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Nuit de péchés...

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Aurore Londero

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La pleine lune inonde la terre de ses reflets d’argent parmi ses astres lumineux, cette nuit noire paraît beaucoup moins hostile qu’auparavant.

Derrière sa cage de verre, au 20ème étage, Leila clôture ses derniers dossiers, tout en maugréant contre son Directeur. Il est 23 heures, enfin... elle range son bureau, ôte ses talons hauts, prend son sac et quitte son bureau.

Un dernier regard en arrière vers la baie vitrée, la lune, tel un joyau, brille, entourée de ses multiples diamants, Leila est aux anges, quel moment charmant pour s’adonner à sa passion, et oublier toutes ces tensions. Arrivée aux vestiaires, elle se change, quitte son costume de jeune femme bien élevée, de secrétaire dévouée, d’employée soumise, pour revêtir sa seconde peau, de loin, celle qu’elle préfère...

Les vêtements rangés dans son sac à dos, c’est en guêpière de dentelle blanche, et tanga assorti qu’elle se dirige vers son casier. Elle saisie sa combinaison, la sensation de fraîcheur procurée par le cuir au contact de ses mains lui donne la chaire de poule.

Elle enfile par les pieds ce costume de cuir rouge, le contact froid et dur sur son corps lui donne un sentiment d’invulnérabilité, un coup de zip, et ça y’est, ses bottes aux pieds, elle se transforme en guerrière des routes. Ainsi vêtue, tout le poids des ennuis professionnels s’envole, elle se sent libérée. D’un pas tranquille mais assuré, elle prend son casque noir... c’est son père qui le lui a offert, il est tout noir avec deux éclairs rouges sur les côtés, et son prénom inscrit derrière.

Arrivée au parking, elle est là... l’attendant bien gentiment, sur sa place réservée. Elle insère la clé, ce doux ronronnement, ces vibrations... quel bonheur... et comme d’habitude elle ne peut s’empêcher d’allumer les gaz pour la faire vrombir. Echo assourdissant, rebondissant sur chaque paroi des immeubles l’entourant. Elle prend place, avoir un tel engin entre ses jambes ne fait qu’accroître son bien être, son sentiment de puissance, elle inspire profondément....

Elle revit, reprend souffle, le souffle de la vie, de la liberté. Elle se sent libre, d’aller où elle l’entend, libre d’être elle-même... tout du moins jusqu’au lendemain matin 8h00. Oublié le carcan de tailleur jupe, effacé les ordres permanents de son boss, disparues les remarques débiles de ses collègues... il n’y a plus qu’elle et son engin.
Elle ressent toutes les parties de son corps, ses sens sont aiguisés, en éveil, le doux ronronnement du moteur, les bruits de la rue, l’odeur de la pluie fine sur le macadam. Comme si elle et sa machine ne faisait plus qu’un, un être fait de chair et de métal...et la Lune... la lune si brillante qui ne l’abandonne pas, qui suit ses avancées, comme si son aura la protégeait, cela l’apaise tant.

Lors des nuits de pleine lune, Leila retrouve son instinct animal, peut-être est-ce dû à cette attraction lunaire, mais tout en elle l’a pousse à la recherche du Mâle.

Alors ce soir, sa quête débute... Elle part à la recherche d’un homme qui saura assouvir son besoin charnel.... prenant de la vitesse, le souffle de l’air épouse son corps, les paysages défilent de plus en plus vite, plus rien ne peut l’arrêter, elle est libre et veut en profiter. Instinctivement, elle emprunte un chemin qu’elle connaît par cœur.

Lorsqu’elle est dans cet état, elle va retrouver son ami, Kélik, artiste spécialisé dans le body painting. Ami d’enfance, lui seul peut soulager totalement le feu qui consume son corps petit à petit. Elle stoppe son engin devant l’atelier. Kélik entend le bruit si familier du moteur de la moto de Leila... il l’attendait, car il sait qu’à chaque pleine lune, elle vient irrémédiablement le retrouver. Il lui ouvre la porte, et lui ordonne de suite de se dévêtir, Leila, sans un mot, l’écoute... elle enlève sa seconde peau, son corset blanc, son string et se retrouve nue comme un vers devant lui.

Kélik arrive avec un large bandeau noir, qu’il place délicatement sur les yeux de Leila. Aveugle, elle en éprouve une très grande excitation, il l’a prend par la main et la fait se diriger vers un immense tapis sur le sol. Il l’allonge sur le ventre, et s’installe à ses côtés pour commencer l’aventure.

Tout d’abord, un fin pinceau, vierge lui dit-il... Leila ne pouvant voir l’endroit par lequel il commencerait son voyage, s’en trouve déjà toute excitée... Il le fait parcourir doucement du cou, le long de la colonne vertébrale, survolant la raie des fesses, effleurant la vulve. Leila tremble, émettant de petits soupirs d’aise. Kelik joue ainsi avec la belle durant quelques instants, faisant aller et venir son outil de torture à sa guise, selon ses envies....

Attentive à chaque bruit, essayant de deviner les actions futures, elle entend l’ouverture d’une boîte, clip... puis plus rien...
tout à coup, une vague de frisson envahie son corps, une matière froide est déposée sur ses reins, Kelik commence son voyage... une route sinueuse, fiévreuse, délicieusement dangereuse, allant et venant de sa vulve à ses reins, elle se trémousse, tremble d’excitation, ses fesses se contractent et sursautent au toucher du pinceau. L’artiste entre en érection, excité par le spectacle offert par sa muse. Une envie subite lui fait prendre la belle par derrière, un premier coup de pieu puissant, profond, arrachant un cri à Leila qui ne s’y attendait pas. Puis il se retire aussitôt, et l’a retourne sur le dos.... Pour mieux reprendre son pinceau, un plus large, au manche épais...

Elle lui réclame plus, mais il lui ordonne de se taire.... Il continue son œuvre d’art, elle tend son bras et arrive à trouver le membre érigé de son partenaire, elle prend à pleine main le pénis tendu, tout dur, et le masse doucement, tandis qu’il fait glisser son outil plein de peinture au rythme des mains expertes de Leila, chaque mouvement le guidant dans les tracés de son œuvre, il retourne soudain le manche du pinceau, puis, en de lents va et vient parcours le long de la vulve , lorsque celui-ci est détrempé, il l’a pénètre avec, touchant du bout son point « G », Leila jouie, crie, supplie. Plus le plaisir la consume, plus l’étreinte de ses mains se resserre autour du sexe de Kélik. Prête à exploser de plaisir, il cesse tout contact et se dégage des mains de son modèle....

Encore quelques minutes de silence absolu...

Il l’a regarde, saisi un pinceau plus petit, et vient s’attarder sur les seins, ils se dressent fièrement, elle jouie de plus belle, en a mal dans le ventre, tant elle désire qu’il soit en elle, alors il l’embrasse, lui mord les lèvres, aspire ses tétons, les mords aussi, sa langue se dirige vers son pubis, il s’attarde effectuant de petits cercles avec sa langue sur le clitoris, puis rentre sa langue au plus profond d’elle-même, c’est doux, c’est chaud, c’est trop excitation pour Leila, Elle s’arque boute et explose dans un orgasme époustouflant, déversant des jets de cyprine à n’en plus finir, jusqu’à ce que son corps se détende et se repose à terre, sans aucun répit Kélik lui prend les hanches et la pénètre d’abord tout doucement, puis petit à petit, il va loin, plus loin, butant le fond de son vagin, les pulsions sont de plus en plus rapides et fortes, puis éjacule en elle, dans un cri de triomphe en criant son prénom... Leila !... hoooo... Leila....

Quelques secondes plus tard il se retire, se redresse rapidement sur ses jambes, et l’a regarde, son œuvre est totalement abstraite... il relève les sourcils surprit... ôte le bandeau de son amante et lui sourit, en lui disant : Je n’ai jamais fait dans l’abstrait... mais j’avoue ça me plaît... il lui claque le cul... allez... file... à la douche ma belle j’ai encore du boulot qui m’attend moi...

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Grenelle · il y a
Fantastique fantasme. Fantasque fantôme. De la plume jaillit le désir.