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Permanence de nuit - Part 2

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Katedom78

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La journée du dimanche se passa assez rapidement à traiter les affaires de routine, les habituelles plaintes liées à la petite délinquance, vols à la roulotte, incivilités diverses, soirées trop arrosées. Je repensais un peu à notre affaire mais sans véritable concentration. De toute façon, il nous faudrait maintenant attendre que le Parquet décide d’ouvrir une enquête. A 18h, je rentrais chez moi bien décidé à me mettre au lit de bonne heure et récupérer un peu. J’avais à peine eu le temps de me changer et de sortir une bière du frigo quand mon portable se mit à jouer l’air de la brigade. C’était Patricia qui m’appelait pour me donner des nouvelles des recherches de son copain informaticien.

— On a réussi à identifier le contact de Natacha. Je ne peux pas t’expliquer comment, mais c’est solide.

— Tu veux en parler ce soir ?

— Ca peut attendre demain, mais j’ai pensé que tu aimerais être au courant.

Une demi-heure plus tard, je me retrouvais dans l’appartement de Patricia. Elle portait une longue robe de style oriental, ses cheveux remontés sur la tête, fixés par une longue baguette de bois. Une odeur caractéristique flotte dans l’air.

— C’est ton copain informaticien qui fume ça ?

— Ecoute plutôt ce qu’il a trouvé.

Pat commence à m’expliquer comment depuis l’adresse mail il a pu remonter jusqu’à des serveurs identifiés par Interpol comme ceux d’un réseau de prostitution de haut niveau, couvrant toute l’Europe. Des filles triées sur le volet, offrant des prestations spéciales à des clients fortunés.

Natacha ne travaillait pas en solo, j’avais raison là-dessus, mais je ne voyais pas de lien avec sa visite chez Cécile et la soirée de vendredi. Que venait faire une call-girl de luxe dans une partouze de notables de province ? De toute façon, ce volet de l’affaire nous dépassait complètement.

Patricia était d’accord avec moi sur ce point mais s’accrochait néanmoins à l’idée de ferrer du gros poisson. Je me demandais si son excitation n’était pas au moins en partie due au fait qu’elle avait partagé les joints avec son pote avant de m’appeler. Il y avait au moins un point positif, c’était que le procureur ne pourrait surement pas classer l’affaire avec de tels développements.

Malgré les sous-entendus et les regards appuyés de Pat, je décidais de rentrer me coucher seul, lui donnant rendez-vous pour le lendemain matin. J’avais dans l’idée de retourner cuisiner un peu la belle Cécile, qui me semblait jouer un drôle de jeu. Mais auparavant, il nous fallait attendre le feu vert de la hiérarchie, et donc, le retour de notre commissaire.

Le lundi matin à 8h, toute l’équipe était réunie chez Mercier pour le point du matin sur les affaires en cours. Je ne rentrais pas dans tous les détails mais je sentis un frémissement de curiosité quand je résumais l’affaire et nos premières découvertes.

Le capitaine nous donna son accord pour retourner à la villa, en nous demandant toutefois d’attendre son retour de chez le Commissaire. J’en profitais pour passer un coup de fil au Ministère des Finances, confirmant mon rendez-vous du lendemain.

Une demi-heure plus tard, Pat et moi étions à nouveau chez Mercier.

— Le parquet nous suit, mais on y va sur des œufs, cette affaire sent vraiment mauvais et personne ne veut de vague. Pas question de jouer les cow-boys avec ces gens la. Vous me comprenez ?

Je regardais Pat et nous fîmes signe que nous avions bien compris le message.

— Officiellement, vous enquêtez sur les circonstances de la mort de Sylvie Perez. Rien de plus. De toute façon, je ne serais pas surpris de voir l’affaire récupérée par Paris avant longtemps. Tenez-moi au courant et pas de conneries.

Je proposais à Patricia de prendre un café au coin de la rue pour prendre un peu l’air et discuter tranquillement de tout ça.

— Mercier est un type correct, tant qu’on ne déconne pas, il nous couvrira. Il n’a pas plus que nous envie de voir débarquer les cadors du Quai sur ses terres.

Après nous être assurés de la présence des propriétaires, nous prenons la direction de la propriété macabre.

Compte-tenu de l’épisode du samedi matin, je proposais à Patricia de s’occuper de Cécile, me réservant son mari, à qui je comptais demander de me faire visiter les lieux de fond en comble. Mon but était de reconstituer aussi fidèlement que possible la chronologie de la soirée jusqu’à mon arrivée, Pat devant quant à elle, découvrir les liens existant entre Sylvie et Cécile.

A notre arrivée, c’est toujours la même petite bonne qui nous accueille. Elle est toujours vêtue de la même tenue minimaliste, mais il me semble percevoir une lueur dans ses yeux qui me laisse penser que je ne la laisse pas indifférente. Son chemisier blanc est ouvert, au delà du convenable et ses talons sont bien trop hauts pour une tenue de travail. Sa patronne est encore dans sa salle d’exercice et elle se charge d’y conduire Patricia, après m’avoir accompagné au bureau de Monsieur.

Comme convenu, je reviens sur la journée du vendredi et la nuit fatale. Je n’obtiens pas grand-chose sur l’après-midi car il était absent pour raisons professionnelles ce jour la. J’en profite pour lui demander de me parler de ses activités. Il me parle d’affaires immobilières et financières, sans beaucoup de précisions, ce qui ne m’apprend rien de nouveau, mais j’en profite pour lui glisser un mot à propos de mes investigations à Bercy et je sens que je touche un point sensible.

Je décide d’insister un peu en lui expliquant que nous avons identifié à peu près tous ses amis et que l’affaire pourrait faire du bruit si la presse avait vent de l’affaire.

Je l’interroge à propos de Sylvie Perez et des relations de celle-ci avec son épouse. Il me confirme ne jamais avoir rencontré Sylvie Perez avant le vendredi soir, et qu’elle n’était pas encore arrivée à son retour à la villa, vers 19h30, mais il reconnait que c’est Cécile qui l’a mis en relation avec elle.

C’est donc bien autour de Cécile Lafaye qu’il faut chercher.

Je demande à retourner au sous-sol, afin de revoir les lieux dans un contexte plus calme. Lafaye presse un bouton sur son bureau et la petite bonne entre presque aussitôt.

— Mado, accompagnez ce Monsieur, et montrez lui tout ce qui peut l’intéresser.

Je comprends que l’entretien est terminé et que je n’en tirerai plus rien pour le moment.

Je suis la jeune femme dans plusieurs corridors, ses fesses rondes haut perchées sur ses talons se balancent devant moi, effet un peu forcé. Puis nous descendons vers le sous-sol. Je me souviens de l’escalier de pierre assez étroit qui mène aux salles voutées.

Mado allume les lumières au fur et à mesure. Ce ne sont plus les éclairages tamisés de la nuit, mais des lampes blanches et dures. L’ambiance n’a plus rien de glamour malgré les canapés rouges et les statues grandeur nature, dont je peux apprécier les attributs sexuels bien marqués.

Le bar a été rangé. Sans les lumières et sans musique, l’endroit est sinistre. Je retrouve l’accès vers la petite cave où j’ai découvert Sylvie Perez.

La pièce doit faire une quinzaine de mètres carrés. La lumière du jour ne pénètre pas et l’éclairage électrique est plus faible qu’ailleurs.

Je retrouve la grande croix sur le mur.

Je prends le temps de détailler l’installation, des bracelets de cuir sont fixés à l’extrémité de chaque bras. Divers accessoires, martinets, cravaches et autres que je n’identifie pas sont accrochés au mur.

De l’autre côté de la pièce se trouve un curieux meuble, me rappelant un peu un agrès de gymnastique. Mado est sur mes talons. Je lui demande si elle sait à quoi sert cet instrument.

En guise de réponse, elle va s’allonger sur la poutre de bois, bras et jambes écartés de chaque côté, me révélant ainsi ses fesses nues.

— Vous pouvez me fesser si vous voulez ou bien me baiser.

La petite reste immobile, soumise, le cul offert. Je me doute que l’exercice lui est familier.

— Tu peux te relever, j’ai compris.

— Je ne vous plais pas ?

— Ce n’est pas le bon moment, ni le bon endroit. Ca fait longtemps que tu travailles ici ?

— A peu près six mois.

— Il y a souvent des soirées comme celles de vendredi dernier ?

— Je ne sais pas, une ou deux fois par mois, peut-être.

— Tu es toujours là ?

— Oui, en général j’accueille les cli... je veux dire les visiteurs, je prends les vêtements, je sers les boissons.

— Et c’est tout ?

— Ensuite, ça dépend des soirées, parfois je participe aussi. Monsieur me demande de descendre.

— Et alors ?

— Je dois faire tout ce qu’on me demande, sans jamais refuser ni me plaindre.

— Et ça te plait comme travail ?

— Parfois oui, d’autres fois c’est un peu dur, mais c’est bien payé, et Madame est gentille avec moi.

— Quel âge as-tu ?

— 18 ans, Monsieur.

Je remarque son hésitation, et me promets de vérifier cela prochainement.

— Tu connaissais Natacha ?

— La femme qui est venue vendredi ?

— Oui. Tu l’avais déjà vue auparavant ?

— Il lui arrivait de venir voir Madame, mais les autres fois, elle ne revenait pas le soir.

— Sais-tu pourquoi elle venait voir Cécile Lafaye ?

Mado baisse les yeux, et bredouille.

— Je crois qu’elles faisaient des choses ensemble. Une fois comme je portais le thé, Madame avait remonté sa robe et Natacha était accroupie devant elle. C’était au début, je ne savais pas encore très bien. J’ai posé le plateau et je suis partie très vite. Ensuite Madame m’a appelée pour m’expliquer et elle m’a appris comment faire la même chose.

Je résume ce que j’ai appris. Cécile et Sylvie Perez, alias Natacha, se connaissent depuis assez longtemps, elles sont amantes mais à l’insu de Jacques Lafaye. Cécile ne manque pas d’amants et n’a pas de raison de se payer les services d’une call-girl.

L’origine de leur relation est donc ailleurs. A creuser.

Et pourquoi ce vendredi, Natacha est-elle revenue spécialement pour participer à cette soirée incognito ?

Je crois qu’il est temps de voir ce que Pat a pu trouver de son côté.

Je demande à Mado de me conduire chez Cécile.

En arrivant devant la salle de sport, j’entends des bruits caractéristiques par la porte entr’ouverte.

Mado ouvre la porte sans frapper. Je découvre ma collègue sur un appareil de musculation. Son jean et sa culotte sur le sol, son tee-shirt remonté, un sein débordant de son soutien-gorge, elle a les cuisses largement écartées. Cécile lui fait face, elle est totalement nue, sa main droite profondément enfoncée dans le sexe de Patricia qu’elle pilonne avec énergie.

Je prends Mado par le bras et nous ressortons de la pièce en tirant la porte. Je m’adosse au mur, jambe légèrement écartées. Mado ouvre mon pantalon et dégage mon sexe tendu.


La journée du lundi n’ayant pas apporté d’avancées significatives, j’espérais beaucoup de ma visite à Paris. Je retrouvais mon amie en fin d’après-midi dans un bar du village de Bercy. Ambiance vaguement branchée, franchement bobo mais pour boire un whisky à 18h en compagnie d’une jolie femme, l’endroit en valait bien un autre. Je lui racontais l’avancement de mon enquête préliminaire sans trop insister sur les détails intimes, elle se montra très intéressée par la petite affaire de Lafaye.

Sarah m’expliqua qu’un de ces collègues était spécialisé sur la traque de ce genre d’entreprises qui brassaient beaucoup d’argent sans que l’état n’en perçoive le moindre euro. Le côté « morale » ne l’intéressait pas mais les revenus dissimulés étaient à ses yeux inacceptables.

Après trois verres, je savais tout ce dont j’avais besoin pour cuisiner Lafaye. L’exploration des comptes bancaires de Sylvie Perez était moins profitable. La plupart des transactions ne relevaient que de mouvements ordinaires, dépenses courantes d’une femme menant une vie aisée, boutiques de mode, restaurants, instituts de beauté balancées par des revenus importants versés sous formes d’honoraires déclarés. Sylvie brulait la vie par les deux bouts mais si elle exerçait des activités illicites, cela n’était pas repérable à la seule vue de ses relevés de comptes. Pas de retraits de liquide importants, tous les éléments de son train de vie visiblement honorés, rien qui puisse alerter l’œil pourtant exercé d’un analyste de Bercy.

L’heure avançant, Sarah me proposa de me faire visiter quelques lieux de la nuit parisienne pouvant me permettre de mieux connaitre le milieu dans lequel je venais de mettre les pieds.

Il nous fallait tout d’abord passer chez elle pour lui permettre de prendre une douche et de se changer. Je n’avais visité qu’une fois son appartement mais j’avais gardé le souvenir d’un lieu agencé avec recherche dans un quartier récemment réhabilité. Elle y avait apporté quelques aménagements, supprimant les principales cloisons pour les remplacer par de simples séparations symboliques, la douche se résumant ainsi à une cage de verre posée au milieu de l’espace de vie.

Sarah m’invita à me servir un verre le temps qu’elle se prépare. Il ne lui fallut que quelques instants pour se débarrasser de sa tenue de business woman et m’offrir le spectacle charmant de son corps nu derrière la vitre ruisselante.

Quelques minutes plus tard, une serviette enserrant ses cheveux et une autre autour de la taille, elle vînt me rejoindre dans le coin tenant lieu de salon. Ses pieds nus laissaient des traces humides sur le parquet. Elle se servit elle-même un pur malt sérieux, les fesses appuyées sur un tabouret haut. Sa jambe gauche légèrement pliée avait fait glisser la serviette sur sa cuisse, et je sentais bien qu’il ne faudrait que bien peu pour qu’elle tombe. J’étais pour ma part affalé dans un vieux fauteuil club en cuir patiné, et Sarah me dominait. Elle contrôlait la situation et ce n’était pas pour me déplaire. Ses seins nus étaient d’une taille plutôt modeste, mais d’un dessin parfait, son ventre plat résultait d’une pratique sportive de haut niveau.

Son verre à la main, elle s’approcha de moi, ses jambes écartées de part et d’autre de mes cuisses achevèrent de dévoiler son pubis à la toison soigneusement taillée. Sa main libre fit rapidement sauter les boutons de ma chemise puis se faufila sous l’étoffe, caressant ma poitrine, pinçant mes tétons. Après avoir absorbé d’une longue gorgée le reste de son whisky, elle plaqua ses lèvres sur les miennes pour un baiser fougueux au parfum délicieux. Puis ayant libéré mon sexe, elle le prit entre ses lèvres encore humide d’alcool fort. Mon pénis déjà gonflé ne tarda pas à devenir dur, ce qui était visiblement l’objectif car Sarah rejetant définitivement la serviette s’empala violement dessus, ses hanches se mouvant avec hâte, les seins menus dansant devant mes yeux. Dans la violence de ses mouvements, ses longs cheveux mouillés libérés à leur tour caressaient mon torse, ajoutant une douce excitation au plaisir qui montait rapidement au bas de mon ventre. Il ne fallut pas longtemps de ce régime pour que nous explosions ensemble dans une dernière convulsion et que Sarah ne se laisse aller contre moi, nos sexes toujours unis, son visage enfoui dans mon cou.

Cette fois, nous sommes retournés tous les deux sous la douche, nos mains continuant à jouer avec nos corps redécouverts, mon sexe ayant retrouvé sa vigueur cherchant un chemin entre ses fesses fermes. Sarah se refusa gentiment, me demandant d’être raisonnable et d’en garder pour plus tard.

Je me rhabillai rapidement, laissant Sarah songeuse devant son dressing. Elle choisit un ensemble de cuir noir, veste de coupe militaire et jupe très courte, bottes à talons hauts montant au genou, rien dessous.

— Tu n’as pas vraiment le dress-code, mais avec moi, tu passeras quand même.

Je contemplais mon amie métamorphosée, Sarah B. haut-fonctionnaire du ministère des finances le jour, sex-bomb la nuit, prête à allumer le feu dans les boîtes parisiennes.

Quelques minutes plus tard, nous roulions dans Paris dans la voiture de Sarah. Il ne nous fallut que quelques minutes avant que nous n’arrivions devant la porte rébarbative d’un vieil immeuble au pied de Montmartre, ayant échappé aux démolisseurs du baron Haussmann. Sarah sonna à un interphone et après quelques longues secondes, la porte s’entrouvrit. Sarah parlementa quelques instants et entra finalement, confiant ses clefs au voiturier.

Une jeune femme avenante s’avança vers nous et reconnaissant Sarah l’embrassa amicalement avant que cette dernière ne me présente.

— Je te présente Murielle, la patronne de l’établissement.

Murielle nous proposa un verre au bar, pratiquement vide à cette heure, mais Sarah préféra me conduire directement dans une petite salle où dinaient déjà quelques couples.

— L’exercice m’a donné faim

Je dus admettre que j’avais moi aussi l’estomac dans les talons.

Comme Murielle nous présentais les cartes du restaurant, Sarah commanda d’autorité deux coupes de champagne.

Pour être franc, la cuisine ne m’a pas laissé le souvenir d’une table étoilée. Il y avait bien un effort de présentation, mais celui-ci ne suffisait pas à masquer la banalité des plats. Sarah me fit remarquer que nous n’étions pas là pour le plaisir de la table, mais éventuellement pour le plaisir sous la table.

Elle me désigna discrètement un couple à une table voisine. Un homme et une femme ayant largement dépassé la quarantaine y dinaient face à face. L’homme portait une tenue décontractée, assez quelconque, la femme une robe ultra-courte, pratiquement transparente, ne masquant pratiquement rien de son opulente poitrine.

L’homme avait ouvert son pantalon et libéré son sexe en érection que la femme stimulait de ses pieds nus. Dans le même temps, je sentis le pied de Sarah remonter le long de ma cuisse. Elle se trouva interrompue dans son ascension par l’arrivée de nos desserts.

Il ne nous fallut que quelques minutes pour terminer le repas et Sarah entreprit de m’emmener faire le tour des lieux. Le bar s’était rempli le temps du repas, et quelques femmes dansaient sous le regard assez blasé des consommateurs.

Le noir dominait. Bustiers, mini-jupes, bottes ou cuissardes, relevés de bracelets ou colliers de cuir habillaient des formes généreuses ou androgynes et je remarquais une femme aux seins lourds, les mamelons transpercés par des anneaux reliés par une chaine. Ne portant qu’un bustier rehaussant ses seins pour seul vêtement, je pus également apercevoir des anneaux similaires frappés sur son sexe.

Sarah ne me laissa pas le temps de m’intéresser aux danseuses et m’entraina plus loin en m’expliquant que ce n’était pas là que les choses intéressantes se passaient. Nous descendîmes bientôt un escalier étroit qui me rappela celui de la villa Lafaye. Je retrouvais cette même atmosphère, mélange d’ombres, de lumières tamisées et d’odeurs, odeurs de sueur et de sexe.

L’escalier débouchait dans un petit salon, un homme avachi sur un canapé rouge buvait une coupe de champagne, une femme aux longs cheveux blonds à genoux à ses pieds, totalement nue, un collier de chien et une laisse au cou. Un peu plus loin, une femme était assise sur un haut tabouret de bar, une combinaison noire lui couvrait entièrement le corps, ne laissant à découvert que ses seins et son sexe, au travers de découpes rondes. Son pied chaussé de bottes à hauts talons fins martyrisait les testicules de son partenaire allongé devant elle.

Une deuxième cave voutée s’ouvrait au fond et c’est par là que Sarah m’entrainait.

L’endroit était plus sombre et plus froid que le précédent.

Des porte-flambeaux en fer forgé délivraient une très faible lumière, me permettant de distinguer des équipements dignes de figurer dans le musée des horreurs de l’Inquisition. Des chaines pendaient le long des murs, terminées par de lourds bracelets, une croix de bois, semblable à celle de la villa dans un angle, et lui faisant face, un chevalet auquel était attachée ma voisine du dîner.

Le haut de son corps reposait sur une courte poutre revêtue de cuir, ressemblant aux agrès des salles de gymnastique de mon lycée. Les jambes et pieds largement écartés, sa robe courte remontée au dessus de la taille mettaient à nu un cul assez large, généreusement offert à un homme qui la fessait sans mollesse. De l’autre côté, un autre homme lui forçait la bouche de son sexe imposant, imprimant la cadence les mains sur sa nuque. Son compagnon de table observait la scène à distance en se masturbant lentement.

Sarah s’était collée dans mon dos. Je devinais plus que je ne sentais ses petits seins contre mes épaules, mais sa main s’insinuait lentement dans mon pantalon, se frayant avec peine un chemin vers ma bite qui gonflait rapidement.

Face à nous, la fessée avait fait place à des pénétrations manuelles sans douceur.

« Elle est prête » me glissa Sarah dans l’oreille.

De fait, son partenaire vint rapidement prendre la place derrière la croupe offerte, la sodomisant d’une seule poussée violente. Après quelques coups de reins, il se dégagea, libérant la place à son compagnon pendant que le troisième homme lâchait un sperme épais sur le visage de la femme.

— Tu en as assez vu ? J’ai moi aussi envie de plaisir. Mais pas ici.

En remontant l’escalier étroit, je profitai d’un point de vue unique sur le magnifique postérieur de ma compagne qui prit particulièrement soin de le mettre en valeur à mon attention. Je croyais connaitre cette fille, mais je dois reconnaitre que j’avais encore beaucoup à apprendre sur elle.

De retour au bar, je commandai un gin tonic, Sarah une flute de champagne. Elle n’en bût qu’une gorgée avant de se diriger vers la petite piste où un couple et quelques femmes dansaient sur un rythme assez disco.

Je passai un moment à détailler les danseuses, délaissant rapidement quelques femmes un peu trop âgées à mon goût, en tenues outrageusement sexy, pour concentrer mon intérêt sur le couple. L’homme avait une quarantaine d’années, plutôt bien foutu, d’allure sportive. La femme était une eurasienne à la peau joliment cuivrée, portant une robe très décolletée, laissant très nettement deviner des seins fermement accrochés et parfaitement galbés, aux pointes bien visibles sous le tissu léger.

Le DJ avait maintenant changé de style, diffusant un titre beaucoup plus lent et sensuel. Je remarquais bien vite que Sarah s’était rapprochée du couple de danseurs et engageait la belle eurasienne dans une danse de séduction à laquelle celle-ci répondit immédiatement.

Très vite, leurs corps harmonieusement liés se détaillèrent mutuellement, ventre contre ventre, poitrine contre poitrine, les mains explorant les contours et les formes de l’autre. Puis les bouches se trouvèrent pour un baiser terriblement érotique. Le jeu continua ainsi un moment, les caresses de plus en plus nettes, relevant l’étoffe sur des fesses rondes, dégageant un instant un sein au téton tendu ou se concentrant entre les cuisses des danseuses.

L’autre homme avait pris un peu de distance et tout comme moi se délectait du spectacle de ces deux amazones en chasse.

Sarah avait maintenant le buste nu, sa petite veste sur le sol à ses pieds. Sa partenaire avait elle aussi libéré ses seins qu’elle offrait aux caresses et aux baisers de mon amie. Tous les regards étaient tournés vers elles, sur la piste, les autres danseuses s’étaient arrêtées pour les admirer, puis la musique changea à nouveau, rompant le charme.

Sarah ramassa sa veste puis revint vers moi, suivie de sa nouvelle amie et de son compagnon. Sarah me prit la main et nous nous dirigeâmes tous les quatre vers un salon sombre dans lequel je distinguais un grand sofa circulaire.

Il ne fallut qu’un instant à Sarah et à la belle eurasienne, j’avais appris qu’elle s’appelait Anaïs, pour se retrouver totalement nues et enlacées sur le sofa.

Anaïs avait un corps athlétique, jambes longues et fuselées, fesses musclées. Une mince bande de poils noirs coupés ras ornait son pubis, sous un ventre parfaitement plat. Ce corps était maintenant totalement livré aux caresses, aux baisers et aux attouchements de plus en plus marqués de Sarah. Mon amie s’était installée entre les jambes largement écartées d’Anaïs, rendant hommage de sa bouche au sexe offert.

Elle-même proposait ainsi son cul tendu aux caresses que je lui prodiguais bien vite, rapidement rejoint par notre compagnon. Quatre mains parcouraient son dos et ses fesses, s’insinuant entre les lèvres humides de son plaisir, recherchant le clitoris gonflé, excitant l’œillet qu’elle ne cherchait pas à protéger.

Soudain le corps d’Anaïs se cambra violement dans un râle de plaisir brutal. Sarah se laissant tomber à ses côtés l’embrassa à nouveau pleinement.

Après quelques instants, les deux femmes se retournèrent vers nous pour nous déshabiller. Anaïs s’occupa de moi avec une douceur infinie, ses mains avaient une douceur délicieuse et lorsqu’elle prit mon sexe entre ses doigts puis dans sa bouche, je dus faire un effort pour ne pas jouir immédiatement.

Elle massait littéralement mon pénis entre les extrémités du pouce et de l’index, montant et redescendant pendant que sa langue s’enroulait autour de mon gland, sa main libre palpant mes couilles avant de se diriger entre mes cuisses vers mon cul, me pénétrant en douceur. Je dus me dégager avec tact pour ne pas exploser dans sa bouche.

Pendant ce temps, à nos côtés, Sarah avait enfourché son partenaire, lui caressant la poitrine de ses seins, ses reins ondulant lentement. Anaïs entreprit d’explorer la rosette exposée de la langue puis du doigt, ouvrant un passage qu’elle m’offrit rapidement, guidant de sa main mon sexe tendu vers l’étroit canal.

Sarah stoppa quelques instants sa cadence pour me permettre de pénétrer le saint des saints, puis ses mouvements reprirent très lentement, me permettant de sentir vibrer à travers la fine paroi l’autre membre qui partageait avec moi le plaisir de combler la jeune femme.

Cette fois, il ne me fallut que quelques minutes pour parvenir à un orgasme que je ne cherchais plus à retenir, bien calé au creux des reins de Sarah. Notre compagnon m’accompagna rapidement et je sentis les muscles de Sarah se contracter sous le plaisir, enserrant nos sexes dans une étreinte extatique.


Fin de la 2e partie
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