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Sous les auvents du marché

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Joël Riou

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Nous avions rendez-vous sur la place du marché à 14 h précises, juste en face de l'entrée du bahut. La voie ferrée et la station du RER C surplombaient cette zone, et à travers les vitres de la rame dans laquelle je me trouvais, les tours du château du lycée m'apparurent bien vite, encadrées de leurs arbres, bien avant que le train ne s'arrêtât. Les jours de semaine, c'était comme si j'étais déjà projeté dans la vie lycéenne avant d'avoir posé le pied au sol. Il n'y n'avait qu'une station entre la commune de mon domicile et celle de mon lycée, aussi, au fil des années, en sus du train, il m'arrivait d'effectuer le trajet à pied, à vélo ou encore en Solex, selon les saisons, mon humeur du moment ou les moyens financiers de mes parents.

J'avais fait sa connaissance une semaine auparavant, à une fête organisée par le lycée, dans un local municipal. Je n'étais pas spécialement motivé pour y aller, mais Pascal, un de mes bons copains, m'y avait traîné, je ne sais plus sous quel prétexte. La salle de danse était bondée, on y transpirait à peine rentré. Les enceintes diffusant les tubes de ces années soixante-dix déversaient leurs décibels, nous obligeant à élever la voix et nous rapprocher les uns des autres pour nous faire entendre. Nous nous frayâmes un chemin, jouant des coudes pour rejoindre Camille, une copine, que nous connaissions depuis le collège, et que je croisais de temps à autre dans les couloirs ou le parc du lycée, qui nous faisait des grands signes de la main. Elle était accompagnée d'une amie que je n'avais jamais remarquée jusqu'à présent. C'était pourtant une jolie brune, fine, ses cheveux longs lui descendant jusqu'au milieu du dos encadraient son visage à la peau blanche parsemée de minuscules grains de beauté. Ses yeux noisette me dévisagèrent avec acuité au moment des présentations. Je la trouvai à la fois réservée et impudique - bien malgré elle, avec son chemisier blanc mettant en évidence ses seins menus et son pantalon de flanelle moulant ses jambes fuselées –, avec un je ne sais quoi de déterminé dans la posture. Je m'en voulus immédiatement de ne pas l'avoir repérée plus tôt dans la masse du millier d'élèves fréquentant l'établissement, et me demandai comment une fille aussi canon pouvait se retrouver seule dans ce type de soirée. Je me doutais bien que si elle était venue avec sa copine, c'est qu'elle n'avait pas de petit ami. Pascal, qui n'était pas lycéen, avait renoué avec Camille, par je ne sais par quel moyen, et celle-ci avait dû le pousser pour qu'il me forçât à l'accompagner. Sylvie, puisque c'était d'elle qu'il s'agissait, m'avait-elle déjà remarqué, à mon insu, et avait-elle suggéré à Camille d'organiser notre rencontre ? Dès le premier slow, je sentis que le courant passait. Malgré mon peu d'expérience amoureuse, je pressentais qu'il y avait parfois des évidences lors de rencontres, le célèbre Parce que c'était lui ; parce que c'était moi de Montaigne évoquant La Boétie, s'appliquant à merveille en la circonstance, bien que dans notre cas, il s'agît de désir plutôt que d'amitié. Le coup de foudre immortalisé dans le film Un homme et une femme de Claude Lelouch aurait pu aussi convenir, mais nous n'avions pas encore la maturité des principaux protagonistes de l'histoire. Nous discutions de tout et de rien, étonnés de ne pas nous connaître, alors que nous étions au lycée depuis plus d'une année. Apparemment, Sylvie ne sortait pas beaucoup, ses parents la couvant plus que de raison malgré ses presque dix-sept ans. Je sentais son corps souple contre le mien, qui s'abandonnait progressivement. Après nos échanges verbaux, elle posa sa tête tout naturellement au creux de mon épaule, ses cheveux collés à ma joue agaçant agréablement mon cou. Ils sentaient bon le foin. Je caressai doucement son dos à travers son chemisier, qui, étant donnée la chaleur, commençait à coller à sa peau. Je sentais la pointe de ses seins presser ma cage thoracique. Je la serrai un peu plus contre moi tout en baisant doucement ses cheveux. Nos lèvres se trouvèrent naturellement. Je la trouvai chaste dans sa façon d'embrasser, comme si elle attendait avant de se livrer complètement. La fougue atténuée par la pudeur, une jeune fille de bonne famille, à n'en pas douter. Les slows qui s 'enchaînaient nous permirent cependant d'explorer de manière plus précise nos cavités buccales et nos surfaces épidermiques. Nos vêtements nous collaient tellement à la peau que nous l'explorions mutuellement pratiquement sans barrière. Alors qu'elle m'avait laissé plaquer mon ventre contre le sien et que mes doigts caressaient le bas de ses reins à la naissance de ses fesses – je n'osais encore les promener plus bas -, elle dut sentir mon sexe en érection, bien que mon intention ne fût pas de lui donner l'image d'un singe en rut. Pour finir la danse en étant présentable, je me reculai prudemment de quelques centimètres et cessai momentanément de lui rouler des pelles.
Elle ne voulait pas s'attarder (avait-elle eu la permission de minuit ?). Notre petit groupe quitta la salle assez tôt. L'air froid nous saisit et nous nous dépêchâmes de fermer nos blousons et manteaux. Sylvie et moi décidâmes de nous revoir le dimanche suivant sous les auvents du marché. Les filles partirent de leur côté et nous, les garçons, du nôtre. Pendant le trajet de quelques kilomètres, effectué à pied, sous le ciel dégagé constellé d'étoiles, nous échangeâmes sur le hasard des rencontres amoureuses et sur le fait que les filles étaient vraiment des êtres à part : pour preuve, Camille avait jeté son dévolu sur Pascal, alors que rien, après des années passées à se côtoyer au collège, ne laissait présager une telle aventure.

J'étais encore émoustillé en glissant la clé dans la serrure de la maison familiale, en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller ma mère, et me disais que j'avais vraiment de la chance qu'une fille aussi jolie m'ait choisi. Certes, j'étais un « beau gars », comme on disait alors, pas très grand mais athlétique, mais la plupart des filles qui me draguaient, depuis mes années de collège, la plupart de manière maladroite et ostensible me laissaient souvent de marbre. Je me souviens de l'une d'entre elles, particulièrement, qui s'était languie de la 6 ème à la 3 ème sans que je daigne m'intéresser à elle, malgré toutes ses manœuvres d'approche qui sautaient aux yeux de tous. Elle semblait s'en moquer, à l'image des grandes amoureuses romantiques. Je crois que cette insistance me faisait peur aussi, et que malgré les encouragements de mes camarades, je ne pus franchir le pas, ne sachant dans quelle relation j'allais m'engager. Et puis je n'éprouvais pas d'attirance pour elle, trop sage, trop scolaire avec sa blouse au col serré et sa natte impeccable. Avec les copains, on préférait fantasmer sur une fille nettement plus âgée, pas farouche semblait-il, prête à toutes les expériences sexuelles, d'après ce que certains téméraires en disaient. J'étais également intimidé par le pavillon qu'elle habitait, non loin des établissements scolaires, sur la place de la mairie, une grande bâtisse cossue, en pierres blanches, de style Empire ou Haussmannien, à moins qu'elle ne me fît penser aux riches propriétés des plantations de coton, aux colonnades blanches, que j'avais vues au cinéma dans le film Autant en emporte le vent.

En descendant les marches de la gare, mon regard balaya le marché, embrassant avec lui le lycée et son immense portail, fermé en ce jour férié, presque lugubre en cet après-midi hivernal. Je la reconnue immédiatement avec un petit pincement au cœur ; elle ne m 'avait pas posé un lapin ! Elle était seule et paraissait fragile, engoncée dans son manteau noir, le bassin appuyé contre l'un des étals en bois, sous les bâches qui n'étaient pas roulées. Elle s'était placée de manière à ne pas manquer l'arrivée du train. Je n'eus pas à lui faire signe, certain qu'elle m'avait repéré. Je dévalai les degrés de la station, puis d'un bon pas, parcourus les dizaines de mètres gravillonnés la séparant d'elle. Encore échauffé par le souvenir de nos slows enfiévrés, mais intimidé par le contexte, je l'embrassai malgré tout avec une certaine retenue. Elle ne devait pas rester longtemps, ayant promis à ses parents de les rejoindre chez sa grand-mère. Cela faisait une drôle d'impression d'être là, seuls, sur la place si animée d'ordinaire. Tous les cafés alentours, bruyant en semaine des discussions et rires des lycéens qui y découvraient, pour les plus jeunes, une forme de liberté et d'indépendance, exutoires aux cours ennuyeux et en conséquence parfois séchés, étaient soit fermés, soit pratiquement vidés de leur clientèle. Nous n'avions pas le temps d'aller au cinéma, et restâmes donc là à parler un peu de nos familles respectives, de nos intérêts - elle aimait la danse, j'aimais le sport – , nous embrassant de temps à autre alors que j'essayais de la réchauffer en me pressant contre elle, la faisant un peu plus peser sur la planche nous servant d'appui. Cette situation singulière, dans laquelle je me trouvais, sur ce marché avec ses tréteaux vidés de leur marchandise, l'isolement relatif dans lequel nous baignions aussi, me firent me remémorer un épisode vécu par mon père pendant l'exode de 1940. Il devait rejoindre sa mère et sa sœur sur la Loire, alors que son père était resté à Paris. Je ne sais pas quel hasard il s'était retrouvé dans ce coin de cette banlieue sud, dans une commune proche de celle où nous nous trouvions, et n'ayant pas trouvé de refuge le soir de son arrivée, s'était couché à même le bois de l'un des tréteaux du marché, y avait dormi d'un sommeil de plomb, au point de ne pas entendre le bruit des bombes tombant non loin de là. Il apprit l'existence du bombardement le lendemain, par des personnes en errance, comme lui, alors qu'il continuait son périple à l'issue incertaine. Avec le temps, on sait ce qu'il en résulta : en arrivant sur les bords de Loire, les cohortes de Parisiens postulants à l'exil, ne pouvant la franchir, firent, pour la plupart d'entre eux demi-tour et regagnèrent leurs pénates.

Curieuse chose que l'existence : si mon père avait été tué sous ce bombardement, je ne serais pas là à cet instant précis, à me souvenir de cette anecdote, et à tenter de lutiner une jeune fille. C'est peut-être dans ces moments là, où idées de mort et de sexe sont entrelacées, à l'orée de l'âge adulte, que chaque être humain prend conscience de sa finitude et du poids de la dette symbolique qui le lie à ses ascendants. Le froid et nos vêtements ne nous permettaient pas des explorations sensorielles plus poussées, mais Sylvie semblait heureuse, satisfaite de ce temps passé en ma compagnie. Nous nous fixâmes rendez-vous pour le dimanche suivant, même heure, même endroit.

Le jour dit, je la retrouvai, toujours engoncée dans son manteau, bien que la température fût plus clémente. Elle devait encore répondre à des impératifs familiaux et disposait de peu de temps. Nous restâmes un moment sur le marché, à l'endroit précis de notre premier rendez-vous, étroitement enlacés. Après avoir écarté les pans de son manteau, tout en l'embrassant, je glissai ma main sous son pull et malaxai sa poitrine à travers son soutien-gorge. Je m'aventurai ensuite sur son ventre doux, réussi à glisser mes doigts dans son pantalon, à la lisière de sa petite culotte. En descendant encore un peu plus, je perçus l'élastique qui faisait barrière, mais sous la pulpe de mon majeur je pus sentir, un bref instant, la douceur de sa toison pubienne, comme si je la voyais, sombre, se détachant nettement sur sa peau laiteuse, promesse de plaisirs à venir. Elle ne me laissa pas aller plus avant, et voulut marcher un peu, en amoureux. En place de mon prénom, Guy, elle m'avait affublé d'un surnom, « mon Titou », qu'elle répétait à tout bout de champ, s'appuyait lourdement contre moi tandis que nous déambulions dans les rues désertes, me faisait des agaceries.

Nos rendez-vous prirent cette tournure singulière. Sylvie paressait très amoureuse, mais d'un amour « popote », comme installé sur un mode conjugal, après des années de vie commune. Malgré mes tentatives d'aller plus loin dans nos rapports, elle s'y refusait, et de toute façon, nous n'avions pas de lieu adapté pour nous y engager sereinement. Je n'étais ni préparé ni prêt à ce type de relation, me défendais contre des sentiments ambivalents à son égard. Le désir de possession que je décelais chez elle, notamment à travers ce vocable « mon Titou », qui m'agaçait au plus haut point, m'incitait à la fuite. Est-ce à cela que l'on voit la différence de maturité entre une fille et un garçon au bénéfice de la première -, à cette capacité à s'engager, sans restriction, sans calcul – si ce n'est un calcul sur la sécurité d'une relation stable, assurée, sorte de pari sur l'avenir en quelque sorte ? Quelques semaines passèrent, arriva le printemps. Les examens de fin d'année se rapprochaient et la pression scolaire se fit plus forte, en vue du passage dans la classe supérieure, loin d'être assurée en ce qui me concernait. Je devais travailler beaucoup plus, notamment les dimanches. Les entraînements et les compétitions d'athlétisme accaparaient une bonne partie de mon temps libre et les rendez-vous hebdomadaires avec Sylvie commençaient à me peser. Éprouvais-je véritablement de l'affection pour elle ? Me fallait-il des gages plus physiques de sa part pour que la tendresse que je ressentais à son égard pût se transformer en véritable amour ? De mon côté, qu'est-ce que je représentais pour elle, qu'attendait-elle de moi ? Malhabiles dans l'expression de nos émotions, de nos sentiments, nous n'avions pas la possibilité de nous expliquer. Mais avions-nous véritablement quelque chose à nous dire ? Comme la plupart des hommes en pareil cas, d'après ce que j'en compris bien plus tard, je me montrai lâche, prenant la fuite, dans ma tête en tout cas. J'éprouvais une peur presque panique face à une situation que je ne contrôlais pas, à une demande d'amour dont je ne savais pas si j'en étais l'objet ou le sujet. Dans mon esprit d'adolescent, l'esprit chevaleresque le disputait avec celui du soudard, l'amour courtois avec la luxure. J'avais encore en tête l'image traditionnelle de l'engagement de l'homme envers la femme, de sa responsabilité à son égard en cas de grossesse non désirée, et l'idée tenace que quand on s'engage, c'est pour la vie. J'étais en pleine confusion, en proie à l'angoisse et par conséquent au doute. J'avais l'impression d'être coincé, ligoté à une situation qui me dépassait. J'aurais pu, j'aurais dû expliquer mon désarroi à Sylvie, lui demander de me laisser du temps, de nous laisser du temps. Je n'adoptai pas cette conduite ; sous le poids d'une pression trop lourde que je me mettais, je décidai, un jour annonciateur de l'été – il faisait très beau – d'aller lui annoncer que c'en était fini de notre liaison. Je la retrouvai sous les auvents du marché, en fin d'après-midi, après les cours, pour lui faire part de ma décision. Elle ne s'y attendait pas, devînt blême, livide. Je ne lui laissais et ne nous laissais aucune chance. Je ne me souviens plus des mots que j'utilisai pour expliquer mon désarroi et tempérer sa peine. Je me souviens seulement d'avoir tourné les talons au moment où elle ne put cacher ses larmes.
En remontant une des rues me ramenant à mon domicile, soudainement, la côte me sembla raide, la lourdeur de mes pas se conjuguant au poids de ma conscience et de ma culpabilité. Paradoxalement je me sentais aussi léger, soulagé. J'éprouvais à la fois un sentiment de liberté et de tristesse. J'eus bientôt envie de pleurer - sur cette pauvre fille que j'avais eu l'impression de berner, d'abuser, qui ne m'avait rien fait – et sur moi-même. Je me dégoûtais d'avoir agi ainsi, je m'en voulais, je ne comprenais pas ce qui m'était arrivé.
Les jours suivants, j'appréhendais de la croiser au bahut, prenais des chemins détournés pour me rendre aux cours ou au réfectoire. Digne, elle ne chercha pas à renouer avec moi, se fit discrète elle aussi.

Le défilé des années n'estompa jamais complètement la culpabilité et le remords que j'éprouvai ce jour là et les semaines qui suivirent. Avec le recul, je me dis que j'étais peut-être passé à côté d'une belle histoire, que « j'avais raté le coche » comme on disait autrefois. Alors, les regrets se conjuguèrent aux remords. Bien des années plus tard, j'aurais souhaité effectuer un retour dans le passé, m'expliquer à nouveau, voire faire comme si cette rupture n'avait jamais existé. Aussi, arrivé à l'aube de la vieillesse, alors que la nostalgie commence à mettre un peu de baume sur les erreurs de jeunesse, les paroles des Passantes, la chanson de Georges Brassens, prennent pour moi une saveur particulière ; on ne peut les apprécier que si l'on a aimé ou aurait pu aimer, sachant que l'amour, selon une formule déroutante, c'est vouloir donner quelque chose qu'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas :

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on a pas su retenir

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Joël Riou  Commentaire de l'auteur · il y a
Cette nouvelle n'a pas trouvé sa place dans le cadre du Grand Prix. Il est possible que l'intrigue amoureuse, qui se situe dans les années soixante - dix, ait été jugée trop datée. Je pense, cependant que l'amour et ses avatars reste d'actualité. A vous donc, chères lectrices et chers lecteurs d'en juger.
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Chantal Noel · il y a
Nostalgie d'une époque où beaucoup (filles et garçons) se reconnaîtront . Quelques longueurs peut-être mais pour moi un vrai plaisir de lecture.
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Joël Riou · il y a
Merci Chantal, mon texte est effectivement un peu long à cause des digressions notamment.
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Domi Roca · il y a
Très jolie nouvelle, un déroulé temporel agréable et un petit goût d'amertume qui remonte du fond des âges et du mien qui suis à présent au milieu des nombres. Merci à vous
Si le coeur vous en dit, "Gibraltar" à découvrir sur ma page.

Belle année à vous

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Joël Riou · il y a
Il vaut mieux être au milieu des nombres qu'au milieu des ombres ! Merci d'être passée me lire et d'avoir apprécié cette histoire qui peut évoquer des souvenirs ou des situations passées, récentes ou non.
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chris76 · il y a
J'ai aimé cette nouvelle qui ne fait pas de bruit mais qui réveille des souvenirs .Donc , pour moi , c'est positif puisqu'elle me touche . En fait , que cherche t'on dans ces lectures ? je trouve le jury bien difficile .....Et bonne continuation à vous Joêl , faites vous (et nous par la même occasion) plaisir
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Joël Riou · il y a
Merci beaucoup, chris, pour ce gentil commentaire. J'en profite pour réitérer ma demande : quand donc allez-vous nous proposer un texte à nous mettre sous la dent, si je puis m'exprimer ainsi ? Il n'y a que le premier pas qui coûte comme l'on dit. Et puis, il n'y a pas que des critiques malveillantes sur ce site :)
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Haruko San · il y a
Et bien moi je vous avouerai avoir beaucoup aimé votre texte, qui m'a rappelé de jolis souvenirs. L'époque où comme le dit plus Champolion la seule crainte/peur était celle d'avoir un bébé sans l'avoir voulu-:) JE vous encourage et vous souhaite une très belle année.
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Joël Riou · il y a
Merci pour vos encouragements et bonne année à vous.
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Dolotarasse · il y a
Perso, j'ai bien aimé. Quant au refus, bah ma foi faut pas trop chercher.
Compliqué l'amour. L'engagement peut faire peur et sur le tard les regrets... Sans doute pas celle qui vous était destinée !
Meilleurs vœux à vous.

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Joël Riou · il y a
Merci de votre passage et bonne année à vous.
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Loodmer · il y a
C'est Hélène et les garçons ton histoire qui nous ramène à l'époque où la petite culotte était un barrage infranchissable
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Joël Riou · il y a
Oui, " Un barrage contre le Pacifique "!
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Loodmer · il y a
A ce point ? Tu avais de sacrées réserves alors
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Joël Riou · il y a
Oui, mais j'étais jeune...
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Champolion · il y a
Se poser la question du motif du refus de la sélection ne mène pas loin.A moins d'avoir enfreint sérieusement les contraintes du concours,il est impossible de savoir si une oeuvre va plaire ou non.
Beaucoup d'appelés et peu d'élus!C'est le jeu.
Ton texte rappellera des souvenirs à ceux de cette génération d'avant la pilule mais aussi,d'avant le Sida.Je mesure chaque jour la chance que nous avons eu de ne pas avoir à se" méfier "de l'autre!La seule crainte étant de faire ,sans l'avoir voulu,un bébé.
Texte nostalgique,témoignant fidèlement de ces premiers émois.
PS:Tu as trouvé le moyen de citer Lacan!
Champolion

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Joël Riou · il y a
Merci à toi pour tes remarques si pertinentes. Il est vrai que j'ai encore tendance à faire des digressions pas toujours adaptées dans mes nouvelles. Il me faut travailler cela. Bon Noël à toi.
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Champolion · il y a
Hello Joël
Ne t'inquiètes pas pour les "digressions",c'est ta marque de fabrique et c'est ce qui en fait le charme.On lit tellement de nouvelles qui ne sont que de monocordes narrations aussi froides que des procès verbaux de Police....
Bonnes Fêtes de Fin d'Année Joël
Champolion

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