Souvenirs tempétueux

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Un beau jour d'avril, je ne suis pas née la plume à la main. Ni don inné, ni pouvoir mystique : l'écriture est une passion dévorante qui vous brûle de l'intérieur. C'est un combat à armes  [+]

Image de Harry Potter 2018
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La porte en pierre se referme violemment, l’ombre est bien trop massive pour son âge. Le bruit sourd résonne dans toute la pièce humide, brisant le silence environnant.

« Tu te promènes Rubeus ? » dit une voix sibilante.

L’ombre se retourne brusquement et fait face à un garçon chétif et blafard.

« Tom … Je … Je … » bafouille-t-elle.

« Ne cherche pas à te défendre, tu es pitoyable, lui crache Jedusor au visage. – Ses yeux perçants brillent dans la profonde nuit, illuminée par une simple bougie vacillante. – Tu nous as trahi Rubeus. Tu l’as libéré ! Cela ne plaira à aucun professeur de savoir que tu déambules seul après le couvre-feu en compagnie de tes hideuses bêtes ! »

Une minuscule araignée se dissimule dans la chevelure drue de l’immense élève. Horrifié par les sifflements stridents de ce sermon menaçant, il sort rapidement des toilettes des filles et se réfugie dans l’embrasure d’une porte, entendant alors retentir les pas claquants de cet élève de Serpentard qu’il détestera jusqu’à la fin de sa vie.

Lorsque le calme revient entre les vieilles pierres de l’école, Hagrid sort de sa cachette. Il emprunte les escaliers qui doucement le ramènent jusqu’à l’entrée de la tour de Gryffondor. Il cherche alors dans le noir à distinguer les formes de la gardienne de la maison. La Grosse Dame est partie s’amuser dans une œuvre au cadre bucolique, située non loin de la grande salle. Apeuré à l’idée d’être surpris en dehors de sa chambre, il tente d’ouvrir lui-même la porte. Avec toute la force de ses grandes mains, il tire sur le tableau à plusieurs reprises.

Un cri aigu retentit. Il a arraché un bout du cadre et la propriétaire de ce dernier l’a senti. Elle accourt, le visage rouge, perlé de sueur. Toutes les peintures se sont réveillées et les préfets de chacune des maisons sont brusquement tirés de leur sommeil.

« Goujat ! vocifère la Grosse Dame. Comment avez-vous osé ? La jeunesse d’aujourd’hui ne peut-elle pas attendre que ses ainés reviennent avant de vandaliser leurs biens ? »

Rubeus ne sait que répondre face à la colère déchainée de ce portrait que pourtant il admire. De fines larmes coulent le long de ses joues épaisses : il n’a pas voulu la blesser ni faire de tort à qui que ce soit. Si Tom Jedusor n’avait pas croisé son chemin, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais c’est trop tard. Une main vigoureuse agrippe son épaule. Flitzegard Grape, le nouveau préfet de Gryffondor, le fixe de ses yeux verts réprobateurs. Un amas d’élèves se forme dans les couloirs. Ils montent sur les rampes ou les corniches en pierre pour tenter d’apercevoir ce qui a provoqué ce remue ménage. Et malgré l’imposante stature du futur coupable, personne ne le distingue, car son seul souhait est de se rendre le plus petit possible, lui qui a toujours dépassé d’une tête le reste de ses camarades. Recroquevillé sur lui-même, il veut disparaître et s’échapper loin, très loin. Il entend la voix des professeurs qui somment les élèves de retourner se coucher rapidement. Il ne distingue plus aucun autre bruit jusqu’à ce que la foule soit entièrement dissipée.

« Relève- toi ! lui ordonne Flitzegard. »

Au-dessus de lui, la Grosse Dame, encore choquée de ce vandalisme, le toise du regard. Escorté par trois professeurs et le préfet, Rubeus est conduit jusqu’à l’entrée majestueuse du bureau du directeur.

Flitzegard pousse Rubeus à l’intérieur de l’immense pièce au décor somptueux. Ce dernier n’a jamais pénétré dans cette salle et cela le désole de découvrir un endroit si merveilleux alors qu’il est accusé d’un crime horrible. Tom Jedusor, dont les propos venimeux vibrent encore, n’a pas attendu la sonnerie du petit déjeuner pour venir dénoncer le demi géant. Heliotrope Wilkins, la sorcière qui dirigeait Poudlard ordonne aux nouveaux arrivants de les rejoindre au fond du bureau.

Elle s’adresse directement à Hagrid : « J’imagine que vous savez pourquoi vous vous trouvez ici. Peu d’élèves ont « la chance » de venir visiter mon bureau. – Elle marque une pause pour tenter de déceler une once de réaction dans le regard du jeune homme. – Je dois prendre des mesures en conséquence de vos actes.

  • C’est de ta faute si Mimi est morte ! lui souffle Tom. »
Rubeus ne peut plus supporter le chuintement incessant de ces accusations. Lui d’habitude si placide, se rue sur le chétif garçon dont le visage s’illumine d’un large sourire satisfait. Deux professeurs s’interposent entre eux tandis que le troisième, Albus Perceval Wilfric Dumbledore, observe la scène, impassible.

« Je suis désolée, lui dit Heliotrope Wilkins tandis qu’il se débat férocement, mais je vais devoir vous exclure de cette école. Je ne peux pas mettre en danger la vie d’autres élèves, le Ministère de la magie ne me le pardonnerait jamais.

  • Et accuser un élève innocent ? Cela fait partie de votre fonction ? réplique le Professeur Dumbledore.
  • Rubeus Hagrid a été surpris par un de ses camarades dans les toilettes des filles, il a vandalisé un tableau et a essayé de s’en prendre à Monsieur Jedusor. Cela ne vous suffit pas Professeur ? lui demande la directrice.
  • Un taré qui dort avec des animaux fantastiques ! crie Tom. Un détraqué qui nourrit des bêtes sauvages !
  • Par la barbe de Merlin, un peu de silence ! Faitesle sortir et ramenez-le jusqu’à sa chambre. – Flitzegard Grape l’empoigne et le tire en dehors du bureau. – Maintenant concentrons-nous.
  • Vous ne pouvez pas exclure un élève sans preuve. Il n’a pas encore fini sa formation, souligne Dumbledore. Que vat-il faire ensuite ?
  • Votre baguette Rubeus Hagrid, ordonne Heliotrope, insensible aux supplications de Dumbledore. »
Le semi géant se laisse tomber par terre. Il s’écroule, sa vie fléchit, son petit monde ploie. Tout ce qu’il a traversé au cours de ces trois années à Poudlard, les moqueries de ses camarades, les regards de dégout dans les couloirs et les humiliations des professeurs n’auront servi à rien. Il était prêt à continuer jusqu’à la septième année malgré les difficultés, mais tout le monde se place en travers de son chemin.

Un des professeurs, de frêle stature, attrape sa baguette qui dépasse de la poche de son uniforme et la tend à la directrice.

« Une très belle courbe, flexible, en bois de chêne, observe la directrice.

  • Vous devriez attendre les autorités Heliotrope, ose intervenir Albus. Vous ne pouvez pas faire justice vousmême !
  • Cette histoire ne doit pas s’ébruiter ! s’exclamet-elle. La réputation de notre école en pâtirait. Et je ne peux pas me permettre d’être destituée : vous comprenez cela, Albus ? »
A peine sa phrase finie, elle brise soudainement la longue baguette du demi géant.  Celui-ci, les larmes aux yeux, se précipite sur les morceaux de bois gisant sur le carrelage luisant. Puis elle ordonne qu’il soit exclu dans les trois jours qui suivent. Dumbledore foudroie du regard la directrice dont il ne soutient absolument pas les actes. Il aide Hagrid à se relever et le conduit dans sa salle de classe.

« Tu es innocent, lui dit-il. N’oublie jamais cela. »

 

***

« Attention ! hurle une voix cristalline derrière lui. »

Le géant n’a pas le temps de se décaler que le flot de flammes déferle sur lui dans une puissante vague de chaleur. Son épaisse crinière crépite et une forte odeur de roussi envahit ses narines. Il court jusqu’au lac de l’autre côté de la plaine pour éteindre le feu.

Soudain, un corps gracile se jette sur lui et Hagrid se retrouve plongé dans le noir. Il tombe lourdement au sol et se débat violement pour tenter de se sortir de cette obscurité. La même voix lumineuse étouffe un petit cri de douleur et lui somme de s’arrêter. Elle retire le vaste tissu qu’elle a jeté sur son visage et descend de son dos. Il secoue sa chevelure mais toute la masse de boucles a disparu et rien ne subsiste de sa touffe hirsute.

La voix posée à ses pieds éclate de rire. Il a l’air si ridicule ? Rubeus baisse les yeux : il découvre une jeune fille d’une quinzaine d’année, la peau halée, les cheveux couleur de jais et les yeux pétillants de malice. Elle lui sourit de toutes ses dents blanches comme neige.

« A qui ai-je l’honneur ? lui demande-t-elle.

  • Rubeus Hagrid, apprenti gardien de dragons, pour vous servir, répondil en se redressant.
  • Un nouveau gardien ! Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu d’adolescents ici et je commençais sérieusement à m’ennuyer. Que je suis malpolie, s’exclamat-elle. Sara Ridgebit, fille de Harvey Ridgebit, créateur de cette réserve. »
Hagrid reste coit face à cette jeune fille, au parlé si franc et direct. Lui, d’habitude si timide, se sent pousser des ailes. La gaieté de ce bouton de rose égaré dans cette prairie desséchée est contagieuse. Il se traîne jusqu’au lac dont l’eau calme reflète les rayons du soleil naissant. Sara le suit, courant à côté de lui pour ne pas être devancée. Avant que le géant ait atteint le lac, elle enlève son large pantalon brun et se jette dans l’étendue bleue. Hagrid retire sa veste et se joint à elle.

Il observe son reflet dans l’eau : les traits grossiers de son visage sont encore plus marqués maintenant que son immense chevelure ne le dissimule plus. Il se sent beaucoup trop imposant à côté de cette jeune fille délicate comme un roseau. Rubeus, à peine plus âgé qu’elle, la contemple. Elle n’a pas l’air de se soucier de son apparence et sa stature ne l’impressionne nullement. Il ne connait encore rien d’elle mais il sait déjà qu’ils passeront des journées entières à discuter.

Oubliant ce fâcheux évènement, les deux futurs amis s’étendent sur de plats rochers gris chauffés par le soleil. Le flot de paroles de Sara est intarissable. Elle lui demande comment il est arrivé dans cette réserve en Roumanie, lui dont l’accent anglais est si prononcé. C’est alors au tour de Hagrid de ne plus pouvoir se taire. Il lui parle de son exclusion de Poudlard – chose qu’il n’avait jamais confiée à personne – de son amour inconditionnel pour les bêtes effrayantes. Il peut enfin exprimer ses angoisses et ses douleurs car la jeune fille l’écoute sans broncher. Il lui explique que les animaux le fascinent depuis qu’il est tout petit et qu’il les a considérés comme ses seuls amis pendant longtemps, lui dont l’enfance n’a pas souvent été joyeuse. Il lui raconte ses projets futurs et ses souvenirs passés.

L’astre lumineux décrit sa courbe lentement pendant leur discussion. Et durant tout ce récit, Sara se plonge dans les yeux du demi géant. Elle essaie de le comprendre, de l’inciter à se confier et à se libérer de ses frayeurs d’adolescents. Alors que le soleil répand une merveilleuse lumière orangée sur les quelques sapins qui bordent le lac, la jeune fille place sa petite main dans celle d’Hagrid et l’entraîne devant l’enclos où il a perdu toute sa chevelure.

La beauté de cet immense dragon le frappe. Ce Cornelongue Roumain, le seul spécimen du parc possède une peau vert émeraude où la couleur plus sombre des feuillages se reflète. Ses cornes élancées aux stries dorés menacent le paysage environnant. Hagrid n’avait pas eu le temps de l’observer et Sara lui propose la meilleure vue qu’il pourrait avoir de cet animal fantastique. Elle ouvre l’enclos et se glisse à l’intérieur : « Il ne me fera aucun mal, il me connait depuis bien trop longtemps.

  • Mais les dragons ne sont pas domesticables ! s’exclame Rubeus.
  • Si l’on devait croire tout ce que l’on lit dans les livres, on ne vivrait plus, lui répondelle. »
Elle s’approche encore plus près de la bête et pose sa main sur ses écailles vertes. Hagrid la voit bouger au rythme du cœur du dragon. Cette scène fascinante illustre la communion de la jeune fille avec la Nature qu’elle côtoie depuis si longtemps. Il souhaiterait devenir comme elle, alors il s’approche tout doucement la main tendue vers l’avant et attend que le dragon reconnaisse son odeur. La théorie lui a interdit de toucher les animaux directement, qui plus est en dehors des heures de repas. Mais Sara lui a appris au cours de cette journée que braver certains interdits procure parfois des moments inoubliables.

Il pose sa tête contre le torse dur du dragon et se laisse bercer par sa respiration silencieuse.

 

***

Le poids de cet œuf de Magyar à pointes ralentit la course du demi géant. Il court déjà depuis plus d’une heure dans cette forêt aux troncs resserrés. Il s’arrête pour écouter les alentours : rien. A part le bruit de son souffle et le piaillement de quelques oiseaux farouches. Personne ne l’a suivi jusqu’ici. Un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres.

Cet œuf, il ne l’a pas volé. Quand Hagrid a quitté Sara pour la seconde fois, cette dernière a été dévastée à l’idée de perdre ce jeune homme à qui elle s’est tant attachée. C’est donc elle qui lui a offert ce futur dragon.

Mais avant de rentrer dans l’Ecole de Sorcellerie, Rubeus doit le cacher dans un lieu sûr. Il ne veut pas faire de tort à Dumbledore et reproduire les erreurs de son passé. Il reprend alors sa course effrénée au milieu des sapins lorsqu’il aperçoit une plaie béante sur le flanc de la montagne noire qui se dresse à sa gauche.

Il s’aventure à l’intérieur de l’immense conduit sombre où des bruits sourds résonnent. Hagrid ne se méfie pas ; il avance avec précaution mais ne craint pas ce qu’il trouvera au bout du couloir. Des chauves-souris tirées de leur sommeil volètent autour de lui. Il prie pour que la légende racontant que ces animaux s’agrippent dans les cheveux soit fausse.

Soudain, il sent une main puissante lui attraper la cheville. Il se retrouve la tête en bas, les yeux au niveau de deux jambes poilues et larges comme des troncs d’arbres. Il essaie de se redresser mais le sport n’a jamais vraiment été son truc. Il essaie de se débattre tandis que son agresseur le secoue comme un vulgaire sac.

Des bruits de pas lourds et de voix graves parviennent jusqu’à ses oreilles. Hagrid réalise enfin : une grotte, une sympathie limitée et un corps disproportionné – ce sont des géants ! De véritables géants. Il voit sa vie défiler devant ses yeux car ces êtres-ci épargnent rarement leurs prisonniers. Il sent le contact violent de la pierre froide sur sa tempe et lâche l’œuf grisâtre.

« Graup ! » crie brusquement son ravisseur.

Et il se laisse entraîner par une douce et grisante sensation de vide qui le porte dans les bras de Morphée.

 

***

Hagrid se trouve devant une masure en mauvais état, ballotée par le vent infernal. Lorsqu’il se remémore quelques-uns de ses souvenirs, il ne pense pas qu’au passé, il pense à ce garçon qu’il vient arracher aux griffes de ces horribles Moldus, cet Elu qui constitue l’achèvement de sa vie. Aider l’Ordre du Phénix redonne à ce géant déchu la place qu’on lui a retirée durant sa scolarité à Poudlard.

Rubeus cogne sur la porte avec tant de force qu’elle est arrachée de ses gonds et tombe à plat sur le sol dans un fracas assourdissant. Il se glisse à l’intérieur de la maison en inclinant la tête. Il se penche, ramasse la porte et la remet sans difficulté. Il se retourne et les regarde :

« Si vous avez une tasse de thé, ce ne serait pas de refus, dit le géant. Le voyage n’a pas été facile. »

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Mélina Miallier · il y a
Très bon texte, bien écrit, qui nous fait plonger dans la tête et les souvenirs d'Hagrid, c'est très agréable :)
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Coraline Parmentier · il y a
Il y a eu peu de FanFiction sur Hagrid mais toutes celles que j'ai lues m'ont plu. Celle-ci n'y échappe pas. Bravo !
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Alizée Le Pocher · il y a
Beau récit !

Je participe aussi, mais côté Fanart, si ça t'intéresse de jeter un œil ;)
https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/cetait-un-poil-de-chat-7

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Julie Dupuis · il y a
J’aime beaucoup cette nouvelle! ❣️
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Utilisateur désactivé · il y a
C'est la première fois que je lis une fanfic sur Hagrid et c'était vraiment très sympa! J'aurai aimé également avoir un paragraphe sur l'amour qu'il porte à Madame Maxime! Mes 5 voix c'était très agréable à lire!
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Camille Dubois · il y a
J'aime beaucoup le personnage d'Hagrid et tu lui rend honneur avec ce joli texte. Le seul point négatif c'est le directeur à son époque qui n'était pas une femme, mais j'ai eu l'impression de retrouver un peu d'Ombrage dans la tienne!
En tout cas j'ai beaucoup aimé le passage dans la reserve avec les dragons! Et la fin est comme une boucle qu'on boucle enfin!
Bravo tu as mes votes!
Si tu veux je participe avec https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/nos-chemins-vont-se-recroiser-a-nouveau-norbert-dragonneau n'hésite pas à me dire ce que tu en penses

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Hugues Benoit-Cattin · il y a
Bonne idée que de se centrer sur Hagrid
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Felicia Simeon de Buochberg · il y a
Quel plaisir de te lire ! Ambiance magique et émotion partagée, on s’identifie facilement à Hagrid au fil de la nouvelle.
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Keith Simmonds · il y a
Un beau récit bien construit qui nous aide
à mieux connaître les personnages de Harry Potter !
Mes voix ! Une invitation à venir découvrir “Didi et Titi”
qui est en lice pour le Prix Faites Sourire Catégorie Jeunesse
2018. Bonne lecture et merci d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/didi-et-titi

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Potter · il y a
C'était très bien + 5
N'hésite pas à venir jeter un coup d'oeil à mon dessins :Poudlard