7
min

Pour la première fois

7 lectures

0

C'était une soirée tout ce qu'il y a de plus banale pour un couple, nous étions tranquillement sur le canapé à regarder un film, j'étais sur le côté lui tournant le dos pour être face à la télé et lui était allongé sur le coude derrière moi m'entourant de son bras, j'étais presque endormie lorsque le film pris fin .
"-Tu veux regarder ta série ? lui demandais-je
-Oh moi je préférerais plutôt faire l'amour ! " rétorqua-t-il d'un air amusé
Je me retourne vers lui en riant, j'enlève la pince dans mes cheveux je l'enlace et toute souriante je lui dit :
"- D'habitude c'est moi qui suis aussi directe !
- Je peux l'être aussi !"
Je prends son visage dans mes mains je l'embrasse langoureusement, pendant qu'on se tourne afin qu'il soit au-dessus de moi je maintiens fortement sa tête d'une main pausé sur sa nuque car je ne tiens pas à lâcher ses lèvres et j'appuie bien plus fort à chaque fois qu'il essaye de s'échapper en l'attirant encore plus vers moi .
Je finis au bout d'un moment par le lâcher lui, sa nuque et ses lèvres pour faire descendre le zip de son gilet tout en sachant, à mon grand plaisir, qu'il est torse nu en dessous; il se mit à me sourire puis à m'embrasser tandis que je caresse son visage d'une main quant l'autre explore doucement son corps en partant de ses épaules puis son torse pour remonter vers son cou que je contourne pour descendre de sa nuque jusqu'au bas de son dos que je caresse en suivant le lisière de son pantalon, puis de son caleçon tout en gémissant lorsqu'il m'embrasse dans le cou jusque derrière mon oreille, là où il sait que ça me fait tourner la tête .
Pendant ce temps, pour lui faire comprendre que son pantalon commence déjà à être de trop, j'attrape fermement ses fesses à travers le tissus rugueux du jean avec ma main jusque là chômeuse pour les pétrir selon ma volonté, et bien sûr, selon sa satisfaction que je sent durcir entre cuisse .
D'un coup il s'éloigne de quelques centimètres, ce qui est déjà trop pour moi, puis il se met à genoux sur le canapé recule un peu et tends le bras afin d'éteindre l'interrupteur, laissant l'ambiance s'imprégner de la seule lumière qui reste, celle de la télé encore allumée; il me lance un sourire tendre et amusé car il sait que je me sens mieux lorsque la lumière est tamisée . Il tends de nouveau le bras, vers moi cette fois-ci, et se met à pousser une partie de mon gilet pour libérer mon épaule, puis avec un regard fiévreux il se redresse me toise et me dit en souriant à son tour :
"- En effet tous ça va devenir gênant !"
Ni une ni deux je me soulève quelque peu, assez pour qu'il puisse m'ôter ma veste qui ne représente à présent qu'un étouffant fourreau dont il faut que je me libère; à présent je devine ce qu'il me reste à faire .
Je sais que ma chemise de nuit compte treize agrafes alors je me redresse et je les enlève un par un lentement, il suffit d'en enlever trois pour qu'apparaisse la naissance de mes seins donc sans m'arrêter je me penche légèrement en avant (le plus volontairement du monde) pour le laisser profiter du spectacle; comme à notre habitude l'impatience nous gagne et le streap tease ne sera que de courte durée .
J'ai à peine eu le temps d'enlever ma chemise et de la jeter je ne sais déjà plus où qu'il m'allonge de nouveau, pose un main sur mon sein et commencer à m'embrasser doucement dans le cou puis ma poitrine ou il s'attarde toujours, non pas que je m'en plaigne, de toute façon je reconnais parfaitement son intention et rien qu'à cette idée je fais instinctivement mouvoir mon bassin; je sais que c'est le début d'un parcours sans faute, d'une sensuelle descente en flèche jusqu'à mon pantalon qu'il déboutonne rapidement pour ne pas avoir à s'arrêter, une véritable pluie de baiser chemine sur mon corps .
Je suis déjà pantelante et acculée par le désir lorsqu'il prend en main à la fois mon pantalon et mon boxer et que d'un geste net doux et précis il fait glisser le tout vers le sol .
Maintenant que je suis nue devant lui (seul reste mon soutien gorge, heureux survivant du carnage que peuvent provoquer les mains sauvages de mon homme), je sais que dans la tête de mon amant il n'y a plus de parcours, plus de pluie de baiser, plus de question; son objectif se trouve droit devant lui, il sait d'avance l'effet que cet acte sexuel va faire naître en moi et il est dors et déjà avide du résultat; il se baisse vers moi (ou plutôt vers mon sexe) tout en prenant mes jambes pour les enrouler autour de sa tête je n'ai que quelques secondes pour me préparer psychologiquement et me calmer si je ne veux pas jouir en deux minutes (comme si cela pouvait l'arrêter!) mais de toute façon je me berce d'illusion si je pense avoir le contrôle parce qu'en cet instant précis c'est à lui qu'il appartient .
A partir de là je ne sais plus trop ce qui se trame, sa langue est sur moi, autour de moi, en moi; elle est vive, rusée et féroce mais la seule chose qui est sûre c'est que les sensations ne tardent pas à se faire sentir, mon homme sait ou il va et il sait ce qu'il fait .
Pendant que je gémis et que je crie à travers l'oreiller sous lequel je me suis enfouie mon clitoris, lui, est en guerre; il essaie de ne pas exploser mais les attaques n'ont pas de cesse, il se fait caresser, lécher, laper sans vergogne il est acculée et pour lui il n'y a aucun endroit ou se cacher, il doit se résigner il ne tiendra plus très longtemps à ce rythme là; malgré sa ténacité s'en est trop, il se met à dangereusement enfler, à vraisemblablement gonfler, et à fatalement... exploser .
Je suis de nouveau en train de gémir sous un oreiller, je sens que je ne tiendrais pas longtemps, je me sens ultrasensible je sais ce que ça veut dire, je la sens prête à monter, mon homme aussi le devine à mes cries, je l'entends vaguement gémir à cette idée; impossible et inutile de lutter je me laisse aller je sens très fort que ça part de là puis la sensation vient se planter dans mon ventre pendant quelques secondes je le sait, c'est tellement bon que ça fait mal, c'est délicieux; comme si ma jouissance était un prix à payer, et d'ailleurs je suis plus que ravie de participer aux enchères .
Je n'ai pas besoin de dire quoique ce soit, mon homme me connaît, ils sent bien que ma respiration s'adoucit et que mon corps se calme, d'un geste bref et bizarrement très érotique il s'essuie les lèvres sur l'intérieur de ma cuisse, il lève enfin la tête il me regarde je suis en train de sourire bêtement j'ai les mains sur mon front il sait que j'ai la tête qui tourne, il est satisfait; je baisse à mon tour les yeux vers lui il me sourit et me dit comme à chaque fois :
"- ça va mon coeur ?
- oui ! "
Il n'y a rien de plus à dire .
Et puis là il me balance le plus naturellement du monde :
"- Tu veux que je continue ?
- Oui ! "
Il n'y a rien de plus à dire .
Quand le deuxième round fut terminé j'étais dans le même état qu'au premier, lessivée et joyeuse, mais pour lui, ça ne fait que commencer; lorsqu'il se redresse je sait qu'il est impatient, au bord de l'explosion .
Savoir qu'il peut me faire un tel effet l'excite au plus haut point, mais malgré son évident débordement d'excitation il me demande :
"- Tu veux qu'on attende quelques minutes ?
- Oh que non !"
Pas besoin de réfléchir je suis plus que prête à continuer, je lui ai donné le feu vert, plus question pour lui de perdre une seconde de plus il baisse d'un coup sec son jean et son boxer il met ses mains sur mes cuisses et sans attendre ni même dire quoique ce soit il me bascule sur le côté .
Nul besoin de parler de toute manière, certains couples essaient tout le kamasutra pour trouver leur nirvana; nous on sait ce qui nous plait, ce qu'on préfère, c'est notre position; celle ou l'on est le plus en osmose .
Une fois que je suis sur le côté je le sens se planter derrière moi, relever un peu ma cuisse et trouver sans difficulté le chemin jusqu'à mon sexe, il me pénètre alors doucement et je prends le temps d'assimiler cette sensation, de me positionner de manière à mieux le recevoir; nous commençons à bouger lentement ensemble allant chacun à la rencontre de l'autre, comme à chaque fois il s'inquiète et me demande si ça me fait mal et comme à chaque fois je lui réponds que ça va (et d'ailleurs quand bien même j'ai toujours pensé qu'un peu de douleur, si elle était contrôlée, n'était pas une mauvaise idée) et je le lui prouve en bougeant le bassin autour de son sexe .
Lorsque qu'au bout d'une minute nous trouvons le rythme parfait, mon homme s'impatiente se retire et me pénètre brutalement; ce parcours là est sauvage, il ne fait pas de quartier et nous aimons ça, quand il m'entends gémir il comprend qu'on est en symbiose et qu'il peut se laisser aller, je l'entends gémir aussi tandis que je donne un coup de bassin en arrière profitant de mes derniers mouvements et c'est alors qu'il va passer une main par dessous mon aisselle jusqu'à mon sein, pour se tenir; puis il pose fermement son autre main sur mon épaule, pour ME tenir .
Quand il se retire en partie, je sais que c'est pour revenir en force; à partir de là je ne presque plus bouger puisque mon homme se lâche, il se met à me pilonner encore et encore, ma tête est enfouie dans dans le canapé je gémis fort de bonheur, je sens mon homme me tenir férocement je l'entends gémir, il continue de m'asséner des coups de basins voraces, je tiens fermement le haut du canapé (je cherche à m'accrocher à n'importe quoi) avec le seul bras valide dont je peux me servir, il continue encore plus fort je l'entends crier lui mais pas moi, il me semble que l'on crie en même temps ou bien peut être que je confonds mais j'm'en fous, sa respiration devient saccadée il me dit qu'il va jouir, je n'attends que ça; il continue de pilonner toujours et encore, encore plus fort, encore plus vite; c'est très rapide maintenant :
"- Aaaarrrgh !"
Moi aussi j'adore l'entendre jouir .
Le calme est revenue, mais il sait que je ne veux pas que ça se termine comme ça; il me libère l'épaule, passe son bras autour de moi, m'embrasse la nuque et la clavicule et continue à se mouvoir lentement en moi, et cette fois je peux le rejoindre; voilà c'est comme que j'aime que ça termine, il sait que ça me calme, que ça m'apaise...
Nous sommes tous deux, haletant, dans les bras l'un de l'autre, notre position demeurant la même, il ne cesse de me baiser l'épaule alors que nous tentons de retrouver notre souffle .
Nous restons quelques minutes comme ça, comme à notre habitude nous savourons tranquillement ce sentiment de bien être, de plénitude que l'on ressent lorsqu'on a enfin assouvit les besoins primaires du corps de chacun . A chaque fois que nous faisons l'amour c'est presque comme si on s'était enfin retrouvé, ou plutôt reconnecté, bien que paradoxalement on ne s'était jamais quitté .
Puis, tout en continuant de m'octroyer ses baisers il me dit :
"- Il faut que j'aille boire un truc ! Tu as besoin de quelque chose ?"
Avant même qu'il ait posé la question je savais déjà ce que j'avais envie de lui répondre, je le savais depuis ces derniers mois que j'ai passé dans l'attente qu'il me dise ce que je rêvais d'entendre pour pouvoir enfin lui dire moi aussi sans comprendre pourquoi il continuait à se taire; alors sans y réfléchir j'ai répondu :
"- Oui !
- Quoi donc ?" me demanda-t-il
Et alors que ma tête me suppliait de ne rien dire comme à chaque fois que j'osait y penser je compris que je ne pouvait plus me taire, parce que j'était trop bien, parce qu'on était trop bien en cet instant, parce qu'après tout c'était ce que je ressentais et parce que c'était le moment idéal .
Ne comprenant pas mon hésitation il fit mine de me fixer intensément comme pour répéter sa question; ainsi de manière encore un peu hésitante je déviais légèrement ma tête vers lui et lui répondit simplement :
"- Dis me le !
- Je t'aime ? " rétorqua-t-il d'un air faussement interrogateur
Et tandis que nous étions dans les bras l'un de l'autre, entièrement nus, et alors même qu'il était encore en moi il m'embrassa l'épaule et me dit :
"- Je t'aime... "
Pour la première fois .
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,