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Petite Musique De Nuit

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B. Nardog

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Clara traversa le vaste salon, ouvrit la porte du bar et se servit un cognac qu'elle avala d'un trait. Certes, il n'était que neuf heures du matin mais Clara avait besoin de faire cesser le tremblement de ses mains. Maintenant, ça allait mieux. Elle se servit un second verre, rangea le cognac et, la gorge serrée comme si elle commettait un sacrilège, se saisit délicatement de la bouteille de bourbon personnelle de son cher et brillant époux. « Ce bon vieux Jack » , murmura-t-elle affectueusement à la bouteille d'alcool comme le faisait toujours son mari lorsqu’il se saisissait du flacon ambré.

Clara se rendit ensuite dans la cuisine où elle déposa la bouteille de bourbon, debout dans l'évier, avant d'en dévisser le bouchon. Puis, elle glissa la main dans le tiroir réservé aux épices et en ressortit un minuscule flacon de verre blanc empli d'un liquide aussi limpide que de l'eau. Le souffle court et la bouche sèche, elle ouvrit la fiole et en vida avec précaution le contenu dans la bouteille de bourbon. Inodore et sans saveur, on le lui avait juré. Enfin, « on » l'avait assuré à sa voyante, une brave femme serviable grâce à qui – et moyennant un « geste généreux » – elle avait pu obtenir ce... remède. « Ça » allait faire comme un infarctus...

Après avoir soigneusement essuyé la bouteille et l'avoir remise en bonne place dans le bar, Clara récupéra le petit flacon vidé de sa substance, se dirigea vers le hall et sortit. Le froid la transperça. Elle marcha d’un pas rapide vers le fond du parc et s'arrêta devant le plan d'eau. Il n'était pas complètement gelé. Une chance... Clara jeta la fiole au milieu des nénuphars. Soudain rassérénée par un étrange sentiment de « devoir accompli » Clara regagna la chaleur de la grosse maison où son cognac l'attendait.

***

Bertrand Leclerc engagea lentement le lourd coupé 560 SEC dans l'allée verglacée du parc. Dix-huit heures quarante. La nuit avait chassé depuis longtemps le jour morose de cette fin d’Octobre. Une nuit glaciale comme il n'en existe vraiment que dans le nord-est de la France. Une nuit dont l'obscurité se diluait dans un brouillard givrant qui laissait de verre le moindre végétal. Le thermomètre flirtait déjà avec les moins dix degrés centigrades et l'hiver, cette année encore, promettait d'être à la hauteur de sa réputation.

Bertrand Leclerc nota immédiatement l'absence de lumière dans la maison. Sa femme, Clara, ne quittait que très rarement la propriété et pourtant, pas la moindre fenêtre de la grosse demeure du XIXe siècle n'était éclairée. Pas même celle de l'office où Clara s'affairait habituellement à cette heure du début de soirée.

Le pinceau des phares de la Mercédès balaya la pénombre du garage, révélant l'arrière disgracieux de la petite Renault de Clara. Cette chère Clara...

Bertrand Leclerc avait rencontré Clara dix-sept ans auparavant lors d'une soirée organisée par l'entreprise dont il était, à l'époque, un jeune directeur commercial. Elle accompagnait son père, riche industriel et plus gros client de Bertrand. Entre eux, le courant était passé de suite, comme on dit. Un vrai coup de foudre, comme au cinéma. Mais les films ne durent jamais dix-sept ans. Bertrand, doué d'une énorme capacité de travail, était rentré dans la boite de « beau-papa » et était rapidement devenu le bras droit du « Big Boss ». Voyages, en France et à l'étranger, rendez-vous incessants, téléphone, e-mails, fax... Bertrand partait tôt le matin et rentrait tard le soir. Son temps était devenu son bien le plus précieux. Trop précieux pour qu'il puisse se permettre d'en consacrer la moindre parcelle à Clara. Et leur passion avait commencé à tourner à l'aigre. Au vinaigre. Clara s'était mise à lui vouer une sorte de haine larvée, aux vagues relents de culpabilité. Une haine muette et sourde, alimentée au jour le jour par ces petits riens qui transforment parfois de braves gens en assassins. Clara... De ce prénom qu'il trouvait si charmant au début, Bertrand ne retenait plus aujourd'hui que le fait qu'il était celui d'un personnage dans les bandes dessinées de Walt Disney. Une vache. Et encore, la Clara de Disney était amusante... Sa Clara à lui était devenue grasse et apathique, abrutie par l'alcool et les anxiolytiques. Le temps et l'ennui en avaient fait une pouffiasse de luxe !

Bertrand éteignit les phares, coupa le contact du gros V8 et sortit de la luxueuse voiture. Le vent glacial s'empara de lui, lui arrachant un gémissement. Il rentra le cou, courba le dos et se dirigea rapidement vers la haute bâtisse. La porte n'était pas verrouillée. Il entra et alluma le corridor. Le silence était total. Il resta un instant immobile :
— Clara ?
Rien. Il avança dans le long couloir, traversa le salon et la salle à manger d'un pas rapide et pénétra dans la cuisine. Vide.
— Clara ? appela-t-il à nouveau, la voix altérée par une inhabituelle tension.

Il rejoignit le corridor et emprunta l'escalier qui menait aux chambres du premier étage. Six chambres avec salles de bains. Celles des enfants qu'ils n'avaient jamais eus, celles des amis que « l'ambiance » avait depuis longtemps dissuadé de venir, la chambre de Clara, et la sienne vu qu'ils ne dormaient plus ensemble depuis longtemps.

Bertrand frappa discrètement à la porte de la chambre de sa femme et ce geste pourtant habituel lui parut incongru. Pas de réponse. Il entrebâilla la porte lentement, comme si la pénombre cachait un monstre prêt à bondir, mais n'alluma pas. Il s'avança vers le lit de sa femme où il distinguait une vague forme allongée. Dans la faible lueur dispensée par le couloir, il se pencha au dessus du lit :
— Clara ? murmura-t-il.

Il alluma la lampe de chevet. Clara semblait dormir. Elle était habillée. Bertrand s'assit avec précaution sur le rebord du lit et posa la main sur le bras nu de sa femme. Nu et froid. Il comprit instantanément qu'elle était morte. Bel et bien morte.
Bertrand appela la police.

***

Le lendemain après-midi, le commissaire Constantini, qui la veille avait procédé aux premières constatations, lui fit une courte visite. L'autopsie pratiquée sur la dépouille de sa femme révélait que celle-ci avait succombé à une absorption massive de barbituriques. Le labo en avait d'ailleurs décelé des traces au fond du verre posé sur la table de nuit, mélangés à du whisky. On avait également retrouvé un flacon vide correspondant dans la poubelle de la cuisine. Ce qui venait corroborer la première hypothèse du policier: le suicide de Madame Leclerc. Une rapide enquête de voisinage la décrivait comme une femme triste et renfermée. Dépressive même, qui errait parfois, ivre, dans le parc en marmonnant Dieu sait quoi, insultant à l'occasion les rares promeneurs qui passaient devant la propriété. Pour Constantini, ça ne faisait pas de doute :
— Seule depuis le matin dans cette grande maison, comme tous les jours, et probablement déprimée par la perspective d'une nouvelle longue journée de solitude, votre femme, dans une dernière crise de désespoir, s'est « mitonné », pardonnez-moi l'expression Monsieur Leclerc, un cocktail à sa façon dont elle savait qu'il lui serait fatal. Elle s'est ensuite rendue dans sa chambre avec son verre, l'a bu, s'est allongée sur son lit... Il devait être aux alentours de treize heures.

Bertrand Leclerc se laissa tomber dans un large fauteuil de cuir et prit sa tête entre ses mains, abattu.
— Je suis désolé, lâcha sobrement Constantini en se dirigeant vers la sortie...
Leclerc ne répondit rien. Assis, il écouta décroître le bruit de la voiture du commissaire, prostré.

Plus tard, il sembla sortir soudain de sa torpeur. Il se leva, appuya sur la touche « on » de sa chaîne hifi et posa sur la platine-laser la « Petite musique de nuit », sérénade en sol majeur de W. A. Mozart. Puis, il se dirigea tranquillement vers le bar d'où il tira « ce bon vieux Jack », s'en servit un double qui en valait bien trois et s'installa confortablement dans le vaste canapé en buffle, face aux flammes dansantes de la cheminée.

Ainsi « ça » avait marché, pensa-t-il. Un retour impromptu à la maison vers midi, un « Chérie, j'ai réussi à me libérer pour deux petites heures, juste le temps de déjeuner ensemble. Il y a si longtemps... Je nous sers l'apéritif ! » Il avait entrevu la fugace lueur de joie dans les yeux de Clara, et comme une infinie tristesse aussi. Un verre de Sauternes pour lui, et pour elle, un bon scotch bien tassé. Bien tassé et surtout agrémenté d'une bonne mesure de ses calmants préférés. Elle n'avait pas tardé à se sentir « si fatiguée ». Il l'avait accompagnée dans sa chambre « allonge-toi cinq minutes, ça va aller mieux ma Chérie » et il était reparti, presqu'en retard, pour un important déjeuner d'affaire en espérant que « ça » marcherait. Et « ça » avait marché !

Sourire aux lèvres, le coeur léger et l'optimisme en béton armé, Bertrand Leclerc leva son verre :
— À ta santé, Clara !
Et le vida cul-sec.

PRIX

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Sylvie Pavy · il y a
La guerre des four roses ^^
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Murmure Ordinaire · il y a
Pas mal ficelé. Amusant. Je voudrais savoir à quel moment exactement dans l'après midi Clara empoisonne le scotch.
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B. Nardog · il y a
Au début, dès le deuxième paragraphe. Et il s'agit de Bourbon. ;))
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Granydu57 · il y a
J'aime, sans commentaires, et encore bravo pour ces idées d'écriture.
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B. Nardog · il y a
Merci Granydu57 :)
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Jean-Jacques Michelet · il y a
c'est autre chose qu'une vieille Volvo ;);); ! My vote !
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B. Nardog · il y a
Quoi qu'une vieille Volvo 122 S Amazon... Merci (à retardement, j'étais absent...)
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Utilisateur désactivé · il y a
Jolie construction.
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B. Nardog · il y a
Merci Lacarpe !
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B. Nardog · il y a
Légèrement "à la bourre", certes, mais je ne passe que rarement, hélas.
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Geny Montel · il y a
Du suspense, une belle écriture, un régal !
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B. Nardog · il y a
Merci à retardement pour vous aussi Geny mais je suis très rarement là.
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Elsa · il y a
Je vous lis avec plaisir cher ami, mon passage fut bref dans cet autre galaxie, je ne m'y sentais point à mon aise....vous êtes talentueux...Cordialement Elsa
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Francine Lambert · il y a
Un vrai plaisir de lecture ! Merci pour ce moment et je regrette sincèrement de ne pas pouvoir voter . . . Je vous propose cependant de découvrir ma première nouvelle : "Majeure"
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Jean Calbrix · il y a
Je relis avec plaisir votre nouvelle, Nardog ! Elle aurait amplement mérité la finale !
Vous avez voté pour mon verglas. Lui donnerez-vous un nouveau coup de pouce ? http://short-edition.com/oeuvre/poetik/verglas Merci d'avance !

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MAMYLUCY · il y a
Il me semble que je suis arrive trop tard pour le vote, dommage. bien menée, l'intrigue ne nous livre sa véritable finalité....qu'en même temps que pour Bertrand. On ne s'en lasse pas !
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B. Nardog · il y a
Merci Mamylucy :)
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Guy Bellinger · il y a
Un couple aussi fusionnel, ça fait vraiment plaisir. Comme il illustrent bien la jolie maxime : regarder ensemble dans la même direction. C'est vers le trépas l'un de l'autre qu'ils guignent certes , mais quand même...Mystère, fin inattendue et voyante sont aussi les ingrédients de ma nouvelle policière "Mille...et trois" (http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/mille-et-trois). Vous plaira-t-elle ? Il faudrait que j'aille consulter Mme Irma pour le savoir...
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B. Nardog · il y a
Bien sûr que j'irai la lire ! Dès que j'ai instant :)
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Moniroje · il y a
Il ne vous reste plus qu'à écrire un vrai polar !
Bravo!!

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B. Nardog · il y a
C'est une autre paire de manche... Merci.
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Jean Calbrix · il y a
Tel est pris qui croyait prendre ! Une belle nouvelle agréable à lire qui fleure bon une intrigue à la Agatha Christie. Bravo, Nardog ! Vous avez mon vote.
Si vous désirez faire un peu de patinage sur la glace, j'ai ce qu'il faut ici : http://short-edition.com/oeuvre/poetik/verglas

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Marie No · il y a
Les grands esprits se rencontrent, ils ont choisi le bon jour tous les deux ! S'il y a un après et qu'ils se retrouvent au même endroit, ils vont avoir des choses à se dire. Merci pour ce texte bien mené
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B. Nardog · il y a
Espérons que l'au-delà leur évitera une telle misère... :)
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François Duvernois · il y a
Excellent ! Je ne suis pas déçu d'avoir découvert votre texte. A commencer par le titre qui a plusieurs sens. La construction et l'écriture sont remarquablement réussis. Ce qui il y a d'intéressant c'est que vous ne dites pas tout. C'est au lecteur de découvrir est c'est un vrai bonheur. Le récit est très fluide, il n'y a pas un mot de trop. Mon vote.
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B. Nardog · il y a
Et bien merci François pour ce commentaire très... réjouissant. :)
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François Duvernois · il y a
De rien, ce fut un plaisir. Si cela vous dit d'aller vous promener du côté de "La crique des Pierres Tombées". Bonne journée.
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B. Nardog · il y a
J'irai voir cette crique :)
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Ali Hinawi · il y a
Bel texte Nardog
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Issouf Sankara · il y a
Bel texte
Je vote et vous invite a faire un tour sur ma page dès que possible.

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Xoux34 · il y a
une écriture fine, vos personnages sont bien campés, on arrive facilement à s'imaginer cette ambiance, cette défiance qui se transforme en haine de l'amour qui tourne à l'aigre... j'aime bcp votre choix de les mettre à égalité sur la ligne d'arrivée! bref mon vote
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B. Nardog · il y a
Merci beaucoup pour ce vote et ce commentaire. Pour la fin, j'ai choisi l'équité ; la parité homme/femme en quelque sorte... :) Et ça donne aussi une once de morale.
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Patrick Desjardins · il y a
ressentit, navré pour l'orthographie
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Patrick Desjardins · il y a
C'est bien écrit, mais je n'ai pas retentit de la suspense
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B. Nardog · il y a
Je n'ai pas cherché à faire une histoire à suspense mais plutôt une histoire un peu cynique. N'est pas Hitchcock qui veut... :) Merci quand même pour le commentaire.
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Gemme · il y a
Tel est pris qui croyait prendre, ce n'est pas la justice divine, mais bien l'humaine.
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Korete · il y a
Les grands esprits se rencontrent: ils avaient eu la même idée.
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Moko · il y a
Génial ! Merci Nardog. Je m'abonne. Vous en avez encore beaucoup comme ça ?
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B. Nardog · il y a
Merci Moko. Si vous regardez "chez moi", vous en trouverez trois ou quatre autres. ;))
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Moko · il y a
ça marche ! Je me précipite. Belle journée à vous
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B. Nardog · il y a
Ma préférée étant "l'oeuf". Belle journée !
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B. Nardog · il y a
Merci à vous ; et surtout, n'hésitez pas à commenter, ça m'intéresse plus que les votes. :)
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JACB · il y a
Comme quoi...ils étaient toujours faits l'un pour l'autre! mon vote pour cette histoire sombre mais fort bien écrite; j'ai eu plaisir à vous lire Nardog!
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B. Nardog · il y a
S'aimer, c'est avoir la même idée, en même temps... ;)
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Gail · il y a
Illustration morbide du "tel est pris qui croyait prendre". J'ai adoré
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B. Nardog · il y a
Morbide, morbide... Cynique plutôt, non ?
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Ariane Ghirardi Smit · il y a
Un frisson... J'adore !!!
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Brigitte Llinares · il y a
J'ai retweete...devais je mettre ton nom ?
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B. Nardog · il y a
Si tu veux partager sur twitter, pourquoi pas.
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Margue · il y a
beau récit malgré le sujet .. lourd! le style sauve la situation. j'aime
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B. Nardog · il y a
Merci Margue pour ce commentaire doublé d'un compliment.
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Hakim Gherbi · il y a
Intéressant, et joliment raconté ! du talent tu as ! t'as le bonjour de @jeanetlair
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B. Nardog · il y a
Ah ? Eh bien bonjour ! Et merci.
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Balushkoff · il y a
" l'obscurité se diluait dans un brouillard givrant qui laissait de verre le moindre végétal" !
J'en ai marre !!! Comme j'aurai aimé l'écrire, celle-là ! J'ai relu à cause du cognac, du scotch, du bourbon et du Sauternes....Qu'importe l'ivresse, elle nous entraîne dans un fond clos....

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B. Nardog · il y a
Merci Balushkoff mais personnellement, je ne trouve pas que cette phrase mérite un tel éloge.
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Flogif · il y a
Excellent, comme d'habitude ...
Il va falloir prendre un peu plus de temps pour nous faire des histoires plus longues...

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B. Nardog · il y a
Merci Flogif, j'aimerais mais le temps me manque.
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Anne Médium · il y a
Comme à chaque fois que je lis une de vos nouvelles, j'apprécie beaucoup. Vous avez beaucoup de talent. Merci de partager cela avec nous.
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B. Nardog · il y a
Merci Anne, mais si vous pouviez faire attention à mes chevilles, hein !
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Anne Médium · il y a
Mais... Malgré vos chevilles, ça vous fait du bien! A bientôt pour d'autres lectures.
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B. Nardog · il y a
Oui, malgré les chevilles, c'est agréable.
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Claudish · il y a
J'ai beaucoup aimé :)
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Brigitte Llinares · il y a
J'ai adoré...partagé sur Facebook et retweete...merci
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B. Nardog · il y a
Merci Brigitte ;)
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MAMYLUCY · il y a
Je crois que vous pouvez écrire des romans : votre écriture est fluide, le rythme entrainant, le suspens bien calculé, en bref, on voudrait en lire plus ! bravo ! Je suis très éclectique dans mes lectures, mais vos textes me laissent sur ma faim et donc, à quand un grand roman ?
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B. Nardog · il y a
J'y travaille depuis longtemps mais c'est une autre paire de manches... Et le temps me manque aussi.
Si vous allez sur ma page, vous trouverez quelques autres nouvelles. Merci pour votre commentaire.

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Py Michel · il y a
Finalement ils étaient plutôt raccords
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Keith Simmonds · il y a
Bravo, Nardog, pour une histoire bien écrite et pleine de matière à réflexion! Mon vote! Merci de venir faire un tour sur ma page pour lire et soutenir, si vous les aimez, “Coups de Vent”, “Un Soir retentissant” et “Paradis reconquis” ! Bonne journée et bonne chance!
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B. Nardog · il y a
Merci Keith, j'irai vous lire !
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Keith Simmonds · il y a
Merci d'avance, Nardog! A bientôt!
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Utilisateur désactivé · il y a
Je crois que chacun à fait son travail pour un même résultat. Dans cette affaire personne n'a gagné (ou si, y'en a une qui se réjouit deux pour le prix d'une).
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B. Nardog · il y a
Qui se réjouit ? Joëlle, la perverse juste au dessous ? :)))
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Joëlle Brethes · il y a
Hihihi... L'auteur est manifestement un pervers... qui me ressemble : j'ai un texte similaire à celui-ci dans mes cartons... On fonde un club ? ;-)
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B. Nardog · il y a
Pervers... Ma foi, je prends ça comme un compliment ; je n'ai pas vocation à écrire pour Disney. ;)
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Joëlle Brethes · il y a
C'est en effet un compliment ! :-)
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Triste ou juste retour des choses ? La vengeance, même posthume est un plat ...
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B. Nardog · il y a
Qui se déguste en hiver ? ;)
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B. Nardog · il y a
Avec un bon vieux Jack Daniels !
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