Sophie - Partie 4

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Un peu de Djiguidjik en poésie Hésitant. Plume en avant j'écris Visiteur, bienvenue dans cet univers Où moi-même je me perd  [+]

1 mois plus tard, la mère de Sophie fit ouvrir l'appartement par un serrurier. Norma pénétra donc dans le logement de sa fille, pétrie d'inquiétude à son sujet. Elle n'avait plus eu de ses nouvelles depuis ses appels nocturnes. A l'époque tout allait vraiment mal pour elle et Sophie avait été, comme d'habitude, d'un énorme secours.
Dans l'entrée elle les affaires de Sophie accrochées à sa penderie, elle devait donc être dans la maison.
-"Sophie ? Chérie ? Tu es là ?" appela-t-elle.
Elle n'eut pour réponse que le silence absolu si ce n'est certains appareil ménagers comme le frigo. Cependant en pénétrant dans le salon, elle vit tout de suite que quelque chose clochait, les choses n'étaient pas exactement rangées comme Sophie les laissait, ou du moins comme sa mère, qui rendait visite à sa fille aussi souvent qu'elle le pouvait (lorsque cette dernière était d'accord. Bizarrement, Sophie n'avait jamais aimé que sa mère débarque à l'improviste. Elle avait mis ça sur le compte de son intimité qu'elle souhaitait préserver et avait depuis, pris l'habitude de toujours lui demander avant de passer la voir).
Le tapis qu'elle mettait au milieu de la pièce n'était pas dans le bon sens et de plus, en s'approchant, elle vit qu'il était tâché. L'étau qu'elle sentait sur sa poitrine depuis que sa fille ne l'avait rappelé le lendemain de ses appels téléphoniques s'était mis à serrer plus fort à la vue de ces tâches. Elle remarqua également une irrégularité sur le tapis et entreprit de le déplacer pour le mettre à nettoyer.
C'est alors qu'elle s'aperçut d'un renflement qu'elle n'avait jamais vu dans le sol. Comme un petit bout de sol qui dépassait. Elle s'approcha et à l'aide d'une sorte de levier très plat et fin qu'elle n'avait jamais vu réussi à ouvrir une trappe. Un escalier se déroulait devant elle.
Elle fut alors pris d'un haut le cœur. Une pestilence incroyable se dégageait de ce tunnel qu'elle découvrait pour la première fois. Elle couvrit son visage d'un mouchoir et après quelques secondes d'hésitation décida de descendre.
Elle arriva dans une sorte de corridor où il semblait y avoir 2 pièces. Elle hésita et fit un pas en direction de la pièce de gauche. Hésitante et sentant de plus en plus l'étau se resserrer elle poussa la porte de la pièce.
La pièce était composée de plusieurs tables, dont 2 plus grandes qui étaient à peu près dans le prolongement l'une de l'autre mais séparées par un espace. Dans le fond il semblait y avoir comme une sorte d'établi où pas mal d'outils ou objets étaient posés. A côté de chaque grande table il y en avait des plus petites avec d'autres outils...ensanglantés.
Son haut le cœur revint un peu plus fort cette fois-ci en découvrant que l'une des deux petites table était plus ensanglantée que l'autre et surtout sur la grande table à côté il y avait un... corps. L'étau qui enserrait sa poitrine était désormais en train de lui broyer le cœur.
Normalement, elle aurait pris ses jambes à son cou à la vue d'un tel spectacle mais, comme sonnée, elle se rapprocha et découvrit un spectacle qui allait la réduire à néant ; le corps ou les restes du corps de sa fille étaient allongés sur la table... Son visage se couvrit de larmes et un rictus de douleur vint le paralyser. Norma aimait sa fille plus que tout et c'était l'un des piliers les plus importants si ce n'est le plus important de sa vie. Elles discutaient souvent et Sophie semblait être comme une extension d'elle-même qui savais l'apaiser, l'écouter, la consoler, l'aiguiller vers les bonnes décisions. Découvrir ainsi son enfant, l'Amour de sa vie, sa confidente et meilleure amie fit mourir une partie essentielle de Norma... Tout en donnant naissance à une autre bien plus sombre.
Norma se rendit compte que sa fille semblait avoir été "torturée" et surtout mutilée à mort. Des blessures jonchaient ses membres ou moignons restants et elle avait le visage boursouflé, comme si elle avait reçu des coups de poings ou... des claques plutôt. Il lui manquait également des ongles à sa main restante et des dents...
Malgré cela... Sophie semblait s'être éteinte avec un rictus.... De joie. Un léger sourire se dessinait sur son visage si beau auparavant.
-"Ma fille, tu as réussi à rester brave malgré tout cela...." Réussi à dire Norma entre deux sanglots. Elle lui caressa le front comme une vraie mère et ses yeux déjà pleins de larmes débordèrent de plus belle.
-"Pourquoi ? Qui a fait ça...? Ma chérie...?"
Le vide créé par la partie intérieure morte de Norma commençait doucement à se remplir.
-"QUI...?!!! MA PETITE FILLE !!!" Cria-t-elle, la voix enrouée de douleur.
Sur l'établi du fond il y avait une petite boite que Norma remarqua alors. Après avoir regardé encore une fois sa fille aussi tendrement que possible elle se dirigea vers cette boite et l'ouvrit. Elle y découvrir 2 cartes d'identités ; "Estelle CHOUVREAU" et "Corinne DUPAGE".
L'espace vide était maintenant complètement rempli. Et à la place de la douceur, l'empathie, l'Amour, s'y trouvait maintenant une haine viscérale, une détestation fanatique de ces deux personnes qu'elle ne connaissait pas, mais qui, instantanément pour Norma étaient coupable d'avoir quelque chose à voir avec la mort de son Ange à elle.
Norma retourna au chevet de sa fille et prononça les dernières paroles adressées à sa fille ; "ça va aller ma chérie. Je vais les trouver... Et elles vont PAYER".
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