sans un mot

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Moi, quand je m’ennuie, j’ai envie de sexe pour me distraire. Et aujourd’hui Je m’ennuie atrocement. Cette semaine de formation n’en finit pas. Je regrette d’avoir accepté d’y participer. Mon niveau de lassitude est proportionnel à celui de mon envie d’éprouver du plaisir charnel. Alors j’élabore un plan qui consiste à jeter des œillades à cet homme en face de moi, Ezio, un italien. Plutôt pas mal en fait. Il me fait penser à Robert de Niro (jeune) à certains moments. Il n’y a pas eu vraiment d’alchimie entre nous, mais mes pulsions m’ordonnent de ne pas en tenir compte. Alors, l’air de rien, avec un petit air mystérieux et mutin à la fois, je lui souris de temps en temps. Je vois qu’il n’est pas insensible. Hier déjà il m’a demandé en amie sur FB. J’ai évidemment accepté, avec l’idée de lui envoyer des messages qui seraient équivoques. Cachée derrière un écran c’est plus facile de créer des sous-entendus. Je pourrai pister ses réactions, le troubler, avec l’idée impérieuse de le faire succomber. Cette idée d’être une tentatrice me donne de la confiance. J’ai choisi ma tenue du jour pour que ma peau soit la plus visible possible, et que mon décolleté soit à la hauteur de mes ambitions avec lui. Je me sens sexy. Je vois qu’il me regarde de plus en plus. Les premiers messages ne se font pas attendre. Mes réponses sont claires, dirigées, faites d’allusions, teintées d’humour et de délicatesse. Notre discussion prend la forme que j’attendais.

Il est l’heure d’aller déjeuner. Je prends l’ascenseur. Lui aussi. Nous sommes seuls. Pas un mot. Instantanément il me prend par la taille, m’attire à lui, et m’embrasse avec une fougue qui me surprend. J’ai eu le temps de presser mes seins contre lui, de sentir ses mains dans mes cheveux, sa langue dans ma bouche. Puis le recul de nos corps lorsque la porte s’ouvre. Je suis aussi troublée que lui. Nos regards ne se sont pas croisés. Je sens son regard dans mon dos, probablement sur la chute de mes reins. J’adopte de fait une démarche chaloupée, pour lui donner encore plus envie.

Nous continuons nos échanges par messages qui se font de plus en plus torrides, et nous décidons de nous voir immédiatement après la journée de formation. Je connais un endroit à l’abri des regards, où nous pourrons nous laisser aller à exécuter ce que nous imaginons. La tension monte, le temps s’allonge.

Enfin, nous partons et nous nous jetons des regards brûlants de désir. Nous nous retrouvons enfin. Au ralenti il s’approche. Je suis debout, posée sur mes talons, les épaules appuyées contre le mur, cambrée, chemisier ouvert de deux boutons, et je me mordille la lèvre inférieure en le voyant arriver, repérant son pantalon déjà tendu à l’entrejambe. Sans un mot, il me prend la bouche, ses mains serrant mes fesses, pressant mes seins, caressant mon visage. Je suis emportée dans ce tourbillon de fougue et d’envie non dissimulée. Sans hâte, il attrape mes seins, les pétris, les embrasse, les lèche avec un appétit qui me fait vaciller. Je me délecte de ses caresses et je regarde tout pour profiter du spectacle. Cette scène est érotique à crever ! J’entends les bruits de sa bouche qui me suce les tétons, les aspire et les enrobe de sa langue. Alors quand il relève ma jupe pour glisser sa main dans ma culotte en me regardant prendre du plaisir, je suis aux anges. Il se met à me parler en me regardant tout en glissant ses doigts en moi, me disant combien je suis belle, combien il a envie de me voir jouir. Je suis tellement humide... très vite il se met à genou. Me baisse la culotte qui descend sur mes escarpins. Son visage s’enfouit avec douceur entre mes jambes, il embrasse mon sexe, puis je sens sa langue qui se délecte du nectar. C’est doux, c’est délicat, je lui caresse les cheveux. Sa langue se fait plus insistante, plus dure, elle s’enfonce de plus en plus et ses doigts la rejoignent. Le mouvement s’accélère, le plaisir aussi, je lui dis que je vais jouir. Il s’arrête, se relève et dans un geste très sûr me retourne. Je suis plaquée contre le mur, jupe relevée, son visage enfoui entre mes fesses, qu’il écarte et lèche frénétiquement. Je me laisse aller à cette douceur infinie, à ce plaisir indescriptible. Je ne maitrise rien. Je suis emportée c’est tout aussi bon. Le voilà debout, le sexe sorti, je le sens contre mes fesses. Contre moi, Il me serre les seins, caresse mon ventre, mon sexe, y glisse un doigt, et enfonce son sexe entre mes cuisses par derrière. Je me cambre et me penche suffisamment pour qu’il me pénètre. J’ai trop envie de me faire baiser, et de le sentir en moi. Je gémis quand il s’enfonce profondément. Les mouvements sont lents, forts, claquants. Je tourne la tête pour le voir me baiser, pour me souvenir de cette scène et ne pas en perdre un instant. Je tremble tellement le plaisir est fort. Il continue à me parler à me dire que je suis sexy. Ses paroles ont un effet sur moi, et je sens que je vais jouir rapidement. Il accélère en tenant mes hanches fermement. Je suis désormais penchée complètement, ma croupe offerte généreusement, et je le sens bien comme ça. Je sens sa puissance. Comme c’est bon, mais comme c’est bon ! Mon orgasme est si fort que mes jambes me lâchent. Il me tient suffisamment, et il jouit en moi.

Cheveux en bataille, nos vêtements accrochés à nous sans aucune logique, nous profitons de ce plaisir intense. Nous nous faisons face désormais. Nous nous embrassons délicatement, en soupirant, ayant laissé ce désir nous emporter. Nous nous mettons à rire nerveusement, en nous habillant à la hâte. Nous n’avons pas échangé un mot, je n’aurais, de toute façon, pas su quoi lui dire. Les paroles qu'il a prononcé n'attendaient pas de réponse.

Je l’embrasse une dernière fois avec un sourire entendu. Son visage sent mon intimité. Je ne lui dis pas. Il me regarde partir, je l’ai vu en me retournant.

Je suis dans ma voiture, je me regarde dans le rétro, encore sous l’effet de l’orgasme, les joues rosies par tout ce plaisir. Je n’en reviens pas en fait. Je me refais la scène dans ma tête, en souriant bêtement. J’ai osé aller jusqu’au bout, avec une facilité déconcertante, c’est inédit !

Demain je décide que je serai là première à me mettre accroupie.
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