Pas de pivoines pour Jeanne

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Bonjour à vous ! Merci pour vos visites et vos commentaires même négatifs, pour avancer encore dans l'écriture... J'aime aussi, en fonction de mes déambulations, lire des textes sur S.E. et les  [+]

1.

Paris, automne 1999.
Dans une chambre de bonne de douze mètres carrés, pour tenter de dépasser un choc émotionnel, je décide d’y installer l’Afrique. Je n'y ai jamais posé les pieds, je ne peux que l’imaginer.

Alors au quotidien je visualise cette vaste étendue pour agrandir cette piaule et quitter la fosse à chagrin.
Cette terre en cornet de glace devra occuper l’intérieur de mon crâne jusqu’au jour où ma vie se déroulera désormais chez elle.

Pour me mettre en condition, j’ouvre des atlas, apprends par cœur des destinations, dispose des boubous multicolores à la fenêtre, cuisine mafé, thiéboudienne et doro wat, porte tongs, shorts, foutas et chemises à fleurs, installe une moustiquaire au plafond et je mets toujours le chauffage à fond.

Dans ce gris plombant de novembre, je prends conscience que je n’ai plus besoin de me déplacer pour écrire, il me suffit de crapahuter autour de ma chambre avant de débusquer des mots, de tisser des images, de fixer des tableaux. Au programme : des jours et des nuits à déverser de l’essence d’Afrique sur du papier jusqu’au désert de mon cerveau.

Pour arriver à ce résultat, j’impose à mon stylo une vie de bâton de pèlerinage, je lui promets des hauts, des bas, des plats. Allez mon garçon ! Au galop ! Tous les jours, tu t’en iras gambader sur un nouveau sentier.

À partir de cette africanisation du décor, j’injecterai dans mes récits une part d’imaginaire afin d’y développer une trame dans laquelle mon double, un aventurier un peu désabusé, déambulera de port en port à la recherche d’un emploi précaire. Emploi qui lui permettra de prolonger son voyage et, par la même occasion, il nouera des relations avec ceux qui y habitent ; ceux qui restent.

Mais avant d’entamer cette vie sur papier, je me plonge régulièrement dans des récits sur l’Afrique dans la collection « Bouquins » édités chez Robert Laffont. Objectif : saisir une atmosphère, un tout début d’inspiration.

Au bout de quelques heures, j’aperçois toujours un bout d’Afrique, même si quelque chose tangue du côté de l’irréel et de la folie.
De mémoire, la présentation d’un cadre en ne buvant rien que du thé...
Des plantations de manioc sur l’assise du canapé, des rizières en terrasses accrochées sur le dossier, mon plancher recouvert d’une terre à champignons, les tout petits, ceux qui veulent profiter de la nuit pour se multiplier. Hors de cette humidité, tout en haut, sur l’étagère à bouquins, des bouviers à sagaies, enveloppés de larges étoffes aux couleurs fauves et, dans le petit coin cuisine, en attente docile, des zébus dalmatiens à longues cornes incurvées et bosses proéminentes qui dodelinent.
Depuis mon bureau, ça grince en voulant régler le rétroviseur. J’écarte les jambes, tiens ! Un siège à ressorts et de gros élastiques noirs sur son armature, l’habitacle étriqué, une odeur mêlant essence, voiture neuve et jambon beurre, passé à l’intérieur d’une Dyane avec toit ouvrant. Me réhabituer à la boule blanche et à son manche : première, deuxième, troisième, quatrième ; un petit tour de clé, et hop ! Je démarre.

Les routes de l’Afrique débutent toutes par du bitume ou du moins ce qu’il en reste. La saison des pluies ayant creusé des ravines, emporté des ponts, modifié le lit des rivières ; mes routes devenues des lignes, des pistes.
Des lignes couvertes d’herbes folles, de trous béants, de gués profonds, de termitières géantes, de sable blond, de terre rouge, de roches hostiles.
Des pistes caillouteuses sont cassantes pour les lombaires et les cervicales.
A l’arrêt, vite ! Sortir du véhicule, retrouver la position debout. Place aux mains masseuses sur les reins. Hochements de tête à répétition, comme la gueule du toutou posé à l'arrière des voitures sur la Route Nationale 7.
Par bonheur, les sablonneuses me permettent de foncer jusqu’à 50 km/h, j’emprunte alors les autoroutes de l’Afrique, elles me déportent : gauche, droite, gauche, droite ; et je retrouve la joie de me conduire en dansant comme une Cubaine.

En une seule journée, libéré du relief et du temps, je peux partir à l’exploration des villages du Pays Dogon, me rafraîchir dans les cascades de Gourara, faire de la voile sur le lac Kivu, déverrouiller les portes des huttes en terre sèche de Ranomafana, survoler les toitures coniques de Fachoda. Un temps est même prévu pour me recueillir dans la synagogue d’Asmara, un autre pour visiter le musée Karen Blixen dans la banlieue de Nairobi. Puis je termine, et seulement pour la forme, par la petite traversée du lac Assal en plein cagnard avant d’atterrir en cale sèche dans le port de Djibouti. La soif !

Certes, je multiplie les étapes et les lieux communs, mais je ne retiens que les conditions dans lesquelles je me déplace et les images défilent, défilent derrière ma vitre ; la route, la route, faire de la route une thérapie pour laisser derrière moi ce traumatisme, loin, loin, loin.

J’emprunte parfois des déviations quand les lignes se révèlent totalement encombrées. Ces déviations mènent à des bifurcations, au risque parfois de m’égarer comme c’est le cas ce soir-là sur un tronçon sablonneux, bouché par une longue colonne de charrettes.
Tiens ! Des arceaux bâchés comme dans les westerns de John Ford.

La fin de la journée, le bout des pages, stylo rangé dans son enclos, le véhicule cérébral à l’arrêt.
Et c’est toujours à la tombée de la nuit que j’entends le bruit des femmes pileuses, que j’entends les cris des enfants qui jouent à l’abri de grands tamariniers.

J’aurais tant voulu que ce village arboré devienne la brassière sonore premier-âge de mon Afrique imaginaire, mais malheureusement ce ne fut jamais le cas.
Des descriptions de paysages en veux-tu, en voilà..., mais pas d’intrigue, aucune progression dramatique. Prisonnier d’un flux de conscience et de spleen, je n’évoquais que pensées contradictoires et questionnements métaphysiques abscons.

En réalité, l’absence de Jeanne, ma sœur, me plombait. Incapable de repasser le film des événements, de reparler des circonstances de son décès, de mettre des mots, d’amorcer un début d’explication sur ce qui s’était passé pour elle.
Décrire la douleur que j’éprouvais aurait pu être une nouvelle étape dans cette prise de conscience qu’elle était bien morte et enterrée. Mais je ne parvenais plus du tout à écrire.
Et puis j’aurais tant aimé dire encore des choses à ma sœur.
Mais écrire sur elle n’était-ce pas déjà aller un peu mieux ?
J’en étais bien loin...
Des nuits et encore des nuits passées à me culpabiliser.

À partir du 1er décembre, Jeanne occupe l’espace du sol au plafond et ma chambre de toubab connait son premier naufrage : plus de chauffage, murs écaillés, évier bouché, stylo planqué, bureau plaqué à ras du sol, et les lattes du planchers couvertes de boules de papier.
La panne sèche : une guêpe qui tourne en rond dans un pot de confiture.

Épuisé, en position allongée sur le canapé, la détresse respiratoire, ma ventilation s’accélère, Paf ! Paf ! Paf ! Éclatement de ma chambre à air, l’anachorète en herbe vient de s’effondrer, ailes broyées, cerf-volant plié.

J’avais voulu découvrir les bienfaits d’une vie d’écrivain qui fait son travail de deuil ? Bouleversement des programmes, expulsion de la chrysalide, tiré par les pieds d’une capsule sidérale de la Ville de Paris.
Et c’est parti, parti pour une longue marche de nuit en compagnie du fantôme de Jeanne, en compagnie des silences de ma tendre Mijanou.



2.

Réveillé le lendemain avec des sensations de nausées, de fièvre, une enclume résonne dans ma tête et je me gratte les jambes, les bras.
J’ouvre les yeux, encore la nuit et un voile me camoufle la face. La moustiquaire s’est décrochée, des insectes en ont profité pour me piquer.
Des insectes ?
Je referme les yeux, estimant que je suis encore entre rêve et réalité ; de retour dans le Onzième, mais pas complètement.

De mes rêves je retiens celui-ci :
Un groupe de nomades habillés de couleurs vives voyagent debout sur des roulottes tirées par je ne sais quoi. Arrivés sur une plage déserte, les roulottes font des zigzags comme des dames qui dansent le jerk ; j’interroge un de ses occupants :
« Vous allez où ? Qu’est-ce qui vous permet de bouger ? Qu’est-ce qui vous tire ? »
Et il me répond que nous sommes tous des nomades et que leurs roulottes, elles, ont la particularité d’être tirées par des dauphins.
« Mais où sont vos dauphins ? »
Je vois alors sortir de l’eau un très long nez et derrière cette protubérance, j’aperçois un grand corps de dauphin qui arrive sur la plage et s’enterre sous le sable, un deuxième dauphin fait de même.
Les habitants de ces roulottes sont paniqués car ils ne peuvent plus avancer. Ils descendent, creusent dans le sable pour déterrer les deux cétacés. Une femme pose sa main sur une écaille, je vois alors du sang s’écouler entre ses doigts et c’est à ce moment là où je me réveille.

Beaucoup de temps passé sur cette plage, j’ai donc dû me faire piquer et étant à présent sorti du tableau de Dali, j’écarte tout risque de palu.

J’ai mal dormi. Pour la première fois, j’ai senti durant la nuit les ressorts du canapé convertible.

Un air chaud, un parfum de feuilles d’orties dans mes narines.
Ma fenêtre est ouverte ?
Dans la pénombre, en allant la refermer, mes mains ne retrouvent plus le relief des deux battants. L’ouverture a gardé les mêmes dimensions que la précédente, mais sans battants, poignée, volets ; je suis face à un trou.

De l’extérieur, mon immeuble a fondu comme un pain de glace au soleil, passé du 6e au 2e étage, et une vue du 2e enfin dégagée. Les immeubles d’en face tous emportés par un tsunami, on m’a mis des petites collines à la place. Des collines à chicots qui vibrent, prient, ronronnent, en mission accueillante pour les premières lueurs du jour.

En me retournant, je constate que le canapé-lit et la literie ont les mêmes couleurs et formes, la preuve que je suis bien resté chez moi.
Ah... ça y est, je comprends pourquoi j’ai mal au dos : un matelas bas de gamme a été installé sur l’armature en fer.

Trop de rhum arrangé la veille, je dois en payer encore le prix au réveil.
Ce n’est qu’un rêve, il va falloir patienter. La seule solution pour en sortir : me rendormir.
De retour en position allongée, surtout ne plus penser au matelas à deux balles, au trou, aux collines incarnées et à ma descente au 2e.

Impossible de fermer l’œil, logique, et comme le jour se lève, d’autres changements opérés dans ma cale.
Installé dans un refuge de montagne : des poutres à chaque coin, des planches placées à l’horizontale, superposées les unes aux autres et maintenues par des traverses.
Un retour à la simplicité : plus de prises, fils, câbles, gaines, ampoules et plafond remplacé par un toit en tôles.

Pour le bureau, quasiment le même aspect, mais une nature minuscule sur l’écritoire. Un jacaranda et un flamboyant qui s’enlacent.

Plus de chaîne HI-FI, une guitare sèche à la place et tous les appareils électriques y compris le frigo furent a priori déposés dans un camion, contrairement aux meubles, livres, vaisselle, vêtements et chaussures.

Vérification de l’eau courante. De l’air dans les tuyaux, une eau terreuse, tempérée, et plus d’eau chaude. Le coin toilettes-douche dans du blanc carrelé, mais des moisissures sur les jointures. Dans la cuvette, apparition d’une grenouille verte ; effrayée, elle me présente ses pattes arrière et disparaît dans le conduit.

La porte d’entrée à l’identique. À l’ouverture, le froid, murmures dans le couloir, grésillement d’une radio, la voix de Patricia Martin, France Inter ? Un bon début de normalité.
Je m’habille chaudement, portefeuille et carte d’identité rangés dans ma parka.

L’interrupteur, la lumière, le même escalier en colimaçon, une descente au pas de course, un visage qui se rhabille au bout des six étages retrouvés et un point final à mes rêves de broussard.

En sortant de l’immeuble, une lumière laiteuse, un vent glacial.
Le café d’en face, la boucherie d’Agadir, tous deux décorés par de vagues guirlandes de Noël.
Je descends vers la Place de la République, surpris par le monde.
Le Palais des Glaces programme toujours Elie Kakou, et Le Monde, Libé, Le Figaro, La Croix et France-Soir, titrent en une sur les violences commises sur les civils en Algérie et sur l’adoption du PACS en première lecture.

Quelques courses et je remonte la rue du Faubourg du Temple les mains frigorifiées, mais rassuré, enfin. J’ai dû entrer dans une phase de somnambulisme aigu, je prendrai rendez-vous dans l’après-midi avec le docteur Montloin.

C’est en poussant la porte de l’immeuble que j’aperçois dans le hall d’entrée une multitude de crottes vertes de la taille d’un doigt. Puis, des cris.
Des oies, des oies blanches en troupeau, les ailes déployées, elles foncent sur moi, me pincent les mollets, me donnent des coups d’ailes, elles tentent même d’atteindre mon visage et j’hurle, j’hurle, j’hurle ; le cauchemar.


3.

Ce sont sûrement ces cris de terreur qui m’ont réveillé.
Trempé de sueur, emmêlé dans la moustiquaire qui s’est bien décrochée, mais apaisé. Il fait jour, la fenêtre est maintenue fermée et tout, absolument tout dans cette chambre a été remis à sa place.
Nous sommes bien le 2 décembre 1999, mon réveil indique 10 h 02, un an pile après la découverte du corps de Jeanne et je viens de me faire attaquer par des oies.

4.

Des années, des 2 décembre étaient passés.

Le 2 décembre 2009, je ne peux m’empêcher de rouvrir cette chambre.
Je m'y revois au début de mon installation, sans énergie, tant j'étais triste et angoissé.
Dans cette chambre de bonne de la rue du Faubourg du Temple, je retrouve cette sensation d’avoir partagé des mois la présence invisible de Jeanne.
Elle avait vécu chez moi en silence et bien des endroits me font penser à elle, me font encore penser à elle.

Elle me revient Jeanne.
Elle me revient très belle ma soeur.
Blondeur de ses cheveux, le bleu ciel de ses yeux. Elle impressionne famille, voisins et même les inconnus dans la rue.
« Elle est craquante votre fille ! »
Elle est ma joueuse de billes préférée. Qu’est-ce que nous pouvions rire lorsque nous dégommions les petits soldats sur le plancher aux couleurs de notre enfance.
« Touché Jeanne ! »

Dévoreuse de bonbons, elle s’arrange toujours pour avoir une friandise dans sa bouche. Dans ses poches rebondies, des sacs de sucreries et, hors de sa bouche, des vérités d’enfants, c’est tout de même parfois gênant.
Un moulin à paroles, Jeanne, impossible de la retenir. Lors des repas de famille, elle parle de tout, y compris des fréquentes disputes ainsi que les noms d’oiseaux échangés entre nos parents.

Tu me reviens Jeanne, une veille de départ en vacances. Toute excitée à l’idée de retrouver la mer en Espagne et moi je refuse de jouer avec toi.
Il est tard, nous devons pour ce soir particulier dormir dans la même chambre. Tu allumes la lumière, joyeuse, toujours à vouloir me raconter des blagues, bien loin du sommeil, et d’un bond, tu plonges la tête la première dans mon lit pour me faire des chatouilles. Je m’énerve, te rejette violemment et tu te mets alors à pleurer.
Quoi ? À pleurer ? Mais c’est toi la grande ! T’as dix ans, un âge à deux chiffres, moi j’en ai que six.
Impossible d’oublier ces cris déchirants ce soir-là. Comment ai-je pu provoquer en toi une telle douleur ?

À l’adolescence, tu deviens de plus en plus silencieuse, plonges dans une mélancolie sans causes apparentes et finis par perdre la raison.
Et si toi tu la perds, moi je la perdrai aussi, parce que tu es ma sœur, même chair, même sang, la même histoire ou presque.
Impossible de savoir quand exactement tu as traversé le miroir, mais le verdict est tombé :
LA S.C.H.I.Z.O.P.H.R.É.N.I.E.

Ta maladie de l’âme me perturbe.
Désolé Jeanne, là, plus du tout envie de jouer avec toi.

Te faire une visite à l’hôpital ?
Mais j’ai peur qu’ils me gardent, cette peur de la contagion.
Sous la pression des parents, je finis quand même par m’y rendre.
La camisole chimique t’a transformée en masse légumineuse au teint pâle. Assis sur le rebord du lit, le visage gonflé, bouche entrouverte laissant glisser un filet de bave.
Méconnaissable, tu ne peux plus être ma Mijanou, je t’ai perdue, c’est évident
« Jeanne, Jeanne, tu m’entends ? »

Dans cette chambre de la rue du Faubourg du Temple, le temps s'était écoulé. Il avait fait son travail pour mettre à distance ce talus à l’orée d’un bois, la découverte de son cadavre sous la pluie, le petit cimetière ensoleillé de Clermont-Ferrand, ce trou recouvert de tôles qui ondulent, les égarements douloureux de mon père, les cris déchirants de ma mère.

Non, cela ne m’était plus difficile de jeter un coup d’œil sur le canapé où elle s’allongeait tous les jours, tous les soirs, en y étirant ses jambes, en me laissant si peu de place, m’empêchant de m’endormir.

Son bureau (devenu un temps mon bureau) avait disparu, je l’avais déposé chez mes parents. J’insistais toujours pour dormir dans la chambre où il avait été installé, espérant rêver de ma sœur, espérant enfin recevoir un signe d’elle.

Dans cette chambre où j’osais revenir, les armoires étaient vides, le ménage avait été fait, signes qu’elle était vraiment partie.

Je ne lui en voulais plus d’avoir mis fin à ses jours sans même un mot d’adieu.

Et cette chambre que j’avais décorée moins d'un an après sa mort, pour elle, elle qui n'avait jamais voyagé, cette chambre à l’écrit que je voulais africaine, vivante, voyageuse, colorée, c’est le seul bouquet de fleurs que je pouvais offrir à ma sœur, car moi, mettre des fleurs sur sa tombe, jamais.

Face à cette blessure inguérissable, jamais je n’y suis parvenu.
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Élodie Torrente · il y a
Sur les routes imaginaires, on galope comme des fous. Merci.
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Julien1965 · il y a
Merci à vous pour la lecture de ce texte...
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Philippe Rinaudo · il y a
Beaucoup de sensibilité et de pudeur, dans ce vibrant hommage à cette sœur (ce double), trop tôt disparue. J'espère que ces mots seront parvenus à apaiser un peu de cette douleur incommensurable que vous devez ressentir au plus profond de vous. L'écriture est une façon saine et constructive d'atténuer sa peine. Et merci pour ce voyage en terre africaine, qui m'a permis de sortir un temps, de cette grisaille parisienne !
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Julien1965 · il y a
Merci Philippe. En fait, j'ai entremêlé les fils du vécu et de la fiction pour travestir la réalité afin de lui donner plus de goût, voire de puissance. Impliqué comme la plupart d'entre nous dans ce qu'on appelle "Un travail de deuil", mais l'écriture et surtout le Temps permettent de panser...
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Un très beau texte d'une grande sensibilité.
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Julien1965 · il y a
Merci Pierre-Yves pour votre passage dans cette maison noire et qui respire l'Afrique.
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Jeanne en B · il y a
Je n'ai pas de mots pour commenter, je dépose juste un coeur. Bonne journée Julien
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Julien1965 · il y a
Je le reçois ce cœur et je vous remercie...
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Dolotarasse · il y a
Quel texte ! Au début, je me suis dit : quelle imagination et puis tout s'explique au fur et à mesure. Ce voyage imaginaire colle bien à la schizophrénie (si je puis me permettre). Certains ne font jamais leur deuil. Beaucoup de douleur dans vos mots, mais aussi beaucoup d'amour.
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Julien1965 · il y a
Merci Dolotarasse pour votre passage et votre commentaire. Entre vécu et fiction, je vous rassure, tout va bien pour moi, et c'est ce j'aime dans l'écriture, émouvoir des inconnu.e.s ; entre autres !
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Gilles Pascual · il y a
En lisant votre texte, d'anciens souvenirs d'Abidjan et de Tana se mêlent à de plus récents du boulevard St-Martin et de Répu... Une belle histoire, j'aime votre façon de la raconter. Bravo ! :)
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Julien1965 · il y a
Je suis content que ce texte ait suscité en vous bien des réminiscences... Merci pour votre visite !
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M. Iraje · il y a
Encore une grande et belle chronique. Surpris de ne pas voir cette nouvelle en "sélection".
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Julien1965 · il y a
Merci beaucoup pour votre passage sur ma page. Je préfère ne pas mettre ce texte en "sélection" car je n'aime pas la compétition...
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Daniel Nallade · il y a
J'ai voyagé avec toi, sur les larmes de Jeanne.
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Julien1965 · il y a
Merci beaucoup Daniel pour votre passage. Si vous avez voyagé et si ce texte vous a touché, alors c'est tout bon ! Bien à vous.
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Maggie Leong Formentin · il y a
J adore te lire, les détails sont croustillants...un bout de Mada dans tes écrits😍
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Julien1965 · il y a
Merci ma chère Maggie pour ce passage dans ma cabane malgache...
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paqui · il y a
est-ce que le voyage est une fuite ?
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Julien1965 · il y a
Le voyage est formateur, il est énergisant, il permet de prendre de recul sur nos vies et nos rails..., et il est aussi une fuite dont je fais l'éloge...

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