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A. Gobu

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Certaines stations du métro parisien portent des noms évocateurs, voire franchement prédestinés. Pour s’aller réapprovisionner en dope, la station Blanche est de circonstance. Le quartier était d’ailleurs un des hauts lieux de ce petit commerce, prospère mais aussi hasardeux que fermement réprouvé par la morale et le Code Pénal. Dans le même ordre d’idées, Rue de la Pompe le fait bien aussi. Rappelons qu’une pompe désigne une seringue dans le jargon des junkies. Pour aller aux putes, Filles-du-Calvaire (les pauvres !) est tout indiqué. On en voyait d’ailleurs pas mal, postées entre la rue du Temple et la rue de Turenne, avant que la pression conjuguée de l’invasion des bourgeois-bohèmes et la concurrence déloyale des jeunes filles de l’Est racolant le long du périph’ ne les fassent disparaître des trottoirs du quartier.

Généralement, on a baptisé les stations de métro du nom de personnalités illustres en leur temps, mais dont la plupart n’ont guère laissé d’autre trace de leur notoriété passagère que leur patronyme embouti en capitales blanches sur une plaque de tôle bleue. A peu près tout le monde sait encore qui furent Gambetta, Voltaire ou Mirabeau, mais qui se souvient de Jules Joffrin ? Ou de Corentin Cariou ? Et que penser de Dugommier ? On dirait une insulte : « Va donc, eh dugommier ! » D’autres stations portent des noms plus étranges, parfois suintants de poésie. Qui n’aurait envie de respirer à pleins poumons le Bel-Air ? De baguenauder le long du Chemin Vert ? De saluer les Maraîchers au pied des murailles du Château Rouge ?

Certaines, enfin, affichent des noms bien plus prosaïques. Ils n’indiquent que la localisation de l’édifice. Bourse, Gare de l’Est ou du Nord, Etoile – que les usagers continuent d’appeler ainsi bien qu’on l’ait associée à Charles de Gaulle –, n’évoquent rien d’autre que le paysage urbain qui les entoure, ou les services ferroviaires qu’elles desservent. Au nord-est de Paris, entre Salle des Fêtes et Porte des Lilas, se trouve la station Télégraphe, dont les trois bouches béent sur la rue de Belleville, chère à Bruant et aux romanciers réalistes du début du XXème siècle. A l’époque, le quartier passait à la nuit tombée pour un véritable coupe-gorge. Situé à quelques centaines de mètres des anciennes murailles de Paris – les fameuses fortifs –, il abritait une population aux revenus très modestes, principalement formée d’ouvriers, d’artisans et de domestiques. Couturières, blanchisseuses et repasseuses, payées à coups de lance-pierre par des employeurs ayant sans doute pour devise « travailler plus pour gagner moins », étaient souvent contraintes d’arrondir leurs fins de mois en proposant après le boulot leurs charmes sur les trottoirs de la rue du Pré Saint-Gervais, de la Rue des Fêtes ou de la Rue de Palestine. Les gros bras des abattoirs de la Villette tout proches venaient régulièrement s’y mesurer aux mauvais garçons du quartier, pour les beaux yeux de quelque fleur du pavé ; Leca et Manda s’y disputèrent à coups de surin les faveurs de la sulfureuse Amélie Hélie, dite Casque d’Or, que la presse à sensation appelait « La Reine des Apaches ».

Presque un siècle plus tard, au milieu des années 80, cela n’avait pas trop changé. Bien sûr, africains noirs, maghrébins et asiatiques y avaient peu à peu remplacé les immigrés juifs, italiens ou espagnols venus s’établir entre les deux guerres, mais le quartier avait conservé son charme canaille et, après le crépuscule, les petites rues perpendiculaires aux grands axes n’étaient ni des plus sûres ni des mieux famées. La station Télégraphe est plantée au coin du cimetière de Belleville, qui fait l’angle de la Rue du Télégraphe et de la Rue de Belleville, et qu’on emprunte l’une ou l’autre, il faut le longer sur plusieurs centaines de pas. A onze heures du soir, sous une petite pluie glacée d’automne, il y a des promenades plus folichonnes.

Je revenais d’un rancart bizness chez mon pote Topsy, un nigérian sec et rigolard que je pratiquais depuis quelques années, alors qu’il créchait encore avec toute sa bande dans les piaules d’un foyer d’étudiants ou assimilés de la Haye-les-Roses. Depuis, la bande avait éclaté aux quatre coins de Paris. La plupart d’entre eux avaient installé leur petit commerce dans des chambres de bonne sous les combles de vieux immeubles de rapport de quartiers encore abordables. Jamais moins de sept ou huit étages sans ascenseur à se fader pour leur rendre visite. Ils y attendaient le chaland entre mecs, dans une atmosphère si enfumée qu’on avait du mal à distinguer la pointe de ses godasses. On n’y voyait jamais de femme, mais pourtant, comme par magie, apparaissaient régulièrement des gamelles où fumaient des ragoûts de poisson ou de poulet baignant dans une sauce tellement épicée qu’on aurait pu s’en servir comme décapant industriel. On dégustait ce vitriol en y trempant des boulettes de riz ou de manioc qu’on roulait à la main. Atmosphère.

Topsy, cependant, avait investi depuis quelques mois un appartement plus vaste, dans un bâtiment fin XIXème de la rue Haxo, perpendiculaire à la Rue de Belleville, au premier étage. Toujours ça de moins à grimper. Comme d’habitude, j’avais prévenu de mon arrivée imminente en téléphonant d’un bistrot situé à proximité, précaution indispensable si l’on tenait à éviter les mauvaises surprises. A peine arrivé, après les claquements de mains rituels, je lui ai demandé de me rouler toutes affaires cessantes une cigarette agrémentée de sa poudre magique, avant même de passer aux choses sérieuses. Je n’avais rien pris depuis le matin, la sueur inondait mon visage et mon nez coulait comme un robinet qui fuit. Sans parler des jambes d’une tonne et des frissons qui galopaient depuis ma colonne vertébrale jusqu’au bout de mes doigts. Saloperie de manque. Sa poudre était vraiment magique : à peine eus-je inhalé deux trois bouffées que mon nez cessa de couler, la sueur se tarit sur mon front, mes jambes retrouvèrent leur légèreté coutumière et mes doigts cessèrent de trembler. Auparavant, Topsy et ses amis ne dealaient que de la fumette, de l’herbe nigériane ou zaïroise qu’ils faisaient venir du pays par valises pleines, mais depuis quelques temps, ils s’étaient aussi lancés dans le commerce de l’héro, d’un rapport poids/valeur marchande nettement plus attrayant. Avec tous les risques que cela comporte, à commencer par celui de succomber aux vénéneux attraits de sa propre marchandise.

Chez Topsy, nouveauté, plusieurs jeunes femmes se tenaient vautrées, face à un poste de télé sans cesse allumé, sur des canapés recouverts de tissus bariolés, dont elles ne se levaient souplement que pour servir du thé brûlant ou de la bière fraîche aux visiteurs en chaloupant du cul. Ça c’est l’Afrique, mon ami. Il traînait aussi deux ou trois autres nigérians rigolards, et tout ce beau monde tchatchait en anglais et rigolait assez fort pour empêcher la moitié de l’immeuble de s’endormir, c’est ça l’Afrique aussi, anglophone ou pas. Question discrétion, tu repasseras ! Je serais bien resté un petit moment à tchatcher moi aussi, mais le métro a des horaires moins élastiques que l’Afrique, et les copains de ma banlieue ouest qui m’avaient confié leurs économies encore moins. J’ai pris livraison de ma commande du jour dans la cuisine, qui servait à Topsy de comptoir marchand. Sur le fourneau chauffaient deux grands faitouts au fumet entêtant, mais je n’avais pas le temps de me vitrioler les boyaux ce soir-là. Une dernière taf de magic powder, rebelote deux claques sur les paumes et me revoilà déjà sur le trottoir humide de la rue de Belleville, casquette vissée sur le crâne et col du trench-coat relevé, à tracer comme une bête entre les gouttes jusqu’à cette putain de station Télégraphe dont je voyais luire le panneau à travers une brume de pluie...

En arrivant sur le quai désert, je n’avais plus qu’une idée en tête, dire ciao à Belleville et ses charmes pluvieux, et arriver à bon port, chez moi où je pourrais déballer la came, m’en envoyer une rincette plus sérieuse et filer au bar américain m’arsouiller avec les potes qui devaient m’attendre avec des pisto-lasers dans le regard. Je me suis installé dans la dernière voiture de la rame, complètement vide elle aussi, et je me suis carré contre la vitre du siège du fond, quand Belleville a fait irruption. T’as beau t’essouffler à courir, Belleville finit toujours par te rattraper. Ils sont rentrés dans le wagon à cinq, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils avaient le style du coin. Le style Télégraphe si j’ose dire. Pas une bande de jeunes des cités en survet’ à capuche comme on en croise plus loin entre la Défense et Nanterre, chahutant autour d’un sound-system à fond, virevoltant sur leurs baskets de marque avec de grands moulinets des bras. Non, ceux-là étaient silencieux et économes de gestes. Ça ne les rendait pas plus rassurants. Comme s’ils avaient répété la manœuvre, ils sont venus s’installer autour de moi sans même m’accorder un regard, un à ma gauche, deux en face, et les deux autres sur les banquettes situées de l’autre côté de la travée centrale. Je me suis tout de suite senti dans la peau d’un connard de cow-boy encerclé par les apaches. Ça fait tout drôle, Belleville ou pas !

Trois mecs et deux filles, vêtus de bric et de broc, blouson de cuir râpé jusqu’à la doublure ou veste en jeans plus rapiécée qu’un patchwork, bottes sans forme à la semelle baillant sur une rangée de pointes de clous, cheveux longs et crasseux, avant-bras enluminés de tatouages rustiques, de vraies terreurs de la zone, des petits gars bien de chez nous, pas de doute là-dessus. Des écorchures ornaient les phalanges de plusieurs d’entre eux, et une balafre encore sanglante courait de la pommette jusqu’ à la moustache tombante de celui qui s’était carré en face de moi. Les deux filles n’étaient guère plus avenantes, trapues et renfrognées, elles gardaient les mains dans leurs poches, sans doute serrées sur du contondant ou du qui pique. Ils sentaient l’adrénaline, l’alcool et le tabac froid. Toujours sans faire mine de se préoccuper de moi, ils ont échangés entre eux quelques propos à voix basse, dont j’ai pu saisir une seule phrase, style télégraphe, naturliche : « Y aura pas de témoin ! » En effet, à part eux, pas d’autre connard que moi dans la voiture, et je ne pense pas que c’était le rôle de témoin qu’ils m’avaient prévu dans leur story-board.

Quand les portières ont coulissé et que la rame s’est ébranlée, j’ai bien cru qu’ils allaient me tomber dessus aussi sec et me faire mon affaire avant le prochain arrêt, mais ils ont pris leur temps pour flairer leur proie, un peu désorientés par mon indifférence et la désinvolture de ma pose, nonchalamment accoudé au rebord de la vitre, ne cherchant ni à croiser ni à fuir leur regard. Ils ont évalué ma casquette de tweed détrempée, mon trench élégant serré jusqu’au menton, mes solides chaussures anglaises à boucles, et devaient se demander si j’étais tendre pigeon bon à plumer ou vieux coq plutôt coriace. Dans le quartier, il arrive que les types sapés comme je l’étais se baladent avec de l’artillerie en poche, même s’il est rare qu’ils se trimballent en métro. Seulement moi, en poche, je n’avais que du fric et de la dope, et je commençais à penser qu’ils n’auraient pas perdu leur journée s’ils se décidaient à me dépouiller. D’autant plus qu’il n’était pas question de témoin. Ce qui voulait dire qu’ils avaient bien l’intention de me clouer le bec définitivement après m’avoir plumé. A moins qu’ils aient parlé de quelqu’un d’autre, mais dans ce cas, je ne voyais vraiment pas pourquoi ils se seraient donné la peine de venir s’agglutiner autour de moi. Y avait toute la place qu’on voulait plus loin.

Là, je me suis dit, mon petit vieux – je suis volontiers assez familier avec moi-même –, faut que tu te démerdes pour fausser compagnie à ces gentlemen à Place des Fêtes, sinon ça risque vraiment d’être la tienne. D’accord, ça ne manquerait pas d’une certaine classe de se faire crever entre Place des Fêtes et Botzaris, mais j’avais d’autres projets pour mon avenir immédiat, et les potes qui m’avaient confié leur pécule aussi. N’auraient pas admis que je me laisse dépouiller de leur matos, ce sont des choses qui ne se font pas, point à la ligne. Rien que pour ça, fallait que je trouve une embellie. A Paris, il est très rare que le trajet entre deux stations de métro dure plus de deux ou trois minutes, mais je ne sais pas si vous avez remarqué, plus t’es pressé, moins le temps s’active. On prétend qu’à l’instant de mourir, on voit défiler toute sa vie devant soi. Conneries. Bullshit, comme disent nos alliés et néanmoins amis américains. A l’instant de mourir, tu vois plus rien. Une fois, avec mon vieux, en Haute-Savoie, nous avons chuté dans un ravin en bagnole. Pas un ravin pour rire, un fossé tout juste bon à y baigner des pieds de géraniums, non un vrai ravin de plusieurs centaines de mètres de dégringolade. Je me suis dit « Ça y est on est bons » et mon vieux, cramponné au volant, n’en menait pas large non plus. La seule chose que j’ai vu défiler, ça a été les bosquets de végétation accrochés au flanc de la montagne, dont l’un a fini par arrêter notre culbute dans le vide. On s’en était tirés sans une égratignure et j’étais fermement décidé à ce que ça se passe aussi bien cette fois-là.

Là, c’était du kif : tout ce que je voyais défiler, c’étaient les secondes qui me séparaient du prochain arrêt, et je peux vous garantir que dans ces cas-là, elles s’étirent plus longues et plus barbantes qu’un récital de musique sérielle. Par contre, je gambergeais à la vitesse d’une fusée spatiale échappée de son orbite. Mes neurones dansaient la java sous l’effet stimulant des dernières bouffées de poudre à canon inhalées chez Topsy, et mon cerveau fourmillait de solutions les unes plus saugrenues que les autres. En tous cas, pas question de se lever avant l’arrêt de la rame et de se rapprocher de la portière comme font tous les blaireaux pour être les premiers à descendre sur le quai. Sûr et certain qu’ils auraient bondi comme un seul homme pour me barrer le chemin. Rester zen, et leur donner le change comme si je n’avais aucune intention de bouger le cul de ma banquette avant le terminus. L’ennui, c’est que cette putain de station n’en finissait pas de se faire espérer, et du coin de l’œil, je les voyais eux aussi qui se rongeaient les ongles en se demandant s’ils allaient me découper en rondelles tout de suite ou s’ils patientaient jusqu’à la prochaine étape. Enfin la rame s’est mise à ralentir dans une courbe, et la lumière crue de la station a doucement envahi la voiture. Quand le train s’est arrêté, je n’ai pas bronché et j’ai senti leurs muscles se détendre. Même l’odeur d’adrénaline qui émanait d’eux s’est atténuée, leur attention se relâchait, ils étaient maintenant persuadés que j’allais rester gentiment assis à attendre qu’ils se décident. Je savais que le métro ne restait jamais à quai moins d’une minute, qu’il y ait du monde ou pas, pour laisser aux étourdis le temps de descendre et éventuellement à des retardataires celui d’attraper la rame au vol. Au moins vingt secondes, j’ai attendu avant d’agir. Brusquement, j’ai fait mine d’apercevoir le panneau de la station, je me suis levé, et j’ai gueulé « Merde faut que je descende ! » en me précipitant vers la portière. Tellement ils étaient surpris qu’ils n’ont même pas esquissé un mouvement pour me retenir. A peine sur le quai, j’ai cavalé deux voitures plus loin et j’ai eu le temps de remonter dans la rame avant qu’elle ne redémarre, dans une voiture où se trouvait suffisamment de monde pour que je me sente tranquille. Comment je les avais feintés ! Style Télégraphe, mes gueux !

A Châtelet, malgré l’heure tardive, quelques passagers attendaient encore le dernier RER pour l’Ouest sauvage. Je n’avais plus peur de rien : j’avais évité le pire. En bout de quai, trois petits jeunes en parka, dont une fille, s’étaient serrés sur un banc pour se rouler un cône. Je me suis approché d’eux pour voir ce qu’ils fumaient. Cette fois-ci, c’est eux qui se sont mis à chocotter. Avec mon imper mastic bien sanglé, ma haute taille et l’air d’en avoir deux que j’arborais depuis mon coup de vice réussi, je devais ressembler comme un frère à un gros paquets de soucis qui leur déboulait dessus à l’improviste. La fille a chuchoté à ses potes : « t’ention, c’est peut-être un flic ». Je me suis assis à côté d’eux avec aux lèvres mon sourire le plus rassurant et j’ai dit « Mais non j’suis pas flic ». J’avais aperçu l’abominable résidu de branches et de graines qu’ils s’apprêtaient à rouler, et j’ai tiré de la poche de mon trench l’enveloppe d’herbe zaïroise que Topsy m’avait refilée en guise de bonus avant de partir. J’y ai puisé une généreuse pincée que j’ai saupoudrée sur le magazine dont ils se servaient comme support. Allez-y, les petits jeunes. Stop. Fumez à ma santé. Stop. Ce soir c’est le Père Noël qui rince. Stop.

Style Télégraphe, quoi...

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Utilisateur désactivé · il y a
Quintuple vote d'un Parigot né métro Convention, ayant vécu longtemps près d'Anvers, puis de Jourdain, puis de Bolivar...
Ma contribution en chanson :
https://youtu.be/WdJPvUvJnFQ

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Sourisha Nô · il y a
la nigériane, c'est de la balle, on la fumait au canon de 12 (au fusil de chasse, je t'expliquerai;)
mes 5 ballons, sans réserve, un gros shoot d'humanisme, la seule dope qui ne fait jamais overdoser les vrais de vrais. Que de souvenirs de mes années parisiennes, passées entre La Pierre Levée, Belleville, Richard Lenoir, Oberkampf...
et tiens pour tes fortifs, ce texte superbe vaut au moins ça..
https://www.youtube.com/watch?v=2p-ONIKaOYA

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Utilisateur désactivé · il y a
Balade dans Paname en 1975
https://youtu.be/mEXpNu2ZbOA

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A. Gobu · il y a
" Papa c'était un lapin
Qui s'app'lait J.-B. Chopin
Et qu'avait son domicile
A Belleville
L'soir avec sa p'tit' famille
Y s'baladait en chantant
Des hauteurs de la Courtille
A Ménilmontant"

(Aristide Bruant)

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Sourisha Nô · il y a
mon ami de l'époque avait l'habitude de me dire: "si on a un fils, on l'appellera Réaumur-Sébastopol, si on a une fille, ça sera Montparnasse-Bienvenuë "...:)
Y'a pas mieux que le sirop de rue pour faire de beaux enfants^^

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Fred Panassac · il y a
Lecture à shoot d'adrénaline autorisé pour trafic de substances illicites en lettres blanches sur fond bleu ou l'inverse, on s'en fiche. 5 cônes !
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Simplylouloublue · il y a
Wahou... et aie aie aie!!! Mes voix!
N'hésitez pas à venir faire un petit tour du coté de ma nouvelle : http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/il-ne-faut-jurer-de-rien.
Merci d'avance!

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Patricia Burny-Deleau · il y a
Je ne prendrai JAMAIS le métro toute seule le soir. C'est décidé !
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Patrick Peronne · il y a
Encore une pépite. Je me suis régalé.
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Michel de Montigny · il y a
Du Style et beaucoup de caractère.
C'est la Goutte d'Or qui fait déborder le nase ?
Bravo.

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Elisabeth Marchand · il y a
5 points pour le voyage, le détail du parcours, la frousse, la gouaille etc... merci Gobu!
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Jean Jouteur · il y a
Les plézes du tromé bonnis par un titi parigo ! (Les plaisirs du métro racontés par un parisien des rues) On se laisse facilement embarqué jusqu'à la station Terminus !
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Guy Bellinger · il y a
Un style de polar noir, gouailleur et fleuri. Et une ambiance aussi (Paris pas bobo, son métro, ses appartements où l'on deale, sa pluie), qui va en se tendant de plus en plus jusqu'à la résolution de l'aventure, cathartique et chaleureuse.

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