Repas au Manoir

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― Tout va bien se passer.
― C’est ça...
― Je t’assure !
― C’est bizarre, Drago. Plus tu le répètes, et moins je te crois.
― Tu es stressée, c’est pour ça. Alors que tu n’as aucune raison de l’être.

Hermione lui jeta un regard qui signifiait « Vraiment ? Tu veux vraiment me faire croire ça ? », et le blond lui attrapa la main, qu’il serra dans la sienne.

― Ils vont être ravis. Ma mère commençait à désespérer. Elle pensait que j’étais gay – bien qu’elle n’ait rien contre les gays, mais elle veut des petits-enfants, tu vois. Et quand elle va savoir que ça fait deux ans et demi, elle va forcément te parler d’enfants – alors, elle va être tellement heureuse.
― Je ne pense pas qu’elle sera heureuse quand elle verra que je ferais de ses potentiels petits-enfants, des sang-mêlés. Et si elle me parle d’enfants, d’ailleurs, je risque de hurler. Je ne veux pas d’enfants maintenant, et toi non plus, fit Hermione.
― Je sais. Ca va aller.
― Et ton père ! Il va être heureux lui aussi ? Sûrement. Une fois qu’il m’aura avada-kedavrisée !
― Je te protégerais Chérie, voyons...
― Oh, pitié, Drago. C’est moi la Gryffondor dans le couple. Dans tous les sens du terme. Si ton père sort sa baguette, tu vas me pousser devant toi, pour que je te serve de bouclier.
― Même pas vrai, bouda Drago.

Vexé, il retira sa main de celle d’Hermione. Il n’était plus un lâche maintenant. Et il protégeait Hermione. On pouvait le demander au sorcier ivre dont il avait cassé le nez la semaine dernière. Hermione était juste ingrate. Et morte de peur.

Il sentit d’ailleurs une vague de peur la traverser lorsqu’ils bifurquèrent sur le chemin qu’ils arpentaient depuis quelques minutes, et que le manoir apparut devant eux.
Instinctivement, il rattrapa la main d’Hermione, et la serra fort dans la sienne. À moitié pour la rassurer. À moitié pour s’assurer qu’elle n’allait pas transplaner, et le laisser dans une bouse de dragon pas possible.

C’était en partie sa faute, il le savait. S’il n’avait pas attendu tant de temps, avant de présenter Hermione à ses parents, les choses se seraient peut-être mieux passées... ou du moins, les choses auraient été derrière eux à présent.
Il était sûr que sa mère savait. Elle se doutait de quelque chose, forcément... elle savait que Drago avait quelqu’un depuis longtemps, même si elle ne connaissait pas la durée exacte, et le fait qu’il ne la présente pas devait forcément être louche pour elle...

― Tu es sûr ? demanda Hermione d’une voix tremblante, alors qu’ils n’étaient plus qu’à vingt mètres de la porte.
― Sûr ou pas, on est là, et on y va. Ma mère n’a pas cuisiné pour rien !
― Ta mère n’a pas cuisiné, répliqua Hermione. Les elfes l’ont fait !
― Hermione ! Je te jure, tu n’as pas intérêt à parler de ton SALE truc !
― On dit S.A.L.E !, grinça-t-elle entre ses dents.
― Ouais, ouais...

Ils étaient arrivés devant l’imposante porte. Drago entendit Hermione retenir son souffle, alors qu’il saisissait le heurtoir.
Il frappa trois coups et ils purent distinctement entendre des pas approcher de l’autre côté de la porte, qui s’ouvrit quelque secondes plus tard.

― Drag... o...
― Bonjour, mère.

Narcissa semblait figée sur place. Ses yeux ne décollaient pas de la jeune femme qui accompagnait son fils, et qu’elle reconnaissait parfaitement.
Lucius allait faire une crise cardiaque...

― Tu... Miss Granger...
― Elle s’appelle Hermione, mère !
― Ton père...
― Père ira très bien. Est-ce qu’on peut entrer, maintenant ?

D’un geste mécanique, Narcissa s’effaça, laissant rentrer son fils, et une Hermione qui se sentait plus que mortifiée. Qu’est-ce qu’elle foutait là ?

Le couple suivit la maîtresse de maison jusque dans un salon, et ils s’assirent tous les trois en silence.
Narcissa se servit un verre de vin, qu’elle vida d’un trait avant de reposer ses yeux sur Hermione.

― Je vous prie de m’excuser, Miss Granger...
― Elle s’appelle Hermione ! grogna Drago
―... Ma réaction a été légèrement inappropriée. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que... enfin... vous n’êtes pas vraiment du style de mon fils... sans offense.
― Mon sang n’est pas de son style, vous voulez dire ? lâcha Hermione.

Drago lui pinça immédiatement le bas du dos. Elle se tourna vers lui, lui adressant un petit sourire, tandis que ses yeux lui criaient « Arrête ça tout de suite, ou je te castre. »

― Ce...je... Ce n’est pas ce que j’entendais par là. C’est juste que... Drago préfère les blondes, bafouilla Narcissa.
― Ah oui ? C’est bizarre, je n’ai pourtant pas eu l’impression que vous ayez rencontré beaucoup de ses précédentes petites amies. A moins que tu m’ais menti, Chéri ?

Le sourire mi-crispé, mi-hypocrite qu’elle lui lança fit pâlir Drago. Finalement, ce repas était probablement une très mauvaise idée ! Ils auraient dû faire ça dans un lieu neutre, tel qu’un restaurant sur le Chemin de Traverse. Avec des témoins, le risque de meurtre était à moins trois cents. Ici, il était à plus de trois mille...

***

Hermione réussissait à donner le change et elle le faisait plutôt bien. Force était de constater qu’elle était la seule à n’avoir bu que les trois quarts de son verre, alors que mère et fils s’étaient respectivement resservis deux et quatre fois.
Cependant, elle pressentait que les choses n’allaient pas durer...

Lucius Malefoy fit soudainement irruption dans la pièce, et Hermione eut l’impression que son sang se gelait dans ses veines. Sa mort – ou l’apocalypse – allait arriver dans quatre, trois, deux, un...

― Qu’est-ce que cette sang-de-bourbe fiche dans mon manoir ?! tonna-t-il.

Hermione apprécia le silence qui suivit ces paroles. Lucius était un con qui ne savait pas additionner deux plus deux (ou plus probablement, il était dans le déni total de la vraie raison de sa présence). Narcissa et Drago ne valaient pas mieux. La première avait baissé les yeux et semblait en totale admiration devant son tapis. Et Drago... Ce lâche... Apparemment, il n’avait plus de bouche, ni de cordes vocales. Un putain de Serpentard ! Il la faisait venir, lui jurait que tout allait bien se passer, tout ça pour se ratatiner devant son père, tel un trognon de pomme pourri.
Comme quoi, elle avait raison quand elle disait que, jamais, il ne se serait jeté devant elle si son père avait voulu l’avada-kédavriser.

Et ce silence pesant qui perdurait la mettait vraiment mal à l’aise. Il fallait qu’elle rassemble son courage et qu’elle dise quelque chose.

― Je suis venue faire un pèlerinage. Mon psycho-mage m’a recommandé de revenir sur le lieu de ma torture afin que je puisse guérir.
― Hermione..., souffla Drago.
― Tiens ! Tu te souviens comment on fait pour parler ? Et tu te souviens comment je m’appelle ? Parfait, tu vas pouvoir le dire à ton père. Peut-être qu’il évitera de m’appeler sang-de-bourbe comme ça. Ce n’est pas que ça me dérange... Mais quand même un petit peu.

Drago poussa un gémissement et enfonça son visage dans ses paumes. Narcissa de son côté, fit mine de se lever, en marmonnant quelque chose qui ressemblait à « Je vais voir si le repas est prêt. »

― A votre place, je resterais ici, fit Hermione. Les tâches de sang partent mieux quand elles sont encore fraîches.
― Hermione..., gémit de nouveau Drago.
― QUELQU’UN AURAIT-IL L’OBLIGEANCE DE M’EXPLIQUER CE QU’IL SE PASSE ? explosa Lucius.

Nouveau silence. Hermione en profita pour faire le point sur ses sentiments envers Drago. Dommage pour elle, elle était toujours follement amoureuse de lui. Lâche ou pas lâche, les choses restaient inchangées.

― Si personne ne prend la peine de faire les présentations : Hermione Granger. La fameuse petite amie mystérieuse de Drago, c’est moi ! Bonjour beau-papa !

Hermione cru que Lucius allait se mettre à hurler. Ou qu’il allait lui sauter dessus, puis la découper en morceaux. Au lieu de ça, il attrapa la bouteille qui trônait sur la table basse et commença à boire au goulot...

***

― Hum... Alors Hermione, que faites-vous dans la vie ?

À table, Hermione et Drago étaient assis côte à côte. En face d’eux, se tenaient respectivement Narcissa et Lucius. Les deux hommes s’affrontaient du regard depuis qu’ils s’étaient assis, et Narcissa tentait de sauver les choses en discutant avec Hermione, comme si de rien n’était. Au détail près que ses mains tremblaient légèrement : elle n’avait pas l’habitude de boire autant.

― Je travaille au Ministère, répondit la jeune femme.
― Formidable. Quel département ?
― Je suis à cheval sur deux département. Justice et contrôle, et régulation des créatures magiques.
― Ah... Et qu’est-ce que vous y faites précisément ?
― J’essaye de faire en sorte que les gens comme vous cessent d’exploiter ces pauvres créatures que sont les elfes de maisons – vous savez, comme celui qui vient d’apporter l’entrée –, qu’ils soient traités correctement , qu’ils aient un salaire, un contrat de travail, et des jours de congés.

Narcissa pâlit. Drago poussa un couinement. Hermione se demanda pourquoi elle avait accepté de venir, même après deux ans et demi. Elle se demanda aussi pourquoi elle n’était pas capable d’utiliser autre chose que l’attaque comme moyen de défense contre son stress.
Lucius quant à lui, serra compulsivement sa main autour du manche de son couteau. Très pointu, le couteau. Peut-être qu’il allait le lui lancer en plein cœur.

― Les gens comme nous ? Pouvez-vous m’éclairer sur le sens de cette phrase, hein ? Petite s...
― Lucius ! s’exclama Narcissa.
― Plait-il, ma chère ?
― Par gens comme vous, coupa Hermione, j’entends dire : les familles qui utilisent les elfes de maisons depuis des générations, et qui ne les ont jamais considéré comme étant plus que de simples esclaves.
― Parce que c’est ce qu’ils sont !
― Non, l’article 223 du code de...
― Hermione, ma Chérie, s’il te plait, évites de...
― Ah tiens, tu es là toi ? s’exclama-t-elle, mauvaise. Je pensais que ton jumeau muet avait pris ta place.
― Amour...
― Ne me sers pas du Amour, Drago ! C’est toi qui a voulu que cette rencontre se fasse alors que tu savais très bien ce qui allait se passer, et tu n’assumes même pas ! Tu n’ouvres pas la bouche et tu me laisses me débrouiller toute seule !

Le couple commença à se disputer à voix basse tandis qu’en face d’eux, Narcissa s’affairait autour de son époux, qui hyperventilait. Visiblement, entendre sa progéniture user de deux petits noms affectueux en l’espace de trente secondes était trop pour lui. Cela voulait dire que les choses étaient bien réelles.

― Hum... Vous jouez au quidditch ? demanda Narcissa, une fois que Lucius eut repris ses esprits.
― Non, répondit Hermione.
― Vous faites un autre sport, peut-être ?
― Non. Je ne peux pas faire de sport.
― Ah oui ? Et pourquoi cela ?
― A cause de votre sœur. Vous savez, le jour où elle m’a torturé dans je ne sais quelle pièce de ce manoir. D’ailleurs, vous avez remplacé le lustre qui est tombé ce jour là ?

Lucius eut la décence de regarder ailleurs. Sa femme, par contre, fixa Hermione avec de grands yeux écarquillés. Elle ouvrit et referma la bouche plusieurs fois de suite, sans émettre le moindre mot, ce qui la faisait plus ou moins ressembler à une carpe.

Le silence retomba alors... pendant de très longues minutes.

― Vous... Tu... Hum... Drago a-t-il déjà rencontré vos parents ? finit par demander Narcissa.
― Oui, répondit simplement Hermione.
― Quand ça ?
― Oh... Plusieurs fois déjà...
― Au bout de combien de temps de relation ?
― Six mois ! répondit cette fois Drago.
À l’entente de cette réponse, Narcissa eu l’air profondément blessée. Elle prit une grande inspiration, comme pour retenir des larmes, avant de finalement reprendre la parole.

― Oh... Et pourquoi ton père et moi avons-nous dû attendre ?
― Les parents d’Hermione sont très gentils.
― Mais... Nous aussi ! s’exclama Narcissa.

Hermione eut le mauvais goût d’émettre un ricanement moqueur, et les trois Malefoy portèrent immédiatement leur regard sur elle.

― Excusez-moi mais... Cette phrase aurait été déjà un petit peu plus recevable si votre mari n'essayait pas, depuis dix bonnes minutes, de trouver un moyen crédible de me planter avec son couteau et de faire passer ça pour un accident !
― Lucius ! s’exclama Narcissa, avant de reprendre : je ne comprends pas pourquoi ses parents ont eu cet honneur !
― Parce qu’ils ont été enchantés de rencontrer Drago, parce qu’ils ont su l’apprécier malgré toutes les crasses qu’il a pu me faire lorsque nous étions plus jeunes, parce qu’ils acceptent notre couple. Mes parents ne veulent que mon bonheur !
― Mais nous aussi, nous voulons le bonheur de Drago. N’est-ce pas Lucius !?
― Tout à fait ma chère, grinça le patriarche. Je veux le bonheur de mon fils... Mais pas avec une sang-de-bourbe arrogante et plus prétentieuse que tous nos ancêtres communs réunis. Il y a pléthore d’autres filles. Des filles dignes de toi.
― Hermione est belle. Intelligente. Réfléchie. Gentille. Rigolote. Elle est tout à fait digne de moi.
― Sang impur. Arrogante. Prétentieuse. Et je ne parle pas de ses fréquentations douteuses. Les Potter et compagnie, là...
― Je vous trouve un peu hypocrite, déclara Hermione.
Drago la fusilla du regard, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Et puis de toute façon, à peine avait-elle mis un pied dans ce manoir, elle s’était déjà grillée...

― Ne me regardez pas comme ça. Vous êtes toujours marié à votre femme, non ? Dois-je vous rappeler que c’est elle qui a sauvé Harry... Et puis de toute façon, vous ne le connaissez même pas. Tout ce que vous savez faire, c’est juger sans savoir !
― Amour..., supplia Drago.
― Non ! Tu vois, je t’avais dit que c’était une mauvaise idée ! Je voulais te faire plaisir, et voilà ce que ça donne ! Sa voix se mit à trembler, et elle réalisa qu’elle allait probablement fondre en larmes dans quelques secondes. Elle refusait de vivre une humiliation pareille.

Elle se leva d’un bond, et déclara avec autant de dignité qu’elle le pouvait.

― Veuillez m’excuser, mais j’ai besoin d’aller aux toilettes. Ne vous en faites pas, je désinfecterai après. Je ne voudrais pas laisser mes germes de sang de bourbe partout !

Un silence tendu s’installa une fois qu’elle fut partie. Narcissa semblait se creuser la tête pour rattraper la catastrophe qui était en train de se dérouler sous ses yeux – elle n’avait jamais raté un repas – tandis que père et fils s’observaient à la dérobée.

― Lucius, tu devrais..., commença-t-elle
― Pourquoi, Drago ? finit par demander Lucius, en regardant son fils.
― Ecoutez... Je sais que ce n’est pas ce que vous aviez imaginé pour moi, mais les choses sont ce qu’elles sont, et je ne peux pas, je ne veux pas, les changer. J’aime Hermione et il faudra vous y faire !
― Tu ne peux pas te marier avec une sang-de-bourbe !
― Aucune loi ne me l’interdit ! Bien sûr que si, je le peux.
― Vous devriez être content, coupa Hermione qui revenait dans la pièce. Au moins, avec moi, vous pourrez être sûr que le jour où nous déciderons d’avoir des enfants, ils seront parfaitement normaux.
― Qu’entendez-vous par là ? grinça Lucius
― Oh, vous savez très bien ce que j’entends par là. Les vrais sang-purs – et non pas les sang-mêlés qui prétendent être de sang pur – sont tellement peu maintenant, qu’ils sont tous cousins. Je ne vais pas vous expliquer ce que la consanguinité peu faire au niveau génétique. Trois jambes, quatre bras et un seul œil... Très peu pour moi.
― Ce que vous dites est ridicule, rétorqua Lucius.

Hermione rétorqua un truc comme « Oui, c’est ça, évidemment. » Et se mura dans le silence, préférant s’intéresser au contenu de son assiette. C’était un fiasco total de toute façon. Ils la détestaient déjà... Ils allaient juste la détester encore plus...

Elle s’y attendait, mais elle devait avouer qu’une petite part d’elle avait espéré qu’elle arriverait à bluffer les parents de Drago. Qu’elle pourrait faire en sorte qu’ils l’apprécient. Foutaises.

― Combien de fois es-tu allé chez les Granger, Drago ? demanda Narcissa.

A croire qu’elle se sentait en compétition... compétition qu’elle risquait fort bien de ne jamais gagner.

― Je n’ai pas compté Mère, mais nous y allons généralement tous les dimanches, pour le déjeuner.
― Oh... Eh bien, pourquoi vous ne viendriez pas tous les samedis ?
― Cissy ! grogna Lucius.
― Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, répondit Drago.
― Pourquoi cela ?
― Avons-nous passé tout ce temps dans la même pièce ? Je ne ferais pas subir ça à Hermione toutes les semaines, et je ne le ferais pas subir à moi non plus !
― Mais enfin ! Nous n’allons pas rester sur un échec ! Et si nous voulons apprendre à connaître Hermione, il faudra bien réitérer l’expérience.
― Oh pitié..., souffla Hermione entre ses dents.

Elle voulait juste rentrer chez elle. Rentrer et crier un bon coup sur Drago. Lui et sa lâcheté légendaire. Ensuite, elle prendrait son téléphone et elle appellerait quelqu’un qui saurait compatir à son malheur. Probablement Ron. Ron serait toujours partant pour critiquer les Malefoy.

― Je ne...
― Je crois que ce qu’Hermione veut dire, fit Drago, c'est que vous ne voulez pas apprendre à connaître Hermione. Enfin, vous peut-être, mais pas Père. »
― Mais Lucius pourra faire des efforts !
― Pour t’aider à gagner ta compétition contre sa mère à elle ? Certainement pas, Cissy. De toute façon, il n’y a aucune compétition à avoir. Ils sont moldus.
― Ils n’ont pas d’elfes de maison et font la cuisine eux-même. Drago en reprend toujours deux fois ! persifla Hermione.
― Je me disais bien que tu avais un peu grossi, mon chéri.
― Mère...
― Oh, voici le gâteau qui arrive ! Voilà qui va réconcilier tout le monde.

À la surprise générale, Narcissa se leva et alla à la rencontre de l’elfe de maison, lui arrachant presque le gâteau des mains.
Hermione leva les yeux au ciel. En soi, la mère de Drago n’était pas méchante envers elle, mais son attitude était ridicule. Elle ne lui donnait pas plus envie de revenir.
Enfin, à présent qu’ils en étaient au dessert, elle pouvait tenir. Bientôt, tout cela serait derrière elle, et elle pourrait en rire... ou pas.


― C’est vraiment sérieux alors...
― Au bout de deux ans et demi, oui Mère, ça l’est.
― La remarque était rhétorique, chéri. Ta mère espérait juste que tu lui dises que tout ça n’était qu’une blague maintenant que ce repas est terminé.
― Oh non. Pas du tout. Je voulais juste vérifier. Maintenant, nous pouvons passer toutes les deux dans le boudoir et discuter des prénoms de mes petits enfants. Parce que vous allez faire un petit enfant dans les prochains mois, n’est-ce pas ?

Hermione tourna brusquement la tête vers Drago, et cette fois-ci, le message était clair : « Je te jure, Drago, tu as plutôt intérêt à me sauver de ce mauvais pas. Autrement, tu peux te préparer à dormir sur le canapé pendant six mois. »

― Hum... Mère, je ne pense pas qu’il soit avisé d’avoir cette conversation maintenant. Les enfants, ce n’est pas pour tout de suite.
― Mais...
― Je suis jeune ! Et Hermione aussi. De toute façon, nous devons partir maintenant...
― Déjà ? s’exclama Narcissa.

Mais tout le monde put entendre le soupir de soulagement que Lucius et Hermione poussèrent en synchronisation. Voilà au moins une chose sur laquelle il étaient d’accord.

***

― Bon... et bien, tout ne s’est pas trop mal passé, non ? déclara Drago, une fois qu’ils furent tous les deux dehors.
― Tu te fiches de moi j’espère ? rétorqua Hermione.
― Tu es toujours vivante.
― Ah ah ah. Mais c’est que tu es très drôle aujourd’hui. C’est bizarre, mais quand on était à l’intérieur, tu n’avais pas l’air de rire. Ni d’exister d’ailleurs.
― Hermione...
― Non !
― Je suis désolé d’accord ?
―...
― Je t’aime.

L’enflure. Il savait très bien qu’elle ne pouvait pas résister quand il lui disait ces mots. C’était tellement rare, que son cœur s’arrêtait presque à chaque fois.

― Et puis, Amour, dit-toi qu’on va bien rire, le jour où on se mariera. Nos deux mères vont se battre pour tout, et ce sera très drôle.
― Je ne pense pas qu’on se mariera. Pas parce que je n’en ai pas envie, mais parce que ton père m’aura tuée bien avant cela.
― Il ne te tuera pas. Je protégerais !
― Mais bien sûr Drago... Mais bien sûr...

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Luke · il y a
On m'a recommandé ton OS, pas tellement fan de dramione, mais c'est bien écrit, et j'ai même rigolé !
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Anna · il y a
Super !
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Hill Houston · il y a
> Comme toujours, j'ai adoré :) J'espère vraiment que tu gagneras ! Bisouuuus ^^ Dramionly, Amanda !
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Chouxdamour · il y a
Hey c'est dramione tjr tu as vu je te piste!!! lol. Bon tu vas battre tous se petits monde un??? Mais si se n'est pas le cas dis toi que pour beaucoup d'entre nous tu es notre GAGNANTE!!! Continue tu es un écrivain incroyable! A vendredi prochain, bisous bisous
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Julie Lorimey · il y a
Je suis noire2jais sur http://ff.net et franchement je vois pas ce que tu fait encore en 4ième place vu ton talent ! ^^ Go to the first !!!!
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Hannah-lys · il y a
Et voila un vote de plus. Merci pour toutes les heures que tu passes chaque semaine a nous enchanter avec tes fanfic.Malefoy forever !Hannah-lys, Malefoysweetlove sur ff
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Félicia · il y a
Moi aussi toujours au rendez vous ! Bref il est trop cool j'éspère que tu va gagner !! De toute façon t'es la meilleure ! Bref bisous <3
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Loufoca-Granger · il y a
Merci beaucoup !!!! Gros bisous !!
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Milunais · il y a
Comme toujours je suis au rendez-vous ! Et comme toujours j'ai adoré ce que tu as écrit, je suis en train d'imaginer Lucius, couteau à la main en train d'imaginer comment tuer Hermione... Mon dieu ! Bon courage en tout cas !
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Loufoca-Granger · il y a
Merci beaucoup !!! Mouhahahah le pauvre Lulu xD
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No1 · il y a
Ah oui et j'oubliais, j'ai adoré le fait qu'elle compte appeler Ron pour se plaindre des Malefoy, j'imagine tellement la scène ! (genre le Ron de Protection !)
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Loufoca-Granger · il y a
Ahah, c'est lui qui la soutiendrait le plus xD
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No1 · il y a
Bien sympathique cet OS ! Hermione me fait bien rire avec ses petites remarques !
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Loufoca-Granger · il y a
Merchiiiii :)