Passion

il y a
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Vivre. Aimer. ☀️ Aucune prétention littéraire, juste le plaisi  [+]

Je suis assise devant la maison et je t'attends. Je porte un jean habillé gris bleuté et un petit débardeur blanc. J'ai arrêté de mettre des robes depuis longtemps maintenant, le pantalon est nettement plus confortable, moins contraignant. Mes cheveux châtain clair sont attachés par une pince, des boucles s'en échappent . Voici un an, j'ai décidé de les avoir long, une petite touche de féminité.
Face à moi dans le pré paissent quelques vaches, la nature est calme, reposante. Ce matin j'ai terminé de tondre, et je t’ai cueillis quelques framboises, tu les adores. Une douce odeur d’herbes fraîchement coupées chatouille mes narines.
Tu m’as promis de venir, et mon impatience grandie de minutes en minutes.
Enfin, au bout du chemin tu apparais. Tu es habillé d’un pantalon bleu marine et de ta chemise bleue ciel avec des petites fleurs blanches. Seras-tu rasé de près ou non ? Tout dépend de l'impression que tu souhaites offrir ce jour, mais tout te va.
Tu t’approches doucement, mon cœur bondit dans ma poitrine, mes mains tremblent. Je devine ton sourire, ce sourire qui m’a fait craquer à la première seconde où je t’ai vu. Et tes yeux... les yeux de l'amour, mes jambes refusent de faire le moindre pas alors que mon cœur leur ordonne de courir. Des larmes silencieuses commencent à perler sur mes joues, vite je dois les refouler.
Quelques secondes encore et... tu es là... Je ne peux détacher mon regard de tes yeux, ils sont fatigués par la souffrance, par ces nuits agitées lors des crises (douleur abdominale) qui sont devenues ton quotidien. Et pourtant ils sont si beaux, j’ai l'impression d'être engloutie dans la spirale de leur prunelle.
Tu es tout prêt maintenant, tu glisses une main dans mes cheveux, et joues un instant avec une boucle. Puis tu caresses légèrement, tendrement mon visage avec la pointe de tes doigts. Et enfin calmement tu m’attires à toi, te penches et m'embrasses doucement, passionnément . Je fonds littéralement, je suis hors du temps, plus rien n‘existe. Autour tout pourrait s'écrouler, je suis bien. Je sens maintenant ta main glisser sous mon débardeur, elle est douce. Puis, je devine contre mon ventre ton sexe gonflé par le désir.
Enivrée par ta présence, par ton audace, je déboutonne ta chemise et blottie ma tête sur ton torse, mes doigts eux courent sur ton dos, je m'imprègne de ton odeur..... Je te désire, mais n'est-il pas trop tôt ?...Pourquoi attendre ?....N'avons-nous pas assez tergiversé ? Je te prends par la main et te conduit à ma chambre. Nos vêtements sont abandonnés au fur et à mesure que nous progressons vers ce lieu magique. Tu m'embrasses encore, longuement, mes doigts s’enfoncent dans ta peau, une grande chaleur inonde mon ventre. Nous basculons sur le lit....
Câline vient de me lancer sa balle sur la tête. Elle veut jouer. Je me réveille, il est 3h du matin, le rêve est terminé. Alors je pense à toi, à ce qui pourrait être notre vie.... Ma nuit est finie.
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Françoise Desvigne · il y a
Une passion délicate , j'ai beaucoup aimé l'accord harmonieux des sons dans les trois premières lignes !
Bravo !

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Christian Pluche · il y a
Un peu sage pour être qualifié d'érotique... Avez-vous entendu parler du Prix de la Nouvelle Erotique, organisé par"les avocats du diable"? Un texte à écrire durant la nuit, le thème est dévoilé à minuit... exercice intéressant !
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Cali Jane · il y a
Tout est dans la suggestion...
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M. Iraje · il y a
DE la sensualité à fleur de drap ...
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Fleur A. · il y a
Un très beau texte, très sensuelle. Bravo!
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Randolph · il y a
Avec (une relative ! ) retenue, votre description du désir qui s'épanouit est une totale réussite.

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