Mon voyage dans l'espace

il y a
2 min
9
lectures
0
Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire une histoire. Mais je devais trouver une idée. Alors j’ai cherché, trifouillé dans mon esprit, trituré dans mon imagination, et j’ai fini par la trouver. Vous savez comment ? Et bien j’ai tout simplement regardé le ciel. Oh, mais pas le ciel en plein jour, plutôt le ciel en pleine nuit. Et pas n’importe quelle nuit, mais une nuit où le ciel était limpide, et illuminé par ce que nos ancêtres ont appelés les étoiles. Aaaaah les étoiles... Est-ce que vous, vous arrivez à concevoir qu’on puisse apercevoir leur petite lueur, alors que certaines sont tellement loin de nous ? Moi pas. Et quand je les regarde, je me sens si petite...Enfin, ce n’est pas pour parler de ma taille que nous sommes ici. Non, nous sommes ici parce que je voulais vous raconter mon histoire, celle que j’ai imaginée en regardant ce ciel parsemé de petites boules de lumière. Vous savez, on ne voit pas que des étoiles, mais on peut entrevoir parmi elles ce qu’on appelle des planètes. Des grosses boules rondes, comme la nôtre. Sauf que toutes ne sont pas faites comme la terre, et sur certaines, on ne peut même pas habiter ! Et je me suis demandé : sommes-nous seuls, ou y-a-t-il d’autres personnes, comme nous peut-être, sur une autre terre ? Et j’ai alors décidé d’entreprendre un grand voyage. J’ai fermé les yeux, j’ai croisé mon index et mon majeur de chaque main, j’ai tiré un petit bout de langue, et j’ai pensé très fort à un mot : sable. Et vous savez quoi ? Et bien, quand j’ai ouvert les yeux, je n’étais plus chez moi. Ah ça non, j’étais plutôt dans un immense désert de sable bleu. Oui, du sable bleu. Il y avait du vent, beaucoup de vent, qui chantait une douce mélodie dans mes oreilles. Et deux grands soleils juste au-dessus de moi, qui brûlaient, mais pas trop fort, juste assez pour que je n’ai ni trop chaud, ni trop froid. Et devant moi, il y avait une grande dune, avec un immense palais. Je me suis approchée pour le voir de plus près. Il était fait entièrement de pierres blanches polies, comme je n’en avais jamais vu. On y avait creusé de grands trous béants, comme de grandes fenêtres sans verre, et on avait sculpté la pierre tout autour de ces entrées. Ces sculptures représentaient des vagues de sable, chevauchées par de grands bonshommes habillés de longues capes. Je me suis approchée encore, pour mieux les voir. Et je me suis rendu compte que les entrées étaient grandes, très grandes. On aurait pu y mettre trois « moi » l’une sur l’autre pour toucher le plafond. J’ai compris alors que ses habitants étaient sûrement très grands. J’ai hésité un temps avant d’entrer dans ce palais majestueux, et j’y ai finalement fait un pas. J’ai penché la tête sur le côté pour essayer de voir ce qui pouvait s’y cacher. Un peu plus loin dans le couloir, se tenait...et bien un extraterrestre. Il était grand, vraiment grand, et très mince. Sa peau était d’un jaune très pâle et il n’avait pas de cheveux. Il s’est alors tourné vers moi, et j’ai pu voir son visage : deux yeux d’or, juste deux trous pour les narines, et une bouche rose clair. Alors que je l’observais, son regard a croisé le mien. Je me suis figée, et c’est alors qu’il m’a souri. J’aurais dû avoir peur mais, ce n’était pas le cas. Nous nous sommes regardés longtemps, puis il me fit un signe de tête, et disparut dans les méandres des couloirs du palais. Je ne l’ai pas suivi, je n’ai pas osé. Je me suis assise contre le mur du palais, et j’ai admiré le paysage. Un immense désert de sable bleu, qui reflétait la lumière douce des soleils. Au loin, je vis quelques arbres de formes étranges, mais j’étais bien trop loin pour vous décrire exactement la forme qu’ils avaient. J’ai refermé les yeux, et j’ai alors pensé à notre terre. J’ai pris une profonde inspiration, et je les ai rouverts. J’étais à nouveau chez moi, devant ma fenêtre, devant ce ciel illuminé par les étoiles. Et j’ai souri en repensant à l’aventure que je venais de vivre. Je me suis allongée dans mon lit, et je me suis promis que demain, avant de dormir, je n’oublierais pas de fermer les yeux, de croiser mon index et mon majeur de chaque main, de tirer un bout de langue, et de penser à un mot : eau.
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,