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Quand souffle la burle

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Line Chatau

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Ce soir-là, Pauline était assise sur son petit trépied de bois, en train de traire sa vache. Elle n'était pas très bien installée car son ventre la gênait. Elle se redressa et frotta de ses deux mains ses reins douloureux. Puis elle recommença à presser les pis, prenant bien soin de ne pas pincer la vache car le coup de pied dans le seau était garanti. Plus d'une fois, la bête lui avait envoyé son sabot, alors que le seau était plein de lait, renversant tout son contenu dans la paille de l'étable ! Frédéric, son mari, était gentil, il ne la grondait pas. C'était Marianne, sa belle-mère qui poussait des cris comme si on l'égorgeait, pleurant sur le gâchis et le manque à gagner.
Tout en pressant les pis, Pauline réfléchissait : on était le premier décembre 1899, le vingtième siècle allait commencer et son premier bébé allait bientôt naître !
Soudain une douleur violente irradia son ventre. Elle se plia en deux en attendant que la vague passe, puis elle se leva et, abandonnant le seau et le trépied sur place, elle regagna la salle commune de la ferme. Sa belle-mère, assise au coin de l'âtre, alimentait le feu avec des bûches que Frédéric avait apportées. Elle avait aussi épluché des légumes qu'elle avait mis dans une bassine d'eau en attendant que Pauline fasse cuire la soupe.
Mais Pauline était bien incapable de faire quoi que ce soit : les contractions arrivaient, régulières et de plus en plus fortes.
Dehors la burle soufflait si fort et la neige tombait si drue qu'il était impossible de mettre le nez dehors. Frédéric n'était pas encore rentré. Il avait dû s'arrêter chez la Thérèse pour boire un petit « verre de rouge ». Les deux femmes n'étaient pas trop inquiètes ; il avait son cheval Marquis, un solide percheron qui le ramènerait bien à la ferme !
Marianne mit à cuire la soupe dans un chaudron noirci par les flammes puis elle proposa à Pauline de s'installer dans son lit-clos dans la salle commune. Elle ouvrit les deux portes en bois et changea les draps du lit. Puis elle apporta une couverture et deux gros oreillers de plumes. Sa belle-fille allait donner naissance à un beau bébé, un garçon solide et le fils de son fils ! Cela valait bien des draps propres !
Pauline s'installa dans le lit. Bien adossée aux oreillers, elle se sentit tout de suite mieux. L'intérieur du lit-clos était douillet car adossé d'un côté à la cheminée et de l'autre à l'étable qui était toujours tempérée par la présence des vaches. Par une fente creusée dans la cloison de bois, les occupants du lit pouvaient surveiller le bétail, en particulier quand une vache était sur le point de vêler. Bien sûr, il y avait l'inconvénient des odeurs, mélange subtil du foin séché, de la paille et de la bouse de vache. Marianne disait souvent :
— Mé quant oun a l'habetioude, oun y fa plus attentiou. [Mais quand on a l'habitude, on n'y fait plus attention.]
Les contractions se rapprochaient, de plus en plus fortes. Pauline savait bien sûr comment un accouchement se déroulait, elle avait vu sa mère mettre au monde ses petits frères et sœurs. Elle avait observé aussi la mère Reverdy, une solide matrone qui avait mis au monde tous les enfants du village depuis quarante ans. Ses gestes étaient précis et efficaces. Il fallait agir comme elle !
Marianne, complètement paniquée, tournait en rond, se lamentait et invoquait la Vierge et tous les Saints. Pauline coupa court à cette litanie et lui enjoignit de se rendre utile :
— Maïre, pouvé-nou ana me queire no tchemije propre é bouta l'aigue à beuillir. Foudra chourtir la chervieta du placard é lé faïre chauffer prè de la chemina ? [Mère, pouvez-vous aller me chercher une chemise de nuit propre et mettre de l'eau à bouillir. Il faudra aussi sortir des serviettes de l'armoire et les faire chauffer près de la cheminée ?]
La longue attente pouvait commencer. Lorsque les contractions étaient trop fortes, Pauline se mordait les poings. Lorsque la vague de douleur était passée, elle sombrait dans une somnolence qui lui permettait de se reposer avant le prochain assaut.
Soudain la mère releva la tête. Malgré son âge, elle avait l'oreille fine et entendait tout. Elle marmonna :
— Té ! Véi quia lou Frederi qu'ariva ! [Té, v'la l'Frédéric qu'arrive !]
Elle avait entendu son cheval hennir et s'ébrouer de plaisir en voyant son écurie ! Quelques minutes plus tard, les deux femmes entendirent l'homme taper ses sabots devant la porte et puis rentrer. Sa longue pelisse était couverte de neige et son visage rougi par le froid. Un large sourire illumina ses yeux bleus quand il vit le feu dans la cheminée et sentit la bonne odeur de la soupe. Mais sa mère ne lui laissa pas le temps de se réjouir bien longtemps :
— Coui deïre qu'arriva  grande brela ? Te fena y en tren d'accoucha et tiu trèna au café doub d'aoutre fenians é bou a rien ! Tiou devra aveyre hunta ! [Alors, c'est maintenant que tu arrives, grande brèle ? Ta femme est en train d'accoucher et toi tu traînes au café avec d'autres voyous et bons à rien ! Vrai, tu devrais avoir honte !]
Sans écouter les jérémiades de sa mère, Frédéric se précipita au chevet de Pauline. Lorsqu'il vit son visage creusé par la douleur, ses cheveux collés sur son front trempé de sueur, il lui prit la main et la serra dans les siennes :
— Vou queyre la Maïre Reverdy. Elle counichou bien chu mitier. [Je vais aller chercher la Mère Reverdy. Elle connaît bien son métier.]
Puis il retourna atteler le cheval et repartit à Devesset.
Dans le silence revenu, le tic tac de l'horloge continuait d'égrener les heures.
Après une période d'accalmie, les contractions revinrent, plus féroces que jamais. Pauline poussa un gémissement puis un cri :
— Maïre ven, le petit arriva ! [Mère, venez vite, le petit arrive !]
Marianne se lança alors dans une longue lamentation :
— Chainta Mari , chaint Jousé, Chaint André, pria pour nous ! Avec tous lou chaints et lou anges dou Paradi, Michel, Rafael et Gabriel... [Sainte Marie, Saint Joseph, Saint André, priez pour nous ! Avec tous les Saints et les Anges du Paradis, Michel, Raphaël et Gabriel...]
Pauline haleta :
— Veni m'idia ou liou de marmouna y pouja votre chapeleu, y a plou iurgen a faïre ! [Venez plutôt m'aider au lieu de marmonner et posez votre chapelet, il y a plus urgent à faire !]
Elle commença à pousser une première fois, mais sans résultat. La troisième fois fut la bonne ! Une tête brune apparut, suivie d'un petit corps tout dodu. Et le bébé sortit complètement du ventre de sa mère. C'était un beau garçon qui se mit à hurler tout de suite à pleins poumons.
Marianne s'était mise à genou et faisait des signes de croix en série tout en remerciant le Père, le Fils et le Saint Esprit !
Pauline, dès qu'elle eut retrouvé son souffle, la rappela à l'ordre :
— Maïre, releva vou, fera votra prière aprè. Bela me la chervieta é la cuberta. [Mère, relevez-vous, vous ferez vos prières après. Maintenant, il faut me donner la serviette et la couverture.]

À ce moment, la porte s'ouvrit et la mère Reverdy apparut. Elle commença tout de suite à s'occuper de la maman et du bébé. Pendant ce temps, Frédéric dételait le cheval. Dès qu'il le put, il se précipita au chevet de Pauline mais fut promptement renvoyé par la mère Reverdy qui lui signifia qu'elle n'avait pas besoin de lui en ce moment.
Tout penaud, il alla manger sa soupe.
Lorsque la mère Reverdy eut fini d'emmailloter le nouveau né et fait tout ce qu'il fallait pour la maman, la mère lui proposa un bol de soupe qu'elle accepta de bon cœur. Elle laissa aussi entendre qu'un verre de vin la requinquerait bien. Elle s'adressa alors à Frédéric :
— Como ana l'apela ce petitiaoutou ? [Comment allez-vous l'appeler ce tout petit ?]
— Gabriel ! lui répondit le jeune papa.
La mère bondit :
— Mé n'y pincha pa ? Que petio dou porta le nom de chou gran païre, oco de chou parrain é oco dé choun païre. é ch 'apelere Jean-Marie, Jousé, Frederi, cum tiu t'apéla Frederi, Jean-Marie , Augustin. Avun toujou fa cum acquo dan la familia. Demo ira l'inscrire à la mairie. [Mais vous n'y pensez pas ? Ce petit doit porter le prénom de son grand-père, celui de son parrain et celui de son père. Il s'appellera Jean-Marie, Joseph, Frédéric, comme toi tu t'appelles Frédéric, Jean-Marie, Augustin. On a toujours fait comme ça dans la famille ! Demain tu iras l'inscrire à la mairie !]
Frédéric tenta de discuter mais la mère resta inflexible.

Le lendemain, Frédéric attela Marquis pour aller déclarer la naissance du bébé à la mairie de Devesset. La neige tombait dru et un vent glacial balayait le plateau faisant tourbillonner de gros flocons qui aveuglaient Frédéric assis sur son char à banc. Marquis avançait d'un bon pas. De temps en temps, il soufflait des naseaux en secouant sa grosse tête et faisait sauter sa croupe comme s'il faisait un petit pas de danse.
En cours de route, Frédéric rencontra un de ses bons copain et ils décidèrent d'aller se réchauffer au café de la Thérèse. Ensuite ils arrosèrent dignement ce premier bébé. Et ils le firent si bien qu'ils ne furent plus en état de se rendre à la mairie. Aussi, jugèrent-ils plus sage de repousser au lendemain la déclaration de naissance et de rentrer chez eux.
L'hiver qui suivit fut si froid, la couche de neige si épaisse que Frédéric et Pauline durent reporter la déclaration de naissance au printemps. Et au printemps, ils oublièrent de le faire. La naissance du petit Jean-Marie ne fut pas déclarée et pour l'État Civil, il n'existait pas.
À la fin de l'année 1917, les autorités militaires ne l'appelèrent pas pour aller à la guerre ! Quand elles furent averties de son existence, l'armistice du 11 novembre 1918 avait été signé depuis plusieurs mois déjà et la guerre était finie.
Grâce à une soirée arrosée, Jean-Marie n'est jamais allé à la guerre !


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Histoire basée sur des faits réels librement adaptés par l'auteure.
Les dialogues sont écrits en langue d'Oc et traduits ensuite.


PRIX

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Line Chatau  Commentaire de l'auteur · il y a
Les dialogues inclus dans cette histoire ont été écrits en occitan et plus précisément en patois de l'Ardèche du Nord. L'Occitan n'est pas une langue uniforme, il varie d'une région à l'autre mais aussi selon la religion pratiquée. Catholiques et Protestants se comprenaient mais parlaient un patois
différent. Ils se reconnaissaient grâce à cela.
Je veux ici remercier Simone Chabert qui a traduit les dialogues.

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Artvic · il y a
Ainsi, j'ai appris ce que mon filleul m'explique lorsqu'il me dit : Mais si!!! c'est de l'occitan !! ( il habite Toulouse et moi ch'ti du nord !! ggrrr traduction !! rireeee ) et pour en revenir à votre texte, il transporte une émotion qui m'a fait battre le coeur !!
Les dialogues sont vivant et plein de sentiments ! merci beaucoup pour votre récit Line . je vote !

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Line Chatau · il y a
Merci Artvic pour ce sympathique commentaire et pour votre soutien. Je suis ravie que vous ayez aimé!
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Artvic · il y a
Merci à vous Line
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Miraje · il y a
Avec une pensée émue pour cette ferme du Bourlatier, haut lieu de souvenirs.
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Pascal Gos · il y a
Line, quand je me suis inscrit sur short édition et que j'y déposais mon premier texte, vous avez été l'une des premières à me donner un commentaire. Je découvrais ainsi ce monde des écrivains (en toute modestie). Mon texte << le bonheur des choses imparfaites >> a terminé deuxième.
Votre texte est plein de poésie. Je découvre la langue d'Oc. Je le lirais à mes enfants un soir avant de dormir.
Merci Line, je vous invite à grignoter mon hamburger de Noël qui est en lice pour la final du GP hivers 2019.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-hamburger-de-noel-1

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F. Gouelan · il y a
Finalement le prénom Gabriel lui allait bien. Il l'a protégé.
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Lélie de Lancey · il y a
Une belle immersion dans la vie d'une famille grâce à la situation choisie et aux dialogues... Et comme quoi rien n’arrive par jamais hasard !
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Oli · il y a
une belle histoire pour les veillées au coin du feu avec une poêlée de châtaignes
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Line Chatau · il y a
Merci Oli pour cette belle image qui nous rappelle tant de bons souvenirs!
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Bertrand · il y a
un récit terroir
en langue du pays
sur le rôle harassant des
femmes paysannes^^+5

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Mamiechat · il y a
Récit intéressant, très bien raconté; on est retourné en arrière sans s'en apercevoir. J'aime
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Line Chatau · il y a
Merci Mamiechat pour ce commentaire sympathique!
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Edmond Dantes · il y a
Excellente narration. Comme quoi, la mère aurait mieux fait de ne pas contrarier Frédéric : si elle l'avait laissé appeler son fil Gabriel, sans doute l'aurait-il déclaré ... J'ai moi aussi une histoire VRAIE à vous raconter https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-militant-1
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Line Chatau · il y a
Merci Edmont Dantès pour votre sympathique commentaire et votre soutien. Je vais aller avec plaisir lire "le militant"!
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Ginette Vijaya · il y a
je me suis attardée sur la présence d’esprit et le courage de la parturiente . Cet univers des douleurs de l'enfantement est raconté avec lucidité comme si ce n’était juste qu’un labeur supplémentaire parmi tous les travaux de la ferme .
Je reste saisie !

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Line Chatau · il y a
Merci Ginette pour votre lecture attentive et votre soutien. En effet, mettre un enfant au monde à cette époque-là était douloureux et dangereux ! Et surtout considéré comme un travail annexe. Bonne soirée!
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Aurélien Azam · il y a
Un texte plaisant à lire grâce à son ambiance bien retranscrite, et rassurante par sa chute. L'occitan, ça me fait tout de suite penser à mon grand-père paternel, ça me fait sourire. Bien agréable à lire. :)
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Line Chatau · il y a
Merci Aurélien, je suis ravie que cette nouvelle vous aie plu !
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Silvie · il y a
Bravo pour ce travail remarquable, Line. Le dépaysement est total car vous nous ramenez dans une époque et un environnement disparus. Et ce patois que vous ressuscitez si bien rend les scènes encore plus crédibles et faciles à visualiser. On sent même les odeurs, et vos personnages sont littéralement vivants! Si vous avez une minute et surtout envie de le lire, découvrez aussi mon conte "Que la joie demeure", mais il n'y a aucune obligation. Belle soirée à vous et continuez à écrire dans ce registre, c'est une belle réussite.
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Line Chatau · il y a
C'est avec le plus grand plaisir que j'irai vous lire, Silvie! Je pars pour deux jours sans possibilité d'internet mais dès mon retour, j'irai vous rendre visite! Merci pour votre commentaire si encourageant et votre soutien!
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Keith Simmonds · il y a
Un texte bien écrit, charmant et très agréable à lire, Line ! Mes voix !
Une invitation à découvrir “Le Vortex” qui est en FINALE pour la Matinale
en Cavale 2019, et vous ne serez pas déçu ! Merci d’avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-vortex-1

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Line Chatau · il y a
Merci Keith pour votre soutien et ce si gentil commentaire. J'irai lire dès que possible "le Vortex" et je sais que je ne serai pas déçue!
Bonne soirée

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Keith Simmonds · il y a
Merci d'avance, Line ! A très bientôt !
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Line Chatau · il y a
Bonjour Joëlle, Merci tout d'abord pour votre soutien et votre commentaire. Le personnage qui m'a inspirée est mon grand-père. Sa non identité lui a posé des problème lorsqu'il a voulu se marier. Il a dû passer par le tribunal de Privas pour faire établir son identité et seulement après se marier.
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Joëlle Brethes · il y a
Récit savoureux que j'ai eu plaisir à lire ! Bravo à la maman qui a finalement mis toute seule son bébé au monde au milieu de l'agitation stérile de sa belle-mère.
Puisque vous avez utilisé des faits réels pour écrire cette histoire, peut-on savoir si le personnage qui vous a inspiré a eu de problème posés plus tard par sa non identité ? Il est vrai que, vu le nombre de morts pendant la guerre, il pouvait emprunter celle d'un des malchanceux qui ne reviendrait pas… ;)

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SakimaRomane · il y a
Un beau texte nostalgique :)
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Monique Feougier · il y a
Oh bravo pour cette belle histoire passée vers St Agrève, vous parlez de Devesset. Je suis moi aussi Ardéchoise et le patois employé dans votre texte est très rapprochant de celui de St Pierreville aussi j'ai tout compris sans traduction et j'ai adoré retrouver le langage de mes grands-parents. Pour tout ceci et pour votre plume habile et magique, mes cinq voix...
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Line Chatau · il y a
Merci Monique pour votre soutien! Je suis ravie que cette histoire vous aie plu!
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Véro Des Cairns · il y a
Une belle histoire écrite dans un français authentique, qui me rappelle le temps du certificat d'étude..En dehors des phrases en patois, pas autorisé à la communale! Très touchée. Je vous offre mon soutien.
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Line Chatau · il y a
Merci Véro, votre réaction à ce texte me touche beaucoup!
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David Dupouy · il y a
Bonjour. Mes 5 voix.
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Line Chatau · il y a
Merci David pour votre visite et votre soutien!
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Dranem · il y a
Un très beau texte , surtout avec ces dialogues en occitan ! cette Burle vous a inspiré - pour être originaire d'Auvergne , je collecte depuis des années " le parlé auvergnat" de mon enfance - cette langue d'oc - trait d'union de tous ces patois ....
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Line Chatau · il y a
Belle initiative de collecter ce beau parlé auvergnat! Merci pour votre commentaire et votre soutien!
Line

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Samia.mbodong · il y a
Bravo une histoire magique, un conte de fée pour ce bébé devenu jeune homme qui échappe à l’horreur par la grâce de la Burle. Merci d’avoir traduit le patois sinon j’aurais été perdue, on reconnaît tout de même l’origine latine. Votre écriture est agréable à suivre et les traditions, les habitudes sont bien narrées. Votre histoire prend aux tripes j’espère qu'elle ira loin.
Merci et félicitation

Samia.

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Line Chatau · il y a
Merci pour votre commentaire et votre soutien. Cela me touche beaucoup!
Line

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JACB · il y a
J'ai savouré l'ambiance de ce récit de terroir avec ces éclats authentiques de patois qui lui donnent beaucoup de charme et d'intensité. Et puis, l'anecdote de la chute est assez miraculeuse: c'était un béni des Dieux ce petit ardèchoix qui aura échappé en toute légalité aux âffres de la guerre ! Merci Line.
Un poème et un TTC cavalent en finale sur ma page, bienvenue à vous.

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Teddy Soton · il y a
Bravo pour la chute, très sympa +5
Je suis en finale avec Frénésie 2.0 merci pour votre soutien

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Philippe Clavel · il y a
L'ambiance et le patois utilisé dans ce texte m'ont rappelé mon enfance auvergnate avec les accouchements à la maison et les odeurs de l'étable. En plus le chute est sympa... Merci Line, pour ce moment nostalgique
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MathildaBolena · il y a
Un texte magnifique associé pour moi à la magie d'un Noël tout doux ! Bravo et merci pour l'émotion partagée 😙
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Line Chatau · il y a
Merci Mathilda pour ce si gentil commentaire. Nous avons le privilège de partager quelques beaux souvenirs, gardons-les précieusement dans un petit coin de notre mémoire!
Line

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Micha MJ · il y a
Joli texte... ! Je vote Pour...... !! +++ .... ! On adore !
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Cathilda · il y a
Quelle râleuse cette Marianne ! Enfin j'dis ça, j'dis rien, je ne voudrait pas me prendre un coup de casquette de l'au-delà ! ;-)
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Line Chatau · il y a
Et tu fais bien ma Cathilda, car d'un coup de casquette quand il y a de la sciure de bois dessus, on met du temps à s'en remettre!:-))) Merci pour ton passage!
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Béa13 · il y a
Toujours un grand plaisir de te lire, j'ai adoré, bravo!
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Line Chatau · il y a
Merci Béa13 pour ce gentil commentaire. Ce texte doit sûrement te rappeler des souvenirs racontés par un descendant d'Ardéchois, amoureux de son pays! :-))
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MATARIO13 · il y a
Très beau texte. Bien écrit. Bravo
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Romane González · il y a
J'ai beaucoup aimé votre texte, Line, notamment la chute qui lui donne tout son piquant! Vous avez tout mon soutien!
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Rtt · il y a
C'est très bon et la chute est géniale!
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Emsie · il y a
Bravo, Line, pour ce récit haut en couleur qui met en scène une scène de la vie quotidienne aux antipodes de la nôtre ! Il m'a aussi donné l'occasion de découvrir un parler inconnu. Quand à la chute, quelle pirouette de la vie ! A quoi ça tient, un destin… Toutes mes voix :-)
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Keita L'optimiste · il y a
Belle oeuvre,très passionnante je vous donne mes voix. Veuillez découvrir la mienne sur https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/apparait-maintenant et merci de laisser vos voix
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Fred Panassac · il y a
Des gens bien courageux pour vivre dans de telles conditions dans un climat si rude. Une jolie langue d’oc bien rugueuse , une belle-mère un peu mouche du coche mais qui se décide à agir, et un père bien étourdi...
Ce qui m’étonne, c’est que le gamin n’ait jamais été inscrit à l’école, certes il n’était pas sur les registres, mais n’était pas transparent pour autant ...
Toutes mes voix Line pour ce beau texte sur la vie d’autrefois en Occitanie.

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Line Chatau · il y a
Merci pour ce commentaire très personnalisé et avisé! Jean-Marie a été à l'école mais comme pour beaucoup d'enfants de son âge, de manière très irrégulière (Ecole éloignée de la ferme, hivers froids longs et rigoureux et aide aux travaux de la ferme très tôt.) D'autre part, ces régions étaient isolées en hiver et à l'écart de tout. En raison du très grand nombre d'enfants par familles, (onze chez Pauline et Frédéric) et d'une mortalité infantile élevée, l'inscription d'une naissance sur les registres n'était pas une priorité ni pour la famille ni pour l'instituteur surtout dans les écoles catholiques où la seule inscription valable était celle du registre de baptême. Mais la discussion reste ouverte à tous ceux qui possèdent d'autres informations....:-))
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Fred Panassac · il y a
Oui en effet c’est bien dans les actes de baptême qu’on trouvait trace des naissances. A ajouter que par tradition familiale, famille d’instituteurs laïcs du début du XXeme siècle, j’ai su que les instituteurs étaient souvent aussi secrétaires de mairie (tout simplement parce qu’ils maîtrisaient la lecture et l’écriture)
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Zouzou · il y a
Un monde paysan bien rendu dans le temps , mes voix , Line
Dans le Nord aussi, le patois était roi.

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cracra · il y a
très chouette !
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Line Chatau · il y a
Merci Cracra! :-))
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RAC · il y a
Et si vous le réécriviez tout en OC ?! bel exercice et belle histoire ! Chapeau !
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Line Chatau · il y a
Merci pour votre réponse et votre soutien. Réécrire tout en Occitan ? Oui mais combien aurais-je de lecteurs? :-))
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RAC · il y a
Peut-être plus qu'on ne pourrait le soupçonner...Allez savoir ?! lol ! Bonne journée !
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Patmarch · il y a
Histoire d'un autre temps dont on ressent bien l'authenticité
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Line Chatau · il y a
Merci Patmarch!
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Joël Riou · il y a
L'atmosphère du milieu paysan est bien traduite et le patois ajoute de l'authenticité au récit. Par contre, je suis surpris de l'attitude de la belle-mère, tout en pleurnicheries, qui contraste avec l'idée que je me fais d'une maîtresse-femme paysanne !
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Line Chatau · il y a
Merci Joël pour votre soutien et votre commentaire. Dans cette histoire, la maitresse-femme, c'est Pauline! Tout en élevant onze enfants, elle deviendra une guérisseuse réputée dans toute la région. Mais c'est une autre histoire!...
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Joe · il y a
Interessant à lire Bravo copine
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Line Chatau · il y a
Merci Joe! ça me fait toujours plaisir de te retrouver au détour d'une page! :-))
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Daniel Nallade · il y a
Une belle histoire sur l'état d'esprit dans les campagnes de notre siècle passé. Mes racines campagnardes ( beauceronnes) se retrouvent dans votre récit. Manque plus que l'église avec les femmes et hommes séparés en vigueur jusqu'à fin année 60 près de Chartres! Superbement bien écrit votre récit. *****
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Line Chatau · il y a
Merci Daniel pour votre soutien et votre commentaire. A l'église de Devesset, les femmes et les hommes étaient aussi séparés mais cela n'empêchait pas les garçons de lorgner les filles dans l'autre travée, tandis que ces demoiselless rosissantes leur lançaient des oeillades aguichantes! Et personne n'écoutait le curé!
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Marie · il y a
Une fort belle histoire et superbement écrite. Comme quoi parfois, il suffit d'une soirée fort arrosée pour changer le cours d'une vie. Mes voix
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Line Chatau · il y a
Merci Marie !
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Marie · il y a
Si le coeur vous en dit, je vous invite à venir découvrir l'un de mes derniers textes, intitulé La Vieille.
D'avance merci

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Nana · il y a
Comme toujours une bien belle histoire que je lis avec grand plaisir.
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Line Chatau · il y a
Merci Nana pour ton soutien fidèle.
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Stéphane Baï · il y a
Cet un beau récit que vous nous offrez là, madame Chatau. Chapeau à vous ! Recevez toutes mes voix. Je vous invite à lire mes rimes, et, si elles vous plaisent, à leurs accorder la faveur de vos voix : https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/six-cas-tristes
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Line Chatau · il y a
Merci Stéphane pour votre soutien. J'irai lire dès que possible 'Les six cas tristes".
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Aëlle · il y a
Excellent témoignage sur la vie dans les campagnes au début du XXème siècle.
J'aime beaucoup la conclusion !
Je m'interroge tout de même : Jean-Marie n'est-il jamais allé à l'école ? A ce moment-là, on aurait dû s'percevoir qu'il n'était pas inscrit à l'état-civil !

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Line Chatau · il y a
Merci Aëlle pour cette lecture attentive. Jean-Marie savait lire écrire et compter. Nous pensons que sa mère, Pauline lui a appris et il est allé à l'école religieuse de Devesset. A cette époque, on demandait rarement un extrait de naissance pour inscrire un enfant à l'école. Ils auraient été trop nombreux à ne pouvoir le fournir!
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Evadailleurs · il y a
Belle initiative que d'avoir arrosé la naissance du petit !
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Line Chatau · il y a
C'est peut-être pour cela que la tradition s'est perpétuée. Merci pour votre soutien fidèle, Evadailleurs!
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Champolion · il y a
Ben c'est du beau!Une belle-mère acariâtre capable de faire tout un cinéma pour quelques gorgées de lait,un père porté sur la bouteille qui en oublie ses devoirs et pour couronner le tout,un tire-au-flanc qui se débrouille pour ne pas aller mourir avec les copains dans les tranchées!
Pauvre France!
Plus sérieusement:mes voix pour cette truculente nouvelle champêtre.

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Irene · il y a
Le pauvre tire au flanc était très complexé et même avait honte de rester à la ferme alors que tous ses copains partaient, mais tout le monde croyait qu il n'était pas appelé parce que chargé de famille. Il faut dire qu apres lui, il y a eu 10 autres enfants. Mais vs avez raison, c'est super bien raconté. Cdt
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Image de Champolion
Champolion · il y a
Le terme de "tire au flanc" ,tout comme les trois premières lignes de mon commentaire ,est parfaitement ironique.Il est bien évident que ce pauvre garçon n'était pas un "tire au flanc"
Champolion

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Lyriciste Nwar · il y a
Vous avez mes 3 voix
Prière de lire mon texte pour la finale du Prix Rfi des jeunes écritures
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/plus-quune-vie?all-comments=1&update_notif=1546656533#fos_comment_3201198

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Dimaria Gbénou · il y a
Bien avec cette belle diversité avec l'Occitan. Bravo. C'est authentique. Mes 3+... Au passage, je vous invite, si vous avez le temps à lire :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/malchance
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/sous-le-regard-du-diable

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dud59 · il y a
vivons cachés pour vivre heureux. je vote
si vous en avez envie, vous pouvez lire quelques-uns de mes textes sur https://short-edition.com/fr/auteur/dud59

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Marcel Prout · il y a
Cé crément ben poul'ce p'tiou qu'ia point été piou piou dans les tranchous. Tant miou . 3 vioux !
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Line Chatau · il y a
Meurchi Marcelou! As bien travailleu! Tum patoué ni pa tré criable mé il est amujou!
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Marcel Prout · il y a
Cé du galou d'part ché nou...enfin presque. Bisous du Morbihan :-)
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Line Chatau · il y a
Je pensais au parlé normand. Je n'étais pas loin . Et vive la Bretagne!
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Chateaubriante · il y a
le rule a soufflé fort cette nuit-là, provoquant des congères et conséquence heureuse pour le p'tit qu'avait grandi : il n'est pas mort à la guerre
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Chantal Sourire · il y a
Quelle chance !
Une belle histoire de naissance et de vie, je vote !
Et vous invite sur ma page, merci !

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