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Poésie d’Iris-Akila Mébarki

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Karim assouane

10 lectures

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Jeune poétesse d’une Algérie heureuse







































2



















C’est la présence d’un être cher...
De sourire sans cesse verts
Autour de soi et en soi...
C’est des regards de printemps
Sans cesse découvrant, sans cesse ouverts
Avec dans le cœur une voix
Toujours présents et vivifiante...
Et une âme respirant la joie...
Qui aime à se propager confiante
Sur les visages aimés...
Sur les visages mélancoliques et tristes
En leur insufflant la lumière d’une main d’artiste...



Oui,... bénis soit le Bien-être...
Et l’émanation mélodieuse
De sa fraicheur guérisseuse
Oui,... Combien de Devins et de prêtres
Ont aspiré à ta Hauteur
Ont invité leurs serviteurs
A ta grandeur, à ta chaleur...
Seuls les initiés doués percevaient ton Unité
Et dans leur monde d’inspiration
Ils s’élevaient vers tes exhalations
S’en trouvant rapprochés des grandes divinités...



Gloire à toi,
O Ami de la Foi...



« Bien-être »



Mélancolie... te de là nouveau sur mes flots
Sans gouvernail, sans matelots...
Seules tes voilà immaculées
Dansant au gré des vents
Qui me chantent une mélopée
Indistincte et lointaine...
Que répond mon cœur ferment ?
Sa vie est troublée et vaine
Oh, lassitude que tout c’la...
Allez, allez, Volonté et Sagesse
Prêtez mains fortes à ce méli-mélo !


3

Fuites souffles les vents de l’Allégresse
Pour faire marcher droit ce vilain-là !
Ce voilier aspirant de la peine
Et narguant les abysses d’ébène
Non, non... je ne vous retins point
Je vous pris... je l’ordonne ! Passez votre chemin !...
Je suis lasse des amarrages stériles
C’est assommant, blasant et servile !
Toujours progresser et ne point tourner en rond...
« - Car la Vie ne va pas en arrière
Ni ne s’attache avec hier - »



« Mélancolie »





Solitude du soir...
La musique m’est un encensoir...
Qui m’enivre d’un trouble de pensées
Et ma tête se penche telle une pensée
Sur ces mains blanches et généreuses
Et telle une cassette à bijoux
Qui accueilli et recueilli toutes mes paroles les plus précieuses
Et leurs éclats les plus fous...





Solitude du soir...
L’horizon inconnu des opprimés est-il noir ?
Mais la route est longue...
Et le temps si court !
Ou plutôt pressé et oppressant
Et l’œil du « Tard » combien saisissant !
Ah, l’insouciant se goure !
Et pourtant la Lumière appelle !
La Vérité et le Beau ont des ailes !
Ils ne demandent qu’à être enfourchés...
Hélas, souvent l’homme est son propre archet...




Solitude du soir...
La musique m’est un encensoir...
Qui m’enivre d’un tumulte de pensée :
La connaissance... LA vérité... l’Amour... la Liberté...
Peignant des tableaux aux couleurs passionnées, sensées, - insensées ? -



Sur ces mains blanches et généreuses...
Evidemment... il y a l’Espoir !...










4























Comme la musique de Clayderman
Comme les mains souples et généreuses
Comme les paroles de Gibran
Comme la Nature rieuse
Est ma joie...
Comme les nymphes de l’Ida
Comme le lait d’Amalthée
Comme le sein de l’Héra
Comme la sagesse de Nérée
Est nourrissante ma joie...
Comme la flute de pan d’Hermès
- dans les mains d’Apollon –
Comme les exploits d’Héraclès
Et ses victoires en jalons
Est inspiratrice ma joie...





Mais comme la foudre du Dieu du ciel
Et la semence de Déméter
Et les sourires des mortels
Et le défi aux Filandières
Est inconstante ma joie...



Mais tels les cycles mythiques
Et les mythes de la Création
Et les étincelles magiques
Et les chansons et les passions
Est immortelle ma joie !





« Ma joie »





Le vent me chante la Liberté
La brise me souffle la Tendresse
La tempête me hurle des Prouesses
La pluie m’arrose de sa Pureté.
L’écume crache la Révolte
Les flots murmurent de Nostalgie...


5

Les branches sifflent : Mélancolie...
Les feuilles chuchotent la Récolte.
Le magnum bouillonne d’Energie sourde
L’eau souterraine perle de Vie
Le feu défie toute Bourde
Les rayons brillent de Défi.
Le tonnerre gronde de Colère
Les mouettes fredonnant d’Aspirations...
Les nuages soupirent d’Incertitude...
La lune sourit de Gratitude.
Le noir refoule toute Ambition
Les astres font signe à Déméter
Et se sourient de Vastitude...
Dans le miroir des océans...



L’homme est pareil à ces Natures paradoxales
Tantôt Nymphe tantôt Démon, tantôt Bien tantôt Mal
Tantôt Vilain tantôt Minerve
Tantôt Mutisme tantôt Verve...



Ce sont les Métamorphoses
qui font vibrer la Vie...
Et les Apothéoses
ne s’accomplissent qu’ainsi...











Nous étions deux fleurs des champs
dans le jardin des Espérances
Nous aspirons ensemble aux prairies immenses
A une Nature sans frontières où les murs sont absents.



Une même brise nous caressait
Un même vent nous secouait
Et la rosée nous paraît
De mille perles inspiratrices



Et nous hachions de concert nos verts calices
A chaque nouveau rayon de soleil complice
A chaque bourdonnement (d’abeille) fécond d’abeilles
A chaque chant d’oiseau ami de l’Eveil



Nous aspirons ensemble à nous épanouir
A devenir plantes grimpantes au-delà du jardin
A travers d’autres terres et grandir et murir
Telle la vigne et donneuse de bons vins



Et un jour la Nature fut élément à ma sœur


6

Qui n’avait cessé d’élaborer ses prairies
Petits fleur insatiable elle saisit son heure
A pleines racines, s’élança vers les plaines



« Au revoir, petite fleur, me disait son cœur
Je m’en vais vers le labour du bonheur
Continue à suivre mon chemin d’ardeur
Je t’attendrai confiante en ton sérieuse rieur
- Je viendrai
Promesse,
et réussirai,
Volonté !



chanteraient toutes mes fibres dorées...





A l’aube du printemps
Je santai l’horizon
De ma fenêtre enfin ouverte
Sur la colline de ma vie verte...



Le paysage m’apparut sporadique
Etrangement prometteur
J’en respirai toutes les senteurs
Du fond « frac » et énergique...



Les parfums s’entremêlent...
Etourdissement à la fois de châtiment et de fadeur
Alors je me mis à humer avec plus de ferveur
Jusqu’à ce qu’il me parvint dans la mêlée



...Ube brise fascinante !...
A la fois plus chaude, plus fraiche que l’alentour
Mais si discrète, si douce... et pénétrante !
Qui envahit mon cœur de murmures sourds...



Alor mon regard en suivit la source
... Et quel fut mon ravissement ! A la vue d’une demoiselette
qui penchait délicieusement son réceptacle de Violette
Me souriant avec accueil de ses pétales douces



D’un sourire innocent mais complice
Elle semblait me dire : viens !
Viens avec moi boire au sein
Du monde !... Je te montrerai le Mal et le Bien...



Alors tout naturellement, je sortis de ma fenêtre
Guidée par son parfum et l’aimantation de son être
Une fois à sa hauteur, nos yeux se sont souris
Et pour la vie,... je pris la main de ma vie


7

De ma sœur, de mon égo, de ma fleur, de mon ange
Non sans une douce sensation étrange.
Nous primes ensemble la route de la vie...
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