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Rencontres sanguines

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Rafmael

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Je sens la lame rentrer dans mon bide mais je ne moufte pas. Ca doit faire trois jours que je suis assis sur cette chaise et elles n´en ont pas fini avec moi. Loin de là....


je me suis inscris sur MYM y´a pas longtemps et c´est plutôt cool. Quelques rencontres fort sympathiques, des échanges assez cordials.Tous les soirs le même rituel, je rentre du taf, une petite douche, un petit détour par la cuisine afin de me préparer le petit festin du soir, qui se résume à un grand bol de spécial K dans du yaourt nature, j´suis au régime. Vers 21h je m´installe devant mon écran d´ordi et je n´y bouge pas jusqu´à tard dans la nuit ou tôt dans le matin. J´aperçois souvent l´aurore se lever....( ouh la tu t´égares mon jeune ami, c´est pas trop ton style ce genre de phrase!) Je me connecte donc à MYM et j´essaie de me faire des amis. Enfin des rencontres féminines plutôt. Dans la vie de tous les jours j´ai un peu de mal avec les femmes, premièrement je ne m´aime pas et deuxièmement elles ne m´aiment pas, enfin c´est ce que je pense. Qui voudrait d´une bedaine dégarnie ambulante? Sur MYM la question ne se pose pas, j´ai mis une photo d´un très joli garçon, un collègue à moi. Il a un succès fou au boulot, alors pourquoi pas ici. Tiens d´ailleurs ça a l´air d´accrocher pas mal avec celle là. Je lui fais mon petit jeu de séduction habituel, je me sers de mon humour à s´en taper le cul sur le sol si vous me permettez l´expression (non? dommage) et de tous les artifices faits et refaits par la gente masculine depuis la nuit des temps à la Barjavel. quelques petits compliments par si, un peu de moquerie gentillette par là et le tour est joué. Elle souhaite me rencontrer, elle me dit qu´elle vit avec deux copines et qu´elles aiment s´amuser à plusieurs. Elle me fait marcher c´est ce que vous pensez, c´est ce que j´ai pensé au début et puis si j´y vais elles verront bien que je ne suis pas celui de la photo. Je prends donc la décision de jouer franc jeu et lui donne mes menstruations euh mes mesurations. Elle me dit qu´elle s´en doutait, pourquoi je ne sais pas, j´écris peut être comme un moche.Bref elle m´attend à son appart, qu´elle a pris soin de me donner l´adresse, et ses copines sont là aussi. J´y vais ou pas, c´est une blague, non je ne vais pas me taper trente bornes pour rien. Elle me charrie. et puis merde pourquoi pas, qui ne tente rien n´a rien à ce qu´on dit. je coupe donc mon ordi, je reprends une douche, je me mets sur mon 31 et c´est parti. Soyons fous, soyons désinvoltes ( Noir dés, si vs m´écoutez!) Je trouve assez facilement son appart, je me gare, un dernier petit coup d´oeil dans le rétro pour un ptit check, ça va toujours aussi vilain. je sonne à l´interphone, elle me dit de monter.
(qu´est ce que je fais là, bon dieu!)
"Salut"
"salut"
"Entres, n´ai pas peur"
"Je n´ai pas peur, je n´ai juste pas l´habitude de faire ça"
" de faire quoi? voir du monde ?"
"euh, non , c´est juste euh rien , laissez tomber"
" Tu peux me tutoyer si tu veux"
"ok"
"Viens que je te présente, alors elle c´est Caroline et elle en rouge là c´est Sophie"
"Bonsoir"
"Bonsoir"
"bonsoir"
"Tu veux boire quelquechose"
"Volontiers, vous avez, pardon, tu as quoi à me proposer"
" J´ai du wisky, du gin, de la vodka..."
"eh bien un peu des trois alors"
" ouh intéressant !"
Nous nous sommes donc assis tous les quatre sur le sofa, l´atmosphère se détend peu à peu. Elles me posent pleins de questions, je ne réponds pas à toutes. Elles rigolent à mes blagues (bon point), je me laisse charmer et soudain ça part en live. Deux d´entre elles commencent par s´embrasser puis par se caresser, bon je ne rentre pas dans les détails (si,si, vas y me direz vous) mais c´est bien chaud. Elles s´approchent lentement vers moi, avec l´alcool je les vois au ralenti. Toutes ces mains posées sur moi, j´ai pas trop l´habitude, ma tête tourne, je me sens partir, je bascule. A mon réveil, je suis attaché sur un lit, une pièce sombre, volets férmés. j´ai mal à la tête. je distingue trois formes près de moi. une des formes s´approche de mon oreille et me chuchotte " tu vas payer mon gros, oh oui, tu vas prendre pour tous les salauds!" Le début de mon cauchemar.




ouh !!! la frousse!!! cette histoire me file les chocottes (comme on disait en 84), rien que d´y penser j´ai mal pour lui, surtout que la suite est vraiment horrible, affreuse, c´est moche ce qu´ils vont lui faire, croyez moi , il n´est pas sorti de l´auberge, j´adore toutes ces expressions!
Je ne sais pas si je peux vous raconter la suite, en même temps, en avez vous vraiment envie????





« Non, s’il vous plaît, NON, ne faites pas ça...non, soyez sérieuses !... j’vous ai rien fait !!! Non, pas mes ongles...NONNNNNNNNNN »

« Tu préfères qu’on commence direct par ton petit asticot ! »
« Ou les yeux ! Si on lui arrachait les yeux à ce petit pervers les filles ? »
« Ouais, excellente idée Sophie, commençons par ses yeux. »

L’orgie c’est pas pour aujourd’hui. Je ne vois rien, Je ne peux pas bouger. Ca doit faire trois heures que je suis là, dans cette chambre, sur ce lit, nu comme une Hilton en boîte. Je ne les ai toujours pas revus. Elles sont parties depuis environ vingt minutes « faire quelques courses » en me laissant là, imaginant les pires horreurs, ne sachant pas pourquoi. Je fixe la poignée de porte. Je prie. Je pleure. Arrête de pleurer, ressaisis toi bordel, elles te font marcher, ouais c’est une blague. Elles t’ont pris pour un de ces sadiques du net. Soudain la porte d’entrée claque. J’entends des pas approcher, trois paires de talons aiguilles claquant sur le parquet.
« Chéri, on est rentrés ! »
« Hihihi »
«  Mon cœur, tes femmes sont là ! »
La porte de la chambre s’ouvre au ralenti, tout doucement (forcément si c’est au ralenti !), bien sûr elle grince, laissant pénétrer une lumière vive, intense (j’sui à court d’adjectif là, euh...diffuse, non c’est bien intense, simple mais bien) me plongeant encore plus dans les abîmes (c’est beau ça !) laissant entrer mes trois bourreaux.
« On s’est bien reposé mon amour ? »
« Détachez-moi »
« On a pas fait pipi au lit au moins ? »
« Laissez moi partir, je vous en prie ! »
« Chuuuut, calme toi mon gros, ne t’en fais pas on va s’occuper de toi !!! »
« C’est la première fois que je drague sur internet, je vous assure, je ne suis pas celui que vous croyez ! »
« Ils disent tous ça ! C’est pas moi, j’ai pas fait exprès, j’voulais pas te la mettre par là ! »
« Quoi !! Mais j’ai jamais mal traité une fille, vous êtes les premières que je rencontre »
« Bien sûr Gras du bide, on va te croire »
L’une d’entre elles tient une mallette, achetée chez Bricorama s’il on en croit le sac plastique. C’était donc ça leurs courses. Elle la pose sur la table de chevet et l’ouvre. On y découvre une multitude de pinces, tournevis, marteau et autres outils servant à papa normalement.
« Déplaçons le les filles, Sophie, va chercher la seringue »...

A mon réveil, je suis sur une chaise, dans le salon, j’ai mal au crâne. Je retrouve la vue petit à petit. Je suis toujours nu.

« On est réveillé mon gros ! »
« On va pouvoir commencer »

Caroline s’approche de moi, je pousse des cris, je hurle, je gigote, rien à faire, je vais y passer. Une pince coupante à la main, Caroline veut me voir souffrir, Sophie veut me voir souffrir et l’autre aussi, d’ailleurs c’est quoi son prénom à l’autre.
« Excusez moi de vous interrompre les filles, mais c’est quoi ton prénom à toi déjà ? »

« Euh Julie pourquoi ? »
« On s’en fout, troue le ce vieux porc, vas y ! » ça c’est Sophie.
« Julie Legrand, c’est ça ? Comme ta maman ? »
« Ouais, pourquoi ? »
« Je connaissais ta mère, nous étions ensemble en cours. Je savais que je connaissais ce visage. »
« On s’en tape, perce le bordel »
« J’ai eu une petite aventure avec elle au lycée, puis du jour au lendemain elle a disparu »
« Quoi, qu’est-ce que tu racontes ? »
« Je ne l’ai plus jamais revu »
«  C’est pas possible »
Sophie : « Bon comme vous êtes pas foutu de le faire, je vais le faire moi, passe moi le couteau Caro ».
Je sens la lame transpercer mon bide et je ne moufte pas. Finalement j’échappe à la pince, trop pressé d’en finir la petite. Je me vide de mon sang et je meurs en apprenant la nouvelle.
« Ma mère a quitté la région quand elle est tombé enceinte de moi........................... Papa. »



Cette fin me laisse sur le Q, Du jamais vu !! C’est décidé je cherche un éditeur ! Signé l’auteur.
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