Sans manières

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Image de Eté 2016
Prologue
Jean-Jacques laisse un message d’amour à sa femme. Il vit en harmonie parfaite avec sa femme qui lui a donné trois filles. Si sa vie sentimentale est au beau fixe, il est également pleinement satisfait par sa vie professionnelle. Patron d’une entreprise de plus de quarante personnes dans l’immobilier, il ne se ménage pas et se donne à cent pour cent pour elle. Celle-ci est constituée de huit agences réparties dans la capitale et plus particulièrement dans les beaux quartiers. D’ailleurs, une de ses agences est spécialisée dans les biens de très grand luxe. Pour s’agrandir, il compte prochainement ouvrir une agence sur la Côte d’Azur. Bref, il mène un train de vie sans orages. La vie rêvée !
Mais si Jean-Jacques ne connaît pas le moindre souci, certains de ses employés ne peuvent en dire autant. Sa réussite fait des jaloux. Quand on lui fait comprendre qu’il pourrait être plus généreux avec certains de ses collaborateurs, il leur répond qu’il a fait lui-même son entreprise sans l’aide de personne, rien qu’à la sueur de son front. Tout travail mérite récompense, et c’est son leitmotiv.
Tous ses salariés le savent, il est intransigeant sur la façon de négocier avec ses interlocuteurs, que ce soit des clients ou ses subalternes. Et avec ces derniers, il ne laisse rien passer. On peut même dire qu’il les malmène. Jean-Jacques ne se préoccupe pas des formes. Quand il a décidé quelque chose, personne ne peut lui résister. Il obtient tout ce qu’il désire. C’est lui le boss, on ne discute pas avec le patron. Certains en ont fait les frais. Les personnes qui sont un tant soit peu sensibles, sont terrorisées. Pour les autres, elles savent faire le dos rond. L’essentiel c’est la paye qui tombe à la fin de chaque mois. Et sur ce point, Jean-Jacques le fait savoir. S’ils ne sont pas contents, ils peuvent aller voir ailleurs.
Malgré tout, Jean-Jacques sait être aussi reconnaissant. Il met un point d’honneur à distribuer des primes chaque mois au collaborateur qui aura fait le meilleur chiffre d’affaires. Cela a un double impact : l’émulation entre les salariés en est augmentée, et son égocentrisme s’en sort renforcé. Quitte à dire qu’il se prend pour Dieu, on n’en est pas loin.
L’équipe resserrée autour de Jean-Jacques a toujours été féminine et composée de trois personnes. La plus ancienne est Sandrine. Elle remplit la fonction de secrétaire de direction adjointe depuis plus de dix ans. Elle vient de fêter ses cinquante ans. Elle élève seule son fils qui est majeur et étudiant. Sandrine est la personne type qui passe inaperçue partout où elle se trouve. Un physique quelconque, aucun charme, et un comportement toujours en retrait, à la limite de la timidité. Elle exécute les tâches quotidiennes avec professionnalisme, sans chercher à évoluer dans sa carrière. Elle se contente de ce qu’elle a. Quand Jean-Jacques pousse une gueulante, elle se sent concernée même si elle ne l’est pas et ne sait plus où se mettre.
La secrétaire de direction se prénomme Catherine. À l’opposé de Sandrine, elle s’affirme entièrement dans son cadre professionnel. Elle n’est à ce poste que depuis cinq ans, mais malgré certains inconvénients, elle arrive à s’épanouir. Elle vient de fêter ses trente-quatre ans, et cherche à sortir de son célibat.
La troisième, Magali, est une personne qui est toute jeune embauchée de moins d’un mois. Elle a décroché un contrat à durée limité et espère faire ses preuves. Elle vient de terminer ses études dans une grande école de commerce, et est consciente qu’à 22 ans, sa vie professionnelle risque d’être longue.
Ce lundi, Jean-Jacques a la mine des mauvais jours. Il est en face d’un rapport comptable qui ne lui plaît pas, et ne le cache pas.

Une période décisive


Jean-Jacques : Bordel de merde ! Qui m’a foutu des statistiques comme ça ? Magali !!
Catherine : Magali n’est pas là. Elle est en clientèle !
Jean-Jacques : En clientèle ? Mais qu’est-ce qu’elle fout en clientèle ?
Catherine : C’est vous qui lui avez demandé de se déplacer.
Jean-Jacques : Mouais, appelez-la et dites-lui de venir rapidement.
La secrétaire de direction appelle donc Magali illico. Elle sait qu’il ne faut surtout pas contrarier son patron dans de telles circonstances.
Moins d’une demi-heure plus tard, Magali est de retour au bureau et s’enferme avec Jean-Jacques pour vérifier les comptes incriminés.
À cet instant, Catherine et Sandrine compatissent. Magali va passer un moment pénible. Elle risque de faire l’objet de griefs soutenus de la part de son boss. Il ne lui fera pas de cadeaux. Sandrine et Catherine savent de quoi elles parlent. Elles ont déjà vécu cette expérience.
À la surprise des deux secrétaires, elles n’entendent pas Jean-Jacques crier contre Magali alors qu’elle est toujours dans le bureau de son patron depuis plus de vingt minutes. Les ragots commencent à voir le jour, surtout dans la bouche de Catherine, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Sandrine n’en pense pas moins mais sait être discrète comme à son habitude.
Enfin, la porte s’ouvre et Magali sort, toute souriante, suivie de Jean-Jacques.
Jean-Jacques : Je vais en clientèle. Je ne serai de retour que dans le milieu de journée. Bossez bien les filles. Si on me demande, je ne suis pas joignable.
Catherine : Bien chef ! (sur le ton de l’humour, mimant le salut militaire)
Sandrine : (après que Jean-Jacques eut fermé la porte de l’agence) Tu vas bien Magali ?
Magali : Oui, pourquoi cette question ?
Catherine : Il ne t’a rien reproché sur ton travail ?
Magali : Les comptes ? Il ne regardait pas le bon fichier. C’est normal qu’il ait eu cette réaction.
Catherine : Il a reconnu son erreur sans ronchonner ?
Magali : Ben oui, c’est quelqu’un de compréhensif.
Catherine : Tu bénéficies d’un traitement de faveur.
Magali : Pourquoi tu dis ça ?
Catherine : Méfie-toi ! Il va te proposer de coucher avec toi et une fois fait, il te jettera comme il a jeté toutes les femmes qui l’entouraient.
Magali : Et pourquoi êtes-vous toujours ici alors ?
Sandrine : Moi, je n’ai jamais couché avec lui.
Catherine : Moi non plus, et il m’en veut. Il espère toujours, mais il peut courir !
Magali : Je vous trouve mauvaises langues. Il faut apprendre à le connaître.
Catherine : On t’aura avertie ! Tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas !
La discussion en reste là. Les trois secrétaires continuent leur journée de travail consciencieusement.
Le lendemain matin, Jean-Jacques prévient Catherine qu’il sera en clientèle toute la journée. Magali ne sera pas à l’agence non plus. Elle informe Catherine qu’elle accompagne le patron. Catherine ne se fait pas d’illusion. La visite en clientèle prend certainement le nom de Magali. Elle fera partie de la longue liste du personnel ayant eu une ancienneté éphémère. Dommage pour Magali.
Le mois passe avec une vitesse foudroyante, l’activité de l’agence est à son maximum. Paradoxalement, Jean-Jacques est de bonne humeur. Des rumeurs courent qu’il aurait commencé une idylle avec Magali. Sandrine et Catherine sont dubitatives sur la pérennité de cette aventure, qui ne peut-être que passagère. C’est à ne rien y comprendre. Le patron serait-il tombé amoureux de Magali ?
Le trimestre passe lui aussi avec une vitesse inhabituelle. Sandrine et Catherine n’abordent pas la supposée relation entre Magali et Jean-Jacques. Elles préfèrent en parler toutes les deux entre elles et rester spectatrice d’indices qui permettraient de corroborer leurs hypothèses.
Un matin, Catherine observe un changement d’humeur chez Magali. Celle-ci est pensive, pas du tout concentrée sur son travail.
Catherine : Tu as des soucis ?
Magali : Pas du tout, pourquoi ?
Catherine : On te sent ailleurs.
Magali : C’est-à-dire, qu’il m’arrive un événement imprévu.
Catherine : Rien de grave ?
Magali : Pas grave, mais ça pourrait gêner ma vie professionnelle provisoirement.
Catherine : Tu peux te confier, si tu as besoin d’un avis. Sandrine et moi, on peut peut-être te conseiller.
Magali : (Hésitante sur le moment) Après tout, vous le saurez un jour. Et je ne peux plus attendre. Je suis enceinte.
Catherine : Depuis longtemps ?
Magali : Un peu plus de deux mois.
Catherine : Et ton copain est au courant ?
Magali : Non.
Catherine : Et le patron ?
Magali : Non plus.
Catherine : Aïe ! Et tu comptes aller jusqu’au terme ?
Magali : Oui pourquoi ?
Catherine : Je ne suis pas sûre que Jean-Jacques voie cela d’un bon œil. Pendant ton congé de maternité, il va devoir trouver une remplaçante. Il va devoir reformer une autre personne, et ça, il déteste. Il va redevenir acariâtre. Et toi, je crains pour ton avenir ici.
Magali : Je pense qu’il faut que je lui annonce ce soir.
Catherine : C’est une sage décision. Il suffit que tu trouves les bons mots. Peut-être qu’il comprendra.
Magali : Je ne me fais pas de soucis.
Catherine : Après tout, ce n’est que ton boss.
Magali : En fait pas uniquement. Mais vous vous doutiez qu’entre lui et moi, on n’en était pas resté à de simples relations professionnelles.
Catherine : On se doutait de quelque chose, mais on ne voulait pas en parler avec toi, c’est une affaire privée.
Magali : C’est gentil.
Catherine : Il n’acceptera jamais que tu gardes cet enfant.
Magali : Tu te trompes !
Catherine : Alors là, ça m’étonnerait. Je le connais trop.
Magali : Tu te trompes, on a parlé la semaine dernière de vivre ensemble.
Catherine : Vivre ensemble ? Jamais de la vie ! Il ne quittera jamais sa femme ni ses enfants.
Magali : C’est pas ce qu’il m’a fait comprendre.
Catherine : Mais regarde la réalité en face. Il pourrait être ton père. Tu n’es là que pour la bagatelle. Tu finiras comme toutes les autres. Ni plus, ni moins. Comment tu as pu être aussi sotte ?
Magali : Il m’aime vraiment. J’en suis sûre.
Catherine : Tu me fais de la peine. Qu’en penses-tu Sandrine ?
Sandrine : Je suis d’accord avec toi.
Catherine sème le doute dans l’esprit de Magali. Ses certitudes commencent à fondre comme neige au soleil. Malgré tout, cela ne sert à rien de se tracasser, une bonne mise au point avec Jean-Jacques ce soir permettra de lever tous les doutes. D’autant plus que Magali ne voudrait pas faire comme sa mère qui l’a élevée toute seule. Son père l’avait lâchement abandonnée quand elle avait six mois. Sa mère s’était retrouvée toute seule, avec des dettes à rembourser, le géniteur de Magali l’ayant dépouillée de ses biens en investissant dans une affaire foireuse. Pendant quinze ans, elle a sacrifié sa vie pour élever avec amour Magali et honorer ses créanciers. Elle a mis fin à ses jours, ne supportant plus son existence. Magali avait toujours en mémoire les souffrances de sa mère. Elle s’était juré de ne pas vivre ce qu’avait connu sa mère. Être une mère célibataire n’est pas une chose aisée. Et là, sa grossesse en début de carrière avec un homme marié ne la rassurait pas.
Le soir venu, Magali rejoint Jean-Jacques dans sa garçonnière.
Jean-Jacques : Comment tu vas mon amour ?
Magali : Comme ci, comme ça.
Jean-Jacques : Des problèmes ? Rien de grave j’espère ! Dis-moi.
Magali : Tu m’as dit que tu comptais vivre avec moi, quand est-ce que tu le feras ?
Jean-Jacques : Attends, ce n’est pas aussi simple !
Magali : Pas aussi simple ? Qu’est-ce qui n’est pas simple ?
Jean-Jacques : J’ai une autre vie, je te l’ai déjà dit !
Magali : Je le sais. Je ne suis pas sourde.
Jean-Jacques : Tu n’es pas sourde, mais tu es lassante.
Magali : Mais réponds-moi franchement. J’en ai marre de tes promesses ! Toujours des promesses.
Jean-Jacques : Qu’est-ce qui t’arrive ? On a le temps. Il n’y a rien qui presse.
Magali : Eh bien si ! Maintenant il faut prendre une décision !
Jean-Jacques : Donne-moi une bonne raison pour le faire.
Magali : Une bonne raison ? Tu en veux une ?
Jean-Jacques : Oui.
Magali : Si tu ne te décides pas, c’est que tu préfères ta femme à moi.
Jean-Jacques : Pas du tout.
Magali : Et si j’étais enceinte, tu verrais les choses autrement ?
Jean-Jacques : Enceinte ? Tu n’es pas enceinte ?
Magali : Non mais si je l’étais ?
Jean-Jacques : Eh bien, il y a des moyens pour avorter. On n’est plus au XIXe siècle.
Magali : C’est la seule réponse que tu trouves ?
Jean-Jacques : Chaque choses en son temps.
Magali : Tu me dégoûtes. Comment tu peux réagir comme ça ?
Jean-Jacques : Un enfant, ça se décide à deux. Il faut savoir être responsable.
Magali : C’est pas aussi facile que ça ! Il y a des événements qu’on ne peut pas toujours prévoir.
Jean-Jacques : Tu n’es pas enceinte ?
Magali : (Marquant un silence) Si !
Jean-Jacques : Non, je ne le crois pas ! Maintenant, tu sais ce qu’il te reste à faire !
Magali : Je le garde cet enfant.
Jean-Jacques : Tu le gardes ? Et bien bonne chance, moi je te quitte ! Et considère que ta présence à l’agence n’est plus souhaitable. Demain, tu prends tes cliques et tes claques, et basta.
Magali ne s’attendait pas à avoir une réaction aussi tranchée de la part de Jean-Jacques. La soirée fut aussitôt écourtée. C’est donc le vrai visage de Jean-Jacques qu’elle découvre. Catherine et Sandrine avaient donc raison. Le réveil sera d’autant plus difficile.
Le lendemain matin, Magali arrive à l’agence le visage fermé. Pour ne pas partir sans réagir, elle a décidé de se venger et de le faire payer à Jean-Jacques. Pour cela, elle s’est débrouillée pour venir à l’agence trente minutes avant tout le monde. Elle pénètre dans le bureau de son patron, et commence par fouiller dans les tiroirs, cherchant des informations pour atteindre son épouse. Il faut qu’elle sache que Jean-Jacques la trompe. Comme elle connaît les habitudes de son boss, elle ne met pas beaucoup de temps à découvrir un numéro dont elle subodore être celui de sa femme. En claquant très fort le tiroir, trois photos tombent du bureau. Elles devaient être coincées contre une des parois d’un des tiroirs. Elle les ramasse, et en les fixant, devient livide, à la limite de l’évanouissement. Au dos de chaque photo, elle peut lire des informations qui lui font naître un sentiment de colère. Finalement, elle décide de ne pas appeler l’épouse de Jean-Jacques immédiatement, mais préfère préparer sa réponse. Ce qu’elle vient de découvrir montre le vrai visage de Jean-Jacques. Ce dont elle est certaine maintenant, c’est qu’elle n’avortera pas. C’est son choix. Ce futur enfant est sa revanche.
Elle quitte le bureau de Jean-Jacques et retourne dans le sien, le temps de faire son carton, prévoyant la décision de son patron de la renvoyer sur-le-champ. Cette décision, elle la reçoit sur son téléphone, par l’intermédiaire d’un message très laconique et sans ambiguïté de Jean-Jacques.
Magali décide de ne pas révéler à Catherine et Sandrine ce que leur patron a exigé, c’est une affaire privée pour l’instant. En fin de matinée, dès son arrivée, Jean-Jacques, la convoque dans son bureau pour mettre fin à son contrat.
Jean-Jacques : Bien, maintenant je vais régler ton cas. Tu n’as toujours pas changé d’avis ?
Magali : Non.
Jean-Jacques : Alors c’est ton dernier jour ici. Mais si tu avortes, je peux me montrer très généreux.
Magali : Très généreux ?
Jean-Jacques : Oui, je prends en charge tous les frais médicaux et je te laisse une petite somme pour que tu puisses voir l’avenir pendant quelques mois.
Magali : C’est trop généreux de ta part. Quelques mois !
Jean-Jacques : Tu veux plus ? On peut en discuter. Que dirais-tu de deux ans de salaire ?
Magali : Deux ans ? Non merci.
Jean-Jacques : Tu es trop gourmande, réfléchis, tu pourrais le regretter.
Magali : (jetant les trois photos qu’elle venait de trouver sur son bureau) Et ça, ça te parle ?
Jean-Jacques : De vieilles photos. Où est-ce que tu les as prises, moi qui pensais les avoir perdues.
Magali : Peu importe. La jeune femme qui est à côté de toi, tu la reconnais ?
Jean-Jacques : En quoi ça te regarde ?
Magali : Ça me regarde parce que cette personne est ma mère. Elle m’avait parlé du mec qui l’avait abandonnée, qui roulait en voiture de sport anglaise de couleur verte, comme la voiture sur la photo là.
Jean-Jacques : Et alors ? Qu’est-ce que ça prouve ?
Magali : Je vais te faire payer ce que tu as fait à ma mère. Prépare-toi à un procès retentissant qui va te mettre sur la paille. Grâce aux tests ADN, la preuve de notre lien génétique sera facile à établir.
Magali se dirige vers la porte et l’ouvre en grand. Devant Catherine et Sandrine elle lance un « tu sais où me joindre, je prends trois jours de congé, on peut en reparler ensuite. C’est une affaire qui chiffre plus. J’ai une copie des photos, comme ça, tu peux aussi plancher sur ce dossier. »
Devant Catherine et Sandrine, Jean-Jacques n’ose pas faire d’esclandre. On le sent complètement dépité. Dorénavant, c’est Magali qui est en position de force. Il ne sait pas comment elle pourrait réagir, elle pourrait clamer tout haut qu’il est son père et le futur père de son fils. Une situation inavouable.
Magali quitte la boutique en leur faisant un clin d’œil et en leur souhaitant du courage.
Les deux secrétaires se regardent mutuellement ne comprenant pas le large sourire de Magali. Par la porte qui reste grande entrouverte du bureau de leur patron, elles le découvrent la tête baissée, tenue entre ses mains, sans un seul mot et abattu.


FIN


« Qui sème le vent récolte la tempête. » GRÉGOIRE IX

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