Mon jumeau de la mer

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Jury
Image de Été 2021
L'histoire que je vais vous raconter ici est de celles qu'aucun écrivain n'écrira jamais, une histoire trop simple, celle d'une vie scellée par un moment d'inconscience. Je n'ai pas le talent de Pierre Loti, lui qui savait si bien raconter l'existence des gens de mer, mais celle-ci est la mienne, et je vous la confie.

Je suis né dans le début des années 60, et c'est un miracle si je peux mettre aujourd'hui une date sur ma naissance, car ma mère, dans un état second, avait oublié de me déclarer. Pas à cause des douleurs de l'accouchement, mais parce qu'à peine délivrée des souffrances que lui avait causées mon arrivée, elle s'était remise à boire. Les quelques mois pendant lesquels on lui avait interdit la boisson lui ayant été insupportables, une fois le travail accompli, elle se vengea sur le premier goulot à sa portée. De mon enfance, je ne retiens que l'odeur de ma mère imprégnée du vin rouge entouré d'étoiles. Elle allait chercher de l'autre côté de la rue, chez madame Henri, le bar-épicerie qui accueillait chaque soir la résignation sourde des ouvriers de l'usine d'à côté, qu'on avait transférée de région parisienne en Bretagne en espérant que le breton serait plus travailleur que le parisien, tout en oubliant qu'il est surtout plus gros buveur. Ma mère, elle, ne travaillait plus depuis longtemps. Elle avait essayé tous les métiers que la pitié publique lui accordait, mais à chaque fois, cela se terminait par un renvoi et une accélération de son régime de boisson. Son dernier travail, à l'école maternelle, était pourtant simple : elle devait s'assurer que les petits bouts de chou feraient leur sieste calmement, allongés tête-bêche sur des lits en toile kaki venus des surplus de l'armée américaine. Mais Maman faisait peur aux enfants qui, la voyant se pencher sur eux, réclamaient leur mère, et refusaient le sommeil qu'elle essayait de leur imposer en criant. La patience de l'institutrice arriva à son terme quand les baffes remplacèrent les cris. Nous vivions dans une baraque en bois, construite à la hâte pour reloger ou loger les démunis de l'après-guerre. À la fin des années 60, il ne restait plus aucune de ces maisons, remplacées par des petits pavillons ou des HLM, mais la nôtre résistait au temps et à tous les programmes d'habitat. Ma mère refusait toutes les propositions de relogement de peur, disait-elle, de se retrouver empoisonnée par les produits chimiques des nouvelles constructions, ce qui faisait sourire les services sociaux quand ils voyaient ce qu'elle avalait du matin au soir. De fait, sa vraie raison était qu'il lui serait difficile de trouver une source d'approvisionnement aussi proche que Mme Henri, chez qui partait la quasi-intégralité des allocations familiales qui auraient dû nous faire vivre.
Je n'ai pas connu mon père, et vu ce qu'en disait ma mère, cela valait mieux. Elle l'accusait de l'avoir poussée à la boisson. Mon père, de ce que je pouvais en juger sur les albums photos que je feuilletais quand ma mère n'était plus en état de me le reprocher, était un bel homme, un peu raide dans son uniforme et derrière son beau fusil. Papa, que je m'autorise à appeler ainsi depuis que ma mère est morte, ne m'avait pas laissé sa grande stature, et c'est bien là le seul reproche que je peux objectivement lui faire. J'étais petit, chétif, peu équipé physiquement pour affronter la vie et l'assistante sociale rappelait vainement à ma mère que c'était probablement à cause du manque de nourriture. Elle lui répétait :
« C'est simple, quand vous allez chez madame Henri, pour toute bouteille de vin que vous achetez, vous en prenez une de lait pour le petit », maman ne devait pas savoir bien compter, car les bouteilles de vin se bousculaient dans son filet de courses, sans qu'aucune bouteille de lait ne vienne les troubler. Plus tard, une famille du village acheta une vache, et m'invita, avant d'aller à l'école, à prendre un verre de lait juste trait qui inondait mon estomac vide d'une chaleur douce et me permettait de patienter jusqu'au repas de midi qu'offrait la cantine. Revenons à Papa. Il avait été soldat en Indochine, mais une fois libéré des camps d'internement vietminh, il était resté prisonnier dans sa tête. Il passait des heures sans parler dans la journée, et la nuit, il délirait en appelant Huguette, Simone, Octavie. Ma mère refusa de croire qu'il s'agissait des positions militaires de la bataille de Dien Bien Phu, et après les cris de reproche, elle s'était mise à boire. Juste avant ma naissance, Papa était parti, au Vietnam peut-être, en tout cas plus aucune trace paternelle. Disparu pour toujours dans les flots humains...
Quand on est pauvre et malingre, il faut être malin pour émerger à la surface. Dans mon corps rachitique, je faisais pitié aux bonnes familles qui commençaient à goûter les fruits de la croissance, achetant frigo, télé, et toutes sortes de choses vendues pour la fête des Mères. Toutes ces belles merveilles n'avaient pas la robustesse des outils massifs d'antan et finissaient par tomber en panne, pour une broutille, une prise mal branchée, un tuyau bouché, etc. Alors pour éviter de me faire l'aumône, on m'appelait pour des bricoles. « Et gamin, j'ai un souci avec ma machine à laver, tu ne veux pas passer voir ? ». J'y gagnais un petit déjeuner et quelques centimes. Ma maison préférée était celle du vieux casseur de voitures. Il avait fait fortune en collectant toutes les épaves, les accidents étant très fréquents en ce temps-là, et revendait chaque pièce détachée, une par une, à bon prix. Le vieux était analphabète, un peu teigneux, mais il semblait me comprendre. Il faisait appel à moi pour un oui ou pour un non et me laissait, de temps en temps, une belle pièce en argent de 5 francs avec laquelle je faisais fonctionner la maison. Je pense qu'il devait savoir que derrière un va-nu-pieds peut se cacher un futur millionnaire. L'histoire en a fabriqué par centaines, n'est-ce pas ? Aujourd'hui qu'il faut un diplôme même pour se laver les dents, cela n'arrive plus, mais à l'époque, les sans-grades pouvaient rêver d'une ascension fabuleuse, de vivre dans une maison en pierre de taille, de passer les soirées devant une belle cheminée en jouant aux cartes sans se soucier du lendemain.
J'avais peu d'amis, les parents voyant d'un mauvais œil les amitiés de leurs rejetons avec le fils d'une alcoolique, et à l'école, une fois libéré par l'instituteur, sa blouse grise, son crayon à papier derrière l'oreille et sa Gauloise bleue dans le coin de la bouche, je reprenais seul le chemin de la maison. Chargé de famille en culottes courtes, je courais acheter à manger et je rentrais retrouver ma mère. Après avoir rempli le poêle familial avec les boules de charbon sales que nous donnait la municipalité et qui suffisaient à peine à chauffer une maison pleine de courants d'air, j'allais sur les bords de route chercher de l'herbe pour nos lapins. J'aimais les caresser, j'usais leur dos à force de les frotter, je les prenais dans mes bras et les laissais se blottir sous mon pull trop large. J'ai appris plus tard que cela s'appelle la tendresse, mais j'ai toujours eu du mal avec ce mot-là.

En 1970, est venue s'installer une nouvelle famille, juste de l'autre côté de la rue, avec des jumeaux. Des faux jumeaux, bon, mais des jumeaux tout de même. L'un était blond, l'autre brun. Le premier était espiègle, malin comme un singe. Le deuxième était plus terne, mais bien plus fort, solide. Jacky et Loïc, le feu et la pierre. Nous sommes vite devenus inséparables et leur mère, réticente au début, voyant ma bonne volonté et ayant pitié de mon climat familial, se décida à m'offrir un peu de soleil en me laissant entrer. Chez cette femme, l'amour était débordant. De ses yeux, de ses joues, de ses bras, émanait une source inépuisable de bonne humeur, de douceur, de calme bienveillant. Dans leur maison, on ne risquait pas de se blesser sur une poutre trop basse, on ne prenait pas froid en rasant les murs, la maison était chaude grâce aux radiateurs. Ils étaient pour moi la plus grande merveille du monde, j'y restais collé jusqu'à me creuser les fesses, gardant l'empreinte le plus longtemps possible sur mon corps frêle. Le soir, rentré chez moi, j'admirais avec un vieux miroir la marque de la chaleur sur mon postérieur. Jacky et Loïc avaient une sœur, Chantal, la deuxième merveille sur terre après les radiateurs. Chantal s'autorisait un peu de parfum qui embaumait la maison, arôme qui s'envolait dès que leur père, pécheur, rentrait. Il se levait très tôt pour rejoindre le port dans une vieille Panhard, dont le bruit singulier arrosait tout le quartier dès 4 heures du matin. Après deux ou trois jours, il revenait, ramenant avec lui des sacs pleins. Après avoir déposé le tout sur le seuil en béton de la maison, il attendait religieusement que toute la famille se rassemble, et sortait une à une les prises. Le manège durait environ une demi – heure, dans la bonne humeur et les odeurs de marée. J'en avais une petite part, et c'est ainsi que je mangeai les premières coquilles Saint-Jacques de ma vie. Le temps aurait dû s'arrêter là, se figer dans le parfum de Chantal et dans le goût subtil des coquillages. Le temps devrait être comme un vélo, on devrait pouvoir l'arrêter quand le paysage est beau. Mais, hélas, la vie est une pente, toujours plus rapide, qui ne laisse aucun répit aux rêveurs ou aux malchanceux...
Ce fut le temps de la découverte de la mer. Pourtant à quelques kilomètres de la maison, je n'en avais jamais vu les couleurs. D'elle, je ne connaissais que les quêtes des dimanches pour les veuves et les orphelins des bateaux disparus en mer : « Ce dimanche », disait le curé, « nous prions pour les familles des marins disparus du "Trégor", la quête leur sera destinée ». Ainsi, je fus capable de nommer tous les ports d'où partaient des marins qui ne revenaient pas, le Guilvinec, Concarneau, Saint-Gilles-Croix-de-Vie.... À la fin de la messe, le curé me laissait lire « Les Nouvelles du Large » où se racontaient les derniers naufrages. À l'école, l'instituteur, que les idées ne poussaient guère à toute concertation avec monsieur le curé, nous rappelait aussi le sort malheureux des enfants de marins disparus dans une tempête, quelque part entre la Bretagne et l'Angleterre. Grâce à l'alliance involontaire du curé et de l'instituteur, la mer était devenue pour moi un objet de frayeur. Le père de Loïc et de Jacky réussit toutefois à m'y amener pour la première fois au printemps 1975. La banquette arrière de la Panhard était belle. Chaque fois que la voiture sortait, on mettait une couverture propre sur les sièges usés pour donner l'impression de rouler dans une voiture neuve.
La vue de la mer causa en moi une émotion incroyable, à l'exact opposé de mes craintes. Qu'on puisse la voir si loin me troubla. Là, devant moi, la mer s'étalait à perte de vue et se mariait avec le ciel. Main dans la main, ils partaient vers l'infini. Le père nous montra ensuite son bateau, nous fit monter à bord et démarra même le moteur. Les jumeaux semblaient blasés, assis à jouer aux osselets, tandis que je harcelais leur père de questions sur les accessoires et équipements du bord. Ma vie, vide de sensations, vibrait enfin, je n'avais désormais qu'à me laisser envahir par les ondes. De retour, je fis à ma mère un tel récit qu'elle prit peur et m'interdit formellement d'y retourner. La psychologie limitée de ma mère ne lui permettait certainement pas de comprendre que son interdit avait valeur d'incitation et je devins un habitué des virées en bord de mer. Quand je le pouvais, à bord du bus poussif qui quittait le village tôt le matin, j'accompagnais les travailleurs du port, rêvant un jour de trouver ma place sur un bateau. Glanant par-ci par-là quelques sous pour une besogne dédaignée, je finissais par amasser une belle petite somme que je destinais à un investissement de taille, mon premier bateau, un petit canot pneumatique de couleur orange, que je cachais dans un vieux bateau en cale sèche. Jacky et Loïc, en le découvrant, furent verts de jalousie, me permettant de savourer, pour la première fois de ma vie, le plaisir du possédant. Il ne leur fallut pas longtemps pour convaincre leurs parents d'avoir le même. L'été 1975 commença dans les baignades et le bronzage. Caché de ma mère, je me glissais dehors furtivement et rejoignais les jumeaux pour faire les allers-retours vers la plage. Le chauffeur du bus, devenu complice, avait fini par m'appeler « l'évadé de la mère ». Sur le rivage, parmi les enfants strictement surveillés par leurs parents, nous glissions libres avec nos petits bateaux, frôlant de très près les nageuses, nous rapprochant des bateaux à voile, toujours désireux d'aller goûter un peu plus loin les saveurs que la mer avait à offrir. Aucun d'entre nous ne savait nager, mais les bouées jaunes qui définissaient la limite de notre domaine finirent par nous lasser, et nous fîmes des escapades de plus en plus nombreuses dans les zones interdites. Le large nous appelait chaque jour un peu plus, et, de plus en plus confiants, nous calculions les distances de plus en plus longues qui nous séparaient des juilletistes sous parasol.
Est-ce le vent ou le courant qui nous poussèrent ce jour-là si loin du rivage ? Les dernières couleurs de la plage disparaissaient progressivement au départ des touristes, et nous n'avions toujours pas réussi à rejoindre la côte. Dans nos petites tenues, le froid avait commencé à nous taquiner et Jacky avait été le premier à se plaindre. Alors que je voulais absolument que nous restions ensemble, il tenait à essayer seul de rejoindre le bord. J'essayais de le retenir, le suppliant d'attendre avec nous, en vain. Je forçais son frère, plus docile, à rester dans mon bateau. Les deux frêles esquifs s'éloignèrent l'un de l'autre, chacun cherchant à sa manière à rejoindre la côte, mais le courant nous poussait inexorablement vers le large. Sur la terre, la maman des jumeaux commença à s'inquiéter à l'arrivée du bus du soir. Elle fit le tour des maisons du quartier pour chercher ses rejetons. Chez moi, ma mère étant déjà incapable d'avoir un propos cohérent, elle passa son chemin, de plus en plus paniquée. Le père en mer, elle se retrouvait seule à porter son fardeau. Elle ameuta tout le village qui sortit dans la rue. Chacun y allait de son propos, commentant pour certains l'imprudence d'une mère laissant ses enfants aller ainsi à la plage seuls, pour d'autres, l'inévitable tribut à payer quand on provoque la mer. Chez l'instituteur, elle trouva un téléphone pour appeler la gendarmerie qui lui conseilla d'attendre chez elle.
Au port, l'alerte fut donnée et la recherche des jumeaux commença vers huit heures du soir. Tous les équipages disponibles furent mis à contribution. Un hélicoptère fouilla la mer à la recherche d'un petit bateau gonflable dont on lui avait donné le signalement. Nous l'avions entendu arriver, mais nous n'étions, à ce moment-là, plus capables d'un geste tant le froid nous avait immobilisés. Les couleurs vives de notre coque souple permirent toutefois aux sauveteurs de nous repérer et de nous hisser. Nous fûmes incapables de parler pendant plusieurs heures, en hypothermie et en état de choc. Suite au sauvetage, la gendarmerie appela l'instituteur qui retransmit la bonne nouvelle. Tout le village fut soulagé, la pression retomba. On se mit à attendre le retour des enfants. C'est en me voyant descendre de l'estafette de police que la mère de Loïc comprit la méprise. J'entends encore son cri de détresse transpercer la nuit qui venait de s'abattre sur le village. La pauvre Chantal serrait son frère hébété en pleurant. La consternation et la douleur se répandirent parmi les personnes présentes comme une déferlante. Dans leur certitude d'avoir trouvé les deux enfants manquants, les garde-côtes avaient suspendu les recherches. Elles furent immédiatement relancées, mais Jacky ne fut, hélas, jamais retrouvé...
De victime, je devins coupable. Coupable d'avoir entraîné, moi fils d'ivrogne, deux enfants dans le malheur. On fit ouvertement à mon passage des remarques méchantes, regrettant que je ne fusse pas à la place de Jacky. Ma mère ne fit pas un geste pour me protéger, s'enfonça dans sa bouteille et s'y noya définitivement. L'instituteur fut le seul à prendre ma défense, il obtint pour moi une place dans une famille d'accueil. Décidé à ne pas laisser Jacky à la solitude de l'océan, je décidai d'intégrer le lycée maritime puis l'école de la marine marchande qui firent de moi un officier estimé. Depuis, j'ai fait plusieurs fois le tour de la terre, vu la majorité des ports du globe. Mais sur le pont, dans le poste de pilotage, sur toutes les mers du monde, mes yeux n'ont cessé de fouiller l'océan pour rechercher tous les Jacky de la terre, espérant sauver des vies pour remplacer celle que j'avais laissée se perdre. Je ne sais pas s'il faut associer une cause juste à une disparition injuste, mais c'est pour Jacky, mon jumeau de la mer, que je commande aujourd'hui un navire de secours aux migrants en mer Méditerranée.
À la mémoire de Jacky J., disparu en mer le 15 juillet 1975.

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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Fort et beau texte, bonne finale
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Virgo34 · il y a
De l'émotion... bien exprimée. Bonne finale.
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Romane Claren · il y a
Une histoire bouleversante, magnifiquement écrite. Bravo !
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Viviane Fournier · il y a
C'est beau ... voilà et ça suffit pour aimer !
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Joëlle Brethes · il y a
Quel beau et émouvant récit, fort bien écrit par ailleurs !
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Jeanne Pica-Borruto · il y a
Belle plume, excellente finale à vous.
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Jean-Pierre MAHE · il y a
Merci Jeanne !
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Pénélope · il y a
De beaux traits d'humour qui dédramatisent cette enfance et empêchent de sombrer dans le misérabilisme malgré la fin tragique où on ne rit plus.
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Jean-Pierre MAHE · il y a
Merci Pénélope pour ce propos très juste.
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. LaNif · il y a
Douloureux et magnifique ! Bravo !
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Jean-Pierre MAHE · il y a
Merci LaNif. Cette histoire est romancée, mais elle a fond de douleur réelle..
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Willy Boder · il y a
Magnifique texte, plus sobre que la mère, et encore plus fort que le courant.
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Jean-Pierre MAHE · il y a
Merci Willy. De la mère à la mer...
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Olivier Descamps · il y a
Beaucoup d'émotion et une belle écriture. Bonne finale !
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Jean-Pierre MAHE · il y a
Merci Olivier. Heureux de vous voir ému...

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