Méliã

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L'écriture une passion, qui me dévore tel un poison. Bien qu’Etudiante en médecine, J’ai toujours aimé écrire sur moi, sur les autres, sur tout. J’adore inventer et rêver. Alors êtes  [+]

Méliã était une fille des plus belles, aux yeux aussi lumineux que l’arc en ciel et à l’allure svelte mais élégante. Elle vivait désormais tout ce dont une femme pouvait rêver : un homme, une personne qui l’aimait à ses côtés. Elle ne pouvait rien envier aux autres jeunes femmes de son âge. Eh oui, à 27ans, elle avait déjà trouvé son âme-sœur, un homme qui fait vibrer son cœur et leurs deux élans de sentiments s’unissaient en chœur. Tout allait dans le sens du bonheur de Mélia quand un jour elle prit la mauvaise décision par manque d’attention.
Méliã vivait encore avec ses amies. Il est bien vrai qu’elle s’était fiancée avec Clark depuis peu et qu’il lui avait demandé empressement de vivre avec elle, mais justement, elle voulait prendre son temps. N’ayez pas peur, elle ne lui avait pas dit non, c’était quand même l’amour de sa vie. Elle lui avait juste demandé un mois pour pouvoir l’annoncer à ses amies, pour qu’elles trouvent une remplaçante pour sa chambre et qu’elle puisse tout ranger avant de partir.
En effet, Méliã logeait il y a déjà 3 ans avec ses deux meilleures amies Lola et Zelmei dans un appartement, composé de 3 chambres munies de douches, et d’un salon. Ces filles étaient formidables ! elle avait tellement passé de bons moments avec elle qu’elle avait besoin de temps pour les quitter. Aussi, elle devait arranger ses affaires en plus d’aménager tour à tour la maison de Clark avec des objets qui feraient de chez lui, un chez soi. Clark résidait dans un somptueux appartement avec vue large sur Gatineau mais ce logis n’avait rien de chaleureux. Il n’y avait que des effets primaires : un lit, une armoire pour la chambre ; une télé et un sofa pour le salon. La cuisine était néanmoins complète en termes d’appareils électroménagers : réfrigérateur, congélateur, micro-onde et cuisinière automatique. Sauf que dans tout ce trop-plein d’objets, il n’y avait que deux casseroles achetées par Méliã. Clark n’avait même pas de bureau, pourtant l’appartement avait une pièce qui pouvait en faire office. Il préférait bosser sur la salle à manger que Méliã l’avait forcée à acheter d’ailleurs. C’était fou, mais cet appartement manquait de beaucoup de choses pourtant Clark y vivait depuis 2ans.
Au départ, comme il y vivait seul, elle y apportait juste des petits changements, un vase de fleurs par ci par là ; mais si elle devait y vivre à tout moment, il en fallait plus. Heureusement là, Monsieur Clark Yvo Rent était prêt à évoluer sur ce plan pour le bonheur de sa chérie. En plus, cela faisait déjà trois mois qu’il avait décroché un nouveau boulot où on le payait extrêmement bien. Il était quand même expert-comptable de la plus grande des entreprises de la ville. Ainsi, il lui avait dit : « Ne te tracasse pas à ramener tes meubles ou quoi que ce soit d’autres, tu pourras les laisser aux filles ou les vendre. Je donnerai les sommes qu’il faut pour que tu fasses de ce logis
« notre nid d’amour. » »
C’est donc tout ceci, qui l’avait occupé depuis 15jours déjà : ses amies, le logis et son chéri. Par chance, le fait qu’elle soit en dernière année dans sa formation en finances, et qu’on leur ait alloué un mois et demi avant le début de la rédaction de leurs mémoires, l’arrangeait grandement, puisqu’ elle était libre dans le temps ; qui lui était malheureusement très rapide.

Aujourd’hui, elle n’avait rien à faire, personne à voir. De surcroît elle aurait la maison pour elle toute seule car ses colocataires s’étaient absentées pour quelques jours. Elles étaient stressées par l’approche de leur examen, et chacune était allée se ressourcer chez sa tante, à la campagne. De son côté, Clark travaillait toute la journée, peut-être le soir, passerait-il la voir.
Tôt ce matin-là, l’agent immobilier l’avait réveillé pour récupérer le loyer. Le bonhomme avait gâché toute sa grâce matinée. Comme Il était 10heures, elle décida de se rendre au super marché près de la maison pour s’y acheter des œufs, du bacon, du fromage et se faire un bon petit déjeuner. En descendant les escaliers, elle tomba sur le voisin. Un jeune homme grand, plutôt métisse très agréable au regard. Il s’appelait Raigie mais il aimait qu’on l’appelle Raige. On ne se sait trop pourquoi, mais personne n’avait osé le lui demander. Comme à l’accoutumé, elle le saluait d’un coup de main levé, et lui venait Vers elle. D’un de ses bras, il lui entourait les épaules. Après, il maintenait son bras dans la même position et descendait avec elle. Il la laissait alors à la porte et remontait à son tour. Depuis un certain temps, il avait commencé à le faire et chaque fois sa conscience qu’elle avait surnommée Mamiza lui disait : « hum ! si un homme n’est pas ton prétendant, ne le laisse pas t’arrêter comme cela. Pourquoi ne m’écoutes-tu pas Mélia ? Qu’est ce qui ne va pas chez toi ? » Elle écoutait bien les paroles de Mamiza mais elle ne voulait pas frustrer Raige. Il s’était installé, il y avait 6 mois et ne parlait jamais à personne. Même dans les escaliers, quand on le rencontrait, il était froid. Pour une fois qu’il s’ouvrait un peu, il ne fallait pas qu’il se fût renfermé encore. Peut-être était-ce sa manière à lui de sympathiser.
Cette fois ci il ne l’avait pas simplement laissé à la porte, il avait insisté pour l’accompagner mais elle avait promptement refusé. Elle s’apprêtait à ouvrir la porte lorsqu’ il lui arracha son portable des mains et y enregistra son numéro. Elle fut un peu surprise du geste si bien que Mamiza sortit de ses gonds en hurlant dans sa tête : « Ne te dis-je pas souvent qu’un téléphone est plus heureux lorsqu’il a un mot de passe ? Ceci aurait évité ce genre de situations. Vois-tu ! Vois-tu les retombées ! » Mamiza exagérait un peu les choses, pour Méliã ce n’était qu’un numéro de téléphone ajouté à sa liste de contact. Mais Mamiza ne se tut pas et continua en
disant : « un numéro ? juste un numéro ? hum... De toute façon, je t’ai déjà dit et je continuerais toujours à te dire que ce jeune homme est louche. » Raige la sentant un peu bizarre, puisqu’ elle était restée le regard figé, lui effleura la joue, et soudain elle revint sur terre.
En lui remettant son téléphone, il lui demanda si tout allait bien. A elle de répondre : « oui ça va, je suis juste un peu fatiguée. » Elle ne pouvait quand même pas lui dire qu’elle était en pleine conversation avec Mamiza, sa conscience. Ce serait flippant pour lui. Il lui conseilla de se reposer plus tard avant de dire : « surtout, si tu as le moindre problème ici, appelle-moi. » Elle sortit sur ces mots.
Après les courses, elle rentrait et se mit à concocter ses œufs brouillés et son chocolat chaud. Elle mangea dans sa chambre, puis le ventre plein, décida de s’allonger. Dès son contact avec son lit, elle plongea dans un profond sommeil.

A son réveil, il était 19h. Ouah ! elle était couchée depuis 12h. Incroyable mais vrai, elle avait dormi plus qu’un loir. Elle scruta son téléphone et vit que Clark l’avait appelé. Elle avait toujours les effluences du sommeil dans les yeux. Pour se réveiller, elle voulut allumer la lumière, cependant, dès qu’elle appuya sur l’interrupteur, pas de réaction. Elle répéta le geste et toujours rien. « Merde, l’ampoule était grillée. » grommela-t-elle. Elle avait toujours une ampoule de rechange au cas où ces situations arriveraient, mais elle n’était pas assez grande pour la changer. Ses 1m60 ne suffisait pas, même si elle était sur une chaise. D’habitude, étant la plus grande, c’était Zelmei qui changeait toutes les ampoules de la maison. Ses 1m77 ajoutée à une chaise, pouvait tout atteindre. Malheureusement elle n’était pas là, d’ailleurs personne ne l’était. Elle fit la moue, en réfléchissant à une autre solution, lorsqu’ elle pensa à la phrase de Raige de ce matin : « surtout, si tu as le moindre problème ici, appelle-moi. »
Elle appela donc Raige et ce dernier vint aussitôt. A l’instant où elle lui ouvrit, elle ne distinguait pas son habillement, mais arrivée à la lumière du couloir qui donnait à sa chambre, elle remarqua qu’il ne portait pas de t-shirt. Il avait juste un short. Comme il avait constaté que ses yeux s’attardaient sur son torse, il lança : « Ah désolé d’être aussi peu vêtu, je sortais de la douche et je ne voulais point te faire attendre. Mais pourquoi s’encombrer d’un t-shirt lorsqu’ on a un si beau corps » dit-il en ricanant. Ils pénétrèrent dans la chambre et Méliã lui passa l’ampoule neuve et une chaise. Il n’eut aucune difficulté à changer celle qui était grillée. En s’y attelant, il disait : « T’inquiète, j’ai l’habitude avec ces choses-là, puisque je fais dans l’électricité. » Dès qu’il eut finit, ils testèrent si cela avait marché et tout était opérationnelle. Au claquement d’interrupteur de Méliã, la lumière s’enclencha. La pièce s’emplit de clarté et chacun pouvait enfin mieux se distinguer l’un, l’autre. Méliã rangea la chaise et jeta l’ampoule usée avant de le remercier. Elle attendait sa réponse, mais lui était placée là, la regardant d’un air béat. On dirait qu’il n’avait pas saisi un mot de ses paroles. Il la scrutait tellement qu’elle en fut gênée. Elle voulut le sortir de sa rêverie par une tape mais il finit par répondre : « C’est normal. Au fait jolie robe, elle met tes yeux en valeur. »
Elle avait porté une robe courte, qui laissait entrevoir ses jambes et assez décolletée pour qu’on puisse se noyer dans son énorme poitrine. La robe de couleur beige, en plus de s’allier parfaitement à son teint clair, relevait le bleu de ses yeux et révélait sans vergogne ses formes saillantes. Elle lui dit merci encore une fois et ouvrit la porte. Tout à coup, il s’adossa contre celle-ci, ce qui fit un bruit sourd. Etonnée, elle s’écria : « Qu’est-ce que tu fais ? » mais il continuait à l’observer tel un chasseur qui observait sa proie. Mamiza était en folie dans l’esprit de Méliã, elle criait : « putain, mais qu’est-ce cet énergumène compte faire ? Il ne va pas... » Elle-même n’avait pas pu terminer sa phrase, lorsqu’il sauta sur Melia pour l’embrasser. Ses yeux s’écarquillèrent, et la pauvre s’efforçait à repousser celui qui voulait s’animer d’un baiser passionné, mais elle n’y arrivait guère. Elle fermait la bouche de toutes ses forces mais il n’avait pas l’air d’être découragé. Il la touchait ardemment, lui faisait des baisers langoureux dans le cou. Elle criait :
« Raige laisse-moi ! Raigie... » mais toujours rien.
Encouragée par Mamiza qui lui répétait : « Donne-lui, un coup où je pense à ce crétin ! » Elle, souleva son genou pour l’appliquer sur l’entrejambe de Raige mais erreur... Il avait des réflexes et avait arrêté son genou de sa main. Grâce à cette prise, il la souleva et la jeta sur le lit qui n’était pas loin. Elle était sonnée par ce mouvement. Elle n’eut même pas le temps de reprendre ses esprits, qu’il était déjà sur elle. Il baissa violemment sa robe jusqu’à son nombril et ôta son soutien- gorge. Il découvrait sa poitrine généreuse dont l’extrémité se raidit. Méliã de ses mains couvrait ses seins. Il voulut s’avancer pour les sentir dans le creux de sa bouche mais Méliã le giflait et mordit la main qui tentait de l’atteindre. Au lieu de ressentir de la douleur, il gémit et se complaisait de plaisir. Il s’aventura donc à la partie inférieure. Il passa ses mains sous sa robe et se délectait du contact doux de sa peau en esquissant un sourire. D’un geste vif, il baissait sa culotte. Instinctivement elle serrait les jambes mais Raige s’efforçait à les écarter pour découvrir le dessein de ses rêves. Méliã ne cessait de se débattre, elle pleurait et le suppliait mais il
disait : « je t’aime Méliã, laisse-toi aller. Je veux te donner du plaisir. » Elle lui répétait qu’elle ne voulait pas, toutefois, il n’avait que faire de ses sempiternelles jérémiades. A chaque griffe ou paroles de refus, il reprenait de plus belle. A cet instant, il était semblable à un psychopathe obnubilé par ce qu’il avait en face de lui, et il allait abuser d’elle.

Elle avait beau hurler mais personne ne l’entendait. Brusquement, la porte s’ouvrit et elle entendit crier son nom : « Méliã ! » Elle reconnaissait cette voix grave, qui poussa son agresseur à se lever d’un bond. C’était Clark. Il n’avait suffi que de quelques secondes pour qu’il puise observée la scène dans les moindres détails. Quelques secondes qui avaient été pour lui une éternité de souffrance. Normal, Méliã, sa fiancée sur le lit , complètement débraillée : sa poitrine à découvert et son amant, l’organe copulateur à l’air, se dépêchant de remonter son short ; le comble, la culotte de sa future femme accrochée sur le rebord du lit tel un trophée qu’on voulait à tout prix exhibée. Elle eut à peine le temps de parler qu’il partait en lâchant : « Putain, tu es comme toutes les autres. » Méliã se leva et courut pour le rejoindre. Elle pleurait tout en hurlant son prénom mais Clark était déjà sur le point de monter dans sa voiture et s’en aller à toute vitesse. Elle voyait son amour disparaitre pour un malentendu. Essoufflée , elle s’arrêta et hurla de son dernier
souffle : « Clark ce n’est pas ce que tu... »
Et puis, plus rien, le vide, tout devint floue...

Soudain, elle se réveilla en sursaut avec des sueurs froides. Elle ouvrit grandement les yeux, regarda autour d’elle. Elle était dans sa chambre. La nuit était tombée et il faisait sombre. Elle prit son téléphone pour vérifier l’heure. Clark l’avait appelé et bizarrement, il était 19 heures.
Elle fronça les sourcils et doucement approcha son doigt près de l’interrupteur. Les yeux fermés, elle prit une grande inspiration avant de le claquer. Aussitôt, elle ouvrit les yeux, et vous savez quoi ?

La lumière fut.
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Image de ALYAE B.S
ALYAE B.S · il y a
waw j'en ai le souffle coupé!! Belle Méliã!!
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Marie Sarah M · il y a
Merci Alyae 🙏🏾😊