Tear

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Histoire originale sur une base de codes bien connus du récit de science-fiction, « Tear » imagine une situation post-apocalyptique crédible et

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Une larme unique qui ne coulera jamais se détache clairement sur ma pommette droite. Mon nom est Tear. Tout du moins, c'est comme cela que les habitants du Terrier me nomment. J'ai oublié depuis longtemps le prénom choisi par mes parents, peut-être ne l'ai-je même jamais connu.
— Tear ! Tear ! Ramène tes fesses, on a trouvé quelque chose !
C'est la voix de Cio. Je me demande ce qu'ils ont pu dénicher cette fois.
Je m'élance au pas de course. Je dévale la pente raide qui surplombe le Terrier. Un mélange de sable et de pierres friables roule sous mes pieds, il faudra bientôt penser à reprendre la route. Cio m'attend au bas du dénivelé et me conduit vers l'attroupement. Je bouscule les jumeaux Rari et Tul aux visages grêlés. Ils me laissent passer sans broncher.
— Qu'est-ce que c'est ?
— On ne sait pas. On pensait que toi, tu saurais.
Je me penche et regarde la boite en métal piqué de rouille, elle tombe presque en poussière.
— Comment avez-vous trouvé cela ?
— C'est p'tit Marr, il est tombé au fond d'une crevasse. On a essayé de l'repêcher, mais c'tait trop tard, il était en sale état, les jambes à la place des bras si tu vois c'que j'veux dire.
J'acquiesce en silence, j'ai vu trop de corps disloqués par les chutes mortelles qui se répètent à chaque bivouac.
Rari continue en coupant la parole à Cio :
— Au fond, on a découvert une sorte de pièce toute dure. La moitié était écroulée, mais on a quand même pu y entrer. Il y avait plein de boites vides sauf une, et dedans il y avait ça. Une autre boite. Je regarde à nouveau. Ils viennent d'ouvrir le petit coffre. Cio s'insurge :
— C'est moi qui raconte ! C'est moi qu'ai trouvé la boite, alors c'est moi qui raconte... C'est compris ?
Rari et Tul se mettent à rire.
— OK, chef, c'est toi qui racontes.
J'aime beaucoup les deux garçons, ils vivent selon leurs propres règles. Ils suivent les Marcheurs, mais se mêlent rarement à la Meute, sauf lorsqu'il s'agit de secourir l'un des nôtres. Cette fois-ci, malheureusement, le sauvetage n'a rien donné. Petit Marr y est passé, comme beaucoup.
Cio est en train de sortir avec précaution un objet rectangulaire enveloppé dans une sorte de peau sèche et craquelée, et l'ouvre très lentement, comme s'il avait peur que l'ouvrage inanimé ne s'éveille d'un seul coup.
— Oooooh ! s'émerveille la petite Lota.
Un livre, un vrai livre, comme nous l'a décrit le vieux Roy. Celui-ci est différent : à la place des mots que nous n'arrivons pas à déchiffrer, il y a des dessins en couleurs.
Chacun essaie de voir par-dessus l'épaule de son voisin, les bousculades commencent, et c'est encore au tour des jumeaux de calmer la petite bande rassemblée à l'entrée du dédale Nord.
Cio dépose le livre dans mes mains, un sourire fier se dessine sur ses lèvres gercées. J'ouvre à la première page, quelques mots sont dessinés sur le haut du document, je plisse les yeux, nous ne savons pas lire cela, personne ne sait. Je continue, le reste est plus facile, ce sont des images. Je sais ce que c'est. Le vieux Roy, avant de mourir, m'a tout expliqué. C'est pour cela que les autres me respectent, je suis celle qui sait.
Notre histoire est orale, nous ne l'écrivons plus. Chaque Meute possède un Conteur, gardien du souvenir. Je suis Conteuse, je possède la mémoire du monde.
Je m'assois par terre, dans la poussière, et regarde le ciel orange. Nos guetteurs n'ont pas sonné l'alerte, nous avons encore un peu de temps avant l'arrivée des pluies. Je lève le bras et montre la première image.
— C'est un arbre.
J'entends des « oh » et des « ah » tout autour de moi. Les uns après les autres, la bande s'installe à même le sol.
— Un arbre, c'est ce qui nourrit la planète ? interroge la petite Lota, la plus maline du groupe à mon sens.
Elle n'a pas atteint les huit ans et j'espère qu'elle survivra quelques années de plus. Je lui enseignerai l'histoire du monde comme l'a fait le vieux Roy avant moi.
— Oui, Lota, les arbres nourrissaient la terre et la terre nous nourrissait.
— J'aimerais en voir un pour de vrai, s'exclame Cio, le rêveur.
Tout le monde opine de la tête.
— Nous sommes les Marcheurs, un jour nos pas nous porteront là où les arbres existent toujours.
— Est-ce que c'est vrai que les arbres fabriquent la pluie claire ?
J'acquiesce et tourne la seconde page. Encore un arbre.
— Les végétaux créent la pluie claire et l'offrent en cadeau aux hommes.
— Pourquoi on a pas le droit aux cadeaux, nous ?
C'est la voix de Sven, je ne l'avais pas vu arriver. Je ne peux détacher mon regard de son visage sale, ses yeux bleus brillent d'un éclat féroce, il est mon roc, ma stabilité, ma raison d'avancer encore et toujours.
— Les anciens en ont décidé autrement, répond Lota du tac au tac.
Décidément, cette petite m'étonne de jour en jour. Sven renifle et pose un genou à terre avant de murmurer à mon oreille :
— Viens, je dois te parler.
Je me lève et rends le livre à Cio.
— Remets-le dans la boite pour le protéger et apporte-le chez moi, avec le reste. Est-ce que quelqu'un a prévenu la mère de petit Marr ?
Les jumeaux hochent la tête et je leur souris tristement, puis rejoins Sven qui m'attend un peu plus loin.
— Qu'y a-t-il ?
— Nous devons partir.
— Quand ?
Je ne mets jamais en doute le bon sens de Sven. Il ne se trompe pas. Il connaît la pierre, il devine le moment où celle-ci ne tiendra plus et finira par nous ensevelir tous.
— Demain, après-demain au plus tard.
— Les Traqueurs ont trouvé un emplacement ?
— Oui, mais la marche va être difficile. Nous allons perdre du monde.
Je soupire et pose mon front contre sa poitrine. Il ne dit rien, mais me sert contre lui.
— Nous prendrons Lota. Les jumeaux et Cio suivront.
Sven appuie son menton sur le haut de mon crâne.
— Comme tu veux, mais en cas de pluie, ce sera chacun pour soi.
La loi du plus fort, comme toujours.

La corne des guetteurs retentit. Un long hululement suivi d'un plus court. C'est le signal pour prévenir d'une pluie imminente. Sven se redresse et attrape ma main avant de se mettre à courir. Je vérifie au passage que la bande n'est plus dehors ; ils ont dû détaler au premier avertissement.
Le dédale Nord est à nous : Lota, Cio, Rari, Tul, Jay, qui a trouvé sa place parmi les Traqueurs, Sven et moi. C'est la partie la plus dangereuse du Terrier, nous avons l'habitude, nous choisissons toujours le moins facile, le moins vivable. À la longue, nous sommes devenus forts et indépendants. Les autres nous craignent et nous envient.
— Les guetteurs ont encore chié dans leurs frocs, se moque Cio.
Lota l'interrompt :
— Mieux vaut trop tôt que trop tard.
— Bah, c'est pas comme si on avait jamais manqué de peu de s'faire dissoudre la gueule. On a tous une cicatrice pour l'prouver.
Son regard passe sur la larme qui creuse ma chair et me donne l'air nostalgique. Souvenir oublié de mon enfance. Je ne sais pas comment cela est arrivé. Mes parents sont morts il y a longtemps, j'ai toujours porté ce symbole de tristesse, cette marque que la nature a gravée sur mon visage.

Les pluies acides ont débuté il y a de cela plusieurs centaines d'années. Tout a commencé avec la disparition du pétrole. Le dernier galon aspiré des entrailles de la Terre laissa le monde dans un désarroi total. D'autres énergies furent mises en place pour combler le manque, mais la demande était trop grande.
Les éoliennes ne produisaient pas suffisamment, le nucléaire a fini par être abandonné lors du dernier accident qui fit disparaître le Japon et la Corée unifiés. Les énergies marémotrices et solaires ont été utilisées jusqu'au dernier moment, mais le nuage brun a définitivement fait cesser toute tentative future.
La terre tourne au ralenti. La lumière du soleil ne nous parvient presque plus, nous mourrons à petit feu, noyés dans un clair-obscur vaseux.
Le vieux Roy m'a raconté tout cela, et même plus.
Au début, des chercheurs américains eurent l'idée de génie de faire fondre nos déchets pour reproduire l'énergie fossile perdue. Pendant quelques années, le monde retrouva sa flamboyance d'antan. Les avions volaient dans le ciel, les machines travaillaient au bien-être de la population, le commerce n'avait jamais été aussi florissant. Puis, le jour des Larmes arriva. La première pluie acide prit tout le monde par surprise, ravageant cités et campagnes, tuant les animaux, les cultures, les hommes.
Durant les premières décennies, les scientifiques eurent bon espoir que tout s'arrête et que l'eau du ciel redevînt pure. Malheureusement, les années passèrent et la terre se transforma en désert. Les survivants devinrent ermites, se protégeant dans les grottes, seules capables de résister à l'acidité du ciel. L'eau et la nourriture devinrent très vite un problème. Les actes de barbarie ne manquèrent pas, les plus forts survécurent.
Nous sommes les enfants de la pisse, comme le dit Cio. Nous avons appris à distiller l'urine. Je n'ai jamais rien bu d'autre. L'espérance de vie a été réduite de moitié. Nous n'avons pas beaucoup de vieux parmi nous. Leur urine est trop ammoniaquée, ils vivent ensemble et meurent ensemble, empoisonnés par leurs propres fluides.
Nous nous nourrissons d'insectes et de tout ce que nous pouvons trouver de mangeable et de suffisamment malin pour éviter les pluies.
Nous sommes devenus nomades. La roche nous protège, mais s'use vite et il nous faut trouver plus solide jour après jour.
Les Traqueurs repèrent les lieux habitables, à nous d'en faire notre demeure pour quelques semaines avant l'inéluctable marche qui ne manquera pas d'arriver tôt ou tard.
Les femmes enceintes sont les plus protégées, si nous ne voulons pas que l'espèce humaine s'éteigne, nous nous devons de nous reproduire en quantité suffisante.
Sven est prêt, il pense que nous devrions essayer.
Chacun est libre de choisir son partenaire, mais il arrive que des gangs de Reproducteurs débarquent, ils ne visent que les femmes en âge de concevoir, nous n'avons jamais retrouvé aucune d'entre elles.
Le vieux Roy n'a divulgué l'histoire de la planète qu'à son successeur : moi, en l'occurrence. Il disait que ce n'était pas bon de narguer des survivants, que si nous comprenions ce qu'avait été la planète autrefois, la jalousie, la colère et la déception anéantiraient le peu d'espoir qu'il nous restait.
Je n'envie pas nos ancêtres. Mon imagination limitée ne peut envisager l'extraordinaire.

Nous retrouvons Cio et les autres au dédale Nord. Ils ont tous entendu la nouvelle du départ imminent et sont déjà en train d'empaqueter leurs maigres possessions, sauf Lota, qui reste immobile au milieu de l'excavation sombre.
— Qu'y a-t-il ? Cio t'a encore volé ton rag ? – ce morceau de tissu sans âge qu'elle traîne partout.
Elle secoue négativement la tête.
— Je ne veux pas partir.
— Nous devons abandonner cette grotte ou nous mourrons, tu le sais très bien.
— Et si la pluie s'arrêtait ?
— Et si elle ne s'arrêtait pas ?
Lota soupire, elle n'a pas le choix, il lui faut marcher. Sven m'attire dans notre recoin, son regard est sérieux, sa mâchoire crispée.
— J'ai parlé avec Jay, les Traqueurs qui sont revenus ont ramené avec eux un Marcheur. Une rumeur circule. Il s'arrête et teste mon visage de ses yeux si bleus.
— Une rumeur ? Tu sais que les rumeurs ont tué plus d'hommes que les pluies.
— Cette fois-ci, c'est différent. Le Marcheur arrive de l'Ouest, il dit que les pluies ont presque cessé là-bas. Il s'est donné pour mission de transmettre l'information jusqu'en république russe.
Sven lève un sourcil, il ne sait pas ce qu'est la république russe. Le Marcheur est un Conteur sans nul doute. J'explique en deux mots où se situe l'endroit et demande :
— Qu'en pense Jay ?
— Il dit que c'est la première fois qu'un voyageur sain d'esprit nous arrive. Il parle de manière cohérente et peut répondre aux questions sans divaguer.
— Qu'ont décidé les Traqueurs ?
— Que nous irions vers l'Ouest.
— Est-ce que tu penses vraiment que les pluies s'arrêteront un jour ?
— Non, mais nous irons à l'Ouest tout de même.
— Qu'y trouverons-nous ? Un océan toxique que nous ne pourrons jamais traverser. Nous le savons, toi et moi, nous l'avons vu de nos propres yeux. Le monde s'arrête aux mers. Te souviens-tu des marais ? Combien sont morts ? Dix, trente, cent ?
Sven attrape mon visage entre ses deux mains et suit du bout des doigts ma larme immobile. Il possède une délicatesse étrange que je suis la seule à voir.
— Lota a besoin d'y croire. Cio ne dit rien, mais il a peur. Les jumeaux m'ont raconté qu'ils l'avaient entendu pleurer dans son sommeil. Et toi...
Je soupire. Mes yeux, accoutumés à l'obscurité, repèrent une chauve-souris grise, au pelage épais et aux crocs longs de plusieurs centimètres. Elle n'hésitera pas à attaquer. Elle aussi doit subsister. Je pousse Sven sur le côté et lance le bâton que je garde à ma ceinture. Il virevolte et accroche l'aile de l'animal qui tombe lourdement au sol. Sven la ramasse et lui brise la nuque sans sourciller. Nous aurons de la viande ce soir.
Il me fait face maintenant et reprend comme si de rien n'était :
— Et toi ? Est-ce que tu n'aimerais pas te sentir en sécurité ? Il lève la pauvre bête qui pend mollement au bout de son bras et enchaîne : ne voudrais-tu pas manger à ta faim tous les jours ?
— Et si nous échouons ?
Sven me désigne la grotte de la main.
— Nous avons déjà échoué, il nous suffit de recommencer, en faisant mieux cette fois-ci.
Je hoche lentement la tête et croise son regard. J'y lis la détermination et la peur aussi.
Lota nous rejoint, elle traîne derrière elle son sac de voyage ingénieusement doté de roulettes, une idée des jumeaux. La fillette a les yeux cernés de noir. L'inquiétude se lit sur son jeune visage.
— Tout le monde est prêt.
Nous sommes l'avant-garde, nous ouvrirons la voie et si nous survivons alors la Meute suivra.
Sven lui ébouriffe les cheveux.
— Va trouver Jay et dis-lui que nous ne partirons que demain, nous marcherons de nuit quand les pluies sont moins fréquentes.
Lota s'éloigne, le pas allégé par ce répit de quelques heures. Mes yeux trahissent mon incompréhension.
— Pourquoi demain ?
— Parce que ce sera notre dernier voyage.
Mon cœur se serre douloureusement dans ma poitrine. Nous ne ferons route vers l'Ouest qu'une seule fois. Notre groupe se meurt.
— Nous créerons notre propre monde, meilleur et plus sage. Nous vivrons au grand air et les arbres veilleront sur nous. Tu nous l'as si souvent répété. Je veux voir la terre telle qu'elle est décrite dans les livres que tu conserves jalousement. Je veux avoir des enfants et je veux devenir vieux, m'explique-t-il avec une gravité nouvelle.
J'acquiesce sans pouvoir dire un mot, la gorge nouée. L'espoir est insensé, nous ne devrions pas nous y attacher et pourtant...
Ce soir, nous dormirons dans les bras l'un de l'autre et demain, le ventre peut-être plein d'une nouvelle vie, nous marcherons.
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leakim · il y a
Bravo! vous avez beaucoup de talent. Ce genre est très difficile et le rendu est d'excellente qualité.
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Lonni Navarre · il y a
Merci pour ce commentaire élogieux.
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Kruz BATEk Louya · il y a
C'est vrai que les rumeurs auraient tué plus d'hommes; des pluies aussi ? En tout cas, un vrai plaisir !
Si cela vous tente, n'hésitez pas sous ce lien.
Mon existence : c'est moi-même le maître (Kruz BATEk Louya)

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Lonni Navarre · il y a
Merci pour votre commentaire.
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Daniel Grygiel Swistak · il y a
Espérance !
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CATHERINE NUGNES · il y a
J'aime tout simplement mais je veux garder l'espoir que cet apocalypse ne vienne jamais, jamais malgré tous ces va-t'en-guerre. Vous avez mes voix. Bonne finale.
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Lonni Navarre · il y a
Je l'espère moi aussi de tout cœur. Merci pour votre commentaire et votre soutien.
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Michel Dréan · il y a
Il y a du Alain Damasio dans ce texte Lonni. Sombre et crépusculaire comme le monde qui nous attend demain si nous continuons ainsi !
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Lonni Navarre · il y a
Je n’ai malheureusement pas autant de talent que Damasio, mais je prends votre commentaire comme un compliment. Merci.
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suzanne cardin · il y a
Thème bien choisi et bien traité, la progression, j’aime! Un bémol: beaucoup de personnages requiert beaucoup de ma concentration. La finale de l’espoir ajoute une force à ce texte! Bravo!
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Lonni Navarre · il y a
Merci !
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Alice Merveille · il y a
Je découvre ce texte crépusculaire et viiiiiiiiiiiite je vote : bonne finale Lonni !
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Lonni Navarre · il y a
Merciiiiiii !
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Fred Panassac · il y a
Une dystopie très bien menée. Mon soutien !
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Lonni Navarre · il y a
Merci à vous.
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Brigitte Bardou · il y a
Très bon texte sur l'apocalypse à venir...
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Lonni Navarre · il y a
Merci !
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Mireille Bosq · il y a
En souhaitant un monde meilleur, mais le décor de celui-ci est bien planté.
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Lonni Navarre · il y a
Merci.

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