Secrets les plus sombres des forces du mal, par Owle Bullock

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Finaliste
Jury

20 ans, étudiante en quatrième année de médecine, j'écris à temps partiels depuis déjà pas mal d'années, avec parfois de longues pauses de plusieurs mois à cause des études. Passionnée  [+]

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Préface

Après avoir consacré la plupart de ma vie aux recherches sur les différentes formes de la magie, sur l’origine des créatures qui nous entourent ou encore sur les potions que personne n’ose préparer, il m’a paru nécessaire et indispensable de vous faire part de mes différentes découvertes.

Ce livre, que j’ai commencé à rédiger quand j’ai appris que j’étais contaminé par la Dragoncelle, est en quelque sorte mon héritage, ce qui reste de moi, ce qui ne doit pas disparaître. Je tiens à léguer au monde magique ces différents postulats pour ne pas oublier les choses les plus importantes. L’amour et l’espoir sont à rechercher alors que la peine, la noirceur et la colère sont à fuir. Je suis bien conscient que ce livre risque de faire débattre et que certaines personnes pourraient s’y méprendre, ternir ma réputation et me faire passer un sombre sorcier, mais cela ne m’a pas empêché de l’écrire. Je suis prêt à prendre le risque. Je tiens à vous demander de, pendant toute la lecture de ce livre, garder ce message en tête « J’écris seulement pour qu’on se souvienne. ». Il est évident que l’origine des Détraqueurs, la création d’un Inferi ou encore la noirceur et la décadence qui se cachent derrière les Horcruxes sont à proscrire, et il peut sembler beaucoup plus facile de seulement les taire. Néanmoins, l’histoire nous a maintes fois montré que c’est dans l’oubli que naît la noirceur. C’est dans l’évitement qu’on ne voit pas ce qui se trame sous nos yeux, c’est dans le déni qu’une guerre se déclenche sans qu’on ne l’ait vu venir.

C’est donc avec ce dernier message, que j’écris sur mon lit de mort, que j’introduis ce livre qui, je l’espère, ne sombrera pas lui aussi dans l’oubli.



Chapitre 1 : Sombres créatures

J’ai choisi de dédier ce chapitre à deux créatures qui, selon moi, font partie des plus sombres qui existent. Leurs noms sont associés à la mort, au désespoir, et d’avoir croisé leur chemin a bien failli me coûter plusieurs fois la vie. Je vais donc consacrer ce récit aux inferi et aux détraqueurs.

Les inferi (Sing. : inferius, vient du latin « inferi », les enfers) sont par définition des cadavres réanimés par magie. Leur création relève sûrement d’une des branches de la magie les plus noires. Elle défie toutes les lois de la nature et est par conséquent, particulièrement dangereuse et peut-être un peu trop attirante. En effet, on pourrait croire qu’il s’agirait de simplement ramener une personne à la vie, de pouvoir revoir un être cher sans qui on ne peut vivre ou à qui on n’a pas eu le temps de dire au-revoir, mais il n’en est rien. La personne ne l’est plus, son âme s’est déjà envolée. Les inferi n’ont pas de conscience propre, aucun caractère et obéissent seulement aux ordres de leur maître, de leur créateur. Les inferi n’ont d’humain qu’une sombre apparence qui n’est que la pâle réplique d’un être vivant. Leur peau est blanchâtre, cireuse et glaciale, et on pourrait croire voir la chair en putréfaction se détacher de leurs frêles membres à peine font-ils un pas. Leurs yeux, enfoncés dans leurs orbites, n’ont plus aucune couleur, plus aucun sentiment, plus aucune âme. Toute vie semble s’échapper du monde lorsque nous nous trouvons en leur présence.

Etant déjà morts, on ne peut techniquement pas les tuer et il est très difficile d’arrêter leur progression lorsque ceux-ci vous ont pris comme cible. Certains points sont tout de même à noter : ces créatures craignent la lumière et la chaleur, et ils destructibles par le feu. Il peut donc être judicieux de lancer un Incendio si vous avez le malheur de croiser un inferius, même si ce sortilège est tout de même une faible arme face au grand pouvoir et à l’extrême résistance des inferi. Le seul autre moyen de les arrêter est de tuer leur maître.

Maintenant, venons-en à leur création. N’importe quel cadavre peut être réanimé, qu’il soit mort il y a seulement quelques minutes ou des siècles auparavant. Seule leur apparence diffèrera en fonction de l’état de fraîcheur du cadavre. Leur pouvoir restera le même, et aucun des deux ne sera plus fragile que l’autre. Le processus à l’origine de la réanimation a néanmoins comme effets secondaires d’accélérer le processus de putréfaction et l’odeur peut rapidement devenir insupportable.

Le rituel doit être pratiqué de nuit, dans une pièce sans fenêtre, et nécessite l’utilisation de cinq bougies de cire noire placées sur la circonférence d’un cercle. Le corps doit être placé au centre, entouré par des runes écrites à la craie. (Les runes nécessaires à la réalisation de ce maléfice sont disponibles à la fin du livre, dans les annexes). Le sorcier, sans jamais s’arrêter de réciter l’incantation « Ego super te », doit tourner sept fois autour du cercle. Si les runes ont été écrites correctement, une lumière rouge doit alors émaner du cadavre pendant approximativement trois minutes avant de s’éteindre progressivement. Vous pourrez alors sentir un courant d’air glacial emplir la pièce et emmener avec lui les poussières de craie avant de les effacer complètement. Le rituel est alors terminé. Le cadavre ne bougera que lorsque vous lui ordonnerez.

Il est à noter que ce rituel peut être réalisé avec un nombre illimité de corps en même temps. Il suffit d’ajouter une nouvelle bougie par cadavre.

Passons maintenant aux détraqueurs. Ceux qui ont eu le malheur de les croiser s’en souviendront à jamais. Cette froideur qui nous envahit, la sensation que tout le bonheur du monde s’est échappé et ne reviendra pas, l’impression qu’on ne sera plus jamais heureux. Rien ne peut nous préparer à les affronter en toute sérénité. Ces créatures qui semblent presque incorporelles n’ont aucune âme, se nourrissent de la joie humaine et des plus beaux souvenirs qu’on puisse avoir. Mort adviendra à quiconque pourra voir ce qui se cache sous la cape sombre et délabrée que porte cette créature. Leurs doigts crochus, noirs, longs et fins pourraient faire penser à des griffes qui veulent s’enfoncer dans votre poitrine pour vous arracher le cœur. Ils vous plongent sans répit dans vos souvenirs les plus noirs, les plus durs, ceux que vous voulez absolument oublier ou dont vous ne vous souvenez même pas. Ils font remonter à la surface la tristesse et le désespoir, vous tourmentant ainsi jusqu’à la folie, vous rendant inapte à vous nourrir, à lutter contre la mort, à réfléchir à quoi que ce soit d’autres. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont, à ce jour et depuis déjà quatre siècles, les gardiens de la prison britannique d’Azkaban.

Le seul moyen de les arrêter, et non pas de les tuer (cela semble encore, à l’heure actuelle, impossible) est de lancer un sortilège de patronus. La formule Expecto Patronum (vient du latin, signifie littéralement « J’attends un protecteur ») doit être prononcé tout en invoquant un souvenir particulièrement heureux. Si bien exécuté, ce qui s’avère être un acte de magie très avancé, vous invoquerez alors un protecteur dit « corporel ». Votre magie, imprégnée d’amour, considéré comme la plus puissante des magies au monde, prendra la forme d’un animal incarnant la joie, l’espoir et le désir de vivre, qui n’est nullement affecté par l’attaque des détraqueurs. Plusieurs théories divergent sur la signification de la forme que peut prendre un patronus : certains sorciers certifient qu’ils représentent la personnalité du lanceur alors que d’autres affirment qu’ils incarnent celle de l’être aimé. Chaque camp ayant des arguments particulièrement pertinents, aucune théorie n’a encore été corroborée. Ceci étant dit, revenons au sujet principal, les Détraqueurs.

C’est tout naturellement, après avoir été assisté à une condamnation à mort par le baiser du Détraqueur, que je me suis demandé d’où venaient ces étranges créatures. Où sont-elles nées et pourquoi ne peuvent-elles pas être détruites définitivement ? Bien qu’on n’ait trouvé aucun moyen de les tuer, il semble pourtant certain que ces êtres peuvent venir à disparaître, sinon ils peupleraient déjà la totalité de la planète. Pourquoi n’est-ce pas le cas ? Pour avoir moi-même, par un hasard et une chance exceptionnels, assisté à la naissance d’un détraqueur, je peux affirmer qu’ils s’avèrent être déjà morts. Comme les inferi, il s’agit d’une sortie de réanimation d’une personne décédée. Comment une personne peut-elle se transformer en détraqueur ? En réalité, il ne s’agit ni d’une incantation, ni d’une potion, mais étrangement et simplement d’un choix.

Imaginez que vous ayez perdu un être si cher qu’il vous semble impossible de vivre sans lui. Son visage hante vos nuits, vous voyez son regard dans les yeux de tous, vous entendez son rire même lorsqu’il n’y a que le silence, vous sentez son odeur dans n’importe quel parfum, vous n’avez que le goût de ses lèvres dans n’importe quel aliment porté à votre bouche. Ces souvenirs ne vous apportent que souffrance et désarroi, larmes et cris de désespoir. Vous ne voulez plus les ressentir. Alors, vous ne mangez plus, ne dormez plus, ne pensez plus. Vous vous laissez mourir, à petit feu, priant pour que cesse votre peine. Ce jour arrive enfin. Vous sentez la vie quitter votre peau, la chaleur quitter vos organes, vous commencez à ressentir votre âme flotter au-dessus de votre corps. C’est alors qu’un choix se présente à vous. Vous pouvez monter au ciel et vivre dans le vide absolu à jamais, ou vous pouvez laisser votre colère faire surface. Oui, votre soif de vengeance peut vous pousser à vous transformer en détraqueur, et ce, dans le but de faire subir au monde entier la torture que vous avez vécue. Vous pouvez vous nourrir de leur bonheur pour qu’ils aient à leur tour cette sensation de vide dans leur cœur. Enfin, vous pouvez les tuer, aspirant leur âme de vos lèvres, vous nourrissant des dernières sensations de joie qu’il leur reste. Ils ne sont alors plus que des corps sans vie, sans âme, mais encore capable de respirer, de boire, de manger. Rien de plus. Une coquille vide. Comme vous. Comme ce que vous étiez quand votre amour est mort.

C’est ainsi que naît un détraqueur. Il est le simple produit de la tristesse, de la mort et du désir de vengeance. Pas étonnant que toute chaleur semble s’échapper de ce monde lorsque ce monstre croise votre chemin. Il n’y a qu’un seul moyen de les détruire définitivement et cela ne relève pas du pouvoir d’un sorcier. Non, cela doit venir d’eux-mêmes, cela doit venir du reste de leur vie d’avant, du semblant d’humanité qui leur reste. Cela doit à nouveau être leur choix. Quand ils auront enfin fait leur deuil, quand ils seront fatigués de répandre le malheur, quand ils auront enfin fini leur travail, ils pourront quitter ce monde.



Chapitre 2 : Philtre de moldufication

J’ai toujours été passionné par les potions. Cela a été ma matière préférée lorsque j’étais à Poudlard, notamment grâce aux cours passionnants prodigués par le professeur Istanza malheureusement récemment décédé. Malgré mes incessants voyages et mes recherches qui m’ont amené à voir au-delà de la magie habituelle, je n’ai jamais pu me résoudre à abandonner mes premiers amours. C’était donc avec plaisir que j’avais décidé de poser mes bagages en chine, au sein du temple shaolin construit sur la plus haute montagne du pays. Y vivaient un groupe de cinq chamanes qui m’ont accueilli à bras ouverts, et ont accepté de me faire part de leurs incroyables découvertes en échange de mes connaissances personnelles sur le Felix Felicis et le polynectar.

C’est ainsi que j’ai appris à préparer le philtre qui les a rendu célèbres à travers le monde : le philtre de moldufication. En effet, l’école de magie nationale avait pour tradition de n’accepter que les enfants sang-purs ou sang-mêlés, les nés-moldus étant laissés à l’écart. Ceux-ci, vivants avec leurs parents, étaient pris pour des fous, ou encore possédés par le diable à cause des événements inexplicables se produisant autour d’eux. Aucun médicament ou plante ne semblait les guérir et c’est dans un dernier espoir qu’une famille est allée voir ces chamanes, implorant leur aide. Ceux-ci ont alors mis au point un philtre qui a la faculté d’enlever ses pouvoirs à un sorcier, et ce, définitivement.

Après avoir « guéri » ce né-moldu, la nouvelle s’est répandue dans tout le pays. Néanmoins, le désavantage de ce processus est qu’il est extrêmement douloureux. La magie d’un sorcier est ancrée au plus profond de son cœur, de son corps et de son âme. Lui enlever reviendrait à lui arracher un membre ou à lui aspirer son esprit et cela laisse des séquelles irréparables. Après avoir pu cette potion, la plupart des patients se plongeait dans un mutisme profond et tombait en grave dépression. Rien ne pouvait les réveiller. Mais cela n’empêchait pas les parents éplorés d’affluer des quatre coins du royaume.

Malgré la prétendue panacée qu’est cette potion pour les moldus, il est indéniable qu’il s’agit de magie noire. Retirer ses pouvoirs à un sorcier est, comme la création d’inferi, un acte contre-nature. Aller à l’encontre des créations de Dieu n’amène jamais à rien de bon... Gardez toujours ça en tête.

Cette potion très longue et très difficile à réaliser, nécessite des conditions de préparation très précises, et les ustensiles ne peuvent en aucun cas être substitués par d’autres. Vous devez vous munir d’un chaudron en crabe de feu, taille 6. La préparation doit se faire dans la cave d’une maison en bois de chêne.

Pour 658 mL de potions (6 flacons) :
- Verser 200 mL d’huile d’olive vierge extra dans le chaudron.
- Faire chauffer à 24°C pendant six minutes.
- Ajouter immédiatement 23 mL de sang de dragon.
- Dans un mortier, écraser 33 gr d’écorce de Wiggentree.
- Ajouter dans le chaudron. Jeter trois baies de goji.
- Mélanger six fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis deux fois dans le sens inverse.
- Faire chauffer vingt-quatre heures. A ce stade, la potion devrait prendre une coloration violette.
- Verser 2mL de sécrétion de Bandimon.
- Mélanger une fois dans le sens des aiguilles d’une montre puis ajouter 216 mL d’essence de Bellatone et 216 mL de ciguë aquatique. Le liquide se colore alors en jaune.
- Piler 3 paires d’ailes de chrysope, 56 gr de corne de grapcorne rapée dans un mortier et ajouter au chaudron.
- Faire chauffer 2030 minutes en remuant toutes les heures une fois dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Ajouter 32,5 gr de foie de chauve-souris entier, et 5 crochets de serpents découpés en morceaux de 1 cm sur 0.6 mm.
- Agiter votre baguette magique. La potion doit se colorer en rouge.
- Faire chauffer un mois à feu doux puis un nouveau mois à feu fort.
- Lâcher deux tentacules de Murlap entières depuis un mètre cinquante de hauteur.
- Faire chauffer trois mois à feu doux.
- Enfin, ajouter 66 mg de poudre de calice de la mort. Le liquide doit prendre une couleur argentée et former des bulles de trois millimètres de diamètre. Si tel est le cas, félicitations, vous avez réussi !



Chapitre 3 : Horcruxes

Vous voilà enfin arriver au chapitre qui m’a été le plus difficile à écrire, celui qui m’a valu bien des critiques pendant mes recherches, celui qui a failli me faire tuer ou même me faire envoyer à Azkaban. Je dois avouer que j’ai plusieurs fois hésité à m’arrêter et à me rediriger vers un chemin moins sombre. Je l’ai même fait pendant quelques mois et ai commencé à me dresser une collection d’objets magiques, dont la boite de pandore.

Néanmoins, je me suis rapidement réorienté vers les Horcruxes. Il n’y a eu de sujet qui m’ait tenu autant en haleine, de sujet pour lequel je pouvais rester éveillé des jours durant à lire des livres, transplaner de village en village, de sorcier en sorcier, de montagne en montagne pour trouver plus de renseignements. Aucun livre jusqu’à ce jour ne donnait d’explication complète sur la création d’Horcruxes. J’ai donc décidé de la concilier ici.

Mais tout d’abord, il me semble indispensable de vous expliquer ce qu’est qu’un Horcruxe. C’est un mot qui, à lui seul, peut provoquer des sueurs froides, vous apporter des regards noirs. Ne vous aventurez jamais à prononcer ce mot dans une conversation mondaine !

Un Horcruxe est un objet dans lequel un sorcier a inculqué un morceau de son âme. Ainsi, si le corps en vient à être détruit, il ne meurt pas. Le premier sorcier à avoir créée un horcruxe se nommait Herpô l’infâme et il est, à ce jour, l’un des seuls à avoir osé le faire. Car pour inculquer un morceau de son âme dans un objet, il faut la découper. Il faut commettre un acte si horrible, si odieux qu’on oublie une partie de nous, qu’on détruit l’humanité au fond de notre cœur. On doit tuer quelqu’un de sang-froid, avec pour seul et unique but de le faire souffrir. Ainsi, on sépare notre âme en deux. Et on peut alors la mettre dans un objet. Cela peut être n’importe quoi, d’un caillou que vous avez trouvé au pied d’une montagne au collier que vous a légué votre mère.

Cependant, il semble indispensable de jeter des sortilèges de protection sur l’objet. En effet, même si le rituel rend déjà l’objet solide, il reste toujours détectable mais également destructible par certains sortilèges. Et vous ne voulez en aucun cas, après toutes les souffrances que vous avez endurées pour le fabriquer, qu’il soit détruit par une personne mal attentionnée. En effet, la destruction de l’horcruxe entraîne également la destruction de l’âme à l’intérieur et vous rendra à nouveau mortel. Vous devez alors prendre des mesures de protection pour le protéger. Je parle, au chapitre quinze de ce livre, de sortilèges très puissants pouvant vous y aider, notamment grâce à la magie du sang. L’horcruxe pourra alors se régénérer tout seul s’il venait à être lésé et seules des substances extrêmement destructrices (telles que le Feudeymon ou le venin de basilic) pourraient l’en empêcher.

Néanmoins, il faut garder à l’esprit que cette procédure rend l’âme instable. Séparée d’une de ses parties, elle est plus fragile, cela vous enlève un morceau de votre personnalité. Vous devenez plus sombre, plus noir, moins humain. C’est le prix à payer pour devenir immortel. Le seul moyen de la réparer est d’éprouver du remord. Il faut à son tour ressentir la douleur et la souffrance que l’on a créées, se sentir tellement coupable que l’on serait prêt à mourir malgré notre haine irrationnelle de la mort. Les morceaux de votre âme peuvent alors se recoller et vos regrets raviveront votre humanité.

Si une personne reste en contact trop longtemps avec un horcruxe qui n’est pas le sien, sa personnalité peut changer, et prendre celle de l’âme à l’intérieur de l’horcruxe. Le seul moyen de s’en détacher, de se retrouver, est de s’en éloigner quelques temps. Les effets de la magie noire vont alors se dissiper et le sorcier reviendra à lui.

Maintenant, parlons plus précisément du rituel. Je tiens à vous prévenir, celui-ci est dit comme extrêmement douloureux. Je ne me suis moi-même pas aventuré à le réaliser, la mort n’étant pour moi que le continuum éternel et inévitable de la vie, et je ne peux donc pas vous expliquer avec précision le ressenti. Je ne fais que mettre à l’écrit les dires que j’ai entendus.

Vous devez vous procurer un chaudron, un bézoard d’au moins cinquante-cinq grammes, une dague en argent et de plusieurs litres de sang de centaure. Il vous faudra placer le chaudron au centre d’un pentagramme dessiné sur le sol à l’aide du sang de centaure. (Les runes nécessaires sont elles aussi disponibles dans les annexes.) L’horcruxe doit être placé dans le chaudron. Finalement, tout en prononçant distinctement la formule « Et non venit. Mors me adsequi non », prélevez de votre sang à l’aide de la dague et faites en couler quelques gouttes sur le bezoard avant de le jeter dans le chaudron. Les runes vont alors s’illuminer en blanc pendant quelques secondes. A peine se seront-elles éteintes qu’une douleur absolument insupportable vous assaillira. Aussi douloureux qu’un doloris, vos nerfs seront chauffés à vif, vous aurez envie de mourir. Mais vous ne pourrez pas. Vous ne pourrez plus jamais. Cette torture terminée, le chaudron, la dague, ainsi que le bézoard et les runes se seront volatilisés. Il ne restera plus que vous. Votre horcruxe et l’immortalité vous attendent.




Biographie de l’auteur, par Aradina Jones

Owle Bullock (1832-1924) était un sorcier sang-pur australien. Il est le fils de Eleonor Mulciber, ministre de la magie australienne de 1854 à 1858, et de Ernest Bullock, chef de la brigade des Aurors de 1847 jusqu’à 1863 (année où il a été victime d’un sortilège de la mort jeté par le mage noir Daniel l’Ancien).

Owle Bullock était un illustre théoricien, maître des potions et duelliste, particulièrement connu pour avoir découvert le secret qui se cache derrière la naissance des Détraqueurs. Il est également le premier, et à ce jour l’unique, sorcier à avoir consigné à l’écrit les noirs desseins qui se cachent derrière la création des Horcruxes.

Né à Melbourne, il a néanmoins été scolarisé en Ecosse, terre natale de sa mère, à Poudlard dans la maison de Rowena Serdaigle. Elève brillant et ayant obtenu sept ASPICs avec Optimal, le poste de professeur d’histoire de la magie lui a même été proposé mais il le refusa, préférant consacrer sa vie aux recherches sur les anciennes formes de magie. (Le poste a par ailleurs été repris par Cuthbert Binns qui l’occupe encore aujourd’hui).

A ses dix-huit ans, il entreprit alors un tour du monde pour découvrir de nouvelles formes de magie encore inexplorées par le monde britannique. Après avoir passé deux ans à vivre parmi des chamanes shaolin au plus profond de la campagne chinoise, il a vécu près de cinq ans en France avant de visiter l’Inde, la Nouvelle-Zélande, le Japon et le Brésil en une courte année. Finalement, il a posé ses derniers bagages à Boston, où il y a vécu jusqu’à sa mort. C’est d’ailleurs là-bas qu’il a fait la rencontre de Newton Scamander avec qui il est dit avoir eu une relation particulièrement houleuse, tous deux ne partageant pas les mêmes idéologies.

C’est durant ces dernières années qu’il a entrepris l’écriture de ce livre, « Secrets les plus sombres des forces du mal », auquel il a posé le dernier mot seulement quelques jours avant que la Dragoncelle l’emporte alors qu’il l’avait contractée à l’âge de 83 ans. Bien que ce livre traite de la magie la plus noire qui puisse exister, il n’est pas encore prouvé que Owle Bullock ait été un mage noir. En effet, malgré qu’il sache à la perfection la procédure aboutissant à la création d’un horcruxe, il ne l’a lui-même pas réalisée. Bullock aurait tout aussi bien pu être un simple sorcier voulant se renseigner sur les formes les plus sombres de la magie afin de les combattre au mieux, mais aussi pour assouvir sa soif de connaissances. Quoi qu’il en soit, ce livre regorge d’informations qui, si elles tombaient entre de mauvaises mains, pourraient causer bien des dégâts et répandre bien des malheurs.
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Lario Oiralux · il y a
En fan d'Harry Potter, j'aime beaucoup mes votes et un invitation à lire mon poème "Les bagnards".
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Keith Simmonds · il y a
Bonjour,Agathe! Vous avez voté une première fois pour mon haïku, “En Plein Vol”, qui est en
Finale et je viens vous inviter à renouveler votre appréciation pour lui. Merci d’avance et bonne journée!

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Françoise Vasta · il y a
Bravo à vous !!!! Et, je vous souhaite tout le succès possible ! Françoise VASTA
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Utilisateur désactivé · il y a
Pour moi, ton texte était clairement supérieur au mien, tant dans l'inventivité que dans l'écriture. Bien sûr, je suis content du verdict, mais j'aurais quand même vraiment aimé partager le podium jury à tes côtés !!!
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Agathe Valenza · il y a
What mais non ! Tu le méritais tellement et plus que moi ! Plus je lisais mon texte plus je me disais que c'était pas très bien écrit xD je vais le retravailler et ajouter des chapitres pour le poster sur ff et hpff !
Et puis je suis déjà super contente d'être arrivée en finale c'est un pas de plus que l'année dernière, en espérant que l'année prochaine j'en ferai encore un de plus ;)

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Cailean Dangreau · il y a
J'aime beaucoup ton texte ! J'ai retrouvé le même plaisir à la lecture qu'en lisant les livres de la Bibliothèque de Poudlard (j'imagine que tu connais mais si jamais, il s'agit de "Le Quidditch à travers les âges", "Les contes de Beedle le Barde" et "Les animaux fantastiques"). En plus ça fait écho à la fiction que j'écris en ce moment, puisque l'un de mes personnes étudie le soin aux blessures causées par la magie noire.
Je n'aime pas grand chose à dire de plus, si ce n'est que je suis émerveillée, que j'ai pris beaucoup de plaisir à te lire et surtout : as-tu écrit d'autres OS (voir fic longue, je n'imagine même pas le plaisir) dans ce style ? Ou comptes-tu le faire ?
Bonne chance pour demain !

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Agathe Valenza · il y a
Oui en effet je connais les livres de la bibliothèque de Poudlard, les ai lus et c'est exactement l'impression que je voulais donner :)
Oh quelle est cette fiction ? Tu écris sur hpff ou ff ? :)
Pour l'instant je n'ai rien écrit dans ce style (enfin, je suis en train d'écrire la suite de cet OS, que je ne posterai qu'après la fin du concours) et j'écris également des OS de temps et une une fiction longue mais pas du tout dans ce style par contre que je poste sur hpff et ff.net :) Si tu es intéressée je peux t'envoyer les liens par mp si tu veux ? :) Par contre, pratiquement tout ce que j'écris à un rapport plus ou moins lointain avec Tom jedusor, donc si tu n'aimes pas ce personnage, passe ton chemin ahah. En l’occurrence, l'idée de cette nouvelle m'ait venue car je me suis toujours demandée ce que Tom avait lu dans le livre qui parle des horcruxes. Donc voilà le rapport avec lui :p J'ai également écrit un OS sur un moment de la vie de Tom (qui était ma participation au concours de l'année dernière) et ma fiction longue est une Tomione :)

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Cailean Dangreau · il y a
Parfait alors, tu as réussi ton coup !
J'écris sur ff, tu veux le lien de mon profil ? :)
Oh la suite de l'OS ! *.* Tu la publieras ici ? Oh oui, volontiers pour les liens ! Je les mettrai dans mes favoris google, avec mes autres fanfictions à lire ahah Ah non, justement, si c'est bien écrit, ça m'intéresse. J'aime aussi qu'on s'intéresse aux personnages plus sombres (d'ailleurs comme dans l'OS "Memoriare"), où ça donne une image plus humaine des "méchants" (sans pour autant les rendre gentils). J'aime beaucoup l'idée de ne pas les mettre de côté, parce que ce n'est pas parce qu'ils font de mauvaises choses que ce sont des monstres. Il faut que je passe lire ton OS alors ! Et le Tomione m'intéresse beaucoup également. J'ai lu un OS Tomione qui m'avait beaucoup plu, alors que je n'envisageais pas du tout ce pairing. Ma curiosité l'emporte souvent et je fais de belles découvertes. Pour ma part, j'écris plutôt du Dramione, mais j'en ai d'autres en projet.

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Mélina Miallier · il y a
C'est très intéressant, pendant un moment je me suis demandé si les informations étaient réelles mais je suppose que tu as inventé la plupart des choses ? Je me pose la question surtout pour les Inferi car ta version parait très crédible :/. Par contre ce qui m'a un peu choquée c'est pour les horcruxes, il me parait impossible qu'il y ait un rituel spécial pour les créer, sachant que Harry est un horcruxe involontaire, sinon il n'aurait pas pu exister... Mais c'est le seul détail qui m'a chiffonée, tout le reste parait affreusement crédible, et même si ce bon vieux sorcier prétend le contraire je pense qu'il n'est pas si gentil que ça pour avoir autant de connaissances sur de la magie si noire... En tout cas c'est très bien écrit, comme si le narrateur était réellement l'auteur de ce texte, et je te souhaite bonne chance !
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Agathe Valenza · il y a
COucou ! Oui en effet j'ai tout inventé :))
Et ah ouais...Je n'avais pas pensé à ça pour les horcruxes...Tu as totalement raison et toute ma version tombe à l'eau xD D'habitude, cela ne me dérange pas de ne pas coller au cannon mais là en l'occurence je voulais...Bon c'est dommage mais on va faire comme si tu n'as jamais dit ça hein xD
En tout cas merci beaucoup ! :D

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Mélina Miallier · il y a
D'accord j'ai rien dit alors ;) et de rien ^^
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Utilisateur désactivé · il y a
Waouw !!! Je n'avais pas vu que tu étais montée si haut en si peu de temps !!! C'est trop bien, c'est la première fois que mon texte préféré dans un concours se hisse si haut ! J'espère que tu vas continuer ton ascension et côtoyer les sommets, car ton texte le mérite autant que d'autres (voire beaucoup plus pour certains *suivez mon regard*)
Bonne chance pour cette dernière ligne droite en tout cas !!
Et encore merci pour ce texte de toute beauté !

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Agathe Valenza · il y a
Oui j'ai essayé de promouvoir mon texte un peu partout pour cette finale (ce que je n'avais pas fait les qualifications ^^)
Merci en tout cas pour ces nouveaux encouragements ! :D (D'ailleurs, j'ai hâte de lire ton texte pour les prompts de Poudlard :D)

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Utilisateur désactivé · il y a
Il est envoyé. Mais il a été écrit un peu à la va vite. Donc il risque de pal mal décevoir
C'est cool de voir que tu es aussi suivie finalement, car tu le mérite grave!!! J'espère que ça va continuer.
De tout Coeur avec toi !!

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Babeth Ju · il y a
Bravo ,
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Sam · il y a
Félicitations Agathe tu as intérêt à gagner sinon ça va chauffer ...
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Léa Gerst · il y a
Vraiment super cette fanfic ! On dirait que tu as été découper une tranche de l'univers magique de Rowling pour nous l'apporter telle quelle sur un plateau d'argent ! :D le style d'écriture est impeccable, l'idée super originale et la contextualisation, avec le titre, la préface et la biographie de l'auteur (ça me fait penser qu'une préface par Newt Scamander aurait été drôle :P), est vraiment super crédible ! Tu as dû passer du temps sur les rituels en tout cas, et à écrire cette fanfic en général. Pas trop gênée par la limite de mots ? :P
Par contre, j'ai un peu froncé des sourcils concernant les horcruxes, la création de ces objets magiques est clairement liée à un meurtre, du coup c'est étonnant que tu l'aies complètement laissé de côté, pour moi c'est le seul "détail" de la création d'un horcruxe qui est vraiment précisé dans les livres.
Et surtout, je n'ai pas vraiment accroché à la partie sur les détraqueurs, même si tu as une explication très plausible, parce que Rowling a déjà expliqué comment se reproduisaient les Détraqueurs : ils se multiplient comme des champignons. Du coup j'ai été moins séduite par cette partie, mais ça reste une très bonne fanfic, très originale, très bien écrite, alors je vote avec plaisir et te souhaite bonne chance ! :D

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Agathe Valenza · il y a
Merci beaucoup ! :D
On m'a déjà dit pour les horcruxes ça pourtant je l'ai bien dit et je vais me citer "Car pour inculquer un morceau de son âme dans un objet, il faut la découper. Il faut commettre un acte si horrible, si odieux qu’on oublie une partie de nous, qu’on détruit l’humanité au fond de notre cœur. On doit tuer quelqu’un de sang-froid, avec pour seul et unique but de le faire souffrir."
Et ah je ne savais pas queJK avait dit ça sur les détraqueurs ! Je sais qu'elle avait dit que c'est sa période de dépression qui lui avait inspiré ces créatures mais pas ça... Bon au moins ne pas l'avoir su m'a inspiré :p
Merci beaucoup en tout cas ! :D

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Léa Gerst · il y a
Ah ben oui !! Pardon, my bad ^^" Je crois que je suis restée fixée sur ton étrange utilisation du verbe "inculquer" (qui pour moi concerne uniquement une connaissance inculquée à une personne) que j'ai même pas saisi le fond de la phrase :') Mais après comme tu n'inclues pas le meurtre dans le rituel, ça parait étrange :/ (je suis en train de me dire que si on sortait cette phrase de son contexte, ça paraîtrait vraiment chelou x))
Je sais plus où j'ai lu ça mais c'était soit sur Wiki HP, soit dans le livre des Animaux fantastiques et où les trouver :) (peut-être le 2 en fait :P ) Mais ta théorie reste très sympa quand même ! :D

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Agathe Valenza · il y a
Je n'ai pas inclue le meurtre dans le rituel car il me semblait très étrange que cela soit le cas. Tom jedusor a commis ses premiers meurtres avec Mimi en cinquième année et celui de ses grands parents et de son père pendant les vacances entre sa cinquième et sa sixième. Ce sont ces meurtres qui ont permis de faire du journal et de la bague de Gaunt des horcruxes. Pourtant, il ne prend des informations sur ces objets que lors de sa sixième, donc cela ne me semblait pas possible que le meurtre se fasse dans le rituel :)
en tout cas merci pour ces précisions ! J'ai pourtant bien lu Animaux fantastiques mais je n'y ai pas fait attention, j'irai y jeter un coup d'oeil :D

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Léa Gerst · il y a
Ah oui, je n'avais jamais fait gaffe à ça ! Je ferai attention à ma prochaine relecture de la saga tiens ^^
Ou c'était peut-être sur Pottermore ? Je n'ai pas le livre des Animaux fantastiques sous la main (je suis en vacances) mais je vérifierai en rentrant x) En tout cas je me souviens que ça m'avait marqué cette histoire de champignons xD