Sauver Chris

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En compétition

Coeur veillant, heureux de pouvoir partager mes écrits, je lis toutes les oeuvres avec intérêt et suis enchanté de ces rencontres littéraires. A bientôt sur vos pages  [+]

Image de Automne 2021
Sa voix s'élève au-dessus des cris fascinés du public, majestueuse. Il ferme les yeux en prononçant intensément ces paroles que je connais par cœur. Je me sens transporté par cette musique qui s'envole sous la voûte du stade olympique de Rome, qui nous enveloppe et nous confond tous, la foule, les vendeurs de canettes et même le ciel d'encre criblé d'étoiles. À chaque début de concert se produit ce prodige d'alchimie, comme une hallucination qui met mon cerveau en vigilance minimale, et qui s'imprime derrière mes rétines dès son entrée sur scène. Ensuite, la conscience professionnelle reprend le dessus et j'émerge à nouveau sous les flashs qui m'entourent, j'évalue les endroits retirés où pourrait se tapir un tireur embusqué, un fan cinglé. Les lasers balaient les visages extatiques et les mains levées, les clameurs amplifiées accompagnent fébrilement sa voix qui descend dans les graves et les profonds, il s'agenouille comme terrassé par trop d'émotion, et il a l'air sincère, ce type qu'il m'arrive de croiser au buffet d'avant-concert et que je côtoie tout de même au quotidien, dès qu'il est entouré de trop d'étrangers potentiellement dangereux.
Chris Mark n'a pourtant rien d'un apollon, il a un physique plutôt banal, moyen de taille, châtain, des yeux bleus et un nez pointu dans un visage presque poupin.
Les colonnes de fumigènes fusent autour de lui, les écrans géants diffusent des couleurs électroniques. Et puis j'aperçois un mouvement incongru dans les rangs. Je cherche mes collègues du regard, ils ne semblent pas perturbés plus que ça et continuent de surveiller l'immense stade avec leurs jumelles. Nouveau mouvement de foule, des cris dans lesquels je perçois cette fois autre chose que de l'engouement : de la surprise, de la détresse, de la frayeur. Je saisis mon talkie-walkie pour faire part de ma perplexité aux agents situés près de la fosse. Trop de bruits et de couleurs pour me faire entendre, soudain une forme de la taille d'une couverture tombe de la voûte sur une femme située au pied de la scène. J'écarquille les yeux, on dirait que la femme a disparu.

Un frisson violent a parcouru mon épine dorsale quand le sang brûlant a éclaboussé mon bras et ma figure. Incrédule, je distingue d'autres formes qui s'abattent sur les gens, ils tentent de fuir en se percutant les uns aux autres, certains renversent les barricades de fer et grimpent sur l'estrade. Je bats en retraite vers les coulisses, à reculons et en me prenant les pieds dans les fils électriques. Un de mes collègues pousse un cri étranglé avant de disparaître sous une masse noire. Je cours entre les caisses de matériel en direction des coulisses, trempé par une sueur glacée sur ma nuque et mon front, en brandissant mon tonfa. Je m'engouffre dans une loge vide, toutes les sorties doivent être encombrées, c'est ce qu'on nous apprend en cas d'attaque, ne pas tenter de s'enfuir, se cacher. J'entends des hurlements, un fracas gigantesque.
J'essaye de faire fonctionner mon talkie-walkie sans succès à part quelques grésillements et je jette un regard tendu vers la porte. Il me faut la sécuriser, je tire des chaises, un chariot couvert d'accessoires à maquillage.
— Qu'est-ce que ça peut bien être ? Demande une voix calme dans mon dos.
Je fais volte-face, le tonfa dressé, et Chris Mark hausse les sourcils, recroquevillé derrière une plante verte.
— Le... Les quoi ? Je bredouille.
— J'en ai vu quelques-unes avant de me cacher ici. On dirait des ombres. Des ombres voraces, répond Chris en se relevant.
— J'en sais rien, jamais vu ça de ma vie.
— Vous m'étonnez, ironise Chris. Je crois qu'il vaut mieux se tirer d'ici, ceci dit.
— Se planquer en attendant l'arrivée des secours, voilà ce qu'il faut faire.
— Et si personne ne vient, monsieur. Monsieur ?...
— Alan. Alan Moreau.
— Hé bien, Alan Moreau, il va falloir nous tirer de ce bordel. Je vous fais confiance, vous faites partie du staff de la sécurité pas vrai ?
Son sang-froid m'étonne et a pour effet inattendu de me faire recouvrer le mien. Je vérifie que le couloir est désert et je m'engage prudemment, mais Chris passe devant moi d'un pas décidé et j'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche pour lui dire de ralentir que j'entends un sifflement d'air juste au-dessus de nous. Je réussis à le saisir à bras-le-corps une seconde avant qu'une masse sombre atterrisse brusquement à l'endroit qu'il occupait une seconde auparavant. On roule quelques mètres plus loin, je l'agrippe par l'épaule et on se barricade à nouveau dans la loge. Je sécurise la porte, et je m'effondre assis, le dos arc-bouté contre le chariot.
— Vous avez raison, il vaut mieux se planquer en attendant les secours, dit Chris Mark de sa voix tranquille, une estafilade rouge au coin de la bouche, sûrement due à mon empoignade musclée.

***

Deux heures se passent sans que la situation ait évolué d'un iota. J'ai les yeux rivés sur mon portable et le talkie-walkie dans la main au cas où on essayerait de me contacter. Mais il n'y a pas de réseau, aucune possibilité d'appeler les pompiers pour nous tirer de là, ou ma mère pour m'assurer qu'elle va bien.
J'arrache un paquet de biscuits des mains de Chris, ce qui le fait tiquer.
— On ne sait pas combien de temps on va devoir rester ici, dis-je pour expliquer mon geste.
Il hoche la tête.
— À mon avis, la police doit être en train d'intervenir. Ou l'armée. Dit-il.
Je lui tends deux cookies. Il s'en saisit sans cérémonie et les dévore, tout en m'expliquant que les concerts le vident de toute énergie, même si celui-là ne faisait que commencer. Pour passer le temps, je lui demande ce qu'il ressent lorsqu'il entre sur scène.
— Un putain de stress qui monte de plus en plus et le pire c'est les quelques minutes avant de franchir le rideau, je dois aller dégueuler parfois. Ça fiche le vertige, une envie de foutre le camp dans l'autre sens.
J'acquiesce, je l'écoute tout en réfléchissant à ce qu'on va faire avec une demi-boîte de cookies et des accessoires de scène, si la situation stagne.
— Et puis dès que je les vois, c'est comme si j'entrais dans un bain de lumière. Bon Dieu, c'est comme une méga décharge électrique !
Ça me fait penser à mon Taser, est-ce qu'il pourrait électrocuter les créatures ? Je le sors de son étui pour vérifier la charge de la batterie.
— Vous croyez que je vous sors des conneries pour journalistes, hein ? Demande Chris avec un petit sourire.
— Bah non, je réponds sans conviction.
— Mon public c'est ma drogue, j'existe pas sans eux.
Un bruit sourd vient ébranler la porte et le chariot roule sur quelques centimètres en faisant tinter ses flacons. Je suis déjà redressé, mon tonfa dans une main, le taser dans l'autre, Chris attrape un petit tabouret qu'il brandit avec une conviction touchante. Je fais quatre-vingt-onze kilos pour un mètre quatre-vingt-neuf, il m'arrive à l'épaule. La porte vibre, on entend les grognements hargneux des assaillants de notre souricière. Mais je suis pire qu'un gros rat. Mes instincts primaires font lentement surface, un instructeur nous avait enseigné : « Si vous êtes attaqués, laissez exprimer votre moi archaïque. Pas de quartier. »

***

Les grognements se sont tus au bout de trois heures, à présent il est trois heures du matin. Chris a été d'accord pour qu'on se risque en dehors de la loge, à la faveur du silence environnant. Il serre le paquet vide de cookies contre son cœur comme un doudou. Les couloirs sont jonchés de corps et d'une matière noire qui pue comme de l'essence. On sort de l'enceinte du stade de Rome, silencieux comme des ninjas. On rase les murs en tressaillant à chaque bruit, transis par le vent glacial. On évite les artères trop fréquentées en bifurquant sans arrêt, et en s'abstenant de tout commentaire lorsqu'on croise de loin les silhouettes qui dévorent les rares passants qui ne se sont pas encore réfugiés chez eux. À la lueur des lampadaires, je distingue mieux leurs corps noirs, leur tronc musculeux qui se termine par une queue épaisse de saurien. Ils se déplacent sur deux énormes mains, comme des singes, sauf qu'ils n'ont pas de pieds. Et pas de visage non plus, ce qui fait office de tête ressemble à un appendice aux branches en forme d'étoile, avec un cœur rouge palpitant. Ils progressent vite et escaladent les murs et les toits, puis se laissent tomber d'en haut sur leurs proies.
Chris voudrait rallier l'hôtel de luxe qui l'héberge le temps du concert, « une vraie forteresse », avec gardes dans l'entrée, système de verrouillage électronique des portes, et deux sas à passer avant d'accéder au hall. Selon moi c'est une mauvaise idée.
— Il va falloir trouver une planque plus rapidement, dis-je à mon compagnon d'infortune.
— Vous voulez dire rentrer chez quelqu'un au hasard ? s'inquiète Chris.
Ça fait un moment que je sens une pesanteur dans mes tripes, j'ai envie de vomir et de hurler à la fois, mais je me retiens et je me raccroche à ce que je considère aveuglément comme ma mission. Sauver Chris.
Une horde en haut de la rue, des créatures qui se précipitent vers nous, pulsatiles sur leurs deux mains, pleines d'un entrain terrifiant. Je pousse brutalement Chris dans l'entrée d'un immeuble. Je lui crie de courir, mais il est déjà en train de grimper les marches. Nous nous engouffrons dans le premier appartement à la porte ouverte et nous appuyons contre la porte où retentissent instantanément les percussions de nos poursuivants. Scène déjà vécue. Nos regards tombent sur la commode dans l'entrée, en la poussant devant la porte on pourrait retarder l'irruption et tenter de s'enfuir par la fenêtre, on n'est qu'au premier étage, la chute ne serait pas trop dommageable. Mais il nous est impossible d'abandonner notre poste sans risquer de laisser la voie libre aux monstres de l'ombre. Il y a un trousseau de clés sur la commode, Chris se contorsionne et réussit à l'atteindre. Après l'avoir laissé échapper deux fois de ses mains tremblantes, il réussit à verrouiller la porte. Un instant de répit. Mais notre temps se compte en seconde.
— Je ne pourrai pas sauter, prévient Chris.
— C'est pas très haut.
— C'est pas le problème, j'ai pas envie de me faire dépecer dès que j'aurai atterri dans la rue d'en bas.

***

On s'en est sorti. On a sauté et à part un grommellement étouffé de Chris qui s'est foulé la cheville, on a filé en se confondant aux ombres, sans être arrêtés dans notre élan. Sans se concerter, on a cherché un abri et on a fini par échouer dans une maison après avoir escaladé le portail. Elle est vide d'occupants, assez cossue et les placards de la cuisine sont bien garnis.
Les jours passent, il n'y a plus de réseau téléphonique, et pas d'électricité non plus. La batterie de mon téléphone a fini par se décharger. Le stock de bougies découvert dans un tiroir s'amenuise. On s'est habitué à vivre dans l'obscurité dès le coucher du soleil, la lumière pourrait attirer leur attention. Par une fenêtre de l'étage, je scrute régulièrement la rue par-delà le jardin. Le silence est impressionnant, pas un mouvement, pas un bruit de moteur, aucun chant d'oiseau. Mais j'ai aperçu des créatures ramper sur le trottoir. Elles sont peu nombreuses, elles doivent se concentrer au centre-ville qui leur sert de territoire de chasse.
Maintenant, c'est la nuit, Chris a déniché une guitare dans l'une des chambres. Dès les premières notes, je me suis carré dans le fauteuil confortable du salon, un verre de bon whisky à la main. On a pris le risque de faire un feu dans la cheminée. Chris a joué et sa voix m'a transpercé, de la même façon qu'au début de ses concerts. Comme une hallucination. Il a ri gentiment devant mon air extasié, il est venu me donner une petite bourrade. Et il a pris mon verre, il l'a levé en criant : « À toi, à moi ! » l'a bu d'une traite avant de le balancer par-dessus son épaule. Le verre s'est brisé comme un éclat de rire, selon la vision très juste d'un poète.

***

Je pleure. C'est arrivé comme ça, mes nerfs ont lâché, et le désespoir me secoue de sanglots aigus. Ça fait vingt-deux jours que nous nous terrons dans cette maison. À présent les rues sont envahies de créatures en mouvement, il y en a partout dans la ville, impossible de sortir.
J'ai pété les plombs et c'est comme si j'attendais la mort. Elle s'amène vers moi d'ailleurs, j'entends le chant des condamnés.
« Tu es trop merveilleux pour être réel, je ne peux pas te quitter des yeux, tu es le paradis à portée de mes ailes, et contre moi je te veux. »
Non, c'est la voix de Chris qui m'enveloppe comme une berceuse et réussit à apaiser toutes les aspérités de mon âme hérissée. J'ouvre les yeux et je vois son visage rayonnant, son sourire paisible. Je ferme les yeux et je sens son souffle sur mes lèvres. L'alchimie. Sa chaleur. Sa douceur.
Lorsque le jour se lève, lames aigües à travers les stores, c'est une autre aube que je célèbre. Nous sommes devenus invulnérables. Il entre dans la chambre en tenant deux tasses de café lyophilisé, et tandis que le murmure aimé de sa voix fredonne encore, une ombre s'écrase sur lui dans un bruit sourd. Il me souriait et l'instant d'après il ne sera plus jamais là.

***

Je suis assis. Mes ongles creusent spasmodiquement le sable humide dont les grains écorchent ma peau. Devant moi, l'étendue placide de la mer. Derrière moi, des dunes immobiles. Derrière moi ce qui reste du monde. L'eau âpre et salée m'a lavé des humeurs des créatures qui nous ont attaqués. Il faut que je réfléchisse à des stratégies pour survivre. Mais je m'accorde une pause. Ma mission a échoué. Il fallait que je sauve Chris. Et je n'arrive qu'à fredonner la suite de sa chanson. « Laisse-moi t'aimer, laisse-moi t'aimer, je t'en prie. »
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Carl Pax  Commentaire de l'auteur · il y a
https://www.youtube.com/watch?v=tol9nO0dGjw
La chanson que fredonne Chris est une traduction de celle-ci, terriblement bien reprise par le groupe Muse... (Marie, si tu me lis... ;) )
"You're just too good to be true
Can't take my eyes off you
You'd be like heaven to touch
I wanna hold you so much"

Un grand merci pour tous vos commentaires 😍

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Marie Quinio · il y a
Ouiii j'avais reconnu bien sûr ;))) Super tu me mets la frousse dès le matin, c'est pas bien, ça !! Bon si ton lost, crushed, lost and confused hero a le courage de traverser l'océan, je l'héberge ok ? Ici il y a de la lumière https://www.youtube.com/watch?v=ZsbwAGZHybA
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Carl Pax · il y a
Hé hé, ça ne m'étonne pas que tu aies tout de suite reconnu :))
Le temps de lui trouver une barque pour arriver sur la plage ... :)
(cette chanson est vraiment planante... une belle supplique...)

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Marie Guzman · il y a
ce n'est pas la version originale mais ça le fait ! ^^
https://www.youtube.com/watch?v=iObGpqXKBdY

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Carl Pax · il y a
ça le fait grave ! Quelle élégance dans ce slow qui pourtant n'a pas l'air d'en être un ! Du velours dans votre version... 👌🤗
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Atoutva · il y a
Un récit haletant. Et effrayant. Une bonne S.F
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Carl Pax · il y a
Merci Atoutva ! De chouettes compliments :)
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Oriel · il y a
Wahou ! Difficile d'écrire ainsi sur Short, car vous avez dû couper dans le vif pour que ça rentre. J'ai apprécié du début à la fin, c'est très visuel.
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Carl Pax · il y a
Merci beaucoup pour ce Wahou, Oriel ! Et pour ce commentaire enthousiaste 😊
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Guy Bellinger · il y a
Sales bêtes ces envahisseurs. En plus, pas de solution miracle comme chez Wells. Brrr !
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Carl Pax · il y a
Merci de votre lecture Guy :) Au plaisir de vous lire !
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Julien1965 Dos · il y a
Terrible et flippant du début à la fin. C'est avant tout très bien construit et le côté visuel m'a donné l'impression de visionner un court-métrage. Bon, il va falloir que je me remette de mes émotions après avoir traversé l'horreur tout en côtoyant deux êtres humains qui m'ont aidé à reprendre un peu mon souffle.
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Carl Pax · il y a
Merci beaucoup Julien, c'est super gentil ! Enchanté de vous avoir fait flipper ! 😎😄
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M. Iraje · il y a
Du très grand spectacle ! Que dire de plus qui n'est déjà écrit ...
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Carl Pax · il y a
merci Miraje :)
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Blandine Rigollot · il y a
Quel cauchemar ! Malgré l'humanité des personnages et la musique.
Dites-moi : comment le narrateur a pu échapper aux monstres, puisqu'il était avec Chris quand celui-ci est attaqué ? En tout cas, la terreur est véhiculée de bout en bout, rien n'est rassurant, pas même les rares moments de plaisir et d'émotion. L'épée reste au-dessus de nos têtes.

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Carl Pax · il y a
Merci d'avoir lu Blandine :) Par rapport à votre commentaire, je ne sais pas si vous avez apprécié mon histoire du coup ? Pour répondre à votre question, j'aimerais savoir si vous soulignez ce qui vous apparaît comme une incohérence ?
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Blandine Rigollot · il y a
Ah oui, je l'ai beaucoup appréciée, elle est palpitante ! Non, pas d'incohérence à proprement parler. Cela m'a laissée un peu interdite, mais comme nous sommes en plein fantastique, pourquoi pas ? Il est vrai cependant que la lectrice que je suis reste toujours, même en plein surréalisme, à l'affût d'une certaine logique, de liens, même distendus.
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Carl Pax · il y a
Merci, j'avais besoin de savoir exactement pour pouvoir vous donner une réponse appropriée. C'est vrai, le domaine du fantastique permet beaucoup de liberté d'écriture, mais je suis attaché à la cohérence de ce que je lis et de ce que j'écris aussi du coup. Parfois, quelque chose m'échappe dans mes textes et quand je me relis je me dis "ah p...urée !" et des fois ça remet en question toute mon histoire ! Bref, pour répondre à votre question judicieuse : j'écris du très long habituellement (tout comme cette réponse que je suis en train de vous faire😁 , depuis que je suis sur SE je m'efforce de faire plus court ce qui est un défi littéraire pour moi, et aussi parce que je pense que j'aurai plus facilement des retours sur des textes de moins de 10mn que sur ceux que j'ai déjà faits qui durent jusqu'à 17mn. En ce qui concerne "la scène" des monstres, j'ai les idées en tête mais développées elles auraient nécessité une vingtaine de lignes en plus et auraient de plus cassé une transition que j'ai souhaitée brutale. En tout cas un grand merci de l'intérêt que vous avez porté à mon histoire, et pour votre appréciation qui me fait super plaisir 😊 En plus vous m'avez donné une idée, quand je me serai sorti du concours pour lequel je me creuse le cerveau, j'ai envie de rajouter cette scène manquante en publication libre ^^
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Blandine Rigollot · il y a
Vous avez raison : spécifiquement sur SE, des nouvelles longues, même intéressantes, peuvent décourager des lecteurs.
Je ne manquerai pas de lire votre histoire modifiée en publication libre, et je comprends mieux pourquoi j'ai ressenti un certain manque dans le déroulé, l'auteur n'a pas dit son dernier mot.. 😉

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Marie Guzman · il y a
waouhhh ça fait terriblement peur
mais c'est quoi ces bestioles
j'ai tout lu tout dévoré si je puis dire
bravo Carl

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Carl Pax · il y a
Un grand merci Marie ! Votre commentaire me ravit 😊
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Mona Lassus · il y a
ET bien, en voilà un beau morceau bien corsé pour vous donner la chair de poule !
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Carl Pax · il y a
Merciii Mona pour votre passage ici :)) Et pour votre commentaire qui me plaît énormément !
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Camille Berry · il y a
J'ai oublié de cliquer sur le j'aime. Cela m'arrive souvent. Voilà c'est réparé! A bientôt pour d'autres lectures...!
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Carl Pax · il y a
Merci Camille, c'était pas grave, je suis content que vous ayez aimé :) A bientôt !

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