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Triste hasard (version optimiste)

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Gladys

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Elle venait de fêter ses 14 ans et moi je la désirais. J’étais son aîné de 3 mois et malgré mon jeune âge, j’étais audacieux quand il s’agissait de l’embrasser. Pour le reste, malgré mon grand désir d’aller plus loin, plus haut, je ne dépassais pas le genou pour les caresses. Encore moins les seins qui étaient bien beaux, bien trop tout pour moi. Je m’interdisais seulement de les frôler. , je les avais entraperçus une fois qu’elle retirait son soutiengorge pour enfiler son maillot de bain. Je me trouvais par hasard à un endroit qu’elle ignorait. J’en fus bouleversé. La taille était celle d’une femme et elle n’avait que 13 ans à l’époque. Une poitrine magnifique pour un beau brin de fille comme disaient les vieux de 40 ans. Elle m’impressionnait, me bloquait ; me liquéfiait alors qu’elle recherchait ma compagnie. Quelle frustration et de plus, j’avais honte de l’effet que sa promiscuité provoquait chez un garçon de cet âge. Quand nous flirtions gentiment, souvent, en me levant, je repartais en me pliant vers l’avant pour éviter qu’elle ne remarque ce que je considérais comme une anomalie de la nature. Bien sûr, j’étais immature et elle était tellement pure. La dernière fois que je l’avais embrassée, je m’étais enhardi. Nos langues s’étaient entrelacées, un peu emmêlées je ne sais comment mais c’était bien. Moi j’aimais, elle faisait pareil sans que je susse si cela lui plaisait. Elle me laissait faire et en repartant chez moi, j’étais fier de mon audace. Le soir, dans mon lit, j’imaginais ce que j’entreprendrai le lendemain.

Hélas, le manège se répétait avec toujours ce même blocage. Quant à elle: , elle n’était pas démonstrative, son seul plaisir semblait consister à être en ma compagnie. Tout lui était prétexte pour venir à la maison sachant que je repartirais avec elle. Assis près d’elle sur l’herbe, je la prenais dans mes bras. Elle se laissait aller et je l’embrassais durant des temps. Ce qui me semblait le summum de l’amour se limitait en un exercice plaisant mais fatigant. Il fallait tenir le plus longtemps possible. Les plus longs baisers de cinéma devaient être pulvérisés devant nos performances. Seul un rhume pouvait limiter nos exploits. Dans ces conditions, il ne restait guère de place à d’autres découvertes. Les jours somme toute se ressemblant, je me contentais de ces moments mais parfois ma main caressait son genou comme mu par une impulsion. Elle ne se dérobait pas, laissait faire et malgré une envie de monter un peu plus haut, je ne le faisais pas. J’étais persuadé qu’elle me laisserait sur place pour ce geste osé, déplacé. J’étais dans cette disposition d’esprit quand l’événement considérable, perturbateur, déstabilisant et qui aurait pu être très grave de conséquences se produisit.

Ce jour là, en rentrant de mon travail vers 15h30, après un frugal repas à la maison, je décidais d’aller voir mon copain que habitait à 4 ou 5 km de chez moi. Je décidais d’emprunter le raccourci à travers bois sur un chemin de terre, sorte de grand sentier bien entretenu ; Je roulais lentement pour éviter les petits cailloux ennemis de mes pneus quand j’aperçus à peine à 30m, légèrement en retrait du chemin un couple enlacé très occupé, trop pour avoir décelé mon arrivée. Par décence, afin de ne pas les déranger, je m’arrêtais et me postais dans les arbres à l’abri des regards. Ma première idée aurait dû être la bonne, prendre le chemin discrètement en sens inverse mais je ne sais pourquoi, je me fis voyeur contre mon gré, enfin à l’insu de mon plein gré enfin... !

Je regardais la femme que je voyais de dos, de côté plutôt et un détail attira immédiatement mon regard, la longue chevelure blonde inondant son dos jusque sur les reins. La plus belle que j’eus jamais vue. Elle était la seule de la région à posséder cette vague ondulante. Elle en faisait habituellement un chignon savant et ma mère l’aidait. Elle terminait par un foulard seyant pour les travaux journaliers. J’adorais me permettre de libérer sa crinière dans laquelle je fouillais sensuellement des deux mains. Pour l’instant Le couple n’était pas vraiment enlacé, il formait un angle droit. À un moment, elle s’écarta légèrement et je vis mieux ce qu’elle faisait. Bien que totalement inexpérimenté, je compris de suite car c’était ce que je pratiquais sur moimême depuis plus d’une année peutêtre deux. L’homme la ramena vers lui et je ne voyais plus rien. Je n’osais bouger malgré une extrême curiosité. J’étais pétrifié et aussi pétri de curiosité.

Que faisaient ils, je n’entendais rien, ne voyais rien mais je me doutais que ce n’était pas une partie de piquenique. J’essayais d’imaginer le garçon que je n’avais pas vu. Il y avait quelques jeunes hommes dans la région mais je ne comprenais pas pourquoi ils seraient venus aussi loin. Je m’étais assis pensant qu’ils allaient partir mais au bout d’un quart d’heure, n’entendant plus aucun bruit, je me glissais entre les arbres en espérant voir ce qu’ils faisaient. Ma curiosité reculait les limites de la prudence. Je fus récompensé si je puis dire car ce que je vis me stupéfia dans un premier temps avant de me faire chavirer l’esprit. Là, bien qu’un peu éloigné, je reconnus l’homme. Ce n’était pas une de nos fréquentations de jeunes. Il devait avoir environ 35 ans. J’avais contourné l’espace qui nous séparait et bien camouflé mon vélo. J’étais aux premières loges d’un spectacle qui s’inscrivit dans mon disque dur à tout jamais. Tour était incongru : l’âge du type, marié à une femme superbe, maman de deux charmantes petites filles.


Avec une petite de 14 ans que je croyais innocente et qui devant moi se livrait à cet homme sans retenue. J’eus droit pour mon baptême de ce genre au kamasutra du coin et ce durant 2 heures que durèrent leurs ébats. Je m’aperçus avec désarroi que ce que j’avais pris pour une violence d’un adulte envers une petite fille était en fait le résultat d’une nature sensuelle précoce et d’une rencontre avec un homme délicat qui sut lui procurer tout le plaisir charnel qu’elle possédait en elle. Je compris bien longtemps après qu’elle m’aimait profondément mais que nos rapports n’avaient rien à voir avec l’amour charnel que son corps réclamait et que sut lui apporter cet homme. J’appris par elle-même que leur premier rapport s’était passé alors qu’elle avait 13 ans. Après cet épisode traumatisant, je mis longtemps à me remettre et je fis même une tentative de suicide qui se solda par un échec humiliant. Durant une dizaine de jours, je ne rentrais chez moi que tard le soir. Sachant qu’elle venait chaque après-midi la blonde, comme je l’appelais dans mon esprit, n’osant même plus évoquer son prénom était là comme à l’accoutumé. Puis un jour, je revins chez moi vers 16 h, elle était là surprise bien sûr mais comme d’habitude sans un commentaire, elle se contenta d’un sourire que j’évitais de lui rendre. Pour une fois, je ne la raccompagnais pas chez elle. Je finis par la raccompagner pour éviter les questions gênantes de ma mère mais la première rencontre en tête à tête se passa très mal. Assis derrière sa maison sur le petit terrain gazonné, je lui pris la main brusquement et la posais sur mon entrejambe. Surprise, elle ne bougeait pas, ne faisait pas un geste quand elle comprit où je voulais en venir. Elle se leva et m’entraina vers le fond du jardin , un endroit plus discret. Là, debout, je sortis mon sexe et lui repris la main. Elle le caressa avec beaucoup de douceur, d’un geste qui contrastait avec ma violence maladroite mais je fus pris d’une nausée qui me fit la repousser, me mettre en tenue décente et je partis sans un mot à grandes enjambées chez moi .
Elle dut chercher les raisons de mon comportement bizarre à son encontre.
Ma mère m’en fit la remarque, elle qui l’adorait. Elle n’obtint qu’un grognement inintelligible, j’étais incapable de lui mentir et la vérité était hors de portée de notre langage, il m’aurait été impossible de traduire en paroles ce qu’il m’avait été donné de subir. De ce jour, je ne pus emprunter ce chemin. Il me fallut bien du courage pour surmonter cette épreuve et ce n’est que 10 ans plus tard que j’osais enfin, en voiture cette fois, en compagnie de mon épouse et à sa demande, rouler sur ce chemin à travers bois. Toutefois, en passant à l’endroit du délit, j’eus encore une sorte d’oppression qui me serra le thorax et le plus bizarre fut que ma femme voulut s’arrêter à cet endroit précis mais je l’emmenais bien plus loin pour un câlin champêtre. Elle prit un grand plaisir à ce type de rapport inhabituel pour nous devenus grands citadins. Personnellement, ce fut plus long, plus difficile. Des souvenirs persistants se précisaient par instant et ma virilité s’en trouvait largement affecté. ma femme mit cela sur le compte de mon désintérêt de la nature et son inconfort, elle se moqua gentiment de moi en précisant que l’âge en était peut être la cause, elle avait 3 ans de moins que moi.

Quant à la blonde incendiaire:

Je ne la revis que 2 années après, elle avait 2 magnifiques enfants dont je reconnus immédiatement le géniteur. Les traits fins mais surtout le regard troublant du père. Seuls, quelques individus possèdent cette couleur indéfinissable des yeux.  Comme (Romain Gary). Elle n’avait jamais rompu d’avec son initiateur et il était resté, malgré le temps, son amant de corps. Moi, maintenant je trouvais cela touchant et lors d’une visite à ma mère un peu esseulée après le décès de mon père, je la revis avec plaisir.. Je la conduisis à la ville voisine pour des achats en pharmacie et nous convînmes d’un rendez-vous pour le lendemain après-midi dans une cabane de mon père aux environs proches.

Dès notre rencontre, enfermés dans cette cahute, nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre comme des adolescents et durant trois heures, nous fîmes l’amour. J’avais ouvert la porte pour mieux la voir dans la lumière filtrante du jour déclinant. Elle était toujours l’ange que j’avais connu dans une vie antérieure bien lointaine. Sa nudité était irréelle à mes yeux, sa longue chevelure soyeuse blonde presque jaune d’or recouvrait ses fesses et je ne me lassais pas de la faire se tourner sur ellemême pour l’admirer. Avec quelques kilos de plus, elle était sublime de beauté ma blonde. En partant presque à regret à la nuit tombée, elle me fit le plus beau compliment d’une amoureuse: Elle me dit simplement que j’étais un amoureux et un amant extraordinaires. Venant d’elle avec sa nature généreuse, le compliment me fit la prendre une dernière fois pour une étreinte qui dura au moins une bonne demi-heure. Ce fut la dernière et la seule de cette qualité dont je bénéficiais, surtout l’ultime fusion de nos corps que nous laissâmes exulter à satiété. Un moment hors du temps, hors de toutes contingences... Sublimissime!!! Par un accord tacite toujours respecté, nous en fîmes un moment unique, une plage de temps supendu! . Quel magnifique souvenir...sublime moment d’amour total. Je la revis quelquefois en rendant visite à ma mère mais jamais nous ne franchîmes la frontière dangereuse d’un rapport amical et ceci sans une parole en ce sens. Ma mère me rapporta des propos qui ne laissaient aucun doute sur son amour indéfectible. Elle eut deux amours dans sa vie et moi je lui suis redevable de la compréhension de la complexité d’aimer. Je lui dédie ce petit texte, elle se reconnaîtra si elle a la chance de le lire Je ressens un respect immense pour cette femme en regrettant toutefois qu’elle ne m’eut pas initié quand je la désirais tant. une facette de l’amour, des souvenirs impérissables!!

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Loodmer · il y a
Je préfère le "jardinier" plus abouti
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Gladys · il y a
En fait, "triste hasard "fait référence à cette malencontreuse rencontre dans les bois!
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Paul Thery · il y a
On ne s'ennuie pas en lisant ce texte, et c'est déjà une grande qualité. Le titre reste un peu énigmatique ; rien de foncièrement triste en fait .
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