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Tourloutoutou en Mongolie

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Mongolie août 2008 (carnet de voyage-extrait).

Dans la steppe, notre 4x4 UAZ-452, une ancienne ambulance reconditionnée datant de l’époque soviétique, fonçait à tombeau ouvert en direction de la frontière russe jusqu’au lac Khövsgöl. Nous frisions, au bas mot, les vingt-cinq km/heure de moyenne avec des pointes de vitesse insensées à quarante km/heure. Voyageurs et matériel étaient ballottés en tous sens et bondissaient à chaque passage dans une ornière, c'est-à-dire en permanence. Tchoï le chauffeur et Baata notre guide ne semblaient pas particulièrement indisposés par les pistes défoncées. Il est vrai qu’ils étaient habitués puisque en cet été 2008 la Mongolie ne possédait guère plus de deux pour cent de son territoire en routes asphaltées.

Trois jours plus tôt, à l’aéroport international Gengis Khan d’Oulan Bator, mon épouse Marie-France et moi, avions été accueillis par notre guide qui s’était présenté ainsi :
— Je m’appelle Baata, comme le magasin de chaussures mais avec trois A.

Cet enfant de la steppe n’avait que vingt-deux ans et totalisait déjà cinq années de médecine derrière lui. Pour apprendre le français, il avait passé deux ans à Nancy chez une cousine ce qui lui permettait de parler notre langue sans la moindre trace d’accent. Il avait été guide-interprète pour France 2 dans Échappée belle et pour un reportage sur le chamanisme en Mongolie paru dans le magazine Géo en août 2009. Ce gamin surdoué finira, au minimum, ministre de la santé de son pays. Souvenez-vous de ce que je viens de vous dire.

Quant à Tchoï, le chauffeur tout-terrain, la rumeur disait de lui que lorsqu’il tuait une gazelle, il en dévorait les reins sanguinolents sur place, à la manière de ses ancêtres. Il pensait ainsi être réincarné en cet animal. En effet, dans le cycle des renaissances, les cervidés sont placés en tête, Bouddha ayant aperçu deux cerfs au moment de son éveil à la conscience suprême, allongé sous un ficus religiosa.

Nous quittâmes très rapidement Oulan-Bator, cette ville que certaines mauvaises langues classent parmi les capitales les plus laides du monde, prétendant même que les HLM du neuf trois sont de véritables œuvres d’art à côté de son architecture. Ma femme et moi nous nous retrouvâmes dans ce véhicule russo-spartiate agrippés à nos banquettes, brinquebalés de toutes parts.
C’est à un croisement de pistes, au contournement d’un Ovoo orné de drapeaux de prière claquant au vent, que nous vîmes soudain apparaître un véhicule sorti tout droit d’un film de Mad Max. Après un large dérapage semi-contrôlé, enveloppé par un gigantesque écran de poussière, il avait fini par s’immobiliser à nos côtés.
Un rouquin dégingandé en était sorti théâtralement, santiags, Ray-ban, boucle de ceinture tête de buffle sur un jean Levi’s 501 ; un large sourire hollywoodien lui barrait le visage. Une pâle caricature de Clint Eastwood à qui il ne manquait qu’un long cigare au coin des lèvres.
— Hello ! My name is James, what’s yours ?
Dit-il en s’époussetant du revers de son véritable Stetson texan.

Seigneur, un yankee !
Après un échange de quelques mots, son prétentieux accent oxbridge avait immédiatement trahi un ressortissant de la perfide Albion. En vérité je vous le dis, il s’agissait bien d’un rosbif travesti en gringo.
Bon, l’échange d’un verre de vodka Chinggis Gold (sept dollars et demi le litre au supermarché d’Oulan-Bator, place Lénine, à droite face à la statue, vous ne pouvez pas vous tromper) avait largement aplani les éventuelles divergences et facilita un dialogue des plus amicaux.
James avait fourni les amuse-gueules (Nature Valley Crunchy, deux dollars le paquet au même magasin) ainsi qu’une outre en peau contenant du lait de jument fermenté de fabrication authentiquement locale.
L’américano-british ne parlait pas un mot de français. Il nous dit avoir croisé de temps à autre des baroudeurs français qui, à cette époque, étaient nombreux à traverser la Mongolie avec des VTT achetés en Chine. Notre nouvel ami nous fit alors une demande des plus sérieuses ; il aurait bien aimé connaître une phrase de politesse dans la langue de Molière afin de les saluer comme il se doit.
Je fus très touché par ce noble sentiment à l’égard de mes valeureux compatriotes. Alors, vous me connaissez, bon apôtre et toujours prêt à rendre service aux gens de bonne volonté, je décidai sur le champ de lui donner sa première leçon de français.
Je sais que l’anglais est particulièrement fermé à une bonne prononciation du son « U », il me sembla donc naturel de lui apprendre une phrase de courtoisie aussi courante qu’essentielle dans mon pays, à savoir :
— Turlututu, chapeau pointu.

Sous mon doctoral contrôle, ma victime reproduisit consciencieusement ladite phrase. Au bout d’environ vingt-cinq répétitions et une demi-bouteille de tord-boyaux, l’accent approcha la perfection, il souhaita cependant en avoir une traduction stricto sensu.
Bon, pas de problème, bon zig, je lui expliquai :
— Mon cher ami d’outre-Manche, cette phrase de politesse signifie, à peu de chose près... « Je soulève mon chapeau pour vous saluer ».
— All right ! Me répondit-il.

Notre coquin de guide qui pratiquait l’anglais presque aussi bien que le français, riait sous cape en sortant la cantine du coffre du 4x4 aux fins de préparer le dîner avec l’ami Tchoï.
Finalement l’homme se révéla être fort sympathique et la soirée, largement arrosée, fut agrémentée d’une exquise conversation.
L’alcool déliant les langues, James nous avoua connaître un juron de français qu’il découvrit, jadis, dans l’édition britannique Les Trois Mousquetaires. Un juron, une trivialité que l’on ne pouvait proférer qu’entre gens d’honnête compagnie.
— Sacrebleu ! S’écria-t-il soudain.
Je lui confirmai immédiatement l’usage quasi-quotidien de cette expression, pour se saluer entre gentlemans de l’hexagone.

Ensuite, nous nous installâmes autour d’un feu alimenté de crottes de moutons séchées où nous eûmes le plaisir d’entendre Baata nous conter de merveilleuses légendes de son pays. C’est sous le charme de l’histoire du violon à tête de cheval, du chameau qui pleure ou encore de celle des deux chevaux de Gengis Khan que nous regagnâmes nos tentes et plongeâmes dans nos duvets.
Crevés, éreintés, cassés, courbatus, bonne nuit à tous... Oui, bonne nuit... enfin, façon de parler, il y avait les chiens.
Ah, les sales cabots !
Leurs aboiements perçaient nos tympans à travers nos boules Quies. Dans la vallée, il y avait des yourtes distantes de deux-cents mètres chacune et leurs nombreux chiens de garde passaient leur temps à s’invectiver à longueur de nuit.

Six heures du mat’, fine gelée blanche sur nos tentes, brume dans le lointain. Les chiens avaient fini par se calmer, eh bien c’est cet instant que Baata choisit pour crier :
— Debout ! Le petit dèj’ est prêt.

Bouche pâteuse, mal de crâne, la vodka frelatée à base d’alcool de sciure de bois agrémenté de lait de jument fermenté ne me réussissait pas.

Au sortir de nos tentes respectives, mon « english pigeon », lui, paraissait frais comme un gardon. Torse nu, serviette sur l’épaule, trousse de toilette sous le bras et Stetson à poste, il se dirigea vers moi. À quelques mètres, il se figea dans un garde-à-vous très Major Général de l’armée des Indes et, soulevant son couvre-chef, il me salua en ces termes :
— Sacrebleu, Allan.
— Tourloutoutou tchapo ponetou.
— It’s perfect, tourloutoutou pour toi aussi James, ne change rien, c’est bon comme ça.

Puis, toujours dans une parfaite attitude martiale, il exécuta un demi-tour réglementaire et fila vers le lac aux eaux glaciales pour s’y plonger en chantonnant.

Désolé James, l’abuseur public, le « crazy-Frenchie », a encore frappé !
Après une accolade d’adieu très fraternelle, cette figure échappée d’une série B américaine diffusée en V.O nous quitta aussi vite qu’elle était arrivée, avalée par un majestueux nuage de poussière.
Et voilà, c’est tout, bonne route l’ami !
J’espère que tu ne me tiendras pas rigueur de cette petite plaisanterie.
Ce fut une belle rencontre, une belle soirée entre personnages truculents et... Sacrebleu ! Ce fut un beau voyage.

PRIX

Image de Eté 2016
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Gwen2914 · il y a
Moi qui espère mettre les pieds en Mongolie, grâce à vous, j'ai eu un avant goût d'aventure et de drôlerie.
Merci

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Alain de La Roche · il y a
Il s’agit d’une anecdote du second voyage en Mongolie, le premier ayant été interrompu par un évènement dramatique que je conterai peut-être plus tard.

Merci pour votre passage, même s'il est trop tardif pour être comptabilisé.

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Sylvie Franceus · il y a
Ce fut un beau récit ! Merci pour le partage de cette aventure mongole que vous avez contée avec talent. Je sais désormais que vous êtes un " bon apôtre et toujours prêt à rendre service aux gens de bonne volonté " .... Ce que vous avez fait de bon coeur avec ce jeune homme qui va pouvoir colporter la bonne parole frenchie partout dans les steppes
Un vrai joli moment
Merci !

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SakimaRomane · il y a
Une aventure haute en couleur et pleine d'humour :)
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Utilisateur désactivé · il y a
Une belle aventure et de magnifiques images. Merci Alain!
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Alain de La Roche · il y a
Merci Epitaph. Comme tous les égocentriques (enfin, les hommes normaux, quoi), j’aime les gens qui m’aiment. :-)
Et même si tu as choisi un créneau poétique un peu rigide, je souhaite sincèrement que tu mettes un peu de couleur dans tes textes en noir et blanc.

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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai toujours préféré le noir et blanc à la couleur... Les photos en noir et blanc, les dessins (je ne suis passée à la couleur qu'il y a très peu de temps et encore, j'ai du mal), je trouve que ça rajoute une "profondeur" que la couleur n'a pas. Mais promis, j'essaie, même si ce n'est pas forcément couronné de succès...
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Jeanne · il y a
En accord Epitaph, les clichés, les croquis en noir et blanc sont les plus beaux qui captent la lumière et saisissent les contrastes. Ceci n'empêche d'accrocher aux nuages des touches de couleur, l'arc en ciel est fait pour ça. Dans vos derniers essais, essai, effet réussi qui apporte de la vie, de la gaieté dans le short paysage.
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Alain de La Roche · il y a
La couleur c’est l’éclatement de la joie, le sourire à la vie, les bras tendus vers un futur qui reste à construire… aucun espoir pour nos âmes dans les ténèbres en noir et blanc du royaume d’Hadès.
Je suis votre aîné ma chère Epitaph.
Lorsque qu’un jeune dit : je veux mourir, un ancien proclame : je veux vivre !
Étonnant non ? :-) 1♥

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Utilisateur désactivé · il y a
Je ne sais trop quoi répondre à cela, Alain. Pardon... A part que je veux vivre, que ce soit dans les ténèbres de mes écrits ou dans la lumière de ma vie.
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Alain de La Roche · il y a
Pardon de quoi ?
Continue, tu disposes d’un incontestable talent.
Rapproches-toi de Vivian Roof, il est capable d’écrire en couleur puis de passer au noir et blanc sans le moindre complexe. C’est un vrai pro.
Ceci dit, il est quand même un peu farfelu, mais que veux-tu… le monde est ainsi fait.
Ecoute aussi Jeanne, c’est une grande poétesse à l’immense talent, la preuve, elle a publié deux de mes poèmes, c’est te dire la qualité de son jugement.
Il est vrai que la longueur de ses écritures est parfois gonflante, mais bon, comme je le disais supra, le monde est imparfait.

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Jeanne · il y a
No comment !... pour faire court... bouillon comme disait Godefroy du même nom. Mon plus beau sourire Monsieur de la Croche.
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Utilisateur désactivé · il y a
Eh bien de n'avoir pas su quoi répondre...
Merci beaucoup Alain.
Je ne sais pas encore à quel point Vivian est farfelu mais en tout cas il m'est très sympathique. Le reste, je le verrai à mesure du temps je pense. Et puis c'est bien d'être farfelu, on ne s'ennuie pas comme ça.
Pour ce qui est de Jeanne, il est vrai que sa plume est magnifique, j'ai énormément aimé le peu que j'ai lu d'elle; il faudra d'ailleurs que je m'y remette au plus tôt.

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Wall-E · il y a
Un foisonnement d'images pour une aventure haute en couleurs. Bravo !
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Alain de La Roche · il y a
Merci Wall-E, Black Jack et autres Lulla Bell.
J’espère avoir la possibilité de poursuivre la présentation de mes carnets de voyage, à moins que le comité de lecture de Short-E n’en décide autrement.

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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai adoré ce voyage en Mongolie au gré de ma lecture, et ces instants gravés au fil des lignes, que j'ai tout particulièrement apprécié.
Un beau texte en somme, comme j'aimerai en trouver plus souvent.

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Lulla Bell · il y a
J'ai adoré ce récit truculent, plein d'humour dans un paysage que vous décrivez de façon très pittoresque. Vous écrivez magnifiquement bien ! J'aurais bien vu une suite à cette aventure, surtout pour James. En fait lorsqu’il vous a annoncé son nom, je riais dans ma barbe (bon je n'en ai pas je ne suis pas une femme à barbe mais...) en pensant à la réplique "Bond, James Bond" ;-) Cette lecture fut un régal mais Sacrebleu pourquoi si peu de votes ??? Sur un j'aime très sincère je vous salut Turlututu chapeau pointu ! Lulla Bell
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Vivian Roof · il y a
Attention, Lulla ! Alain est un truand ! N'oubliez pas que votre préféré c'est moi...
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Lulla Bell · il y a
Il a l'air plutôt d'un baroudeur ;-)
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Lulla Bell · il y a
Je n'oublie rien Vivian :-) Mais lorsque vous me conseillez un auteur je vais le lire car j'ai confiance en vos goûts :-) Un petit verre de lait de jument fermenté avant que je ne file ??? Turlututu chapeau pointu Vivian ;-)
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Alain de La Roche · il y a
Heu… Vous êtes sûr que je ne gêne pas ? :-(
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Vivian Roof · il y a
Heu... Si tu pouvais juste te retourner...
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Lulla Bell · il y a
Absolument pas, nous papotions en vous attendant :-)))
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Vivian Roof · il y a
"Chronique", voilà le mot ! C'est tout à fait ça ! Alain, tu es un chroniqueur !
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Alain de La Roche · il y a
Oups… Merci Vivian de me tendre la perche.
En effet, je dois admettre que je suis très déçu de constater qu’un chroni-cœur n’ait pas sa place en finale sur ce site. Seuls les littéraires bons teints adeptes des Prix Goncourt et les pseudo-poètes qui s’expriment à coups d’hémistiches au rythme de la césure ont accès au podium.
Pourtant, et oui Monsieur Shortédition… Pourtant, ce qu’attend (me semble-t-il) le public que vous ciblez, c’est de lui raconte une courte histoire, une fable, un conte et non pas que votre "machine" lui livre une œuvre littéraire parfaitement rédigée mais totalement insipide.
Peut-être que votre comité de lecture est d'une composition par trop «académique» alors que vous visez une clientèle populaire.

Pas grave, je me suis trompé de site, je vais ailleurs présenter mes carnets de voyages. ;-)

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Vivian Roof · il y a
Après la mer Michel voici l'amer Alain... Tu replies bagages trop vite, mon cher Alain ! Regarde : moi qui suis le plus grand écrivain de tout l'étang, je n'accède pas ici au podium. Pour y accéder il faut se constituer une solide équipe de lecteurs, ici et sur Facebook et sur Jupiter si possible, lecteurs qui ne sont que d'autres écrivains du site : c'est une affaire de famille. C'est pas de la littérature.
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Alain de La Roche · il y a
Bien vu l'aveugle ! :-))
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Bertrand · il y a
un récit vif et coloré
plein d'émotion et d'humour
comme une invitation au voyage
dépaysant^^+1

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Emma · il y a
J'aime bien vos chroniques de voyages !
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Alain de La Roche · il y a
Merci Emma,
Le mois prochain je pars en Ethiopie pour une mini expédition (3 semaines) dans la vallée de l’OMO, peut-être reviendrai-je avec une nouvelle Nouvelle que je ne manquerai pas de vous dédicacer. 1♥

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