Retrouvailles,

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Peintre du dimanche, scribouillard de petits textes 1,2 maxi 4 pages, drôle en société, ai beaucoup aimé R.Lamoureux puis le grand Coluche, aime la lecture SF, Thriller ainsi que des plus anciens  [+]

Paris 18°, métro la fourche, Av. de Clichy
L'histoire de deux papys,
Le premier s'appellerait Alain, Il était marié à belle Lurette, et C'est lui
qui débute notre histoire, quant au second il s'appellerait, Emile...
_ Bon sang de feu de bois, je n'ai plus depuis que ma belle Lurette s'en
est allé, l'habitude d'aller seul à pied dans Paris, il y a tellement de gens
qui vous bousculent, moi qui suis bancale, ils ont l'air tous tellement
ahuris par la vitesse, le temps qui passe, la « loi travail » et les 49,3...
alors ils courent...manifestent...crient des slogans hostiles...il y a même
des casseurs, c'est fou non ?
Je ne m'y retrouve plus moi...
Bon afin de retrouver mon chemin, cherchons une personne sérieuse!
tiens, ce vieux monsieur par exemple, il me renseignera sans doute...
je soulevais ma casquette en signe de politesse...
_ Pardon de vous ennuyer, mais pour aller rue Hégésippe Moreau ?
_ La route à suivre est évidente, moi je regagnais la rue Ganneron, pas
loin de votre recherche, mais comme je dispose de tout mon temps vous
savez, ou pas, je vais, pendant quelques mètres si vous le permettez, faire
un bout de chemin avec vous...
_ Monsieur vous êtes trop aimable !
_ J'ai dû si longtemps être affable ! (silence pesant d'un ancien prof de
philo. Au lycée Louis le Grand)
_ (Alain, en pensée)
Cette barbe peignée avec art, ce sourire en coin, l'air un tant soit peu
goguenard, et cet accent de Cavaillon ou de Montélimar...
hum! hum! J'ai déjà rencontré ce bonhomme quelque part...
_ (Emile, même type de pensée)
Cette moustache bien entretenue, presque familière et cet air bon enfant,
sans tralala, de même que la façon de faire son nœud de cravate, je le
reconnais, la chose est claire !
Un monsieur qui passait les salua en soulevant sa casquette, que les
deux papys dans un mouvement d'ensemble parfait saluèrent à leur
tour...et là...
_ (Alain, les bras au ciel)
_ Ah ! tout s'explique évidemment ! c'est toi !
_ Oui, c'est moi !
_ Emile !
_ Alain !
_ Je suis ravi...
_ Et autrement ?
_ Ben, autrement mon cher Emile, comme tu peux le voir je me porte à
merveille, je suis un homme heureux qui se fiche du temps qui passe et je
me promène où je veux, quand je veux...
Ah ! quelle joie, hein ? et quelle aubaine d'être son maître et tous les jours
de pouvoir manger de l'ail et de ne plus faire de discours à la chambre
et en plus, un truc génial, c'est de pouvoir rester chez moi quand le vent
souffle, les pieds dans mes pantoufles !
_ Oui, oui, je sais, les premiers mois c'est le sentiment que l'on éprouve,
j'ai effectivement connu ce doux émoi, mais le temps passant vois-tu, on
trouve qu'il est illogique, ô combien de n'être tout à coup plus rien...
pas même un académicien !
_ Allons ! Allons ! mon cher Emile, ne te fais donc plus de bille, si l'on
doit s'embêter un peu, au moins pour ça nous serons deux, et à compter de
ce jour, nous ne nous quittons plus, tien avant à la villa des arts où je
voulais me rendre, si nous allions nous prendre un petit noir au...
« Karambole café » pas loin d'ici...
Stop et fin.
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