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Alan Zahoui

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Dans un monde merveilleux et lointain, dans lequel dragons et hippogriffes sillonnent la terre, misère et opulence se confrontent...




- Citoyens d'Elfelheim ! Bienvenue aux grands jeux de l’Arène ! Ce matin votre soif de sang sera étanchée !

Les vivats de la foule accompagnèrent les paroles de l’empereur des Elfelins.

- Des membres écartelés ! Des viscères exposés à l’air libre ! Voilà ce que vous promet votre souverain !

Les Elfelins acclamèrent leur maître à tous. Ces jeux réchaufferaient les cœurs des citoyens de la capitale impériale, Elfelheim, en cette rude journée d’hiver.

- Mes chers amis, vous allez être témoins aujourd’hui d’un événement historique ! Pour la première fois, une femelle va combattre dans l’arène !

Un silence sans précédent s’abattit dans l’édifice, tandis qu’une jeune femme vêtue de noir foulait le sable enneigé de l'arène.

Son visage était aussi pâle que celui d'un mort-vivant, ses cheveux aussi noirs que les cœurs des Elfelins dans les gradins, et ses lèvres aussi rouges que le sang qui allait être versé en ce lieu où la mort régnait en maître.

- Cette jeune Humaine a été capturée sur nos terres il y a une lune ! Alors qu’il est d’usage qu’une femme barbare devienne servante, cette folle a insisté pour combattre devant vous, mes chers amis !

Des éclats de rire tonitruants retentirent face à l’incongruité de la situation. Une femme dans l’arène ? Voyons, cela n’était pas sérieux !

Loin de se laisser perturber par les moqueries de ces spectateurs sanguinaires, la gladiatrice néophyte observa les Elfelins présents en tribune. Les hommes riaient à gorge déployée. À côté de ces êtres antipathiques, les femmes tenues en laisse par leurs maîtres et maris, semblaient passer un moins bon moment. L’une d’entre elles avait le visage tuméfié. Une autre avait des marques de brûlures aux fers rouges si prononcées, que la jeune humaine les voyaient de sa position éloignée. S'il était vrai que les Elfelins étaient moins sensibles au froid que les Humains, les femmes réduites à l'esclavage peinaient à résister au vent glacial qui soufflait sur la capitale impériale. Tandis que les Elfelins portaient des manteaux en peau de nepel, un bovidé tricéphale vivant près des pôles, les Elfelines devaient se contenter de fines robes de souillon.

Le regard de la première gladiatrice se porta sur l’empereur des Elfelins et son cortège. Malgré son ventre bedonnant comparable à un globe terrestre, le souverain de ce peuple belliqueux semblait être recouvert par toutes les richesses de son territoire, à tel point qu'on aurait dit qu'il était enseveli par des milliers d'écus. Ses vêtements royaux ornés d'or brillaient de mille feux.

Plus sobrement habillée, la femme de l'empereur s'était parée de ses plus beaux atours. Mais l'éclat de ses vêtements ne pouvait occulter la froideur de son regard. On y lisait une tristesse et une détresse insondable.

Le fils de l'empereur, quant à lui, souriait à la jeune femme. Ce n'était pas un sourire moqueur, loin de là. L'héritier du trône était amusé par cette combattante. Il avait hâte de connaître la suite des événements.

- Avec quelles armes veux-tu mourir, Humaine ? demanda le souverain elfelin dans un roman hésitant.

Les rires se turent un instant. Tous attendaient la réponse.




- Donnez-moi une épée et une aiguille à laine et je réduirai votre empire à néant !

L'empereur ne prit pas la menace de la gladiatrice au sérieux. Un empire dont il avait redoré le blason ces dernières années, à travers des batailles harassantes détruit par une femelle ? Quelle hérésie !

- Que vas-tu faire avec une aiguille à laine ? Tu vas tricoter des vêtements dans l'arène ?

Les Elfelins rirent si fort qu'on les entendit aux quatre coins d'Elfelheim. Certains se tenaient même les côtes, tant l'humour de l'empereur était bon.

- Je suis l'Empire ! Et l'Empire ne mourra jamais ! Amenez le monstre !

Les rires des Elfelins se muèrent en cris d'excitation. Bientôt cette jeune impertinente serait réduite au silence.

- Venue des contrées froides des pays du Nord, une créature fabuleuse cruelle et assoiffée de sang ! L'une des dernières représentantes de son espèce : la chimère boréale !

Un animal quadrupède étrange, d'une envergure de deux mètres, entra dans l'arène. Ses pattes et sa tête étaient celles d'un ours polaire. Son tronc était celui d'un manchot et sa queue celle d'un lion de mer. La bête était déchaînée. Elle avait dû être affamée par ses geôliers avant son combat.

Les soldats chargés d'amener la chimère avaient du mal à la retenir d'aller prendre le repas qu'on lui refusait depuis de nombreux jours.

- Qu’on lui amène un glaive et son aiguille à laine ! ordonna l'empereur qui avait remarqué  que les citoyens d'Elfelheim et la chimère avaient hâte de voir le sable saupoudré de neige être gorgé du sang de la femelle humaine.

Quelques instants plus tard, un soldat revint muni d’un glaive anthracite, et d'une aiguille à laine. Il les jeta sans ménagement vers le premier gladiateur de sexe féminin.

- Que le massacre commence !

L’animal se rua sur l’humaine avant même qu’elle ait pu se saisir de ses armes. D’un bond majestueux, la jeune femme au visage pâle sauta par-dessus son adversaire et prit les armes. La chimère boréale revint à la charge. Sa lourde patte décrivit un mouvement circulaire d'une rapidité sans pareille. La gladiatrice bloqua le coup du plat de sa lame et s’éloigna de la créature destinée à la tuer.

L'humaine continua à esquiver les assauts de la chimère inlassablement. Crocs. Queue. Griffes. Rien ne parvenait à atteindre cette femme aussi insaisissable qu’un fantôme.

Las de courir après sa proie en vain, la chimère boréale abandonna sa quête de viande fraîche et se coucha sur le sable blanc.

L’empereur était si rouge de colère que ses bijoux paraissaient ternes.

- Femmes d'Elfelheim !

Les quelques femmes qui avaient baissé les yeux pour ne pas être témoins de la violence qui sévissait dans l'arène les levèrent vers cette humaine surprenante qui avait maté une bête féroce.

- Auparavant, j'étais comme vous ! Une jeune fille enchaînée par les hommes bien que mes chaînes, elles, étaient invisibles. Cantonnée au rôle qu’ils voulaient bien me donner, je faisais le ménage. Désirée par les mâles pour ma beauté, j'étais méprisée pour mes charmes par les femmes. Que faire d’autres qualités comme la gentillesse, l’humour ou le courage ? Rien n’est plus important que la beauté.

La jeune humaine marque un temps d’arrêt.

- Mais j’ai un jour décidé que je voulais être plus qu’une femme au foyer. J’ai suivi l’enseignement d’un chasseur, d’experts dans l’art du combat et me suis faite guerrière. Une guerrière surpassant les hommes.

Les Elfelins auraient voulu protester contre ce discours progressiste, l'Empereur en premier, mais un charme invisible et mystérieux les contraignait à garder le silence.

- Ne vous méprenez pas mes sœurs ! Je ne dénigre pas les femmes qui désirent s'occuper de leur foyer. Tout ce que je souhaite c'est que nous ayons le choix de devenir ce que l'on veut être. Si vous voulez être peintre alors prenez pinceaux, toiles et aquarelles et exprimez-vous à travers votre art. Si vous voulez être femme au foyer alors soyez-le si cela permet votre épanouissement. Si vous voulez être guerrière alors prenez les armes. Ne suis-je pas la preuve vivante qu'une femme peut être aussi efficace qu'un homme au combat ? Ne laissez pas la société et les hommes vous mettre des barrières !

Le visage fier la jeune gladiatrice s'avança devant la tribune impériale.

- Nous sommes les égales des hommes !

Les yeux rivés dans ceux de l'empereur, elle le défia du regard.

- Nous sommes bien plus que des esclaves !

La jeune humaine au visage pâle pointa l'empereur avec son aiguille à laine.

- Nous sommes des Femmes !

Un silence encore plus pesant que celui qui s'était installé, quand la première gladiatrice avait fait ses premiers pas dans l'arène, régnait en ces lieux. Bien que les réactions divergeaient, tous étaient confus.

Les Elfelins étaient médusés. Une femelle qui réclamait l'indépendance de ses pairs ? Quelle idée putride !

Durant un infime instant, une lueur d'espoir apparut dans les yeux des Elfelines. La promesse d'une vie dans laquelle hommes et femmes seraient sur un même pied d'égalité. Une vie dans laquelle elles pourraient se déplacer librement, délestées de leurs chaînes et de l'emprise de leurs maîtres.

- Tais-toi, excrément satanique ! hurla l'empereur, libéré de l'emprise de la femme au visage pâle. Cesse de prêcher ta parole d’hérétique ! L'homme domine la femme ! C'est l'un des grands principes de notre monde ! Tu parles beaucoup, mais ta lame, elle, reste muette ! Femme, je vais te remettre à ta place ! Amenez le Pourfendeur de gladiateur !

Un être humanoïde longiligne dont les membres supérieurs se terminaient par des pinces gigantesques aux bords tranchants, émergea de l'ombre des cachots de l'arène.

- Voici le diamantrix, une créature toute droit sortie des Enfers !

Un sentiment d'effroi s'empara des Elfelines. Le combat de leur sœur dans l'arène était louable mais il allait prendre fin. Aucun guerrier n'avait réussi à vaincre cette créature de cauchemar, née dans les laboratoires de la citadelle impériale. Que ce soient les plus puissants soldats sur les champs de bataille ou les plus vaillants gladiateurs de l'arène, nul n'avait réussi à blesser le diamantrix.

- Des pinces puissantes capables de découper l'acier ! De longues jambes puissantes qui lui procurent une vitesse impressionnante ! Et surtout une peau recouverte de diamants impénétrables ! Ni les guerriers les plus affûtés, ni les lames les plus aiguisées ne peuvent transpercer cette créature ! Beaucoup ont essayé ! Nul n'a réussi à transpercer la carapace de ce monstre !

Avec la grâce d'une danseuse, la gladiatrice glissa sur le sol enneigé, en direction de son adversaire, avec une telle rapidité qu'elle laissa des sillons profonds dans le sable blanc.

Les pinces du diamantrix claquèrent d'impatience. Une tête de plus à couper. L'homoncule s'élança vers sa nouvelle victime.




Le glaive de l'humaine au visage couleur neige décrivit un mouvement circulaire en direction de la gorge du diamantrix. La lame rebondit sur la peau de diamant de la créature. La jeune guerrière vit que la lame était ébréchée. Le diamantrix riposta avec un coup de pied chassé qui cueillit la gladiatrice en plein thorax. Propulsée à plusieurs mètres de son adversaire la combattante rétablit son équilibre avec l'adresse d'une acrobate. Elle parcourut l'espace qui la séparait de son adversaire, en quelques secondes et lui asséna son épée aussi fort qu’elle le put, en accompagnant son geste d'un cri de guerre tonitruant. Malheureusement, le diamant brisa le fer.

-La peau du Diamantrix est impénétrable jeune imbécile ! hurla triomphalement l'Empereur. Sa créature de cauchemar gagnait de nouveau.

Voyant cette sale humaine désarmée et affaiblie par la précédente attaque de l'homoncule, les Elfelins ne lui donnaient plus que quelques secondes à vivre. Les Elfelines quant à elles ne pouvaient cacher leur tristesse. Celle qui incarnait l'espoir ne serait bientôt plus de ce monde.

La pince du dimantrix pensait se refermer sur la gorge de son ennemi. Mais elle ne rencontra que la douce fraîcheur des flocons de neige.

-Citoyens de la capitale impériale...

L'humaine frappa le Diamantrix du tranchant de sa main. On eu dit une lame de vent.

-Voici le plus puissant...

La lame fendit absolument tout. Air. Diamant. Chair. Os.

Le Pourfendeur de gladiateur pourfendu.

-Guerrier...

La tête du diamantrix tournoya dans les airs. Des gerbes de sang jaillirent de la plaie béante de l’homoncule. Elles abreuvèrent le sable de l'arène et recouvrirent le visage et les vêtements de l'humaine vêtue de noir. Le rouge sur sa peau se confondait avec la teinte écarlate de ses lèvres.

-de l’histoire du Colisée!

La tête du diamantrix s'écrasa dans le sable de l'arène et souleva une légère poussière. 

L'empereur s'étrangla avec sa salive. Les yeux exorbités, il sortit une dague de son manteau doré et s'incisa le pouce. Il ne rêvait pas. Tout cela était bien réel.

Les plus grands scientifiques et magiciens de l'empire s’étaient rassemblés dans les laboratoires secrets du souverain des Elfelins. Ils avaient travaillé de longues années pour créer le guerrier ultime. Rapidité, puissance et résistance. Le désespoir gagnait tout individu qui se retrouvait en face du diamantrix. Avec ce monstre venait la promesse d’une mort certaine. Des années de succès et de gloire disparues en un instant infime. Le temps d’une simple phrase.

Une atmosphère de peur et d'incrédulité s'abattit sur l'arène. Une humaine venait de trancher la tête d’une créature réputée invulnérable aussi facilement que leurs servantes avaient découpé le pain pour leur déjeuner ce matin. Les Elfelins se regardèrent penauds. Leur souverain à tous leur avait promis un jour historique. Mais jamais ils n’auraient pensé à cela.

Alors que les spectateurs se remettaient de leurs émotions et faisaient face à la réalité, la plus puissante des gladiateurs s'avança vers la dépouille du diamantrix et commença à l'écailler. Quand elle eut fini elle lança la carcasse de la plus belle création de l'empereur à la chimère.

La bête mangea avec appétit, malgré le goût infect de la chair de l'homoncule. En signe de remerciement l'animal s'approcha de la jeune humaine et lui lécha la main.

L'empereur pleurait à chaudes larmes. Il n'avait jamais ressenti une tristesse aussi immense. La mort de son père n'était rien comparée à la perte de sa bien-aimée arme de destruction massive.

- Gardes ! hurla le roi d'une voix emplit d'émotion. Tuez cette sorcière !

Une horde de soldats elfelins apeurés encerclèrent le plus puissant gladiateur et sa nouvelle amie chimère.

- Qu'attendez-vous ? Massacrez-la !

Avant qu’ils ne puissent esquisser le moindre geste la jeune femme au visage pâle projeta son aiguille à laine avec la force de mille hommes sur l'empereur. Les yeux embués de larmes, le souverain ne put voir la fine aiguille pénétrer son lobe orbitaire et s’enfoncer finalement dans son cerveau. Dans un état catatonique, le roi s’effondra de sa chaise, et toutes ses richesses avec lui.

La guerrière humaine tenait ses promesses.

Le chaos s'empara des tribunes. Tous les Elfelins se pressaient vers les sorties de l’arène pour échapper à la mort. Certains piétinaient même leurs concitoyens tombés dans la cohue générale, pour s'éloigner le plus rapidement de la sorcière dans l'arène. D'autres n'hésitaient pas à jeter leurs compatriotes du haut des gradins pour accéder plus rapidement aux sorties.

Le prince quant à lui regarda l’empereur déchu avec indifférence et murmura à l’impératrice :

- Mère, les temps durant lesquels cet homme vous persécutait sont révolus. Le peuple elfelin ne devrait pas traiter ses mères, sœurs et filles comme des moins que rien. Je veillerai à ce que les femmes aient une place prépondérante dans notre société. Si nous voulons établir l'équité, ce n'est pas seulement aux femmes de se battre.

Avant de disparaître le futur empereur des elfelins se retourna et adressa un message à celle qui avait réduit son père à l'état de légume. La plus puissante des gladiateurs pu lire sur ses lèvres « Merci ».

Sur ces mots le prince quitta les tribunes impériales, escorté par des soldats portant l'empereur inerte.

Les piquiers qui entouraient la jeune humaine se demandaient s'ils ne devaient pas imiter les civils et fuir à leur tour. Mais ils se devaient d'occire la femme qui avait attenté à la vie de leur souverain.

- Pour l'honneur de l'empereur !

- Pour l'honneur de l'empereur !

Deux soldats téméraires s’élancèrent vers la jeune humaine et la chimère boréale. Avant même qu'elle soit à portée de leurs piques, la gladiatrice projeta les restes de son glaive brisé telle une lance vers l'un de ses assaillants. Ils se plantèrent dans la jambe du premier piquier, ce qui stoppa net sa course. Le second poussa un cri de rage et tenta de plonger sa lance dans le thorax de son adversaire. L'Humaine esquiva l'attaque d’un simple pas de côté et décocha un crochet du gauche au piquier. Le soldat elfelin s’évanouit sous la violence du coup et mordit la poussière.

Toute velléité de combat avait disparut chez les Elfelins. Les soldats firent une haie d'honneur à la gladiatrice. L'Humaine planta son glaive dans le sable enneigé de l'arène et quitta ce lieu de désolation, accompagnée de la chimère.

Alors que la jeune humaine marchait paisiblement à travers les rues d'Elfelheim, les habitants de la cité impériale fuyaient sur son passage. Lorsqu’elle atteignit les portes de la capitale, elle aperçut ses sept compagnons qui l'attendaient avec impatience.

- Qu’est ce qui t'as pris autant de temps ? demanda le plus grincheux d'entre eux. Tu n'as pas enlevé le sang qui te recouvre, d'ailleurs.

- J'ai décidé de ne pas utiliser de magie pour faire durer le plaisir.

- On te laisse quelques instants seule et tu nous reviens avec un chien des plus étranges et une horde d'Elfelines.

Inspirées par le discours de l'Humaine dans l'arène, de jeunes esclaves Elfelines avaient décidé de la rejoindre.

- Oui mon cher Grincheux. Une jeune femme formidable leur a suggéré de prendre leur destin en main.

- Comment allons-nous faire pour nourrir toutes ses bouches ? répliqua le bien nommé Grincheux. Nous n'aurons pas assez de vivres pour tout le monde.

L’humaine dévoila des fragments de diamant prélevés sur la dépouille du diamantrix.

- Je pense qu’avec ça nous pourrons acheter de la nourriture à un marchand de Valandria.

Un sourire avide apparut sur le visage de Grincheux.

- De la nourriture ? Nous pourrions acheter des terres avec ces pierres précieuses ! Je t’adore petite !

La mine renfrognée de Grincheux laissa place à un sourire béat.

- Puisque tu m’adores tant, pourrais-tu m'aider à enlever les chaînes de mesdames ?

- Avec grand plaisir !

Après avoir libéré les futures guerrières Elfelines d'années d’asservissement, la dernière gladiatrice, les sept nains et leurs nouvelles amies commencèrent leur voyage vers de nouveaux horizons.

-Où nous mènera notre prochaine mission, Blanche ?

-Là où d'autres peuples, d'autres femmes ont besoin d’être libérées.

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