Tetahi

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En compétition

Marin, charpentier de marine, et quand les alignements sont bons, j'écris. De la Polynésie à l'Antarctique j'ai aligné nouvelles et parfois un roman. On ne vit de l'écriture que si on est dans  [+]

Image de Été 2020

Tetahi ouvre les yeux ; durant un long moment, l’esprit embrumé de ces longs vertiges éthyliques qu’il affectionne tant, il flotte lascivement dans un doux rêve. Un bruit strident de ferraille, puis celui d’un moteur puissant, doublé d’un cliquetis de chenilles motrices réintègrent brutalement Tetahi dans la réalité. L’homme lève pesamment la tête. La joie de l’alcool est morte avec le jour, son esprit lourd ne ressent plus ni puissance ni assurance, seule sa mémoire disparate lui rapporte par bribes la beuverie de la veille. Stigmates dégradants de souvenirs odieux.
Il jette un coup d’œil glauque dans l’unique pièce de la cabane familiale. Depuis hier soir, rien n’a changé dans la demeure de Pinex et de tôle du pêcheur. La cuisine, propre, mais sommaire, baigne dans la lumière rasante du matin. L’auvent levé à l’aube par la mère de famille diffuse toute la lumière du lieu. Le peue commun où la famille dort tient la part majeure de l’espace. Tout dans la cabane est disposé autour du trône aménagé au centre d’intérêt commun et supérieur, le téléviseur. La conscience de l’appareil électronique réveille en Tetahi une bouffée d’angoisse incontrôlable et la panique l’envahit presque entièrement. Pour la millième fois de l’année, l’écran noir et inerte du téléviseur à présent définitivement éteint lui lance à la face cette terrible remise en question.
— Tetahi Mautitefaremiti comment en es-tu arrivé là, toi et les tiens ?
N’avoir même plus un téléviseur en fonctionnement dans sa cabane… Humiliation sociale sans retour… Tetahi détourne la tête, la conscience ne lui vaut rien, définitivement.

Dehors le tintamarre mécanisé redouble d’intensité avec ce qu’il identifie comme l’arrivée d’un gros camion lourdement chargé. L’homme déplie dans la chaleur humide de ce matin de janvier sa longue et lourde carcasse et se lève. D’un pas pesant et résigné, il marche vers la porte, l’ouvre. Une bouffée torride et moite au relent de fioul, de boue et d’huile l’accueille sous l’appentis de son petit fare. Un amoncellement hétéroclite de tôles jouxte la pièce commune. Il ne cache à présent plus le chantier qui en quelques jours a éloigné la cabane de Tetahi du bord du lagon de plus de cent mètres de terre, d’ordures diverses, de boue huileuse et de roches.
Le petit bord de mer où la famille de Tetahi vit avec sa famille, surpeuplé, mais humain, encore charmant avec ses aito, purau, et cocotiers insolites est devenu « la bretelle de contournement de l’aéroport ». L’eau limpide du lagon où les enfants jouaient hier ne lèche plus le pied des bicoques dans le clapotis permanent et les cris perçants des enfants joueurs. L’eau aujourd’hui est un cloaque boueux où plus rien de vivant ne désire demeurer à plusieurs centaines de mètres à la ronde.
— L’aéroport, le fameux aéroport, murmure le pêcheur.
Il s’assoit, désabusé, sur la caisse de bière vidée la veille. Au matin, elle a été soigneusement rangée par les enfants. Posée prés de l’impressionnante pyramide de caisses similaires qui semble un énorme pilier soutenant la frêle toiture. Comme si, ce faisant, les enfants, en maintenant cet édifice incroyable avec un art consommé de l’emboîtement mécanique, conjuraient par l’ordre le pouvoir de chaos et de violence de cette boisson sur les adultes. D’une main machinale, Tetahi soupèse les canettes vides, une à une, lentement, jusqu’à ce qu’il en trouve une en partie pleine. La première gorgée de ce breuvage échaudé, plat, mais encore alcoolisé, lui procure un haut-le-cœur, puis il sombre en sirotant dans ses souvenirs, et retourne à son rêve de la nuit.
Son rêve le ramène à Faaa, il y a trente ans, dans le centre du village, le matin à l’aube. Son père Mako, et lui, son unique fils, vont poser leurs paniers à une place de choix, entre le quincaillier et l’herboriste chinois, pour vendre leur pêche. Avec rage, il revoit les gens de ce qui n’est à l’époque qu’un village polynésien, se presser autour d’eux pour acheter leur précieux chargement. Temps béni ! Alors les Mautitefaremiti n’étaient pas des pêcheurs comme les autres. Eux ! Ils pêchaient cette sorte de crabe qui ne vivait en Polynésie que dans les zones marécageuses des embouchures des fleuves. Depuis les temps immémoriaux, le clan était pêcheur de crabe. Pas n’importe où. Sur les terres ancestrales de la famille, acquises de haute lutte sur de valeureux rivaux et gardées farouchement au travers des décennies malgré l’arrivée et l’installation des popaa. Depuis il avait fallu subir aussi les vagues des Paumotus, puis des Rurutu, tous fils maoris de Polynésie. Ils avaient fui la vie précaire des îles, attirés tels de tristes papillons par le mirage de la ville.
Dans tout le pays de Faaa, seule leur famille avait la maîtrise de la fabrication des nasses indispensables à cette pêche. Dans le dédale de l’embouchure marécageuse de la rivière, eux seuls savaient où et comment placer ces nasses pour recueillir l’heureuse manne.
Tout ceci donnait au clan Mautitefaremiti une condition à part dans la grande tradition de pêche maorie. Une condition respectée d’originalité et de stabilité qui justifiait largement la place d’honneur sur la place du village.
Il se souvient, lui suivant son père, de la tournée des échoppes du centre, où rituellement, une fois les crabes vendus, le père faisait les courses. D’un commerçant chinois à l’autre, Mako, en vrai patriarche, soupesait une courgette, jaugeait un steak de thon, tout en devisant gaiement avec tout un chacun. Puis c’était le retour au fare, toujours plus ou moins chargés de victuailles, de tissu pour la maman, de médicaments pour la mamie.
Le temps coulait doux, linéaire, l’avenir souriait à défaut de rire… Jusqu’au jour où la folie s’empara du destin de la famille…
Elle se présenta sous la forme de trois hommes… Un popaa et deux tahitiens-popaas. Le popaa, farani, affable, empêtré dans sa politesse excessive semblait comme toujours le chef. Les deux autres étaient de ces nouveaux Polynésiens à la peau claire car à demi blancs, et qui, forts de leur double culture, avaient pris en main la destinée du pays depuis quelques années. De l’avis des anciens, ils étaient d’égarés notoires.
Ces trois hommes étaient hommes d’argent, et ingénieurs. Ils venaient rencontrer le chef de famille et détenteur des terres de l’embouchure du fleuve et du bord de mer de la baie de Vaitupa.
« Ces hommes sont polis et très convenables » remarqua la mamie… Ils invitèrent le père dans leur bureau à Papeete. Le vieux s’en fut, charmé, dans leur grosse voiture bleue.
Le soir, Mako revint émerveillé. Son âme était illuminée de l’importance qu’il avait prise. Il raconta aux fetii réunis autour du feu pour vider la caisse de bière rituelle, l’extraordinaire bureau où on l’avait reçu.
Les photos du monde entier y rivalisaient avec le confort des fauteuils et la fraîcheur de la climatisation savamment dosée. Il disserta longuement sur le fabuleux restaurant où lui et ses futurs « associés » avaient déjeuné. Pas de bière, mais du pastis en apéritif, du vin farani tout le repas à volonté, des plats succulents bien qu’à son goût en quantité fort insuffisante.
Il avait même croisé la nièce de Tamarai, celle qui est si belle… et habillée comme une Occidentale. Quelle n’a pas été sa surprise à elle ! De le voir lui ! Petit pêcheur ! Assis à la table des chefs. Il en rit encore… Ce soir-là, le père but beaucoup trop… et s’écroula avant que l’on comprenne de quelle affaire exactement il avait été question avec ces messieurs si prolixes. Ce n’est que le lendemain matin, avant le départ à la rivière que la famille réalisa ce qu’il allait se passer.
« La Polynésie a besoin d’un aéroport, expliqua le vieux, les constructeurs farani pensent que le meilleur emplacement est sur les terres de Faaa. La piste partira du motu et s’arrêtera de l’autre côté de la rivière, les trois hommes représentent la société de l’aéroport. Ils voudraient acheter nos terres… très cher… une somme incroyable même… mais nous, nous garderons pour toujours le marais et les crabes. Pour une fois le maori a été plus malin que le farani ! Le père riait de toutes ses belles dents en louant sa roublardise.
Aujourd’hui, le monstre d’asphalte dévore les derniers mètres carrés d’une embouchure où de toute façon les crabes ont agonisé depuis longtemps dans les immondices accumulées. Le marais des Mautitefaremiti est devenu une décharge, la décharge des cités qui l’entourent désormais, la décharge des travailleurs de l’aéroport, la décharge de la ville qui engloutit tout alentour. Elle est l’égout de toute la vallée urbanisée par trente années d’expansion nucléaire, et les jours de grandes crues, les enfants se regroupent pour la voir charrier tous les détritus ménagers abandonnés sur ses rives par les habitants de Tahiti.
De sa lourde main, Tetahi agrippe la maigre charpente de sapin de la cabane. Son esprit dégoûté, désabusé, ne supporte plus le reste de cette histoire qu’il s’est répété mille fois sans trouver une seule fois l’interstice, la fissure, qui lui permettrait de faire machine arrière. Le passé d’un homme est inamovible, Tetahi en fait chaque jour le dur constat et tente de l’oublier chaque soir dans l’ivresse.
Histoire vraie s’il en est, terriblement, tragiquement vraie. Le soleil maintenant haut darde de toute sa puissance tropicale le chantier qu’est devenue la pauvre terre de Tetahi. Des reflets de feu rebondissent sur les carrosseries jaunes des bulldozers et des camions pleins de blocs de basalte, avec lesquels, lentement, on comble le lagon. Pauvre lagon bleu, vie de Tetahi, vie des Maoris, ennemi inoffensif de la civilisation des blancs.
Tetahi s’est rallongé, les yeux grands ouverts, il voit sa vie défiler. De pauvre pêcheur, le voilà propulsé grâce à l’argent des banquiers grand bourgeois. Il sourit encore au souvenir de ces fabuleux 4x4 qu’il s’est payé alors. Quel plaisir de se vautrer sur ces fauteuils en cuir, et de rouler hilare dans les rues de la ville, sous le regard des envieux et des copains.
Il revoit en cascade, les innombrables soirées et les non moins innombrables caisses de bière, englouties dans tous les coins de Tahiti, où il fait si bon vivre et rigoler. Cette île où le temps passe si vite, et où tout semble éternel…
L’image de son père sur son lit de mort le poursuit, il entend encore sa voix grave et enrouée par la maladie expliquer à la diaspora que crée forcément un homme riche autour de lui, que lui, Mako, est un homme du passé qui ne comprend pas l’argent, ni l’âme des marchands responsables de la dilapidation du pécule familial. Non lui, Mako, est trop vieux pour tout cela. Mais par contre Tetahi, son fils, l’héritier, lui sera l’homme de la situation, résolument moderne, regardez sa nouvelle voiture et le son qu’il y a dedans ! Tetahi saura gérer tout ça, et mener le clan dans la prospérité et la voie du christ....
À présent, Tetahi pleure à ce souvenir. Il revoit sa jeunesse de folie et d’insouciance. Tetahi est un caïd, un vrai, un riche, fort, vaillant, tatoué. Toute sa vie n’est qu’une énorme énergie dédiée au plaisir et à la joie. Tous et toutes à Tahiti connaissent la réputation sulfureuse et vindicative de ce guerrier maori nouvelle vague. Aucune boîte, aucun dancing de l’île ne lui est fermé, ses poings ont force de loi. Même les légionnaires de Moruroa lui parlent avec respect. Dans son quartier, il est tout simplement le maître. L’argent commande aux femmes, la force aux hommes. Ayant l’un et l’autre Tetahi est au faîte de la reconnaissance individuelle… Un temps, on parlera même de lui comme conseiller municipal, il sera même invité au palais du nouveau maître de la Polynésie, seigneur et distributeur arbitraire de l’argent farani.
Et puis les jours sombres, comme une tempête en mer, soudaine, violente, incontrôlable, et pourtant prévisible. L’argent s’épuise et tout s’envole comme un mirage, voiture, maison, amis, maîtresses, pouvoir. La force physique alliée du riche, conduit immanquablement le pauvre au cachot. Tetahi nouveau riche et subitement ruiné, fait en prison un retour au réel aussi féroce qu’improvisé. Violence contre huissier, contre banquier, contre agent de la force publique, son désarroi ne lui épargne aucune des vicissitudes de la descente aux enfers. Rebondir contre les parois lisses de la société occidentale est l’apanage de ceux qui se sont crus libres. Le polynésien réalise tard le miroir aux alouettes qui l’a attiré dans le monde moderne.
Pour l’heure, Tetahi pense à son fils incarcéré pour vol et trafic de paka. Il songe avec tendresse à sa femme… elle a fait ce qu’elle a pu pour limiter les dégâts de leur vie mégalomane. L’homme laisse son regard errer sur l’eau lisse du lagon, le soleil se couche sur Moorea, tout est toujours si beau, si flamboyant, si doux. Il se prend à haïr son pays. Pourquoi Dieu a-t-il fait des îles si belles, si scintillantes, si vivantes ? Si tout était plus laid, les étrangers ne viendraient pas si nombreux, et il n’y aurait pas eu besoin de faire ce satané aéroport cause de toutes ces histoires. Car après tout, avaient-ils eu le choix, eux, les Mautitefaremiti ? Que se serait-il passé s’ils avaient refusé de céder leur terre ? Expulsion ? Procès ? Assassinat peut-être comme l’on voit à la télé ?
Dans la baie agitée par les soubresauts de la frénésie mécanisée des hommes sont mouillés quelques yachts. Machinalement Tetahi cherche » Coco « le voilier du copain farani. Mais même lui, en bon oiseau migrateur, il a fui la boue… Heureux bohémien de la mer, toujours en partance. Un ami, le premier depuis bien longtemps, et le visiter en pirogue pour parler de longues heures était le grand plaisir de la vie de Tetahi.
Aujourd’hui, le fils sait que le vieux avait tort, il n’est pas un homme moderne, il est juste un homme des îles rattrapé par le monde occidental. Peut-être ses filles nées jumelles depuis juste six ans… Peut-être elles que la vieille Poéma avait vu marquées par le sceau du passé à leur naissance… “Elles ont la marque, elles sont le signe de la prophétie des rois, elles sont le futur de la nation Tetahi, tu dois les élever comme il faut, tu leur dois le savoir des blancs… Comment feront-elles pour nous sauver avec des pères comme toi et tes amis, alcooliques, sans passé et sans futur... Tetahi, tu dois revenir à la vie de tes pères ! ‘ 
La vieille sorcière ! Ces mots qu’il a oubliés résonnent aujourd’hui dans son âme avec le timbre aigrelet de la vieille femme. Vieille radoteuse oui, d’une magie impuissante, qu’il avait méprisée et moquée comme les autres.
Sa femme lui avait expliqué depuis : ce n’est pas qu’elle avait raison la vieille Poéma, c’est juste qu’elle disait la vérité. Les enfants et en particulier les filles étaient le futur du monde, étaient le futur du peuple maori. Rien de magique là-dedans, la parabole du bon sens ! Plus d’enfants heureux, plus de peuple maori, simple à comprendre non ? Tetahi l’avait entendue.

Souvent l’esprit de Tetahi divague au gré de ses beuveries nocturnes, et sa hargne fait peur aux enfants. Espoir et désespoir s’entremêlent dans ces crises, haine et amour aussi, avec comme piments sexe et souvent violence.
Tetahi est encore un bel homme, viril et puissant, malgré un embonpoint toujours en croissance…
— De toute façon, soit les maoris s’adaptent, soit ils finiront comme les Indiens d’Amérique du nord, alcooliques et fous ». Tetahi se souvient de ses mots prononcés par l’un de ces fiers à bras prétentieux, tout droit débarqué d’un continent venu apprendre la vie aux arriérés des cocotiers.
Tetahi sait que le passé est mort, ou plutôt qu’il ne reviendra pas. Lui n’a plus d’avenir, son temps est bientôt fini, son corps est fatigué d’excès et de frustrations. Ses filles à sauver, s’il le peut. S’il arrête de boire, de s’acharner sur sa femme devant ses enfants, s’il décide de redevenir un homme, faisant table rase du passé. Pour honorer son nom, celui de son père et de sa lignée, pour la vieille sorcière, pour sa femme surtout qui le mérite tant, et qui l’attend depuis si longtemps.

Tetahi se lève, décroche précautionneusement le puhi puhi de son père et le pose devant le petit fare. Lentement, avec un grand sac, il fait le tour de l’habitation et ramasse les affaires des enfants et de sa vahiné. Pour lui, il ne prend rien que son ukulélé. Doucement, il pose le tout près du puhi puhi. Plus lentement encore, il retourne au fare, cherche et trouve le jerrycan d’essence de son petit moteur hors-bord, l’ouvre, posément, et asperge le sommaire mobilier de la cabane, le téléviseur en premier. Tetahi ressort, et aspire une dernière fois l’air pollué de la ville. Puis, tourné vers les terres ravagées de ses ancêtres, il sent monter en lui une nouvelle force, une colère froide, implacable contre lui-même.
» Moi, Tetahi Mautitefaremiti, je quitte ma terre que je n’ai pas su garder. Je maudis la destinée de ceux qui m’ont conduit là. Nous irons vivre dans ces fare au bord de la grande route loin du lagon et de nos pirogues. Nous, Maoris, sommes devenus les chiens de l’argent, nous sommes devenus des popaa. Pire, nous sommes devenus leurs laquais !
Dieu l’a voulu et nous n’avons plus le choix, mais ce monde devra changer pour nous accepter ou il disparaîtra. Je fais le serment de ne plus jamais boire et de me vouer au futur de mes filles, de mon peuple.
Tetahi ramasse et brise le puhi puhi de son père. Comme un prêtre qui accomplit un rite, il jette les morceaux à l’intérieur du fare. Le briquet de pêcheur, qu’il tient allumé un long moment, pensif, méditatif, vient finalement embraser l’intérieur de la cabane. Le feu dévore en quelques minutes le témoignage de la vie de Tétahi et des siens. Sans un regard pour les ouvriers surpris, tristes spectateurs de la scène, Tetahi s’éloigne. Pour la première fois de sa vie, Tetahi va à l’école chercher ses petites filles… Pour la première fois de leurs vies, elles vont voyager vers les îles de leurs ancêtres.

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gilles rigaud · il y a
Merci beaucoup pour ces gentils commentaires; Sur ce site je n'ai que cette nouvelle, j'en ai écris beaucoup mais trop longues pour être publié ici. Mais je publie, on me trouve sur internet. amicalement
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Linsaybzh · il y a
Bravo ! Magnifique texte ! J’ai été transporté par la vie à Tahiti et la description de l’envers du mythe ! J’ai reconnu tous les signes d’une vie simple pour ces petites gens et comment la société de consommation a transformé leurs modes de vie, et aujourd’hui touche même leurs modes d’interactions, de vie sociale. Je pars à la découverte de vos autres textes.
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Claire Dévas · il y a
Voilà images suscitées par vos mots qu'en effet on ne nous révèle pas souvent.
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Ginette Flora Amouma · il y a
La Polynésie réelle , celle qu'on ne verra jamais sur les cartes postales . Les drames des mutations sociales , leurs conséquences dans la vie des hommes , une narration remarquable.
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cendrine borragini-durant · il y a
Texte profond dans lequel on voit se déployer ce que la "civilisation" propose de pire : destruction de sites remarquables, effondrement des valeurs humaines, victoire de l'argent sur le spirituel, etc. Et je me prends à rêver que Tetahi reprenne le pouvoir sur ses terres, sur sa vie, et revienne à l'essentiel.
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Lyne Fontana · il y a
Une histoire poignante.
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Eva Dayer · il y a
L'autre face de la Polynésie, les appâts de la civilisation occidentale et ses ravages.
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M. Iraje · il y a
Grandeur et décadence. Les ravages de la "civilisation" sont impitoyables ...
Un texte qui rallume les consciences en manque de sens.

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Aurélien Azam · il y a
Beaucoup de densité dans ce récit émouvant et très riche.

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