiants me reviennent aussi, sans aucune bête qui veuille me bouffer, m'égorger, m'écraser ou m'injecter son venin. Ce qui est très reposant. Et puis il y a tous les beaux souvenirs des jours heureux avec ma Fatou.

Ainsi je me souviens de notre rencontre. Je m'en souviendrai toujours. Elle était intimidée. Moi aussi. Lorsque j'ai demandé sa main à son père, j'étais très inquiet à l'idée qu'il me la refuse. Je ne possédais pas beaucoup d'argent. J'ai sauté de joie quand il a accepté. Et bien sûr, je me souviens de notre mariage. Ce jour-là, ma Fatou était resplendissante. Elle portait une tenue traditionnelle de couleur vive. Jaune comme un soleil. Bien plus étincelante encore. Elle l'a gardée. Elle lui va toujours comme un gant, c'est juste qu'elle ne la met pas de crainte de l'abîmer. Alors cette jolie robe est rangée dans un carton. Elle la ressort seulement pour l'essayer. Pour s'assurer qu'elle n'a pas grossi. Je me souviens aussi que ses cheveux étaient enveloppés dans son turban brodé de fils dorés. Ils attendaient sagement la fin des festivités pour retrouver leur liberté. Surtout la petite mèche qu'elle continue d'entortiller autour de son doigt. Une adorable manie. Elle porte encore cette coiffe pour les grandes occasions. On dirait alors une reine. Une reine rayonnante et majestueuse.

Ma femme brille toujours à mes yeux. Plus qu'un bijou en or massif. Sa peau d'ébène sent bon l'anis. L'anis étoilé. J'aime quand la vie est pleine d'étoiles. Il y a celles de là-haut qui éclairent nos nuits et celle d'en bas, ma Fatoumata, qui embaume mon âme et mes jours. C'est la lumière de ma vie. J'aimerais que ce soit pour l'éternité.

Maintenant, elle rafraichit mon visage avec des compresses humides. Elle tamponne avec délicatesse mes tempes et mon front et réchauffe mon cœur avec des paroles tendres qui me caressent. J'en ai tant besoin. J'aimerais que ça ne s'arrête jamais. Elle me transmet aussi des messages de gens de chez nous. Des messages de personnes pleines d'attentions. Certaines disent qu'elles me rendront visite bientôt. Elles ne savent pas que je vais partir. Demain, je ne serai plus dans cette horrible prison. Je demande à Fatou de les remercier et de les en informer. Et ça la fait pleurer.

Je la supplie de ne pas se mettre dans tous ses états. J'essaie de la convaincre que les médicaments d'ici me rendent tout patraque. Elle connaît ma préférence pour les doux remèdes de ma contrée natale. Comme ceux de ma grand-mère Zaza qui étaient les plus efficaces. Sauf que ma Zaza n'est plus de ce monde. Et qu'elle n'a donné ses recettes à personne. Ma tante se débrouille plutôt bien avec les plantes, cependant pas aussi bien que mémé Zaza. Elle ne peut rien pour moi. C'est une des premières à avoir vu que je ne tournais plus très rond. Hormis le manguier et le vent. Ceux-là ne comptent pas. Pas vraiment.

Je répète à Fatou de ne pas s'inquiéter. Que le croco et le serpent ne me feront rien du tout parce que je ne vais pas moisir dans ce cloaque. Et que tout va s'arranger puisque je vais rentrer au petit jour. Ses larmes redoublent alors et inondent totalement ses joues comme si je venais de lui annoncer un grand malheur. Elles coulent à flots, viennent cascader dans son cou. Ma chérie ne les contient plus. Elle craque, sanglote : « Je voudrais tant que ce soit possible. Je voudrais tant que tu guérisses aussi vite mais tu ne vas vraiment pas bien et je ne te reconnais plus. Je ne comprends rien à tes histoires de crocodile et de serpent. Ni à tout le reste. J'aimerais bien pourtant. Et j'aimerais surtout que tu fasses confiance aux médecins. Je t'assure qu'ils te veulent du bien. »

À présent, ses larmes coulent comme des fontaines intarissables et ça me fait trop de peine : « Essuie toute cette eau ma petite Fatou. On va finir par se noyer. Allez, gomme-moi ce visage triste. Et dessine-moi un sourire. Celui qui m'enchante. Il va me réconforter. Et puis raconte-moi ce qui se passe au village depuis que je suis parti. Je suis curieux de tout savoir. »
Elle se ressaisit tant bien que mal. Je sais qu'elle essaie de se contrôler comme moi je tente de maîtriser tous mes serpents à sornettes. Crocodile compris. Ma pauvre Fatou se rend bien compte que je deviens zinzin. Et moi aussi. Je ne sais pas jusqu'où ça ira. Les blouses blanches ont quand même un peu raison. Parfois sous mon crâne ça a l'air de fonctionner. Et puis ça court-circuite.

J'essaie de me concentrer. Je veux profiter de sa visite. De ce moment délectable. Avec cette lucidité qui risque de filer d'une minute à l'autre. Fatoumata a séché ses larmes torrentielles. Et même si je perçois encore quelques sanglots dans sa voix, je sens qu'elle se calme peu à peu. Elle me parle de la plantation de cacao où nous travaillons tous les deux, des amis et de sa mère qui se portent bien. De son frère aîné aussi. Celui qui n'habite pas loin de chez nous, avec sa femme et leurs trois garçons. Déjà grands. Ils sont en bonne santé. J'espère avoir bientôt des fils moi aussi. Aussi vigoureux.

Elle me parle du village et de ses habitants. De ses cousines. Mais pas du voisin qui est certainement venu réclamer le loyer. Il ne peut en être autrement. C'est aussi pour ça que je dois rentrer. Il doit la harceler. Plus d'une fois j'ai eu envie de percer sa grosse bedaine avec une aiguille. Pour qu'elle fasse pschitt en se dégonflant. Ça amuse beaucoup Fatoumata quand je raconte ça. Elle éclate toujours de rire. Et j'aime bien quand elle rit. Néanmoins cette fois je me tais. Je ne veux pas réveiller les mauvais djinns. Le temps passe trop vite depuis qu'elle est arrivée. Je dois essayer de ne pas le gâcher. Elle me dit qu'elle va rester à mes côtés cette nuit pour me protéger de tous les monstres qui peuplent mes cauchemars. Qu'elle va les chasser.

Sauf que ce n'est pas possible que ma Fatou dorme ici. Ce n'est pas autorisé. Il est déjà tard alors il va falloir qu'elle aille à l'hôtel car la route est longue jusqu'à chez nous. Il faut prendre le car. Celui qui s'arrête partout et qui trimbale des voyageurs toujours très chargés. Fatoumata n'a que son petit sac, celui que je lui ai toujours vu porter. Elle le traîne depuis des années. Je me demande même s'il n'était pas à son bras à sa naissance. Comme une marque distinctive. Pour ne pas la confondre avec une autre. Sauf que ces idées sont étranges et saugrenues. Et d'ailleurs, comment pourrait-on la confondre avec qui que ce soit ? Elle est unique au monde. Sans pareille. C'est ce lieu maudit qui me fait perdre mes esprits.

Je me demande s'il n'y aurait pas un marigot englouti quelque part. Peut-être dans une salle obscure, juste en dessous de ma chambre. Ou au-dessus. Il me semble qu'une odeur de vase emplit mes narines. Et puis j'entends des « fuitt » et des « clap ». Il ne faut pas que je ferme les yeux. Je ne veux pas voir le crocodile. Il finira par me dévorer pour de bon. Je veux juste admirer ma Fatou. Encore un peu. Elle est tellement jolie. J'aimerais bien être un bébé, elle me bercerait dans ses bras. Et elle pourrait m'emmener avec elle, là tout de suite. Car elle s'en va. C'est l'heure. De la porte, elle me fait un petit signe. Puis disparaît. Et je me retrouve tout seul.


Fatoumata est partie depuis longtemps. Je me demande si elle est vraiment venue. Une infirmière est là pour une piqûre. Je ne l'avais encore jamais vue. Ou je ne sais plus. Il y a tant de gens qui s'affairent dans ma chambre comme des fourmis géantes. Je préviens cette nouvelle soignante : « Non merci, on m'en a déjà fait une ce matin. » Elle répond : « Ksss, vous n'êtes pas sérieux... »
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Eh ben quel voyage ce matin au travers ce texte que je découvre ! Ce flux de pensées fluctuantes est fascinant ! Bravo !
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Hortense Remington · il y a
Merci beaucoup Pierre-Yves et belle journée !
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Eve Nuzzo · il y a
Ça décolle bien par ici.
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Hortense Remington · il y a
C’est vrai ! Merci beaucoup à vous Eve, d’être quand même passée ici !
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Virgo34 · il y a
En fin de compte, j'aime toujours votre humour très fin.
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Hortense Remington · il y a
C’est drôlement gentil, Virgo34 ! Merci beaucoup !
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Jean-Yves Duchemin · il y a
Les crocos ne mentent jamais. C'est Odile qui me l'a dit, Odile la fille Lacoste :)
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Hortense Remington · il y a
Ouf ! Merci beaucoup de m’avoir rassurée Jean-Yves… 😉 Et c’est que vous en connaissez du beau monde !
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Fredo la douleur · il y a
Emporté dans le tourbillon des pensées décousues de Oumar, on se laisse glisser avec plaisir le long du fil de votre texte, Hortense ! ^^
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Hortense Remington · il y a
Merci beaucoup Fredo !
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Joëlle Brethes · il y a
Adieu commentaire et like... Mais je ne me laisserai pas impressionner par de vils hackers : j'avais aimé ce texte et je le redis ! ;)
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Hortense Remington · il y a
Comme c’est gentil ! Merci beaucoup Joëlle ! 😘
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jusyfa *** Julien · il y a
L'histoire est prenante et fort bien écrite, bravo Hortense.
Julien.

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Hortense Remington · il y a
Merci beaucoup Julien ! Bon week-end !
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Blackmamba Delabas · il y a
j'aime beaucoup ce monde d'animaux, de chambre aseptisée avec ce patient récalcitrant, oscillant entre médecine moderne et remèdes ancestraux. Et puis, en fil conducteur, il y a Fatou auquel se raccroche le patient...
Une histoire très réaliste...

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Hortense Remington · il y a
Merci beaucoup Blackmamba ! Vous me faites grand plaisir en écrivant que mon histoire est réaliste !
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Mome de Meuse · il y a
Une dérive aussi passionnante qu'originale.
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Hortense Remington · il y a
Merci beaucoup Mome ! Et bonne journée…
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Julien1965 Dos · il y a
Un monde habité, parlant, troublant dans lequel la solitude n'a plus vraiment de place...Existe-t-elle vraiment dans les villages de l'Afrique ? Même quand la raison s'effiloche. Ce crocodile qui parle m'a fait pensé aux croyances malgache dans le nord du pays : Oui, il s'exprime et il a une fonction, il est le gardien des morts...
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Hortense Remington · il y a
Merci Julien pour votre commentaire ! Je ne connais pas les croyances malgaches mais vous m’avez donné l’envie de m’y intéresser. Le crocodile symbolise la mort dans mon récit. Quand Omar ne veut pas fermer les yeux de peur de voir de nouveau le crocodile, c’est qu’il a peur de mourir… vous l’avez sûrement compris !

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