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Proposition indécente...Alexandre & Elena 2ème partie

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HarukoSan

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La balle était dans Votre camp, comme le disait si bien ce vieux Jules : "Alea jacta est".
Nous acceptâmes volontiers un café que notre hôtesse nous proposait, mais j'avoue que j'étais déjà ailleurs et je n'écoutais que d'une oreille distraite la suite de la conversation. Prétextant la dure journée qui m'attendait, je déclinais le digestif et pris congé en présentant toutes mes plus plates excuses mais en remerciant tout le monde pour ce bien agréable moment.
Comme je m'approchais de Vous pour Vous dire au revoir, du moins je l'espérais, je profitais de la pénombre de la terrasse pour effleurer d'un baiser la commissure de Vos lèvres... Façon discrète de me faire une idée...
Je me retrouvais sur le trottoir, encore embrumé de votre doux parfum. Mon hôtel n'étant qu'à quelques enjambées, je décidais de m'y rendre à pied, dans la douce moiteur de la nuit. Chez Philippe et Catherine, peut-être espériez-Vous comme moi, ou bien alors vous moquiez-vous tous gentiment de mon audace désuète... C'était selon que Vous auriez accordé une attention particulière à mon invitation ou pas.
En franchissant le seuil du "Majestic" j'en étais à me demander si Vous Vous décideriez.
J'aime le charme suranné des vieux palaces, le parfum nostalgique de leurs histoires d'un autre temps et leur luxe discret...
D'un pas lent, je m'approchais du bar et saluais Jérôme, le maître de ces lieux. Je ne désirais rien, pour l'instant, non, j'attendais quelqu'un... Il hocha la tête, sourire complice aux lèvres.
Après tout, j'avais tout mon temps, et ma nuit Vous appartenait.
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J’avais accepté le café que je préférai court sans sucre, et je vous entendis nous saluer tous, mais que dire de l’émotion qui s’empara de moi lorsque Vous osiez m’embrasser là et point sur la joue, furtif baiser que j’appréciais, un léger frisson parcourut mon corps.
Je patientais quelques instants encore, Catherine s’empressa de connaitre mon avis sur Vous, dès qu’elle vous sut parti.
Je la savais curieuse mais sa question ne me dérangea pas et je lui avouais vous avoir trouvé charmant et bel homme, je lui souris, d’un sourire qui se voulait parlant, je saluais tout le monde et les remerciait pour cette agréable soirée. J’aurais également une journée prenante le lendemain.
Je pris l’ascenseur et ne sachant trop où se trouvait votre hôtel je consultais rapidement mon portable pour connaitre ma direction.
En effet votre hôtel n’était pas très loin et je m’aventurai donc par cette nuit tiède, mon esprit se remémorait votre voix, votre sourire, votre genou sur ma cuisse, votre main glissant votre carte dans la mienne et ce baiser effleurant mes lèvres en me quittant.
Moins sûre de moi, je me retrouvais devant l’entrée vitrée de votre hôtel. Je fus reçue par le maître d’hôtel qui m’interrogeait et lui dis que je devais être attendue au bar. Il m’indiqua le chemin de la main, je le remerciais.
Le bar était accueillant une ambiance chaude et feutrée, un piano était installé sur l’épaisse moquette vert bronze, une douce lumière se répandait au dessus du comptoir et s’estompait vers un espace plus intime. Un fond de musique à peine audible histoire de ne gêner les conversations de quelques couples noctambules déjà installés.
J’aimais ce cadre, j’aimais la nuit et sa tiédeur, sa volupté ce qu’elle offrait de complicité.
Je vous aperçois et me voilà : «  Vous m’attendiez ? »
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Je ne pus m'empêcher d'être quelque peu surpris. Bien que j'espérais Votre venue, je commençais à fortement douter... Vous dire que je vous attendais aurait été un doux euphémisme... Dans le miroir derrière le comptoir, je Vous vis avancer, presque timidement, charmant fantôme tout droit sorti de mes rêveries.
Je me retournais et vint vous accueillir...
« J'avoue, oui, au risque de vous paraître un peu trop sûr de moi, je vous attendais »...
Je Vous invitais alors d'un geste que je voulais courtois à Vous installer un peu à l'écart du reste de l'assistance, sur une banquette de velours...
«  Jérôme, s'il vous plait, Bollinger 2007 et quelques fraises, s'il vous plait »
Vous marchiez devant moi et je pouvais tout à loisir, cette fois, profiter de l'échancrure de votre robe. Voir les muscles onduler sous Votre peau au velouté prometteur à chacun de Vos pas fit s'embraser une boule de feu qui s'installa peu à peu sur mon ventre et j'aurais aimé alors que Vous partagiez, Vous aussi, ce doux trouble... Mais peut-être était-ce le cas?...
Lorsque Nous fûmes installés, je pus à nouveau Vous contempler. La lueur tamisée des appliques se reflétait dans vos yeux mêlant des éclats dorés à un océan de vert.
Vos lèvres sensuelles souriaient. Quelque part un pianiste pleurait "As Time Goes By". J'eusse aimé que le temps s'arrêtât... Mais il fallait quand même prendre l'initiative. Vous avoir devant moi n'était au fond qu'un début, qu'une esquisse... Je me jetais à l'eau:
« Préférez-vous que nous restions ici? Ou me permettez-vous de vous faire l'honneur de ma suite? Nous y serions plus tranquille. Peut-être. Loin de ces couples plus ou moins légitimes ».
Toujours un peu d'humour pour maquiller d'un rire une tendre invitation.
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J’appréciais cet instant prés de vous, le champagne, ces quelques fraises, quel délicieux accompagnement, les bulles qui remontaient doucement dans la coupe. Peu nombreux ceux qui étaient dotés d’un tel raffinement,.
Surprenant vous l’étiez c’est certain, bien plus quand vous osiez , ce léger sourire à vos lèvres me proposer de façon charmante de vous suivre pour plus d’intimité...Vous le permettais-je?
Je vis une lueur étrange briller dans vos yeux au moment où plongeant mon regard dans le votre je m’entendis vous répondre
«  oui je vous permets » ma voix s’étant faite plus basse.
Vous vous êtes levé et votre main prit la mienne, je vous accompagnais, nous retraversâmes le bar, puis le grand hall en direction des escaliers menant à l’étage.
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D’un geste discret, je fis signe à Jérôme de faire monter bouteille et coupes, puis je Vous pris doucement par la main pour Vous entraîner jusque vers l'ascenseur. Vous Vous laissiez docilement guider... Nous arrivâmes à l'étage en même temps que le room service.
Nous laissâmes le groom installer la desserte dans le petit salon qui jouxtait la chambre. Avec des gestes aussi légers que l'était mon esprit, je me saisis de la veste que Vous teniez négligemment du bout des doigts la posais délicatement sur l'un des fauteuils et Vous invitais à prendre Vos aises sur le sofa fleuri.
J'ôtais ma veste d'un geste nonchalant avant de Vous resservir une coupe et de Vous l'offrir. J'en repris moi-même une et m'installais prés de Vous... La douce euphorie du breuvage m'autorisait un peu plus de familiarité, me semblait-il.
« A nous et à cette charmante soirée », dis-je en levant ma coupe.
Ma main alors osa de deux doigts délicats remettre un peu d'ordre à une mèche folle qui s'égarait sur votre front . Je vis alors Vos yeux se fermer en réflexe et n'y tenant plus, j'approchais mon visage du Votre, mes lèvres de Vos lèvres, et d'un baiser ardent, j'y fis l'offrande de ma fougue si longtemps contenue.
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En effet se retrouver là, dans l’intimité de votre suite me fit tressaillir, je sentis vos doigts sur mon front, cette mèche de cheveux qui fut l’excuse à votre ardeur dans ce baiser que j’espérais Je sentis tout mon corps frissonner à l’approche de ce baiser et fermant les yeux je répondais à votre fougue avec plaisir.
Oui, j’avais envie de vous sentir ainsi, j’aimais la force de ce baiser appuyé, vos lèvres sur les miennes entrouvertes nos langues se mêlant, j’effleurai votre cou, mes mains sur vos joues, caressant vos lèvres du bout des doigts, rouvrant les yeux et vous souriant toujours . Je sentais une douce chaleur m’envahir... Je comprenais votre corps contre moi, insistant, vos bras autour de ma taille, remontaient le long de mon dos s’égarèrent où le tissu de ma robe n’était plus qu’une découpe et vos mains passer outre, effleurant lentement ma peau de douces caresses.
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Mes mains, enfin, pouvaient tout à loisir explorer cette peau qui m'enflammait depuis le début de la soirée et j'en savourais le soyeux délicat quand Vous Vous êtes un peu écartée de moi et que l'un de Vos doigts est venu se poser sur mes lèvres, intrigant bâillon.
Je Vous vis alors défaire d'un mouvement habile le foulard qui accessoirisait joliment Votre sac à main. Puis, sans dire un mot et m'intimant toujours du geste un silence complice, Vous posâtes sur mes yeux ce ludique bandeau que vous avez noué bien délicatement.
Derrière l'écran noir je n'entendis plus alors que nos deux souffles qui se cherchaient quand Votre bouche avide vint à nouveau boire à la mienne. J'aurais aimé alors que Vous puissiez sentir, tout au fond de ma gorge, battre mon cœur qui s'emballait. Votre langue fouillait la mienne qui dansait de désir autour de sa douce caresse...
Puis, toujours en silence, Vous m'avez pris la main. Dans mon obscurité, j'ai délaissé le sofa et Vous ai docilement suivie. Pour le peu que je me souvenais de la géographie de la pièce, j'eus l'impression que nous nous dirigions vers le grand lit recouvert de satin. Mais je n'en étais pas vraiment sûr...
Aussi préférais-je me laisser guider par votre fantaisie ludique.
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Quel délice, enfin je me retrouvais, la timidité qui m’habite en général dans d’autres situations fit place à une douce audace, j’aimais cette situation, il me fallait démontrer que je pouvais prendre des initiatives.... Et celle du foulard sur vos yeux m’est apparue lorsque votre baiser brulant me fit fermer les miens. A ce moment là nos esprits s’affolaient et la fougue de nos baisers me firent pressentir autre chose de plus fort, de plus tendre..
Quelle sensation étrange mais pour autant non moins excitante que celle que de ne pas voir son ou sa partenaire!
Je vous avais donc guidé vers votre chambre, votre main était chaude, je sentais cette chaleur me parcourir délicieusement. J’en souhaitais davantage et ne pas nous presser, je vous fis asseoir au bord du lit et vous effleurant la joue, vous dis à l’oreille:
«  Vous ne pourrez enlever ce foulard seulement si je vous le demande, Vous pourrez me dévêtir, m’effleurer, me toucher, m’embrasser, me caresser mais Vous ne pourrez me regarder, je n’aurai moi, aucun interdit , si je Vous dis que c’est un jeu et non pas un supplice , respecterez vous la règle? »
En même temps que je Vous murmurai la conduite à tenir , je sentais votre peau, votre corps et je déboutonnais votre chemise bouton après bouton, votre parfum m’enivrait déjà, je fis glisser votre chemise caressant lentement de mes doigts vos épaules, vos bras.

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Dans cette nuit artificielle, Votre voix résonna comme frisson de volupté. D'un signe de tête, je vous fis bien comprendre que j'acceptais sans réticence aucune le jeu que vous me proposiez.
Je sentis Votre souffle charmant sur ma joue et Vos doigts longs et fins qui jouaient avec les boutons de ma chemise. Soudain électrisé, j'éprouvais toutes les difficultés à calmer ma respiration qui s'emballait au rythme de ce doux effeuillage. Je sentais ma vigueur enfler toujours plus fort lorsque ma chemise glissa et que je sentis Votre douce caresse sur mes épaules tétanisées de désir.
Alors que Vos ongles divins agaçaient ma peau, mes doigts trouvèrent enfin l'attache délicate de Votre robe, derrière Votre cou. Ce fut un jeu d'enfant que de la dégrafer. Le léger glissement de l'étoffe au contact de votre chair découverte, j'imaginais alors, tant de trésors sublimes que ma bouche eut soif de Vos baisers... Tandis qu'avec ferveur ma langue cherchait la Votre, mes mains toutes en douceur exploraient Votre peau.
Ma soif de découvrir les guidait en caresses vers Vos seins magnifiques, si lourds et déjà tout tendus d'envie et de désir. Entre deux doigts mutins, Vos tétins se dressèrent, comme un appel animal à des caresses plus précises... Mes lèvres effleurèrent votre cou, votre gorge avant que d'enserrer une pointe érigée. Je voulais m'enivrer au parfum de ces fruits... Entendre en un soupir Votre corps réclamer.
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D’une main agile je défis la ceinture de votre pantalon devenant trop étroit , je vous l’ôtais enfin ainsi que le reste vous libérant de toute entrave , je vous sentis tressaillir délicieusement quand caressant votre entrejambe, j’osais d’une langue douce parcourir votre intimité et me glissais sur vous lentement en mouvements que je soupçonnais vous rendre fou....remontant vers votre visage , vous laissant en attente et ô combien ce fut délicieux , excitant de vous sentir durcir encore, je murmurais à votre oreille « attendez encore » vos bras m’enlaçaient plus fort, mon corps ondulait, j’espérais plus, un plaisir plus fin.
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Du fond de mon obscurité, je sentis enfin Votre langue épouser mon intimité désormais dénudée et je crus bien défaillir. Je me tendais tout entier vers Votre savante caresse, ma main sur votre nuque, ma main dans Vos cheveux lorsque déjà, Vous m'abandonniez, me laissant divaguer du tendre souvenir...Ma peau vibra sous vos effleurements jusqu'à ce qu'à nouveau votre souffle murmure à mon oreille d'attendre... Qu'elle fut douce et frustrante l'attente de Vos désirs!...Mes mains conquéraient Votre peau de lancinantes caresses dont je voulais embraser Votre esprit. D'une dent taquine, j'amusais une oreille, tandis que mes doigts, légers comme des papillons, butinaient vos reliefs. Devinant, dans le noir, le sillon de Vos seins, Votre ventre tremblant et son nombril cratère...Ma langue les suivait, attentive et lascive... Je fis glisser sur Vos hanches votre robe qui cascada sur Vos jambes sans fin. Puis ma langue toujours dessina une fine cheville et un mollet galbé, s'arrêtant un moment au creux du propylée. Continuant sa course, elle flatta l'intérieur d'une cuisse. J'aimais le goût légèrement salé de mes explorations à l'aveuglette... Mais je laissais en suspend mes humides explorations pour revenir m'abreuver d'un baiser.
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Quelles sensations! Mon corps tout entier vous espérait, vous jouiez de vos doigts magnifiquement mais ils ne s’attardaient point encore où le désir me brulait , chacun de vos baisers fut une trêve à ce chamboulement qui m’affolait de plus en plus et me permettait de reprendre mon souffle.
Tant et si bien que ne pouvant me regarder , subissant agréablement mes envies, je prenais plaisir à vous observer entre deux baisers et continuais à promener mes lèvres , ma langue sur votre peau , entre vos cuisses mes doigts recherchaient votre intimité d’une douceur intense, surprenante, m’incitant à prolonger ces caresses qui vous firent tant frémir.
je sentais vos mains parcourir mes épaules, mon cou, ma nuque , insistantes , évitant qu’à nouveau je vous eusse délaissé.
Je ne vous laissais aucun répit, je voulais vous sentir plus fort, plus ferme, tendu tel un arc, votre sexe s’offrit dressé, ce fut tout naturellement que mes doigts, mes mains s’activèrent dans un doux va et vient , que ma bouche s’entrouvrit laissant ma langue s’approprier votre intimité et commettre les folies les plus intenses...
Je m’appliquais à vous ressentir, j’écoutais le moindre de vos sursauts, le plus silencieux de vos soupirs m’excitait davantage et mon cœur battait plus fort, mes seins gonflés et durcis tendaient ma poitrine à l’extrême.
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Dans mes douces ténèbres, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement, je n'en fus pas moins surpris de l'enjôleuse câlinerie que Vos lèvres et Votre bouche me prodiguaient avec passion. A leur contact, je crus fondre de félicité mais craignant qu'à nouveau Vous ne m'abandonniez, je saisis Votre nuque pour qu'encore et encore le bonheur continue.
Votre science faillit bien avoir raison de mon désir, mais dans un sourire taquin Vous finîtes par abandonner Votre si belle ouvrage et Votre serviteur à deux pas du paradis... Ravagé de l'envie de Vous rendre l'hommage, je cherchais Votre bouche, tandis que mes doigts se nouaient à Vos doigts et que ma main guidait la votre le long de votre ventre.
Elles firent fi de la dérisoire barrière de dentelles et osèrent alors s'aventurer sur le gazon soyeux abritant ce trésor qui Vous brûlait d'envie...
Nos doigts n'eurent aucun besoin de rechercher l'ouverture mystérieuse tant la soif de caresses avait fait son office. La visqueuse caresse faisait vibrer Vos reins qui s'élançaient vers elle à la cadence de Vos doigts que les miens abandonnèrent, laissant la place à ma langue avide du nectar satiné. Ma main se fit experte pour couler sur Vos jambes l'étoffe odorante de Vos dentelles émues.
En gourmet je savourais tantôt Votre bourgeon qui vibrait sous l'assaut, tantôt Votre sillon noyé, et tantôt Vos doigts malicieux qui allaient et venaient dans l'étui de Vos cuisses, tantôt sortant luisants et m'enivrant de leur breuvage et tantôt replongeant en quête de ces soupirs que vous poussiez en cadence...
Les ondulations de Votre corps dictaient leur tempo du plaisir, et j'aurais pu sans peine en goûter toutes les saveurs jusqu'au petit matin.

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Et combien il était bon, doux , chaud et tendre ce plaisir, combien vos doigts, vos baisers, votre langue découvraient et s’abreuvaient à mon intimité...les frissons qui me parcouraient étaient un délice et une chaleur intense, torride me brûlait le ventre au plus profond de moi. Je désirais toujours plus de ces caresses qui me faisaient perdre la raison . Le foulard sur vos yeux me faisait me sentir plus audacieuse , j’aimais vous regarder sans que vous le sachiez , et j’observais la plus petite expression de plaisir, je reprenais vos lèvres laissant vos doigts caresser mon bourgeon durci, gonflé de plaisir, mon corps se cambrait davantage .
Je me redressais, offrant ma poitrine à vos mains les caressant, les pressant à peine, vos doigts effleurant à peine mes tétons, pendant que les miens s’activaient là où mon nectar s’écoulait, j’aimais vous regarder... sur le point de faillir et je ne le voulais pas encore.
Je glissais doucement jusqu’à ce que mon corps épouse le vôtre, nos peaux en sueur collées dans ce va et vient intense, retenant vos bras, ne vous permettant rien d’autre que nos baisers , nos langues qui se mêlaient avides de désir , je vous aimais ainsi, je voulais vous entendre , vous sentir défaillir et me vouloir à vous.
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Et comme étaient fougueux Vos baisers, Chère Elena!... Et comme elle était douce la musique qu'ils murmuraient à ma nuit de soie... Sentir Vos seins dressés contre ma poitrine haletante, et Vos mains m'entraver ne me laissait que ma raideur pour dessiner de sa pointe le creux de Votre hanche, la douceur d'une cuisse ou l'intime ruisseau sur lequel je glissais, m'enduisant de ce plaisir intense. Allant entre Vos cuisses je retardais l'instant.
Je voulais Vous entendre, m'implorer, me supplier... Votre douce moiteur affolait ma passion. Ma langue divaguante s'appropriait la Votre, l'aspirant, l'enrobant de savantes caresses. J'aurais voulu que nous ne fassions plus qu'un... Un seul corps abouté... Alors vaincu enfin, dans un soupir de reddition j'ai soufflé à Votre oreille:
"Elena, je Vous veux"
Et d'une reptation, imperceptiblement, ma vigueur a coulé tout au fond de Votre étui aux chaleurs tropicales. Je voulais Vous prendre toute entière... Aller aussi loin que l'avaient imaginé mes rêves les plus fous. Je m'y suis senti si bien qu'un instant je m'y suis arrêté, profitant de l'agréable touffeur.
Puis, embrassant à nouveau Vos lèvres gémissantes jusqu'à Vous étouffer, je commençais, à petits coups de reins, une lente navette pour trouver Votre envie, apaiser Votre faim.
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Enfin, je vous entendis et le doux « Elena je Vous veux » me fit perdre toute réticence, je l’espérais tant, je vous voulais mien et là ..vous le deveniez, j’étais Vôtre certes, mais j’avais attendu, souhaité l’extrême dans l’extrême .
Ce moment où nos corps ne feraient qu’un, l’instant où tout disparaît, plus rien ne nous retient , il me semblait atteindre des sommets tant espérés , je fermais les yeux , je vous sentais en moi , devinant la cadence et la respectant avec une douceur juste, cherchant l’instant , sensible au moindre de mes soupirs ,vous preniez le temps , vous reteniez..ne pas s’arrêter.
Il y avait cette force en vous et je vous suivais, ne faiblissant point, non je voulais que ce soit fort et tendre en même temps, vous supplier? non, mais vous prier d’une voix douce à peine audible, murmurée , chuchotée: « aimez moi , aimez moi encore»
...
Votre tendre murmure eut sur moi l'effet d'un coup de fouet... Et mon corps tout entier voulut aimer vraiment Votre corps tout entier... Je voulais toujours et encore insinuer mon désir dans Votre envie. Tantôt accélérant guettant dans mes ténèbres Votre souffle et ses gémissements, tantôt ralentissant, nous offrant un instant de répit.
Vos reins guidaient les miens, Vos ongles m'aiguillonnaient, et Votre bouche m'invitait de ses embrassements... Votre voix niait ce que Votre corps réclamait ou alors murmurait l'acceptation toute crue de cet aller sans retour aux sommets d'une passion torride.
Je me sentais démesuré en Vos contrées troublantes. Félin tendu d'Amour couvrant sa féline amoureuse... Animal enfiévré, tendant comme une offrande à Vos doux sentiments l'ardeur qui Vous brûlait, déchirant tendrement Votre intime cicatrice en de longs va-et-vient. J'aurais voulu éteindre ce feu qui consumait Votre esprit, Votre corps, en même temps que préserver encore ce fol instant... Retardant autant que je pouvais l'apogée de Votre plaisir.
...
Et vous m’aimiez si bien, je ne pouvais retenir davantage mon plaisir , je le sentais m’émouvoir si fortement...mes mains remontèrent à vos épaules, votre cou et tout en vous embrassant, ma langue flirtant avec vos lèvres , je passais mes doigts derrière votre nuque , vous murmurai un délicieux “chut“ à l’oreille et dénouai lentement ce foulard,, complice de mes désirs, douceur de mes envies préservées jusque là...vous étiez libre...je vous souriais voyant comme un soulagement admiratif dans vos yeux si bleus où je tentais de me perdre à nouveau.
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Enfin Vous m'apparaissiez!... Je voyais Votre peau, luisante de sueur, je voyais Votre doux visage et je voyais Votre regard qui n'était qu'à deux doigts de s'oublier enfin... Encore quelques assauts, et je sentis la vague qui Vous submergeait Vous emportant irrémédiablement... Je sentis Votre corps tout entier s'abandonner... Je sentis Votre source et m'y précipitais, avide d'y étancher ma soif de Votre plaisir... Et j'y bus longuement au son de Vos soupirs, au rythme des ondulations de votre lâcher- prise.
Vous voir ainsi offerte et Vous sentir vaincue fit naître en moi l'envie de Vous faire connaître d'autres jeux, . D'un subtil mouvement, je Vous ai allongée sur le ventre. A Votre regard interrogateur, j'ai lâché dans un souffle:
"N'ayez pas peur, Elena...".
Je vis Votre profil reposant sur l'oreiller et je vis Votre paupière lentement se fermer. Déjà ma main rejoignait Votre buisson délicieux, afin d'y rallumer un nouveau feu. Mes dents dans Votre peau tracèrent leur chemin le long de Votre dos. Ma langue les suivit jusqu'à Vos reins offerts...
S'agrippant à Vos hanches, mes mains les portèrent à mes lèvres. Je voulais y goûter... Je voulais Vous offrir une suave douceur. Et ma langue plongea entre Vos fesses frémissantes.
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Un nouveau désir s’empara de moi , vous étiez fou d’envie, d’un encore et vos doigts me rappelaient un désir à peine assouvi, je sentais à nouveau l’envie de ces caresses, vos lèvres s’engageant doucement sur mes fesses...Sentant le désir s’écouler à nouveau vois doigts se firent encore plus précis, et caressant à nouveau mon bourgeon je me cambrai davantage, tendant mon ventre, mon pubis, et ce que je ressentais alors que vous ne cessiez vos effleurements me fit gémir et vous prier de ne point cesser...Mes doigts vinrent se joindre aux vôtres, mon intimité se fondait ruisselant de plaisir. C’était fou, vos lèvres, votre langue s’abreuvait avec délice de ce nectar, le recueillait avidement, j’aurais aimé que jamais ne s’arrête ce qui dépassait le plus fou de mes rêves...J’aimais ces caresses, la chaleur qui emplissait mon ventre. Puis vos mains reprirent possession de mes hanches, mes reins collés à votre ventre, je vous sentais tendu, votre respiration, votre souffle plus court sur mon cou, vos mains remontant vers mes seins durcis, les caressant, vos baisers sur mes épaules...Je sentais votre sexe si fort si chaud dans mon dos, cherchant encore davantage, humides va-et-vient incessants, ne laissant aucun répit à mon corps vous réclamant.
...
Vous entendre gémir décupla mon envie. Ma langue se perdit aux gorges de Vos fesses, glissant tout tendrement... Elle descendit, alors, un peu plus bas, cherchant à rassurer Votre esprit qui me semblait inquiet et y trouva Vos doigts qui ranimaient la flamme d'un charmant va et vient. Laissant les deux intrus à leur tendre besogne, ma bouche mordilla doucement la rondeur d'une fesse, tandis que mes mains en quête de Vos seins parcouraient en flânant les frémissements de Vos flancs.
J'embouchais Votre nuque d'anodins baisers et je glissais à Vos oreilles ces mots que le désir fait parfois divaguer. Mon ardeur impatiente serpenta le sillon de Votre divin fessier pour atteindre le berceau du feu qui vous consumait
Tantôt caresse tendre et tantôt dard titillant, j'habituais amoureusement Votre corps à ce nouvel assaut... Je voulais Vous sentir enfin Vous libérer à petits cris et me prier de continuer encore et encore, tandis que mon subtil effleurement Vous murmurerait tendrement d'oser Vous ouvrir encore et encore.
...
Moins sure de moi je l’étais . Vous saviez par vos baisers, vos caresses, vos titillements faire naître en moi un nouveau désir, qui s’emparait de moi avec plus de force, violent de désir, j’avais envie de Vous, je ne résisterai plus très longtemps à vos assauts et Dieu sait combien je vous l’avouerai il me plaisait de les subir!
Que de plaisir ils faisaient naître en moi...mon corps brulait d’envie de vous, mon ventre se tordait d’impatience et vous laissiez perdurer cette attente si particulière , Je vous savais à l’écoute de ce corps que je ne pouvais plus faire taire, quelle douce excitation de vous savoir attendre encore le moment où je capitulerai , m’abandonnerai, m’ouvrirai à vous, combien je souhaitais vous sentir en moi, je vous murmurai dans un souffle « Aimez moi, aimez moi fort, encore je le voudrais tant » j’en étais presque à vous supplier, je me doutais de l’effet de ces quelques mots , je savais que vous espériez ce moment où ni tenant plus je serai toute à Vous.
...
Votre appel me délivra enfin de cette attente si cruelle. Ma verdeur empala Votre fruit mâture. Comme fut fulgurante la douceur que je conquis alors. Je me voulais tendu au point de Vous emplir entièrement et d'un grand coup de rein, je fis tomber tous Vos obstacles.
La vision de Vos hanches venant à mon encontre et de ma hampe conquérante, tantôt disparaissant dans Votre antre accueillant, tantôt réapparaissant luisante de Vos émois, était pour moi une félicité. Mes mains sur Vos seins d'albâtre, mes doigts enserrant leurs tétons, vous attiraient à moi pour Vous faire éprouver toute l'envie de Vous déchirant vos abîmes , puis Vous laissaient filer mais pour mieux revenir.
Votre corps en demande me rendait fou d'Amour. Je Vous sentais couler d'une douce chaleur. Je sentais Vos doigts fins se joignant à mon lent périple, cherchant encore et toujours à Vous entraîner bien plus loin. Vos mots qui m'incitaient mirent mes lèvres avides à Votre cou, mes dents sur Votre nuque... Je Vous savais enfin toute à moi, haletante. Vous m'aviez tout à Vous, enfin, à bout de souffle.
...
Comment vous décrire ce que fut cet instant, si ce n’est qu’il fit couler en moi tant de plaisir, tant de sueurs parfumées . Je vous sentais de plus en plus fort et tendu , pénétrant ce que vous convoitiez avec fougue, je vous appartenais autant que vous . Vous que je ne connaissais pas et que je découvrais ardent , passionné comme je l’espérais, Vous, sachant me convaincre de m’abandonner jusqu’à vous supplier de m’aimer encore, autant et plus. Les assauts de votre désir se calmaient à peine, je reprenais souffle, mon regard embrumé vous remerciait , nul besoin de parler, seuls mes gestes, mes mains vous agrippant , mes lèvres aux vôtres s’offrant, mon corps encore parcouru de spasmes vous réclamaient.
Le désir ne s’estompait pas vraiment, je voulais connaître cette petite mort...et cherchant votre bouche, caressant votre dos, je parcourais avec délice, satisfaction votre corps que je remerciais par de tendres baisers, m’aventurant plus loin , je vous ai souri d’un sourire malicieux , et coquin, vous invitant à nouveau.
...
Vous voir ainsi vaincue était si délicieux qu'un moment j'oubliais tout du monde et dans un ultime assaut , ma passion exulta. De longs tressaillements inondèrent le temple où ma déraison se noyait. Ce fut d'une rare violence et je crus un instant avoir perdu l'esprit. En un long râle animal, nos fluides se mêlaient, en une vague furieuse, emportant avec eux mes tout derniers scrupules.
Délaissant Vos lèvres suppliantes, ma bouche s'en alla aux portes du bonheur, recueillir goulument la liqueur enivrante. Je lapais ce sirop comme un précieux nectar, puis, tel un oiseau ramenant au nid la pitance de l'oisillon, je revins à Votre bouche entrouverte et nos langues exaltées partagèrent longuement ce baiser de plaisir.
Puis, m'écartant un peu, je contemplais le vert humide de Vos yeux vaporeux. Je crus y lire comme un nouvel appel et mon sourire répondit au Votre.
...
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Lou-Anne · il y a
Ne me remerciez pas c'est sincère
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HarukoSan · il y a
C'est aussi ce que je dis à propos d'un texte que je lis si j'émets un commentaire c'est toujours sincère sinon je me tais !!!
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Lou-Anne · il y a
Nous sommes décidément faites pour nous entendre
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HarukoSan · il y a
Il semblerait que oui!-:)
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Lou-Anne · il y a
Ce dimanche sera définitivement merveilleux... Est-il indiscret de vous demander si vous êtes mariée?...
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HarukoSan · il y a
Nous avons pour ce genre de discussion une messagerie privée dans le bandeau tout en haut..Vous ne voudriez quand même pas que je dévoile ici mon état civil...-:)
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Lou-Anne · il y a
J'accepte volontiers l'invitation... Comment pourrais-je y résister?... Je vous laisse me guider...
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Lou-Anne · il y a
Et c'est un merveilleux don si rare et si précieux
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HarukoSan · il y a
Merci Lou!
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Lou-Anne · il y a
la température est montée de plusieurs degrés et soudain la canicule me paraît bien fraîche. Plaisir intense pour l'esprit et son petit tiroir à fantasmes. Vous êtes terriblement affolants tous les deux... Et je regrette amèrement de n'avoir pas chercher plus avant sur votre profil avant de lire la partie 5
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HarukoSan · il y a
Lol... Nous le sommes ou plutôt Eléna et Alexandre le furent...Ne regrettez rien puisque finalement vous m'avez également découverte...
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Lou-Anne · il y a
Et c'est une étonnante et troublante découverte: vous avez le don rare d'allumer des brasiers de sensualités...
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HarukoSan · il y a
Il paraîtrait que c'est un don...!
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Margue · il y a
délicate sensualité, superbe !
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Aristide · il y a
Un défi de "FABLOUNETTES" a été lancé par Mafalda. Particulièrement délicat dans le genre "érotique". veux-tu relever le Challenge avec moi
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/fablounette-numero-003-attention-porno

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Aristide · il y a
Mafalda nous a lancé un défi... celui des "Fablounettes"... C'est rigolo en général... mais un peu plus délicat pour l'érotique...
veux-tu jouer ?

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HarukoSan · il y a
Merci Aristide, je ne connais pas ce défi!!!!
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Pascal Gos · il y a
détails savoureux. pas de tabous. Le commentaire est possible bien sûr
je continue la lecture de votre roman...

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