Poitiers. La Sirène du Clain

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CONTEUR EN TOUS GENRES. Nouvelles, romans, poésie, stratégie, blues, rocks et mise en chansons de poèmes (Ronsard, La Fontaine, Corneille, Baudelaire, Rimbaud, Machado, Prévert).  [+]

Comment une passion irraisonnée rendit amphibie un amoureux transi.

Peu à peu, je sus qu’elle était là. Au début ce fut comme une vapeur dans mon esprit, une sorte de dérangement dont je laissais négligemment le lit se faire et me défaire. Sa présence distillait une menace pour ma vie quotidienne dans son rythme, ses habitudes, ses tâches programmées et ses relations autant professionnelles que personnelles.
Elle ne me parlait pas, je ne la voyais pas, je ne l’imaginais même pas alors qu’elle pianotait déjà sur le clavier de mes désirs au détour d’impromptus dont j’ignorais les gammes. Ses brusques harmonies me saisissaient par le revers, au dépourvu sans jamais s’annoncer. Elles s’ouvraient sur des baies d’exigences inconnues et de perspectives insolites où s’effondrait l’ensemble de mes repères. Sa chaleur m’aimantait de sa douce insistance. Oui, c’était cela, une chaleur qui ne venait pas du dehors mais qui me frémissait de l’intérieur comme une alchimie implacable.
Pour qu’elle se manifeste, cette perturbation devait avoir quelque chose en propre ? Des éléments de réponse prirent l’apparence d’un sifflement à peine audible, à la tonalité subtile teintée de pastels si modestes qu’il eut été déraisonnable de les nommer. Cela naissait de moi tout en résonnant dans l’espace, et dans cette gangue brumeuse s’ébrouait comme une direction, une impulsion suave de certitude qui s’imposait inexorablement. En parallèle, ma vie officielle se poursuivait marquant des inflexions de plus en plus pénibles et difficiles, des accélérations et des tombées de haut, rien de bien différent du lot commun.

Le temps passait et je n’osais plus descendre vers la rivière de peur d’en être sûr. Un matin, alors que j’observais sa couleur changeante, je perçu confusément les premiers mots de son langage, à peine des mots, pas encore de syntaxe ou de rythmes.
Par la suite, des émois nocturnes me taraudèrent d’images d’abord fugitives et bientôt rémanentes de plus en plus confortablement installées. Tout alla vite, fila sans frein ni résistance et s’immisça dans ma conscience en imposant une présence immatérielle désormais étrangère à toute remise en cause. Une chose était certaine, je ne pouvais plus m’y soustraire si tant est que je le désirais encore.
Je m’apprivoisais progressivement à ces voyages oniriques sans calendrier ni rendez-vous fixe, sans programme ni échéance probable. Ils surgissaient comme ça, ne s’annonçaient jamais mais envahissaient tout mon espace mental dès leurs débarquements subits.
Furtivement, la peau d’un tambour de soie, un épiderme de sensation exquise poussait en moi comme un récepteur d’ondes, une voile marine, une parabole satellitaire, enfin, quelque chose qui non seulement réfléchissait mais en sus, et je le découvrais bientôt, commençait à émettre.
Plus j’adhérais à ce mystère, plus je m’échappais de mes préoccupations quotidiennes pour de longues parenthèses. À l’occasion de l’un de ces intermèdes, je su que cela avait à voir avec la rivière. Rios fut le premier mot qui exprima pour moi cette sensation. Enfin, je disposais d’un nom, d’une indication clairement énoncée, et dès cet instant je devins habité par elle irrémédiablement.

Une fin d’après-midi d’automne, je me décidais à pousser le canoë bleu dans la rivière, peut-être pour savoir, ou simplement filer sur la surface lisse où tant de choses se reflètent sans que l’on sache vraiment ce qu’il en va de l’intérieur. Cette capacité à tout saisir et à tout rendre dans le scintillement faiblement agité du courant, cette lumière saugrenue et sans source active me fascinait au point parfois de m’y confondre. Le monde du dessus qui se détaille au-dessous dans ses abysses tout comme ses perspectives sans en avoir la consistance, était-ce un peu comme dans les rêves ?
De la double pagaïe, j’avançais vers l’amont, le canoë glissait sagement dans un doux clapotis étouffé. Les arbres se coloraient d’un or de saison, par deux fois je vis détaler l’éclair azur métallisé d’un Martin Pêcheur sur la rive droite du Clain. Je dépassais la passerelle du Fleuve Léthé, franchissais les faibles remous des Trois Ilots et me retrouvais immergé dans une nature redevenue sauvage. Ici la rivière dessine une autoroute végétale bordée de grands arbres gorgés d’eau et de lumière qui tentent de se rejoindre en nef dans le ciel.
Le silence imposait une présence inquiétante, presque effrayante pour un tympan désappointé de citadin. Ici, plus rien d’humain ni d’urbain si ce n’est quelques restes de murets de jardin, de ruines de maisonnettes envahies de bois mouillés inclinés, de sureaux et de frênes en broussaille. Un cadre de vie idéal et propice aux fantômes. Le mutisme extrême de ces lieux clos par le tricot des branches et des morceaux de ciel, accentuait la petitesse de mon intrusion intempestive à bord du canoë bleu.
L’espace fluctuait d’un rythme indifférent où rien n’altérait cette stabilité ouatée hormis le craquement d’une poule d’eau nichée sur un amas de bois flottants, ou les intrusions ponctuelles d’un chant d’oiseau.
— Si Rios existe, c’est là qu’elle vit !
Je songeais à une ombre immergée, au tracé d’une figure s’ébauchant en mémoire de passage, à quelques stries significatives de présence sous la surface... Rien, il ne se passa rien d’inaccoutumé et je redescendais la rivière à l’aide d’une seule rame en dessinant des points d’interrogation dans le courant pour ne pas dériver vers les bords. Déçu, je poussais jusqu’au Moulin de Chasseigne, puis remontais le courant et rangeais le canoë sur les crochets plantés dans le tronc des peupliers.

Ce fut cette nuit que je l’entendis pour la première fois. Sans pouvoir la décrire, je ressentis clairement sa présence dans le Clain, persuadé qu’elle avait délibérément choisi de s’y installer. C’était une sirène, je ne pouvais plus en douter. Cette peau de soie vive qui se tissait à l’intérieur de ma poitrine recevait ses messages avec une clarté à présent étonnante.
Rios prenait vie et je communiquais avec elle par le biais de cette voile de soie, de ce récepteur peu à peu émetteur. Elle me pressait d’attendre, de ne pas me hâter de lui parler malgré mon impatience, mais je projetais déjà trop de rêves pour me contenter de son seul nom, Rios. Tout m’incitait à transformer ces perceptions, ces impacts et ce mystère en une matière réelle, palpable, et presque gustative.
À force de longueurs de nuits, ses contours se révélaient, et le tanin discret de son être m’agaçait déjà la gorge. Sûr qu’elle était marine, à saveur de lichen me murmuraient les lumières en reflets sur le miroir du Clain. Mais chaque fois que je m’aventurais à ébaucher ses formes, elle se détournait en m’assurant que je m’égarais, qu’elle n’avait que peu à voir avec ces tentatives convenues, mais qu’un jour viendrait où elle se donnerait à moi.
— Mais tu t’appelles Rios, que je protestais !
— Non, ce n’est que le début, l’apparence, une réverbération sans consistance ni durée assurée. Attends que la voile de soie se tende et nous pourrons nous parler en présence.
Je consultais dictionnaires et encyclopédies pour tout connaître des sirènes, leurs noms, leurs us et leurs coutumes sous toutes les latitudes, la nature de leurs songes, leur commerce avec les humains, la relation de quelque voyageur les ayant fréquentées... Durant ces moments de quête forcenée, il me semblait entendre Rios éclater de rire depuis le Clain.
- Cherches si cela t’amuse, tu trouveras des choses,d es anecdotes, mais moi je suis différente, tout simplement parce que je suis moi. Pourquoi aller exhumer de telles banalités dans les livres, il n’y a que moi qui te parle et que toi qui m’entends. Voudrais-tu me tromper avec un dictionnaire, ces pages de papier noircis par des souvenirs et des espoirs périmés ?
Chaque matin avant de prendre le Chemin de la Cagouillère qui conduit au parking sous les remparts du Jardin de Blossac, je m’arrêtais un instant pour regarder le Clain et je me surprenais à marmonner.
— Rios !
Ce n’était plus la rivière qui changeait de couleur, mais Rios qui variait ses atours en fonction de la saison, de la température, du ciel, des nuages, du régime des eaux et certainement de ses humeurs. Ses nuances résonnaient sur la voile de soie qui me poussait à l’intérieur et d’où je bredouillais des paroles mimées par lesquelles se pressait l’appel de tout mon être vers elle. Rios me répondait par un flux de sensations de plus en plus explicites, car elle était femme, je ne pouvais en douter l’ombre d’une seconde.
— Pourquoi je ne te rencontre pas, que j’insistais ?
— Parce que c’est bien trop tôt. Il faut que nous puissions nous voir, mais cela n’est pas encore possible.
— Mais tu es une femme, je suis un homme et je veux t’aimer Rios.
— Ne soit pas si pressé ! Tu es plein de scénarios éculés, d’itinéraires convenus et balisés, de séquences programmées... Soit patient comme je le suis, car moi aussi je te désire tu sais.
À ces mots faussement tempérants, j’éprouvais la certitude que mon amour pour elle n’avait plus rien de platonique et qu’il s’enracinait fermement dans les replis les plus intimes de mes désirs.

Un matin, la rivière fut presque orange, ocre couleur terre car il avait plu abondamment. Je ne sus exactement pourquoi, j’en fus embarrassé, quelque chose d’inhabituel survenait. Au sortir de la maison, j’observais longuement le courant sans rien entendre de particulier. Rios avait-elle disparue ? J’en éprouvais une terreur panique, un affolement généralisé d’empreintes désormais quotidiennes. N’était- ce en définitive qu’un rêve débile toute cette histoire ?
Je demeurais planté là, hésitant en haut de l’escalier lorsque la démarche pesante de ma voisine me fit revenir à la réalité. Non, elle n’avait pu disparaître, oui elle était vraie et bien réelle, non je n’étais pas fou, mais s’il fallait le devenir pour reprendre contact avec elle, je n’aurais pas hésité un instant ! La journée fut longue, pénible. Je me sentais comme une girouette prise au milieu de giboulées alternant des éclaircies sauvages d’espoir et d’amour fou, avec une déprime sans fond en forme de douches de grêlons.
— Rios, Rios, pourquoi me fais-tu cela, je n’ai pas besoin d’une telle épreuve pour t’assurer de mon amour.
Je délirais, ma productivité professionnelle tomba au plus bas et je jugeais préférable d’écourter ma journée de travail de crainte de commettre quelque impair relationnel. De retour, je m’enfermais dans mon bureau et travaillais d’arrache-pied sans un regard pour le Clain. Il faut dire que j’étais vexé, en vérité oui, j’étais furieux de me sentir autant attiré par elle sans avoir pu lui parler le matin même. Je lui faisais la gueule en quelque sorte, je piquais un caprice et refusais d’accepter la réalité. Si Rios était une femme, elle pouvait aussi avoir des périodes durant lesquelles elle préférait se tenir à distance. Je fis les comptes, cela faisait tout juste un mois que nous nous fréquentions, Rios devait être... indisposée. Voilà, ce devait être la raison !
Me refusant à extrapoler dans ces questions, j’éclatais de rire et me servais un Malt fumé bien tassé. Je n’avais pas plongé les lèvres par-dessus le rebord du verre que j’entendis la petite voile de soie se tendre et vibrer faiblement. Était-ce un au revoir ? Je m’étais habitué à ce que Rios s’exprime de plus en plus distinctement, quelque chose clochait, mais l’essentiel était qu’elle réapparaissait enfin. Je lui signifiais n’avoir aucune animosité à son égard et marmonnais quelques paroles d’excuses idiotes. J’admettais m’être comporté comme un idiot, je la comprenais... puis je me ravisais pour ne pas me laisser embarquer dans cette logique loufoque. Rios pouffa et se moqua de moi.
— Mais non, il ne s’agit de rien de tout ce que tu imagines. Ce matin, as-tu remarqué la couleur de la rivière ?
— Oh oui, bien sûr, elle était si ocre et boueuse que j’ai pensé à l’Amazone.
— Comment étais-je habillée ce matin ?
— Je ne sais pas Rios, j’adore tes vêtements, toutes les formes que tu prends, même si je rêve de te découvrir sans.
— Éh bien, c’est ce que tu n’as pas su voir ce matin, et moi je n’ai pas osé me manifester plus que cela par pudeur. Pour tout dire, j’étais un peu gênée ce matin car j’étais nue mon ami, entièrement nue pour toi !
Dieu le terrible effet que cet aveu de Rios me fit ! Je songeais à Saint Paul terrassé par sa révélation sur le chemin de Damas ou d’ailleurs. Le Malt à mon secours me fit entrevoir une pluie d’étoiles tandis que mon imagination se débridait sans trouver de limites.
— Rios, tu étais nue et je ne l’ai pas vu !
Elle m’expliqua que c’était entre autre pour cela qu’il nous fallait encore du temps pour se découvrir sans reproduire les relations convenues et sans horizon des vivants.
— La mutation sera difficile, me confia-t-elle de manière ambiguë.
— Mais qu’importe, que je m’emportais !

À partir de ce jour, je rêvais mal et m’agitais dans mon sommeil au point que ma compagne s’en offusqua. Il m’arriva aussi de hurler le nom de Rios en pleine nuit. Je ne supportais plus l’idée de sa nudité, de sa présence au fil de l’eau, j’imaginais ses formes bercées par le courant, les filets d’eau ruisselant par ses courbes et par ses interstices. J’entrais en érection à en devenir jaloux du Clain que je désirais littéralement vider hors de son lit, faire exploser ses digues et supprimer ses retenues pour dévoiler Rios complètement à ses yeux.
Lorsque je m’en ouvrais à elle tant le désir devenait obsessionnel, elle souriait en me rappelant que sans eau, elle ne pourrait survivre car elle était une créature de l’onde. Cela me déprimait terriblement. Jamais je ne pourrai la rencontrer de chair, sentir sa peau, me mélanger à son corps, goûter aux pulsations de son cœur, m’enchanter des saveurs de son intimité et dormir avec elle.
— Mais nous dormons déjà ensemble, depuis longtemps, murmura-t-elle au travers de la voile de soie.
L’impatience me taraudait au point qu’un jour je craignis de déchirer cette voile par laquelle nous communiquions. Professionnellement, j’évitais de prendre de nouvelles responsabilités et devenais expert dans l’art du botté en touche pour ce que l’on me suggérait d’assurer, même avec insistance. Je suivais l’exemple de Rios, j’évitais et contournais les obstacles à la manière du courant.
Puisque je ne pouvais vider le Clain, je devais devenir amphibie, voilà, c’était l’unique solution !
— Il faut que tu me connaisses un peu mieux, insistait Rios.

C’était tout simple, j’étais amoureux, et c’est dingue comme on peut être bête et stupide quand on est amoureux, c’est connu. Rios occupait tout mon espace mental, elle influait sur mes actes, mes sensations de tous les instants auxquels elle avait un accès de plus en plus direct. Je lisais avec elle, je mangeais avec elle, pas une once de ma vie ne lui était à présent étrangère.
Bien que la faim de sa présence de chair me torturait, je n’étais jamais seul mais en ménage, en ménage avec Rios. Je perdais du poids, mais, pour me faire patienter, elle m’annonça un cadeau qui nous rapprocherait plus encore. Elle me donna rendez-vous au bord du Clain en début de soirée où un beau quart de lune s’était levé.
— Je m’appelle Iara, c’est le nom des sirènes de l’Amazone, Rios est mon prénom, ici je suis connue sous ce nom-là (...) Sur internet, tu peux me joindre sur icarios@clain.com et je te répondrai par les images de mes milieux aquatiques et lacustres.
Aussitôt je l’interrogeais.
— Maintenant que je connais ton nom et ton prénom, puis-je te voir enfin complètement.
Une longue ride se déplaça sur le Clain vers l’amont, elle opéra une large courbe vers la rive gauche où je me trouvais pour tourner à nouveau vers le pont du chemin de fer et revenir avant de filer vers l’aval sans retour apparent. Elle était là autrement qu’en rêve, c’était sûr.
La rivière s’agita à nouveau et Rios reprit son ballet avec plus d’insistance. Je me délectais de sa souplesse, de son charme, de sa vivacité et de la grâce de ses courbes oscillantes. Elle se déplaçait à la vitesse de l’éclair en dessinant des flots de vaguelettes comme un dos roulant sous la surface. J’en étais subjugué.
— Bientôt nous nous rencontrerons comme tu le veux, je te le promets, conclut-elle avant de disparaître parmi les profondeurs.

Désormais, je n’étais plus soumis à la seule voile de soie pour lui parler et pour l’entendre. Je lui expédiais des messages tout à fait clairs par internet et cela accapara rapidement la plus grande part de mon activité at home et au travail. Le puzzle de son environnement se précisait, je découvrais les noms et les formes des poissons, les variations de faunes et de flores qui peuplaient la vie de Rios sous les tropiques comme dans le lit de la rivière tout en bas du jardin.
Rios expliquait et détaillait avec un soin particulier au point que je me sentais de plus en plus immergé dans son monde. Sans savoir comment elle accédait à internet, je lisais et décryptais sa prose aussi nettement que n’importe laquelle des pages du web. Un jour, elle décida de m’initier à sa sexualité, car la sexualité des sirènes diffère de celles des femmes, je m’en doutais, il suffit d’une image pour s’interroger.
— Tu sais que les jambes d’une sirène ne font qu’une ?
— Bien sûr que je le sais, comment se fondre l’un dans l’autre dans de telles conditions ?
Dès lors, dans mon sommeil, je me collais si intimement aux draps que le matelas se transformait en Rios. Ma créativité enfiévrée accouchait de ruses et subterfuges tous plus alambiqués pour être en elle et l’occuper, la pénétrer, la féconder, la prendre sous tous les angles, la recevoir de face ou de côté, déguster ses délices et la bouter par tous ses interstices.
La nuit avec son peu de formalisme m’aidait énormément. Bientôt, je disposais d’une banque de scénarios d’amour physique à faire pâlir de jalousie le propre auteur du Kama Sutra. Chaque rêve m’apportait d’autres conduites, d’autres approches, d’autres extases et mes désirs aboutis papillonnaient dans ses humidités gracieuses, spacieuses et déliées, aussi variées, diversifiées et renouvelées que le cours de l’eau.
Rios me procurait les plus merveilleux des plaisirs et je percevais jour après jour l’imminence de l’échéance de sa promesse. Un beau matin, je su que le moment était venu. Je pris un dernier bain, négligeais de m’habiller et descendais lentement vers le Clain.
Elle m’attendait là souriante, et me dit simplement,
— Viens !

Me suis-je noyé car on ne m’a jamais retrouvé ?
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Nad Garance · il y a
Une lente et délicieuse initiation à l’amour d’une sirène

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