Mon beau militaire « Erotique »

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On est samedi soir, il est 23 h, comme tous les samedis la salle va être pleine d'hommes en chaleurs. J'avoue, je n'aime pas mon métier, mais quand tu as besoin d'argent pour ton môme, quand t'as 26 ans et pas de diplômée, tu te tais et tu boss. C'est mon oncle qui tient ce club, je n'ai pas eu de mal à rentrer.

J'ajuste mon string, j'enfile ce short beaucoup trop court, j'attache mon soutien-gorge et j'enfile par-dessus mon chemisier. J'arrange un peu mes longs cheveux roux, ils ont beaucoup de succès. Il paraît que c'est une mode de nos jours, moi je l'ai toujours été et étant gamine j'étais maltraitée, je n'étais pas très jolie ado, trop grosse pour la société. Alors ça plus le fait d'être rousse, bref aujourd'hui j'ai une revanche sur la vie, mes formes plaisent.

Je me regarde une dernière fois dans le miroir, je remonte mes guêpières quand j'entends mon nom de scène, j'avance dans ce couloir et j'entre en piste.

Je me déhanche sur la musique de Joe Cocker « You Can Leave Your Hat On ». Je frotte la barre tout en me déshabillant, je haïe tous ses hommes qui sont là, leurs mains qui me touchent, ils me jettent des billets, je hais leurs regards de chiens...

Je sais qu'après la danse l'un d'entre eux va venir pour avoir un privé, et pour gagner plus on fait plus c'est la règle ici...

Mon numéro se termine, je suis nue devant ses prédateurs, je n'ai jamais eu un client correct se sont tous des porcs, pour eux nous sommes que des objets sexuels après tout...

Je descends de scène, retourne en loge pour enfiler un peignoir rouge transparent, je reste nue en dessous, j'attrape une pince et attache mes cheveux en chignon.

Je passe en salle, j'affiche mon plus beau sourire, je déambule entre les tables, accepte le baiser de l'un sur ma main, le verre de champagne d'un autre, une tape sur les fesses d'un homme bourré toujours avec le sourire alors que j'aimerais lui mettre une tarte...

Je passe devant une table, quatre hommes en uniforme de militaire discutent.

L'un d'entre eux m'attrape violemment.

- T'es une sacrée belle salope toi, ça te dit un privé avec moi. Dit-il en ricanant

Bien sûr que non, je n'en ai pas envie, mais c'est mon travail. Au moment où j'allai lui répondre, un autre intervient.

- tu pourrais lui parler autrement pour commencer. C'est une femme pas un bout de viande.

- Pardon, chef, c'était déplacé, je m'excuse.

Il me lâche et me donne un billet de 20e que je refuse en souriant.

Je me dirige vers le bar, je prends un verre. Je regarde la table des militaires, l'homme qui a pris ma défense me regarde en souriant. C'est la première fois qu'un homme est gentil avec moi ici. Il s'avance vers moi et s'assoit sur le tabouret à côté de moi.

- Je suis désolé du comportement de mon sou officier, il n'a pas appris la galanterie. Je m'appelle Ryan.

Il me sert la main.

- Ava, enfin, c'est mon nom de scène.

- Enchanté Ava.

Pendant que nous discutions, un homme vient et demande un privé, c'est le boulot, je dois accepter.

- Veuillez m'excuser, mais je dois travailler.

Ryan se lève.

- Désoler monsieur, mais cette demoiselle est avec moi, je viens de lui offrir un verre, j'estime donc être son client pour le moment.

L'homme s'excuse et s'en va.

- Ava pouvons-nous allez dans une pièce privée ?

Je souris, honnêtement s'il veut me baisser, je ne serai pas contre, il est charmant, ça change des porcs habituels.

Il a un sourire charmeur, il est grand, je dirai qu'il mesure 1m80, des yeux bleus azur, il est certainement plus âgé que moi je dirai 45/50 ans, ses cheveux sont poivre et sel. Puis sa tenue me fait fantasmer.

- bien sûr après tout, vous êtes mon client. Suivez-moi.

Je lui prends la main et nous nous dirigions vers les chambres. Nous entrons dans la mienne. J'ai demandé à mon oncle un lit en baldaquin, un canapé allongé style Ancien, des draps de soies et une décoration avec des chandeliers. J'ai une radio pour rendre le moment plus supportable, autant mettre de l'agréable dans des moments comme ça.

- ça vous convient ?

- C'est très beau, ça fait chambre du 19e siècle. Dit-il en souriant.

Il s'assoit sur le canapé, je reste debout, c'est la première fois que je ne sais pas ce qu'un client veut, en général, ils me poussent sur le lit et me baissent.

Il attrape ma main et m'assoit à côté de lui.

Il passe sa main gauche derrière ma tête et détache mes cheveux, ceux-ci se laissent tomber le long de mon dos. Il pose sa main sur l'arrière de ma tête et de sa main droite il caresse ma joue avec douceur. Nos yeux se croisent et je me perds dans ce magnifique bleu azur. Il approche son visage du mien et vient chercher mes lèvres avec les siennes, sa main droite a rejoint la gauche, il tient ma tête entre ses mains, et nous échangeons un long baisé sensuel, nos langues se mélanges, je n'embrasse jamais, mais je me laisse faire.

Il se recule et passe une main le long de mon corps, celui-ci frémit sous sa douceur, il approche ses lèvres de mon oreille et me chuchote.

- J'ai envie de vous, Ava.

Je me lève et le tire par la main, celui-ci se retrouve debout face à moi, d'une main, il détache le peignoir qui se laisse tomber à mes pieds. Je me sens gênée et moche face à cet homme tellement beau. Je détourne le regard.

- Ne soyez pas gênée, vous êtes superbe.

Je reste muette, il retire sa veste et commence à déboutonnée sa chemise, je l'arrête et prend la relève. Je déboutonne un à un ses boutons. Sa chemise s'ouvre et laisse apercevoir un torse ni trop musclé, ni trop gros. Je la fais glisser le long de ses bras. Je détache sa ceinture et défais son pantalon qui se laisse tomber à ses pieds, il fait suivre son caleçon. Il enjambe le tout. Il me soulève et m'allonge sur le lit, il me rejoint. Il m'embrasse à pleine bouche, je sens son envie m'envahir. Je le repousse et commence à passer mes lèvres dans son cou, je descends le long de son torse, je mordille ses pectoraux, il gémit, je continue à descendre toujours plus bas. J'arrive à hauteur de son sexe celui-ci est dur, je le prends d'une main et passe ma langue dessus, je le fais attendre je le sens devenir de plus en plus excité à chaque coup de langue, je la prends en bouche et fais des vas et vient, son excitation m'excite et je sens mon entrejambe humide, il effleure le long de mon dos avec ses doigts, il descend jusqu'à mes fesses. Je passe ma langue le long de son pénis et arrive à ses bourses, je les lèche et je sens qu'il se crispe de plaisir sa main claque ma fesse gauche, il m'attrape et m'assoie sur lui, il se redresse et attrape mes seins, il prend mon sein gauche en bouche et mordille mon téton. Je me courbe en arrière de plaisir, je sens une décharge traverser mon corps. Il inverse les rôles et m'allonge, ses baisers sont brûlant le long de mon corps, d'une main, il caresse mon sexe celui-ci est déjà bien humide, il introduit un doigt doucement, puis un deuxième et commence des va-et-vient de plus en plus vite, il s'arrête et passe sa langue sur mon clito, j'appuie sur sa tête avec mes mains, c'est tellement bon que je n'aie pas envie qu'il arrête...

Il remet ses doigts et tout en me léchant recommence le jeu avec ceux-ci, j'en peux plus, j'ai l'impression que je vais exploser. Il ressort un doigt et le dirige ver mon anus, tout d'abord, il le titille, puis doucement, il rentre dedans, j'ai ses deux doigts dans mes deux orifices, il y va doucement, puis accélère. Je gémis, c'est intense. Je le veux, je veux qu'il me prenne maintenant et il le comprend. Il nous fait tourner et je me retrouve sur lui, je hisse son sexe en moi, il est tellement dur, je commence à mettre des coups de reins, il a ses mains sur mes hanches, il les serre, et aide mon corps. Je sens qu'il va vite venir, il m'arrête avant et se redresse, il passe mes jambes derrière son dos, il me sert dans ses bras et on reprend les vas et vient, de plus en plus vite, il passe une main le long de mon dos et m'embrasse, un baiser doux, mais intense. Je sens la jouissance arriver, elle remonte tout le long de mon corps et je me laisse partir, plus rien ne compte à cet instant, mon corps m'abandonne, je le sens venir aussi, une décharge électrique parcourt tout mon être, il me sert encore plus fort contre lui. Nous sommes plus qu'un être à cet instant.

Je me mets à pleurer, pourquoi je pleure ? C'était si bon, si doux... Mais je sais que c'était juste pour une heure. Il relâche son étreinte et retire les cheveux de mon visage, il pose un baiser sur mon front et de ses doigts il retire mes larmes.

- pourquoi pleurée vous ? Je vous ai fait mal ?

- Non pas du tout, excusez-moi, ce n'est pas très professionnel.

- Ne vous excusez pas, dit moi ce qu'il ne va pas ?

- Je n'avais jamais connue ça, en général je suis juste un bout viande.

Il sourit, mais je vois qu'il est triste pour moi.

Il se relève et passe dans la salle de bain, il fait couler la douche et m'invite à le rejoindre. Je le rejoins, l'eau coule sur nos corps encore chauds de désir, il passe derrière moi et pose ses lèvres dans ma nuque, il me fait tourner face à lui et me soulève, il me colle contre le mur de la douche et entre en moi une nouvelle fois, je me laisse aller à nouveau et nous repartons pour un deuxième moment de plaisir je sers mes bras autour de son cou et fait monter et descendre mon corps, il m’arrête et me remets debout dans la douche, il me met face au mur et glisse son sexe en moi, une de ses mains est posé sur le mur tendit que l'autre me tien par la hanche, il va de plus en plus vite et de plus en plus fort, il se laisse à nouveau aller en moi je sens sa jouissance me parcourir. Il me sert contre son corps et nous restons une fraction de seconde comme ça, puis il me relâche. Il se lave et sort de la douche. Je fais pareil, je me savonne, l'eau cache mes larmes, j'ai le temps de me reprendre émotionnellement. Je sors de la douche m'essuie et repasse mon peignoir. Je m'assois sur le divan et le regard se rhabiller. Je sais que je ne le reverrai plus, ce moment-là restera magique et à jamais dans ma mémoire. Une fois habillé, il ouvre son portefeuille et l'air gêné, il me demande combien il me doit.

- ça fait 300e dis-je la voix tremblante.

Il s'avance vers moi et me tends les billets, je les attrape il me prend la main et me chuchote à l'oreille

- c'était un moment magnifique, merci.

Il pose ses lèvres sur mon front et me lâche.

Il se dirige vers la porte et s'en va. Je reste là, les larmes me coulent le long de mes joues, je sais que je le reverrais plus. C'est mon métier après tout. Je sors de la chambre et retourne au bar attendre le prochain client sans jamais oublier cet homme...
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