Triste hasard 2

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Je vous invite à lire " Femme " et vous en saurez presque autant que moi sur moi. Permettez de conserver un peu de mystère  [+]

Triste hasard 2 Suite



J'avais 13 ans moins un jour quand cela se produisit. Mes parents m'avaient envoyée chez des amis à quelques kilomètres chercher des beaux œufs frais pour préparer le gâteau d'anniversaire. Cette ancienne ferme, seule au milieu des champs et de bois était habitée par un couple depuis quelques années. Ils venaient quelquefois partager un repas . Plus rarement depuis la naissance de la deuxième petite fille. Je m'aperçois en l'écrivant que ça fait conte, la petite fille à travers bois se rendant chez « mère -grand «  au devant du grand méchant loup. Et, comme dans la fable, ce jour changea radicalement ma vie. Je rencontrai le méchant loup qui me croqua sans crier gare. Sans un mot, je fus dans ses bras, sa bouche collée à la mienne. Que se passait-il, je n'eus même pas le loisir d'y réfléchir.
En arrivant, je constatais l'absence de Coralie la maîtresse de maison et comme d'habitude, tout était ouvert partout. Je me dirigeais vers la grange à vaches où je rencontrais l'homme et comme d'habitude, je restais figée comme une vrai gourde. Je répondis difficilement à sa demande et il m'emmena dans une grange un peu à l'écart où les poules, en toute liberté allaient pondre.
Cette grange que je nomme »la grange à bascule » allait effectivement basculer, bousculer ma vie à tout jamais. Sans même prendre la précaution de fermer la porte, il m'attira vers lui et me serrant de ses bras puissants, il m'embrassa sur les lèvres et là tout était joué. Il le savait. Le reste ne fut qu'une formalité pour lui si expérimenté mais un ouragan pour moi. Son long baiser m'avait transformée en brasier prêt à s'enflammer. Il m'allongea sur la paille et le souvenir le plus précis fut le moment où délicatement il me retira la culotte. Après les souvenirs sont brouillés. Je sentis à peine une petite douleur quand il perça l'hymen, le reste ne fut que douceur et bonheur. Je connus le plaisir physique qui n'allait plus me quitter avec lui.
Au retour, avec mes œufs, je ne ressentais qu'un bien-être, j'avais des étoiles scintillantes dans les yeux. Il est des expériences qui vous transportent sur un petit nuage, ce fut le cas pour moi, la surprise totale m'avait apporté un plaisir physique inconnu, intense, le corps empli d'un bonheur inexplicable.
Je crus naïvement qu'il en était de même pour toutes les filles mais j'appris un peu plus tard qu'il n'en était rien. Le contraire était fréquent mais souvent le premier rapport préparé dans les pensées des filles n'apportait qu'une douleur. Un moment à effacer, plutôt désagréable avec un partenaire inexpérimenté, brutal.
Moi, c'est la tête dans les nuages que j'espérais la répétition. Elle eut lieu dans l'endroit le plus inattendu de la maison, dans ma chambre..
Il était venu emprunter du matériel à mon père petit entrepreneur du bâtiment. Celui-ci, absent comme souvent dans la journée ne trouva que moi et mon sourire ravi.
Je faisais des crêpes, seule. Il savait les retourner comme avec moi. Je me souviens qu'il leur faisait faire 2 tours en l'air. Nous en mangeâmes quelques-une en attendant ma mère. Comme elle tardait comme à son habitude, je l'emmenais dans ma chambre prétextant de lui présenter mon album photo tout nouveau.
Cinq minutes plus tard, nous étions sur le lit où après quelques baisers, nos corps ne supportaient plus aucun vêtement. Le désir m'avait saisie, j'avais envie qu'il me prenne, me possède de suite mais ce n'était pas son genre. J'eus droit à de longs et doux préliminaires. J'étais encore un peu maladroite et quand il me força, qu'il m'écarta, j'étais gênée. J'avais les bras sur les yeux quand je sentis qu'il écartait ma vulve et plaquait sa bouche sur les lèvres. En quelques mouvements, je jouissais fort et il continuait en dégustant le produit du plaisir qu'il me procurait.
De ses bras musclés, il me fit basculer sur lui et là il me pénétra avec douceur . J'étais très mouillée et son sexe entra facilement. Je me sentis emplie pour la première fois et cette nouveauté me donna un autre plaisir
. Il me fit découvrir l'ivresse totale du sexe en bonne compagnie. C'était un expert, j'en eus la confirmation quand j'eus l'occasion plus tard de répéter l'opération avec d'autres hommes. Lui était différent, sa manière de faire, son approche en faisait un maître en la matière. Chaque nouvelle rencontre était l'occasion de belles découvertes parfois même d'une espèce d'orgasmes paroxystiques qui me laissaient pantelante, anéantie. Plusieurs fois, j'eus le rare privilège de ressentir si fort le plaisir physique que j'eus un léger malaise, je perdais connaissance. Il paraît que c'est rare ce ressenti extrême .
À partir de cet instant, je n'eus de cesse de le retrouver et 15 années plus tard, notre passion commune ne s'est pas éteinte. Je me suis mariée à 21 ans. J'étais gironde et je n'eus aucun mal à trouver un prétendant. J'eus 2 enfants qui ressemblent étrangement à mon amant de passion physique. Étonnant...non! comme disait notre grand humoriste l'ami "cyclopède" alias P.Desproges.
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Laurent Martin · il y a
Aah il y avait une suite, ou plutôt un autre angle de vue :-)
Mais où est le tueur en serie? 🤔

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Long John Loodmer · il y a
Bon, du coup je vais lire le 1
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Paul Thery · il y a
Changement de point de vue. Un texte qui aurait pu se suffire à lui-même sans les trois dernières lignes, incompréhensibles si l'on n'a pas lu l'épisode 1 !
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Gladys · il y a
Merci Paul, je crois que vous avez raison et je vais supprimer les dernières lignes .

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