TEMPÊTE SOUS LE CRÂNE DE BENOIT XVI

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Plaisir, besoin, ivresse, tourment, drogue, obsession, compulsion, consolation et éclats de rire... bref, ECRIRE !!! Ecrire ma vie, vivre mon écriture. Chaque jour et toujours. Pour ma Joie qui ... [+]

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TEMPÊTE SOUS LE CRÂNE DE BENOÎT XVI
 

 
À peine refroidi, le pape émérite crève sous les éloges. Même Macron y va de sa larme de crocodile. Passons. Moi, je n'ai pas la mémoire courte. Comment oublier que Benedetto fut celui qui interdit aux personnes homosexuelles d'entrer au séminaire (à l'époque, j'en fus traumatisé) et brocarda à la légère l'usage du préservatif en Afrique. Des milliers de morts sur la vertueuse conscience de ce triste pontife, soit des suites du sida, soit par suicide, comme le jeune héros de mon roman ‘Isa mon Amour : interdit d'accès aux Ordres, René-Samir ne put survivre à une si cruelle injustice.
 
10 février 2013. C'est la veille de la démission de Benoît XVI. En imaginant le pape en proie à la fièvre et au délire, bourrelé de culpabilité et de remords, crevant à petit feu de solitude et d'angoisse, l'auteur avoue s'être abandonné avec délices à ses démons habituels. Mais la réalité ne dépasse-t-elle pas parfois la fiction ? En effet, il convient de garder en mémoire que la crise qui secoue – ou plutôt désagrège – la dernière Cour d'Europe, ne date pas d'hier, pas même du pontificat de Benoît XVI. Elle est endémique, parfois comique, et ce bien avant le récent scandale du « Vatileaks » pour reprendre l'expression de Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège. Et dix ans plus tard, le pape François en sait quelque chose...
 
À présent, pénétrons dans les appartements privés du pauvre Benedetto et faisons un scanner du crâne de celui qui incarna à son corps défendant la tourmente et la décrépitude de l'Institution catholique. 
 
 
 
TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE PONTIFICAL 
 
 
« Christe eleison, Kyrie eleison... Seigneur, je n'en peux plus... Ton Serviteur n'en peut plus... Nous n'avons plus la force... Nous n'avons plus l'âge pour ce saint ministère... Trop lourdes, tes clés, Seigneur, trop fragiles les épaules de ton vieux pasteur... prends pitié de Nous... nos forces, notre pauvre cœur, notre foi même, notre charité, notre espérance... tout lâche, tout se délite... s'il est possible, éloigne de moi ce Calice... 
 
Gianni ? Gianni !... Tu es là ? Décidément, toujours seul ici !... sans cesse trahi... rien que des courbettes, des simagrées, des regards en code, des sourires de miel... jamais de main tendue, jamais le moindre élan vraiment fraternel... ce n'est plus possible ! Tous aux aguets, tous à nos trousses... même Angelo qui vient de passer dans l'autre camp... Angelo ! avec tout ce que Nous avons fait pour lui, tout ce que Nous avons enduré... son ascension dans la Curie, grâce à Nous, du jamais vu !... et aujourd'hui, la défection et le silence. 
 
Mais voilà que le Pape n'avait pas bu son ciboire jusqu'à la lie, voilà qu'aujourd'hui le pire arrive : Paoletto, mon Paoletto, celui en qui Nous avions toute confiance, le premier qui à l'aube m'embrassait, m'aidait à me vêtir, me présentait humblement ma dalmatique en soie, m'apportait ma collation matinale, alternait avec Nous les versets sacrés des Laudes en notre chapelle privée... voilà qu'il me trahit, l'Iscariote ! Depuis des mois, des années peut-être, le gredin déguisé en saint a volé tous nos secrets, les uns après les autres, Paolo les a violés et divulgués. Nos lettres les plus intimes, il les a pillées, surtout mes notes secrètes à Napolitano ! C'est insensé, c'est... c'est... Nous ne trouvons pas de mots pour dénoncer une telle ignominie, pour pleurer une amitié de vingt ans bafouée et trahie ! A qui se fier désormais si les majordomes se mettent eux aussi à table et lâchent le morceau... mais je m'égare, Nous Nous égarons, nous parlons avec l'insigne vulgarité de tous ces journalistes qui nous épient et nous crucifient... surtout cet odieux Nuzzi avec son pamphlet sur Rome. Anatema sit ! Anatema sit ! Même Bertone en qui Nous avions toute confiance nous lâche... il sent le vent tourner, il veut sauver sa peau. Quel couard ! Mais pourquoi s'en prendre à notre banquier ? Pourquoi Tedeschi ? Pourquoi précisément lui ? Et aujourd'hui ? Je ne sais plus... je ne comprends plus... Nous ne savons plus, Nous n'en pouvons plus... Christe eleison... Kyrie eleison. 
 
À quoi bon à présent... à qui se fier ?... Homo homini lupus ! Le Pape demande grâce... miserere... laisse à présent, Seigneur, s'en aller ton Serviteur... c'en est trop, c'est assez !... Nunc dimittis servum tuum, Domine... Quelle heure ? Quel jour sommes-nous ? Mardi ? Mercredi ?... En avril ou en juin ? Le matin déjà ?... Notre tête se brouille... Nous flottons de plus en plus dans un crachin mortel... je perds pied, je m'enfonce... je me liquéfie dans la nuit, le Saint Père mouille de trouille, lui, le Pontifex Maximus... ah ! rire me fait du bien, rire de moi-même... la nuit, le Souverain Pontife a encore le droit de rire et c'est très bien, non ?... quelle tristesse, quelle débâcle ! Vanitas vanitatis et omnia vanitas... l'imbécile que je suis ! Stupido ! Jamais je n'aurais dû tripler la dose hier soir... C'est l'effet inverse, l'insomnie maximale ! Dieu m'a puni. Stupido ! Stupido ! Stupido ! Quel sale môme je suis resté ! J'ai honte, je m'en veux... toujours rebelle, toujours ce foutu orgueil sous mes airs timides... Jamais suffisamment humble... sans cesse notre conversion à reprendre, Dieu seul, premier servi... notre sainteté en berne, notre indignité... Domine, non sum dignus ! 
 
Est-ce honteux pour le Souverain Pontife d'avoir peur dans le noir ? Comme un petit enfant... comme jadis... Mutter, mutter, sois douce, je t'en supplie, souviens-toi de ton petit Josef... ah ! Transtein, c'est si loin... comme je regrette... Georg, tu te souviens ? Tu es là Georg ? Reviens, fratello !... Dire qu'ils osent te salir, ils osent prétendre que tu savais... C'est terrifiant ! C'est terrifiant aussi la nuit ici, sais-tu ? Tant de marbre... Non, non, tu ne peux pas imaginer, Georg, personne ne peut imaginer... dans ce silence sacré, dans ce fatras doré, dans ce Temple sépulcral... et, à cause de la dose, c'est l'effet inverse à présent, l'angoisse maximale, le porche du Néant... Deux ou bien trois pilules hier soir ? Les roses ? Les petites blanches ovales ?... Je ne me souviens plus... j'ai dû inverser... et la Filomena, elle, qui va sûrement s'en apercevoir tout à l'heure... je hais cette nonne ! Comme elle me guette... son museau de musaraigne, son regard acéré, sa manière de tout vérifier, de toujours calculer mes comprimés, compter et recompter... ses fausses manières maternelles, douceur aux lèvres, guimpe rigide, chapelet égrené... c'est sa charité qui me tuera... plus sûrement que ses potions... Mulier lupissima ! 
 
Et notre foutue encyclique qui n'avance pas... jamais "Purissima Ecclesia" ne sera prête pour l'Assomption ! Si je me levais pour essayer de conclure ?... pas la force, plus rien à conclure... et ipsa mors nihil !... il faudrait qu'Alberto termine prestissimo le texte à notre place... Alberto ! Mais maintenant qu'il a lui aussi rallié le camp adverse... tu quoque, mi fili... tous des mous, des tièdes, des ennemis du saint Évangile... décidément seul, désespérément seul, condamné à mourir seul... Jeudi ? Non, pas jeudi, vendredi, on est vendredi demain ? Plutôt tout à l'heure... Vendredi Saint !!... impossible ! Pas déjà ! Pâques est pourtant passé, non ? Mais quel jour sommes-nous donc ?... pas encore l'épreuve suprême... cette année, non, non, je ne peux plus, je n'en veux plus de leur chemin de croix, elle est vraiment trop lourde cette croix... tous ces visages qui vont me cerner, ces pauvres gens hallucinés, ces saintes femmes hystériques, toutes ces caméras, ces micros, ces dagues acérées qui me happent, veulent me transpercer... "Subito santo"... lui seul, lui seul était digne de la foule, un vrai chef celui-là ! Domine, non sum dignus... 
 
Seigneur, Seigneur, je Vous en prie... une seule parole de Vous... appelez-moi, rappelez-moi vite à Vous, je n'en puis plus... un seul mot... j'ai si peur, j'ai si froid...et sanabitur anima mea... maudit traître, il me poursuit jusque dans mon insomnie, ce Marcial, cet aspic mexicain que Nous avons nourri dans notre sein... chaque jour une nouvelle trahison à la une, un scandale de plus, hier un mioche naturel, aujourd'hui un autre trafic pédophile !... et la Presse qui en rajoute, qui mélange à plaisir la balle et le grain, cette meute de hyènes infâmes... même Carlo pactise... Et Paoletto qui m'a trahi ! C'est le coup de grâce. Comment un homme si doux, si affable, toujours prévenant, avec des manières tellement exquises, le premier à m'ouvrir une ombrelle, à repriser discrètement mes dentelles, à m'aider à monter dans la papamobile... Judas ! Mais pourquoi ? Pourquoi ? A qui profite l'outrage ? Quant à l'autre, jamais, jamais Nous n'aurions dû lui confier la direction de " Vidimus Dominum "... trop jeune, pas assez diplomate pour ce poste. Quelle erreur de notre part. Quelle indignité ! Ora pro nobis... Seigneur, ton Feu sur la terre, vite, ton glaive de Justice... qu'il Nous transperce ! D'ailleurs, avec les Légionnaires du Christ, ça va devenir compliqué, voire impossible pour la béatification de "Subito santo"... qui se ressemble s'assemble !... Non, Seigneur, je sais, je ne devrais pas appeler ainsi mon prédécesseur devant Vous, c'est entre nous... mais non, je ne suis pas jaloux de Jean-Paul ! Quelle idée, je Vous assure...en fait, le Polonais m'écrase... il est omniprésent ici, sa gloire me poursuit, me disqualifie, m'humilie même dans mes rêves... Le Polak nous rogne les ailes, quoi que Nous fassions. Pardon, Seigneur, pardon... je ne sais plus ce que je dis. 
 
Ah ! si seulement votre serviteur pouvait rêver un peu ! Dormir, dormir, juste une demi-heure... dans les verts pâturages, à l'ombre des cyprès... « Vous n'avez pas pu veiller une heure avec moi ? Pas même toi, Simon ? »... Pardon, Seigneur ! Christe eleison... Kyrie, eleison... Non, non, nous n'étions pas fait pour cette charge... esthète, esthète Ratzinger, certes, mais pas athlète, "athlète de Dieu", comme on disait de l'autre, mais nous, qu'y pouvons-nous ?... qu'y puis-je si je n'ai pas l'envergure ? Je ne peux plus rien, Seigneur... à 85 ans, je ne vaux plus rien, je suis exsangue... laisse partir ton Serviteur... Donne-moi ta force, donne-moi le courage de démissionner... J'aspire tant au silence, à la méditation. Me laisser bercer par la poésie, par la musique de Woflgang... pour oublier, tout oublier ! Domine, non sum dignus... De la force, du courage ? Non, non, de la douceur, plutôt de la douceur... vielen Dank, un peu de tendresse pour le pape, est-ce trop demander ?... ô Wolfgang, toi seul divin messager, ton miel sur mes ulcères, ton souffle sur mon front brûlant, la Sagesse éternelle du divin Sarastro : der lieb' und Tugend Eigentum ... pardon, ô Christ, pardon, c'est Toi mon seul Sauveur, - pas la musique - non, Toi seul, notre saint Rédempteur... 
 
O Jesu dulcis ! O Jesu pie ! ora pro nobis... mais non ! non ! c'est décidé, non ! je ne pourrai pas ! Qu'Angelo se débrouille ! Qu'il bidouille avec le nonce, c'est son boulot ! Non, nous n'irons pas en France en novembre... La fille aînée de l'Église est flétrie, elle Nous a trahi ! Je le hais trop ce Hollandais, ce suppôt de Lucifer, avec toutes ses lois scélérates en préparation, ses unions immorales, sa croisade contre la Vie !... L'autre au moins, le piccolo, il était plus dévot, plus respectueux malgré son maudit tastentelefon. Mais il a perdu, tant pis pour lui. Bien fait. Vae victis ! Aïe ! aïe ! ma tête... la colère est mauvaise conseillère, me voilà puni... anéanti... mea maxima culpa... j'ai mal, j'ai si mal... même pas la force de me traîner jusqu'au piano pour jouer l'air de la Flûte... Ici, nous n'avons pas le droit, pas de musique, surtout la nuit ; pas de piano, niet, il faut dormir, disent-ils, ou prier... prier sans cesse... miserere... Et l'amour ? La tendresse ? Pourquoi l'Église est-elle si dure ? Si inflexible ? Pourquoi notre mère à tous n'est-elle qu'une marâtre jalouse du bonheur des hommes ? Nous n'avons pas voulu cela, jamais... Mais nous nous sommes trompés, nous avons failli... L'Église a trompé l'humanité par excès d'orgueil et de richesse... C'est ma faute, c'est ma très grande faute... Kyrie eleison... Christe eleison... Non, non, juste un peu de tendresse pour un vieil homme fini... Maudite sœur Filomena, elle m'aura !... mais à présent tout s'embrouille, tout lâche... c'est moi le lâche ! Non sum dignus non sum dignus non sum dignus... notre pauvre cœur cette fois ! Aïe ! aiuto ! et si... si je m'étais trompé d'anxiolytiques ? Si on avait changé la composition ! Si Filomina avait décidé hier soir de m'empoisonner pour de bon avec sa maudite camomille... Fiat voluntas tua. Parce que je les gêne à présent, parce qu'Angelo et son dicastère veulent faire place nette, rallier la clique des progressistes menée par Godfreed, c'est patent, Nous en avons la preuve. Trahison ! Conspiration ! Et tout va se savoir désormais, tout est pillé et éventé, offert en pâture, à cause de ce maudit... comment l'appelle-t-il donc ?... Vatica... "Vatileaks" ! C'est le mot de Lombardi. Mais cette expression est ridicule ! Grotesque ! On se croirait dans un ignoble roman policier, encore ce Da Vindi Code qui a causé tant de tort à notre chère Église ! Usque tandem... Seigneur, jusques à quand pourrai-je tenir ? Immolé avec Toi pour l'éternité. Crucifié pour le Salut du monde. Ce monde impie qui nous persécute jusqu'à la fin des temps. Fiat ! Qu'il soit fait selon Ta volonté... jusqu'à l'agonie, j'y consens... Eli, eli, lama sabachtani... Mais juste un répit, mon Dieu, un tout petit instant de tendresse humaine... comme pour vous sur le chemin de la croix, la douce Véronique... via dolorosa... Cette femme a épongé la face de Dieu ! Gianni ! ma Véronique à moi....
 
Où es-tu, Gianni ?... où suis-je ?... qui suis-je ?... elle est si lourde notre croix et lorsqu'au sommet du Golgotha le pape... mais où donc est passé ce maudit ragazzo ? Gianni ? Gianni ? Ne me laisse pas, petit, je t'en prie... tu n'es pas déjà parti, au moins ? Comme tu es chiche de tes nuits ! Comme tu fuis ton Benedetto... Mais pourquoi ? Pourquoi ?   Ta chaleur m'est indispensable, tu le sais... Sans elle, comment survivre ? Comment pourrais-je me passer de toi... de ta jeune beauté ? Et une telle vigueur... une telle vitalité... plus que mes patenôtres, voilà  mon viril antidote... mon adorable viatique ! Gianni... mon Gianni... mais...tu ne m'aimes donc plus, toi non plus ? Reviens — c'est un ordre ! —reviens, mia aurora, tout près de moi, je t'en supplie, je suis trop seul... tellement perdu... ta douce chaleur au cœur de l'hiver. Nous ne Nous sentons vraiment pas bien cette nuit... toutes ces mauvaises nouvelles, toutes ces trahisons à répétition... et cette démission que tous guettent et qu'ils vont déplorer, les hypocrites !... cette foutue décision qu'il me faut prendre tout à l'heure... viens... approche... carissimo...  reviens, je ne te gronderai plus, promis, plus jamais... car j'ai peur... reviens... j'ai si froid... sans son petit Gianni, le Pape dépérit ! » 
 
 
 
Fiévreuse et impatiente, la main décharnée a longtemps cherché le cordon dans l'ombre de la chambre. Enfin la lumière se fait. Le vieil homme en tremblant se penche, écarte la tenture... Mais devant l'alcôve, le prie-Dieu est vide : l'uniforme chamarré et l'étincelant morion n'y allument plus de buisson ardent.
 
 
 
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Tempête sous un crâne pontifical © 2022
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation
réservés pour tous pays.
 
Périgueux, 1er janvier 2023.
 
Rehaussé à la gouache et encadré aux couleurs vaticanes, le fac-simié de la Une de CHARLIE HEBDO du 13/02/2013 peut être admiré ici :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/illustration-de-tempete-sous-un-crane
 
Référence du roman « ‘Isa mon Amour » : https://www.amazon.fr/Isa-mon-Amour-MICHEL-BELLIN/dp/B088BDB9CK
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Fred Panassac · il y a
« Dom Bellinus s'en console en espérant ICI quelques lecteurs... mécréants ! » (forum)
Et pourquoi faudrait-il être mécréant pour apprécier votre texte inspiré ? Il imagine la douloureuse agonie d’un chrétien, les souvenirs, les regrets d’un pape allemand qui avait 6 ans lors de la prise de pouvoir d’Hitler ; rien de choquant dans la rédaction de cette prière ! Merci pour ce texte, Michel !
Bonne et heureuse année 2023 !

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Bellinus Bellin · il y a
Certes "mécréant" ne convient pas. Néanmoins, je persiste à croire qu'il y a une incompatibilité radicale entre le témoignage de vie de 'Ieschoua et la papauté catholique historiquement issue de la conversion de Constantin. A la fin du 3è siècle, tout a dégénéré... et le jeune rabbi, sans tiare ni pierre où reposer sa tête, riche de son seul message de feu, fut définitivement trahi. Commence-t-on à devenir "mécréant" lorsqu'on se détache — se libère — d'un tel impérialisme religieux, certes folklorique et désuet, mais parfois interventionniste et rétrograde (cf. la contraception, le préservatif, le rôle des femmes, etc.). C'est un vaste débat ! Ceci dit, si ce pape en dentelles décevant n'était pas décédé un 31 décembre, j'aurais passé une soirée et une journée plus tranquilles mais peut-être menacées par l'ennui... ou le conformisme un peu niais (par exemple, le Concert du Nouvel An à Vienne !). Vous savez ce que c'est, Fred, que la tyrannie de la muse !
Il ne faut pas s'en plaindre et, pour 2023, avec ou sans compétitions à la clé, je la souhaite pour vous inspirante, exubérante, enivrante pour tout dire !

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Fred Panassac · il y a
Comment ne pas vous donner raison ? J’ai lu très attentivement votre texte et ne développerai pas ici ma réponse mais je n’en pense pas moins. Ce n’est pas pour rien que 20 siècles de christianisme ont été émaillés de tant de réformes, avec ou sans R majuscule.
Sujet plus léger, short Edition : en 2023 je vais me libérer de la compétition et continuer à écrire mais sous d’autres formes. Ça me déstressera.
Et le concert du Nouvel an à Vienne est délicieusement kitsch, danseurs avec la coiffure des années 60, chef qui amplifie ses mouvements et cabotine… j’adooooore ! ET MELK comme décor, c’est tout de même sublime. 😻
Merci pour le dialogue, cher Bellinus, merci pour vos textes et pour vos vœux !

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Phil Bottle · il y a
On s'y croirait. Et le pape des missionnaires est habillé pour l'hiver...
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Bellinus Bellin · il y a
Merci à mon premier lecteur en 2023 ! Belle journée et fructueuse année à vous.

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