Platéron et moi: calle McAdam

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J'ai toujours cru être le seul à connaître le petit chemin derrière la ferme où à présent les gens de la grande ville résident, surtout en temps ensoleillés.
Etant enfant, j'y jouais, Platéron, bien avant que tu ne sois né. Don Diégo habitait la ferme, seul avec son immense chagrin. Parfois, je piquais les mûres du jardin et mangeais les prunes douces qui pendaient par dessus le mur. Jamais Don Diégo ne m'a grondé bien qu'il m'avait surpris à plusieures reprises. Hélas, nos petites ballades ensemble, moi, sur ton dos si doux, ne seront plus possibles.
Le petit chemin deviendra grand et important, dangeureux pour de vieilles gens comme moi et de petits ânes gris argenté comme toi, Platéron.
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