Reine des sables

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Je suis né en Bretagne en 1983. Passionné par les lectures de l’imaginaire, mon amour pour les légendes et les mythologies se ressent dans mes récits oniriques à la croisée des genres, où le  [+]

Image de Automne 2021

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Quand Omar ressortit du sanctuaire, il haletait encore sous la pression immémoriale dégagée par les ruines pourtant endormies. Il avait réussi à se glisser sous les décombres, entre des blocs de calcaire empilés dans un désordre éboulé. Il avait fallu se contorsionner, se faufiler avec la grâce d'un serpent, tout en vidant sa cage thoracique pour traverser en apnée le dédale complexe.
Après des minutes étirées en heures, il avait débouché dans la salle souterraine qu'il n'espérait plus trouver. Il s'était emparé de l'effigie païenne encore intacte sur son piédestal miraculeusement épargné. La reine Balqama n'avait plus que de splendeur les légendes qui la nimbaient, mais malgré sa sculpture rudimentaire et sa vétusté de fossile inoffensif, le shamshir courbé qu'elle tenait brandi dans sa main gauche semblait avoir gardé un fil menaçant. Omar s'était approprié la petite statuette avec une solennité effarouchée. Il l'avait rapidement recouverte du chiffon de lin prévu à cet effet et s'était à nouveau engouffré dans les méandres anguleux de la carcasse effondrée.
Le retour avait été aussi pénible que l'aller, et les rares poches de répit trouant les empilements suffocants avaient permis à Omar de conserver les rênes de son allant. Et puis la luminosité rutilante du désert de Rub al-Khali lui avait apporté une main à laquelle se raccrocher pour enfin s'extraire avec soulagement de la lourde pénombre ensevelie.

De retour sous la chaleur écrasante qu'il accepta comme une grande goulée d'eau rafraichissante, il se dirigea vers Al-Matîn, sa fidèle chamelle. Elle le salua d'un blatèrement affectueux en clignant des yeux et dodelina de la tête. Il caressa sa longue encolure, forte et vivante d'énergie comparée au réseau de fines artères sclérosées dans lequel il s'était insinué. Omar ne se lassait pas d'admirer cet animal hors normes, à mi-chemin entre un véloce méhari affûté pour la course et un endurant djimel taillé pour transporter les vivres.
La femelle dromadaire se coucha en ayant compris d'instinct qu'il était temps de partir ; Omar prit appui sur l'étrier et enjamba la selle. Il flatta encore une fois la robe fauve d'Al-Matîn d'une affectueuse tape et regarda le sanctuaire. Celui-ci, pareil à une mâchoire aux dents brisées, semblait avoir subi les coups de marteau d'un géant en furie ; des blocs de maçonnerie éclatés gisaient alentour, partiellement recouverts par le sable. L'opulence passée du sanctuaire avait disparu sous une décadence misérable, et l'agonie d'un règne puissant hantait ces échos détruits.
Tout à coup, les débris se mirent à gigoter ; fragments puis morceaux de plus en plus gros : moellons et pierres de taille soudain pris d'un mouvement frénétique. Comme jetés par une force invisible, ils retrouvèrent leur place originelle sur l'édifice pris de secousses. Devant les yeux subjugués d'Omar se reconstituait le sanctuaire qui peu à peu reprenait des couleurs d'antan, plus vives et plus jeunes, scintillantes d'ocre et de jaune pâle.
Omar observa d'un œil méfiant l'étrange phénomène et décida de partir. Il tourna bride et lança sa chamelle à l'amble, direction le couchant.

Sur les instructions de son souverain le Mukkarib Mabhad,Omar, le Hadjib, s'était engagé dans ce périple afin de sauver sa nation en péril devant ses nombreux envahisseurs. Une mission urgente et désespérée, reposant sur le pouvoir légendaire de l'ancien royaume de Saba, un pouvoir qu'on disait seulement occulté, enfermé à l'intérieur de l'effigie de Balqama. Omar avait délaissé ses fonctions sans hésiter pour se jeter à corps perdu dans cette honorable mission. Et il emportait maintenant avec lui tous les espoirs de son peuple.
Lui et sa monture galopèrent sans relâche jusqu'à atteindre le caravansérail à mi-parcours en fin d'après-midi. Le havre lui permettrait de se restaurer avant de repartir au plus vite.
D'ordinaire fourmillant d'une activité prolifique, le grand bâtiment carré était désert lorsque Omar toucha ses abords. Il se dirigea vers l'entrée et constata qu'à l'intérieur, seule une maigre population vaquait à des allées et venues fantomatiques. Les silhouettes, toutes drapées de djellabas pouilleuses à la place des habituels caftans brodés de mille motifs, avançaient la tête baissée et se croisaient sans qu'aucune ne se parle. Près de lui, deux corps se bousculèrent, et Omar découvrit avec horreur leurs visages constellés de pustules baveuses, défigurés par des lambeaux de chair rougie encore sanguinolents. Leurs yeux aux pupilles et aux iris transparents étaient rendus globuleux par la totale absence de paupières. L'une des silhouettes tendit son bras vers le Hadjib qui recula sous la répulsion infligée par le membre décharné, aux doigts squelettiques et violacés, qui tentait de l'agripper. Il pesta, cracha et retourna sa monture pour fuir cet antre de terreur.

Le soleil avait plongé d'un coup comme si la nuit, irrésistible, l'avait sommé de se dépêcher. Il ne touchait pas encore l'horizon, mais était, semble-t-il, en train de fondre sous sa propre chaleur : il pleurait son rouge vespéral en une pluie grasse et lourde, vin liquoreux d'ivresse apocalyptique.
Omar tentait de garder la tête froide dans cette fournaise hallucinée et il se raccrocha à son destrier pour oblitérer le malaise à l'œuvre. Des remontées bilieuses rampaient dans son œsophage et il refoula avec douleur des hoquets acides. Sa tête commençait à tourner dans un début de vertige.
— Al-Matîn, prononça-t-il amicalement à l'oreille de sa chamelle, porte-nous loin de cet endroit perfide. Appelle-le fier Shamal qu'il nous aide de son puissant souffle.
La force conjuguée de l'homme et du camélidé s'imbriquèrent instinctivement grâce à la complicité acquise au fil de leurs voyages. À eux deux, ils domptaient les tempêtes de sable tourbillonnantes et faisaient défiler les plateaux juchés sur leurs falaises calcaires comme s'ils ne représentaient que de simples cailloux vite dépassés. Leur chemin croisa un trio d'oryx dont les visages maquillés de formes noires mouvantes les fixaient dans une effrayante placidité au milieu du tumulte grandissant. Des chats des sables étaient embrochés sur leurs longues cornes et ceux-ci agonisaient encore, leurs cris arrivant à percer le vent tonitruant.
Mais Omar et Al-Matîn regardaient droit devant eux, essayant de garder les pieds ancrés dans le réel, dans le sable brûlant de leur trajectoire.

Bientôt, le très haut Jabal an Nabi Shu'ayb, point culminant des monts Sarawat, au pied duquel était assise la cité capitale, leur offrit sa vision rassurante. Figure immuable, le mont tutélaire paraissait pourtant prêt à être immergé totalement par les flots nocturnes. Le soleil s'était liquéfié, trempant la cime de la montagne d'un coulis rougeoyant semblable à l'épanchement d'une blessure frontale.
Le dromadaire et son arabatier haletaient, en proie à une angoisse grandissante puis, jaillissant de derrière la montagne, de gigantesques griffes ombreuses se levèrent très haut pour s'abattre et ratisser ses flancs. Écorchée de veines de douleur, la montagne saignait en torrents.
Omar frappa plus fort les flancs d'Al-Matîn à l'aide de sa cravache. Alors que le fourreau de son sabre rebondissait sur un rythme affolé, il était rongé par l'inquiétude et l'impatience. Il voulut s'excuser, faire comprendre la nécessité de son empressement à sa compagne en la caressant, mais il retira instantanément sa main. Ses doigts s'étaient enfoncés dans la chair épaisse d'Al-Matîn et un résidu gluant lui collait aux mains. Sous ses yeux, sa chamelle se décomposait : des étoffes de robe cameline s'envolaient en rubans et flottaient dans l'air tel un essaim de papillons morbides, il sentit sa grande bosse s'affaisser dans son dos et sous son postérieur, des fluides internes lui giclaient le visage et il essuya le liquide infect de gestes nerveux pour enfin constater qu'il ne chevauchait plus qu'un monstre d'os et de muscles à vifs. Il ôta ses pieds des étriers et sauta à terre en roulant dans une boule sablonneuse. Quand il se releva, il vit qu'Al-Matîn s'était arrêtée ; elle n'était plus que squelette assombrit par le crépuscule, soutenant la lourde selle de cuir ornée de motifs de protection vert émeraude et écarlate. Le squelette émit un claquement osseux écœurant et se démantibula sur place pour s'écrouler en tas, rompant de la plus abrupte des manières le lien affectif nourri avec patience depuis tant d'années.
Omar était sous le choc. Il se rapprocha, main tendue, le souvenir encore palpable, cruel, de sa compagne charnue : ses yeux profonds et ses lèvres formant une moue attendrissante, la sensation grisante de sa hauteur altière et le charme irremplaçable de sa course dans le vent. Ces évocations trop copieuses fendaient le cœur d'Omar.
Puis le tas d'os se mit à bouger tout seul et à se reconstituer ; mais la créature érigée était chaotique, maladroite. Sous les yeux horrifiés d'Omar était née une ignominie dont le physique n'avait rien de cohérent : les os des membres inférieurs étaient hérissés sur le dos d'une espèce de pelote de vertèbres et de côtes ; tout en cliquetant de partout, elle avançait laborieusement en prenant appui sur de courtes jambes faites de morceaux hétéroclites et instables. Le crâne était relié directement sur le devant de la partie ventrue par les vertèbres caudales et pendouillait comme un gros médaillon.
Paralysé, Omar regardait incrédule le monstre s'approcher en boitant et fut encore plus bouleversé quand ce dernier s'adressa à lui :
— Tu m'as fouettée de ta cravache jour après jour, arabatier. Tu as martelé sans relâche ta fougue hostile sur ma peau meurtrie et tu m'as asservie jusqu'au plus profond de mes entrailles. Sous tes coups mesquins et tes confidences insignifiantes, j'ai appris l'obséquiosité dans tout ce qu'elle a de plus injurieuse. Et j'ai souffert dans mon silence d'espèce inférieure, de bête de somme...
La créature revenante parlait avec l'aigreur de la vieillesse et accompagnait son discours de tremblements séniles. Chaque mot énoncé frappait Omar de tortures vicieuses et il eut du mal à se ressaisir, à se détourner de l'horreur. Puisant dans ses ressources, il fut capable de dissimuler pendant un temps la détresse qui l'étreignait et il s'en alla, laissant la créature médire dans l'implacable vérité aride.
Sous la canopée naissante d'étoiles vibrantes, Omar était transi d'effroi, complètement déstabilisé par la perte soudaine de sa déesse inébranlable. Il avait perdu la notion du temps et s'égarait dans de tragiques mirages. Sans la présence rassurante d'Al-Matîn, sans leur fort lien de mutualité qu'il pensait immortel et qui s'était tout à coup vicié de scrupules, son état d'esprit dérivait dans de sombres turpitudes. Mais, sans en prendre conscience, il s'était bien rapproché de la cité capitale dont les murailles s'élevaient maintenant tout près. Il pria pour Al-Matîn en même temps que pour sa propre survie, il s'assura qu'il était toujours en possession de l'effigie de Balqama, et il continua sa pénible marche dans la galaxie granuleuse du désert.

La nuit sans lune, silencieuse, ne l'aidait pas ; mais il trouva son chemin et réussit à atteindre les portes de la cité. Des portes défoncées, comme percutées et brisées par un bélier, ouvertes sur les dangers de l'extérieur. Les murailles semblaient avoir subi l'assaut de catapultes et étaient trouées de nombreux hématomes. Les tours d'observations étaient effondrées et le minaret de la mosquée centrale avait été coupé en deux, amputé de sa hauteur impériale.
Omar s'engouffra dans les ruelles de la cité pour atteindre le palais où l'attendait le Mukkarib. Il ne rencontra personne, aucune des centaines d'âmes déambulant habituellement ; l'effervescence d'hier avait sombré dans une quiétude cryptique. Il ne restait que la désolation de la cité meurtrie, encombrée d'éboulements, vieillie d'inextricables toiles d'araignées, pervertie d'odeurs macabres, salie de traces de mort.
Le Hadjib atteignit finalement le palais au bout d'une course éreintante. Il poussa les portes de la salle du trône qui grincèrent de mécontentement. Là, deux rangées de gardes royaux formaient une haie cuirassée amenant sur le Kursî où, à la place du souverain, était assise une monstruosité toute noire et aux contours flous. La créature portait sur son front la couronne royale, affront insupportable pour le chambellan. Les gardes se tournèrent vers lui ; ils n'avaient plus de visages, seule une opacité troublante soutenait leurs cervelières ornées d'un croissant de lune. Omar se saisit alors de son sabre et, furieusement, attaqua le corps de garde avili. Il trancha un à un les soldats, éviscérant les panses, coupant les membres et décapitant les têtes. Il dansa dans un déluge véhément où son arme bondissante jetait sur les murs la force vitale de ses adversaires.
Épuisé, mais déterminé, il s'avança vers le trône et fit face à l'usurpateur qui ne bougeait pas d'un pouce. Omar lâcha son sabre tordu par le nombre incalculable de coups qu'il avait portés. Il s'empara de l'effigie, enleva le chiffon de lin et se jeta sur la créature. Avec rage, il planta encore et encore dans son cou la petite épée brandie par la statuette, faisant jaillir un sombre bouillon poisseux. Il hurla le nom de son souverain, le nom de sa cité et le nom de sa chamelle tout en retirant et en renfonçant son arme improvisée, jusqu'à ce que l'être démoniaque s'avachisse dans la mort.
Seul au milieu du carnage, à bout de forces, Omar se sentait délaissé par la vie. La force de son serment portée par la loyauté de ses idéaux s'effondrait dans l'incompréhension d'une telle débâcle. Gagné par une solitude irrévocable dont le fardeau invincible l'étouffait, il porta l'effigie de Balqama à sa gorge et déchira son existence dans une flopée enragée.


***

Le premier général et le gouverneur se couvrirent tous les deux la bouche et le nez en découvrant le massacre. Des corps démembrés jonchaient les dalles de marbre et le sang inondant la scène commençait à sécher, peignant d'arabesques pourpres une bonne partie de la salle du trône. Au fond, paroxysme infâme de cette peinture sinistre, se tenaient deux corps aux gorges béantes. L'un était couché sur l'accoudoir du trône, le corps cambré vers la voûte, la tête tenant encore par un morceau de nuque. L'autre, allongé à ses pieds et aussi sur le dos, n'était pas en meilleur état.
— Mais que diable s'est-il passé ? s'exclama le gouverneur, dégoûté par ce qu'il voyait.
— C'est Omar, lui répondit le général, il est revenu de son périple. Le peuple dit l'avoir vu courir comme un fou vers le palais, puis des cris atroces se sont fait entendre.
— Mais il a complètement perdu l'esprit ! C'est lui qui a fait ça ?
— Regardez, dit le général en se saisissant d'une petite statuette posée debout devant les doigts d'Omar. L'arme du crime... Ce que le Hadjib est parti chercher et qu'il a apparemment trouvé...
L'effigie de Balqama était couverte de sang séché, ce qui lui conférait une beauté d'œuvre d'art taillée dans le jaspe.
— On voit bien que l'historique shamshir de la reine Balqama a été utilisé pour commettre ce méfait, il est tout tordu par la violence d'impacts répétés.
— C'est une catastrophe, général ! Juste au moment où l'ennemi est plus menaçant que jamais ! Le Mukkarib... Nous sommes perdus.
— En effet gouverneur, acquiesça sombrement le premier général, nous sommes perdus...
Ce dernier regarda longuement l'effigie et, tout autour de lui, son monde s'écroula.
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Image de Eva Dayer
Eva Dayer · il y a
Un texte très riche. Le personnage a commis un sacrilège en dérobant la statue maléfique, et dès lors, hallucinations ou sortilèges, son monde se transforme, s'écroule. Superbe écriture, un récit que j'ai lu d'un trait.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Eva ! C'est un texte que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire.
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Ray Mon · il y a
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce superbe conte, c’est la représentation du réel suivant le point de vue. Omar voit une amie dans sa chamelle, alors qu’il n’est, à ses yeux de bête de somme, qu’un féroce tortionnaire.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci de cette lecture attentive, Ray Mon !
En fait, je dirais oui et non.
Ce texte a été écrit pour répondre à un défi littéraire sur le thème de la folie. Ce que voit et entend Omar a plus en rapport avec de l'hallucination.
Mais si sa relation avec sa chamelle pouvait être aussi réciproque que ce qu'il pensait, on peut aussi imaginer que ce n'était que de son point de vue humain.

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Mireille Bosq · il y a
Lorsqu'un chevalier, au risque de sa vie, accomplit une mission à risque: récupérer une statue que l'on comprend ensorcelée tout bascule, elle sème le malheur partout sur son passage. Une très très noire dystopie très bien imaginée
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Mireille 😉
Pas vraiment une dystopie, mais plutôt du fantastique horrifique se déroulant dans l'âge ancien du Yémen. Mais c'est vrai que je ne suis pas très précis que ce soit sur le temps ou le lieu.

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Mireille Bosq · il y a
je vais vous faire un aveu: lorsque j'ai tapé e commentaire, j'avais deux textes en tête! je suis grande lectrice des genres évoqués . je vous rassure, il ne s'agit pas d'une erreur mais d'une distraction. Mais je confirme je suis vraiment entrée dans le texte!
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Benjamin Meduris · il y a
Je n'en doute pas, Mireille 🙂
À bientôt. Il faut que je prenne le temps d'aller vous lire également !

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Fred Panassac · il y a
Une quête mystique qui se termine dans un bain de sang, un personnage halluciné, est-ce un cauchemar ou la réalité mais on est embarqué dans cette folie, grâce au style très visuel de l’auteur qui sait surprendre. Texte très documenté et bien écrit et une imagination foisonnante, un texte d’horreur placé dans un royaume désertique qui nous plonge dans une ambiance totalement inconnue.
Le lexique est riche et les métamorphoses des personnages sont décrites de manière effrayante et convaincante.
L’auteur prend le parti d’entrer dans l’irrationnel et il faut l’accepter, même si tout n’est pas évident.

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Benjamin Meduris · il y a
En fait, ce texte participait à un défi littéraire sur le thème "La folie". Voilà pourquoi cette ambiance hallucinée.
Et en effet, j'ai essayé de bien me documenter et d'intégrer les termes étrangers dans le récit de la manière la plus fluide possible.
Merci Fred !

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Ralph Nouger · il y a
Belle plume pour l'écriture d'un livre.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Ralph ! Décidément, tout le monde veut que j'écrive un roman !
Ce sera assez dur de tenir ce style sur beaucoup de mots mais c'est un défi que j'aimerais relever un jour 🙂

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Ralph Nouger · il y a
Vous avez tout pour réussir, Le style d'écriture, la narration.
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Armelle Fakirian · il y a
Très belle épopée menée de main de maître digne de grands romans d'aventure. Bravo
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Benjamin Meduris · il y a
Merci beaucoup pour ce beau commentaire, Armelle !
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Randolph B. · il y a
Magnifique épopée, une écriture soignée, on aimerait en lire plus. C'est pour quand le roman, Benjamin ?
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Benjamin Meduris · il y a
Merci beaucoup Randolph ! Si seulement j'avais plus de temps, je me lancerais volontiers dans un roman de ce style 😉
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Randolph B. · il y a
Garde bien au chaud, ou au frais ce projet...un jour peut-être. Je te le souhaite !
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M. Iraje · il y a
Somptueuse évocation. Un spectacle "Grand écran" !
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Benjamin Meduris · il y a
Merci M.Irage !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Est ce l’assouvissement d’une vengeance ? Omar se saisit d’une statuette et en vertu d’une légende perpétue un rite ancien.
Une écriture qui est une bourrasque de sable.
Un texte que vous avez sculpté dans des dunes.

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Benjamin Meduris · il y a
J'ai en effet pris beaucoup de plaisir avec ce décor !

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