Nii

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Bwoarf ! Fantasy, poésie, amoureux de vastes univers mêlant sang, souffrance, mélancolie et surtout, panache !

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Il était assis, savourant le contact frais et humide de l'herbe grasse sous ses mains. Autour de lui, tous les hommes et femmes présents riaient aux éclats, disséminés dans la vaste clairière au pied d'une tour d'obsidienne. Noire de jais, elle offrait des reflets brillants comme le cristal sous l'assaut du soleil. Les robes et les pagnes s'agitaient sous le vent doux qui malgré tout adoucissait la sensation de chaleur. Le jeune homme, Wallaun, souriait et s'esclaffait lui aussi en réponse aux sourires de ses partenaires, disposés en cercles. Il se sentait bien depuis quelque temps, car désormais, tout le monde l'acceptait, bien que son sang se révélat impur par les origines incertaines de son grand-père, mort avant sa naissance. L'atmosphère sereine exaltait son cœur, et son sang pulsait avec force sur un rythme paresseux.
Soudainement, ils se turent, spectateurs, en écho à un bruit approchant. Un son grave acheva les bribes de mots subsistantes. À l'arrivée d'une procession, ils murmurèrent, montrant du doigt ceux qui approchaient. Le groupe de nouveaux arrivants se dirigeait vers l'aplomb rocheux au pied de la tour, et laissa place à un individu en soutane orange, acclamé par la foule à son approche. Les vivats continuèrent plusieurs minutes, au son des :

  « Élus ! Bénissez-nous ! Prêtez-nous votre force et votre savoir ! »

Enfin, l'individu à la soutane leva les bras en l'air, et l'assistance garda son souffle. Il psalmodiait dans une langue étrangère, remuait les bras verticalement. En transe, ses yeux papillonnaient, son corps vibrait, et parfois, pendant un bref instant, sombrait dans la léthargie.
Sous l'emprise d'une torpeur toute nouvelle, l'auditoire se mit à scander et à s'agiter. Les hommes dansaient, et les femmes se roulaient par terre. Les plus jeunes hurlaient à la façon des loups sous la lune.

D'un seul coup, le prêtre — perçu comme tel par l'assemblée — s'interrompit. Les yeux écarquillés, son regard se tourna vers les individus en contrebas, et se figea sur un jeune homme. Wallaun tressaillit et cessa de bouger. L'homme de foi dressa lentement son bras, et le pointa du doigt, l'index tremblant.
La foule hurlante et gémissante fixa son regard sur le jeune homme, qui, stupéfait, balaya des yeux les personnes qui l'entouraient. Puis il se leva, hésitant et reprenant ses esprits alors même que ses congénères se prosternaient sur le sillage qui le mena aux escaliers, puis aux côtés du prêtre. Ce dernier l'observa durant son ascension, et lui tendit une corne d'auroch creusée qui contenait un liquide rouge. L'éclat de la tour d'obsidienne faisait briller le liquide que le fidèle but à grandes gorgées, acclamé par la foule, et son pouls s'accéléra en percevant une lointaine vibration. Les cors sonnèrent, et l'assemblée se tut, guettant un événement inéluctable. La suite du prêtre — hommes et femmes en tenue orange moins ostentatoires — forma une haie d'honneur, et l'homme de foi conduit Wallaun au pied de l'édifice. À cette distance, la pierre montrait des rugosités, mais n'en demeurait pas moins éblouissante, et surtout, une plainte s'en dégageait, saccadée et sensible, et le sang du garçon, en écho, battit plus vite et plus fort encore. Dans un bruissement d'étoffes colorées, on lui ouvrit la porte.

Les derniers cris résonnèrent, et se turent une fois la porte refermée que venait juste de franchir le garçon.
Il était plongé dans la pénombre, mais à quelques pas devant lui, un jardin arrosé de lumière occupait une vaste surface considérable pour la Tour. Il choisit d'y entrer, décidé à sacrifier son sang et céder son âme. C'était la raison même qui l'animait pour préserver sa famille, ses amis et son peuple. Mais jamais les Élus ne lui avaient expliqué ce qu'on attendait de lui. Il s'interrogeait quant à la démarche à suivre alors même qu'il s'avançait près d'une mare dans le jardin. Au fond de celle-ci s'égayaient un modeste groupe de carpes, enchaînées, le regard vitreux tourné vers lui. Un objet, un thermomètre comme l'appelait l'homme du culte, était immergé, et le liquide rouge, prisonnier, indiquait un dessin peint sur le métal qui évoluait alors même que le sang des poissons se mêlait à l'eau.
Il avança plus loin, toujours investi par sa sainte mission, mais surpris par les lieux. Des décors se succédaient. Une forge contrastait avec les plantes sirupeuses dont elle chauffait la tente de verre. Ici, on fabriquait des objets comme son peuple n'en avait jamais vu. Il ne savait pas à quoi servaient ces outils. On leur avait enseigné récemment le concept de « défense », mais aucun d'entre eux n'en avait compris le sens. Seuls les hommes du prêtre pouvaient s'en servir. De même, des plaques noires et rutilantes côtoyaient des œuvres de verrerie sous forme de récipients. Il ne comprenait nullement pourquoi on cultivait ces plantes non comestibles, mais des hommes examinaient leurs racines, puis les découpaient ou les cousaient ensemble, et les assemblaient au travers des plaques noires et des réceptacles en verre.
Derrière une arche taillée dans le roc, des arbres fruitiers aux fruits juteux éveillèrent son attention. On leur avait promis tant de nourriture. On leur avait dit de patienter, et il observait maintenant le fruit de leur attente. Certains, verts et jaunes tourmentaient Wallaun, affamé, mais lui rappelaient la légende de la disparition d'une tribu avant sa naissance, dont sa mère contait encore l'histoire. Les membres de cette ethnie avaient dévoré des fruits similaires avant de s'éteindre mystérieuse. Wallaun s'en écarta promptement, perturbé par la coïncidence.
Arrivé sur un balcon, sans se souvenir avoir grimpé, il observa attentivement son peuple prêt à donner sa vie. On ne tourna pas la tête vers lui, ce qui l'étonna guère vu l'éclat du soleil qui éblouissait probablement leurs rétines. Des reflets orangés se mêlaient à ses frères, et il fut empli de gratitude pour l'aide des Élus.
Ragaillardi par l'enjeu de sa quête ainsi concrétisé, il suivit un acolyte du prêtre qui ouvrit une salle où un trésor était gardé. La tribu de Wallaun s'extasiait devant les couleurs vives et le prêtre leur avait amené un nombre considérable de coquillages colorés. Ceux-ci s'écrasaient sous ses pieds, et téméraire, il osa en saisir un dans sa main pour le contempler. Il en avait choisi un orange, car elle lui rappelait l'identité de leurs sauveurs. Il le lâcha et se rendit dans la salle suivante, où brillait des astres et où le sol semblait de brume. Des hommes en robes traversaient la pièce en discutant dans une langue inconnue, et dessinaient des motifs similaires au thermomètre sur des fibres de plantes agrégées.
Le prêtre en orange lui avait conté les vestiges des pêcheurs ; ils avaient délaissé le culte des Élus qu'on leur avait apporté. Wallaun s'était promis de bien veiller à sa piété, et encourager celle de ses proches.
Dans la pièce suivante, une table équipée de liens aux quatre coins l'attendait. Des acolytes l'enjoignirent à monter sur celle-ci. Il savait qu'il allait sauver son peuple ainsi, et mourir en martyr semblait si noble dans les propos du prêtre. Alors il s'installa, dans une douce béatitude, et introduisit ses membres dans les quatre lacets.
Son esprit peinait à interpréter ce qui se passait autour de lui, d'autant plus que l'endroit s'assombrissait. Quelques pensées erratiques lui permettaient de surmonter la peur : 

  « J'assure le salut de mon peuple. Mon sang va les sauver. Je deviendrai héros et martyr, et ma famille vivra. »

Divaguant, il ne s'était pas aperçu que les acolytes lui apposaient des ramifications végétales transparentes sur toutes les parties de son corps exposé, jusqu'à la lisière de ses paupières. Semblable à celle du jardin de l'étage inférieur, leur usage présentait un rapport avec les autres créations du dessous ? Il ne pouvait fermer les yeux, et observa, interrogatif, les hommes autour de lui s'affairer autour d'un levier métallique. Un liquide visqueux tombait de leurs doigts, et celui-ci facilitait l'usage d'un appareil qui devait permettre de faire basculer l'outillage si Wallaun ne se méprenait pas. Les gouttes grasses s'écoulaient autour du manche, et deux hommes exercèrent une traction. La résistance céda, et le jeune homme fut frappé d'un spasme. Les yeux exorbités, il observait son corps se tendre alors que les minces capillaires s'animaient. Ces derniers gonflèrent. Ils extrayaient son sang. Pris de panique, il récitait une des prières qu'on lui avait apprise il y a peu, et se calmait à l'aide de ce mantra. Les minces tuyaux, qui cédaient la place à de plus amples agrégats émettaient une lueur alors même que le sang les traversait jusqu'au fond de la pièce. 

Et éclairaient une entité gigantesque.

Haute de quatre mètres, la créature semblait faite d'un mélange d'organique et de minéral. Ce qu'il avait cru constitué de chitine semblait finalement, plus le sang l'éclairait, une couche protectrice brillante, semblable aux éléments qui étaient fabriqués à côté du jardin de plantes. Le visage et les extrémités évoquaient davantage un assemblage de tissus végétaux.
Plus le sang affluait vers la créature, et plus les vaisseaux sanguins de Wallaun se rétractaient, laissant place à une pâleur croissante. Alors que ses extrémités devenaient froides et engourdies, le géant, lui, semblait devenir vivant. Tout le liquide vital extrait s'amassait dans un réservoir, une sphère transparente figée dans le plastron étincelant. L'humanoïde pulsait de la lumière, ses yeux s'ouvrirent, rouges et sans pupilles, et il émis un râle grave et éraillé. Ses membres ne bougeaient pas encore, mais leur surface se colorait de teintes vertes, de l'émeraude au kaki.
Les acolytes s'affairaient, remuant les canaux, malaxant les membres de la créature, usant d'appareils complexes dont Wallaun ne devinait aucunement l'utilité. Le prêtre exaltait, les bras en l'air, en haranguant ses assistants. Le jeune homme se sentait nauséeux et affaibli par le ralentissement de ses pulsations et la quantité de son sang s'amenuisait. Étonnement, son pied gauche fourmillait, encore sensible. Il remarqua que celui-ci devenait un peu vert. L'esprit égaré, sa chair se flétrissait, son pied semblait résister encore un peu, alors que les minces tiges qui y étaient ancrées, délaissées par les acolytes, car peu irriguées, refluaient.
Un liquide vert se mêlait au faible flux de sang.
Wallaun, paniqué, essaya de prévenir les hommes qui l'entouraient, mais ceux-ci, concentrés sur leur tâche, ne distinguaient pas ses cris déjà trop faibles. Il avait peur. Il craignait de gâcher le rituel qui allait sauver les siens.
Surpris, il perçut une voix dans sa tête. Il l'entendait de plus en plus forte, alors que son pied se gorgeait du substrat.

Alors c'est toi ?
D'autres que lui existent encore ?

Wallaun ne répondait pas, et tâchait de rester concentré, pensant finalement que tout cela faisait partie du processus.

Tu portes du sang... Et pourtant de la sève... Un Atropnii, je le sens à la viscosité de tes Flux. Je vous croyais perdu.

Atropnii. Le jeune homme avait déjà entendu ce mot, prononcé par sa mère, une fois, au coin d'un maigre feu. Elle évoquait son père, nostalgique, tragiquement presque, quand les adultes souffraient de la faim en silence, et les enfants en pleurant.

  Oui ! De la sève ! Je sais que tu m'entends.

  De la sève ! Encore ! Celle d'un ami qui plus est ! Son fluide pulsait des sentiments si purs !
 

Alors même que les veines de Wallaun se gonflaient, le liquide vert afflua vers son cerveau.
 
Vois, par toi-même, ce à quoi j'ai assisté !

Des images se succédèrent dans l'esprit du jeune homme qui retrouvait vivacité et sagacité.

Des prêtres habillés d'orange donnaient des ordres à d'autres hommes, vêtus de métal d'une couleur semblable. Ils chargeaient, frappant d'autres hommes à l'aide d'objets eux aussi métalliques. Des outils qui transperçaient et coupaient. Des couteaux immenses, semant la mort sur leur passage. Face à eux, d'autres individus agissaient de façon similaire, eux-mêmes équipés d'outils.
 
Wallaun rouvrit les yeux, alors que ceux de l'immense être perdaient un peu de leurs teintes écarlates, fléchissant vers une nuance plus claire. Le prêtre ne remarquait rien, en transe, mais les acolytes semblaient agités, alors que le réservoir du plastron se fendillait. Une autre vision prit le pas sur la conscience de Wallaun.

Derrière les hommes en orange, on apercevait des créatures de noirs vêtues, avec des formes de visages et d'articulations mêlants sylvestre et humanoïde. Elles avançaient, les yeux rouges. D'abord lentement, puis sous les litanies des prêtres, accéléraient et balayaient avec frénésie ceux qui s'opposaient aux soldats à l'armure colorée.

  La voix du géant résonna enfin dans la pièce et non dans sa tête :

« Ce sont mes frères ! Nos frères, Atropnii ! Voilà comment ils nous ont fourvoyés. Nous condamnant à tuer au nom d'une cause qu'ils appellent Conversion, et par un moyen qu'ils nomment la Guerre. »

Les acolytes alertèrent le prêtre, qui, encore confus par son enthousiasme, tentait de comprendre ce qui se passait. Quand il vit les fissures de plus en plus longues et profondes dans la sphère où le sang s'accumulait, il fut pris de panique.

 — Regarde-les, espèce faite de haine et de convoitise, agrégée par l'orgueil, reprit le géant.

Wallaun, recouvrant l'usage de son visage, remua les lèvres, sèches et parcheminées.

 — Ils nous ont apporté le savoir, ils nous ont promis le salut, la nourriture et la médecine. Je t'en prie, laisse-les accomplir ce rituel, s'égosilla-t-il. Nous avons besoin d'eux. Je dois mourir, pour sauver mon peuple, murmura-t-il, avant qu'une autre scène insufflée par le géant l'assaille.

Les grandes créatures, après avoir traversé les rangs des hommes qui ne portaient pas d'orange, les écrasant sur leur passage et les frappant de leurs poings, s'immobilisèrent. Le paysage devint flou et depuis la hauteur du point de vue, on voyait à peine le sol. Mais la vision s'éclaircit et alors que le regard s'abaissait, les prêtres branchaient les hommes blessés des deux camps à un réservoir, encastré dans un plastron noir. Autour, d'autres géants subissaient le même traitement, des hommes reliés à leur torse par des tuyaux cylindriques. Les créatures s'animèrent de nouveau, les yeux d'un rouge sanguin.

 — Vois leur œuvre ! Ils ont besoin de nous, et du sang des autres, pour nous contraindre. Mais tu es un Atropnii, frère de ma sève. Et c'est ta sève qui va me sauver.
 — Arrête ! Je t'en prie, hurlait le garçon ragaillardi par une force nouvelle. Ils vont sauver mon peuple !

Les larmes coulaient sur ses pommettes.

Le prêtre tenta de quitter la pièce. Mais la grande créature bougea pour la première fois, et le cogna contre le mur. Les acolytes s'enfuirent dans la précipitation en ouvrant la porte, et on percevait au loin des cris de peur et l'odeur âcre du sang. 

« Ton sang réveille le mien. Je suis déjà corrompu, je l'ai tué, gangrené par ce qu'ils appellent Vengeance. Mais je dois sauver les autres. Nous ne redeviendrons jamais comme avant, êtres de paix. Mais je dois mettre un terme à cette souffrance. Celle de mon peuple. Nous étions des peuples forts, Atropnii. Et d'autres que nous aussi »

L'entité se révéla majoritairement sylvestre, alors que le réservoir sur son torse se brisait, que les ramifications cédaient, et que son carcan noir tombait. Les liens de Wallaun se détachèrent, et il se releva, titubant, fuyant le monstre. Il revint sur ses pas, hurlant, appelant les siens. Sur le balcon où il les avait aperçus difficilement, il voyait du mouvement. Des taches oranges s'agitaient. Il courut dans des escaliers, perdant son chemin et errant dans des couloirs, jusqu'à localiser l'entrée de la tour.
Des hommes, comme ceux des visions, couverts de métal orange, s'enfuyaient, avec des réservoirs remplis d'humeur sanguine dans leurs mains. Les acolytes qui s'étaient échappés courraient au loin. 
Mais un choc brutal fit vibrer le sol. La créature sylvestre avait fracassé l'entrée de la tour, trop étroite pour elle. Un bruit sinistre la suivait, des grincements, ceux du métal rouillé. Ou plutôt, ici, le son des articulations trop longtemps figées. Elle avançait, décidée.

Wallaun descendait le surplomb à grandes enjambées. Au loin, les fuyards forçaient le pas sur une route pavée.

Mais tous les croyants, les siens, gisaient au sol, égorgés. Wallaun s'enfonça à genoux dans le sol engorgé, anéanti.

La créature, arrivant à ses côtés d'un pas lourd, le regarda de ses yeux blancs aux iris ocres, totalement dépourvus du carmin antérieur.

 — Ils avaient besoin d'un sang jeune pour m'éveiller, puis ils m'auraient nourri avec le sang des autres. Seulement, tu descends d'un héritier Atropnii. Sinon je ne me serais pas réveillé. Je perçois ton désarroi. J'ai éprouvé le même. Je suis un Voltnii. Autrefois, nos peuples — et tous les autres Nii — vivaient en harmonie sur ce territoire. Des humains habitaient aussi les lieux, dans des tribus comme la tienne. Seulement, d'autres hommes sont arrivés, portant en eux un message de violence. Ils ont découvert le pouvoir de tuer. Tu ne peux comprendre ce mot quand je le prononce, car il ne possède pas d'équivalent dans notre langue.
 — Ils nous avaient promis le salut, de la nourriture, et de la chaleur, bégaya Wallaun entre deux sanglots. Vous vous trompez ! C'était nécessaire ! C'est de votre faute ! hurla Wallaun.

 — Nécessaire ? Qui va profiter de leurs bienfaits maintenant ? Toi ? Seul ? Tu serais mort avec eux, sans le sang de ton grand-père. Il s'appelait Isaac n'est-ce pas ? Je l'ai connu il y a plusieurs siècles. Un grand Guide que nous attendions aux frontières de nos terres, toujours le bienvenu en nos lieux.
 
Le jeune homme se releva à grand-peine, et sa haine envers la créature disparut face à la rationalité de son raisonnement.

 — Ma mère avait cité ce nom une fois : Isaac. Mais pourquoi agir ainsi ? Personne ne peut agir ainsi,. Depuis quand ces individus se livrent-ils à ce genre d'actions ?
 — Ils ont menti, un concept étrange comme le meurtre, car nous ne connaissions pas ça en notre temps. Contemple l'œuvre de ceux qui font couler le sang. 

« Ces humains appartiennent à de sombres créatures, asservies par des Dieux ignobles, un Dieu de métal, Technologie, et un de Dieu de chiffres, Science. Ces maudites engeances usent de leurs pouvoirs pour nous assujettirent. Ils n'ont qu'un but. Regarde. Regarde fils de la sève ! »

Puis, gravement, en tournant la tête vers la scène macabre, il continua :

« C'est l'œuvre des fous et des monstres. À défaut d'être un monstre, deviens fou avec moi, et nous les vengerons. »
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