Maudite rencontre

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Pas très bricoleur, plutôt rêveur, je me suis mis hier à écrire des histoires et j'éprouve aujourd'hui le besoin de les partager.J'aime lire les textes des amis qui ne sont pas forcément  [+]

Image de Printemps 2020

Ce jour-là rien de flamboyant. L’automne s’économisait. Il proposait sa mine grise et un service minimum. Soleil en grève. Ciel plombé, sols détrempés, grisaille et frissons dans les feuillages. Comme une invitation à s’éterniser sous la couette.
Anaïs se réjouissait du contretemps. L’idée de passer la journée au lit lui sembla plus pertinente que la ballade programmée. Désarmante de mauvaise foi, elle fit son alliée d’une météo méprisante du calendrier de nos RTT.
Si j’aimais la nature au petit jour, j’adorais Anaïs en sa prison d’amour.
Ce matin-là, elle fit de moi l’esclave de ses lèvres. Consentant, je perdis toute notion du temps, jusqu’à ce que deux coups égarés dans le clocher du village sonnent ma délivrance.
Deux heures de l’après-midi ! Anaïs, épuisée, accepta sans enthousiasme de m’accompagner en forêt.


Je fréquentais Anaïs depuis maintenant quelques mois, mais son comportement m’interrogeait.
Pour mériter Anaïs, il fallait éviter tout risque de dérapage. Ainsi nous ne parlions plus religion, éducation, spiritualité, ésotérisme, politique… Autant de sujets sur lesquels nos sensibilités divergeaient. Anaïs supportait mal les contradictions.
De mon côté, je détestais les trolls avec lesquels elle entretenait une relation des plus toxiques.
Anaïs ne lisait que des essais sur le développement personnel ou des trucs de sorcières. La littérature n’était donc pas un sujet. Par ailleurs, elle ne connaissait du sport, que la chambre et le yoga. J’appréciais d’être dispensé de yoga.

Anaïs offrait la beauté du diable ! Ses cheveux, couleur de feu, roulaient en cascades jusqu’à ses voluptueuses épaules. Un miracle de sensualité !
Du bout des doigts, je comptais et recomptais, sans jamais me lasser, les taches rousses qui constellaient la peau diaphane de mon poison d’amour.
Anaïs me fascinait. Son allure de madone comme ses yeux polissons emplissaient de soleil mon plus profond sommeil. De son exaltant parfum émanait une folie contagieuse.
Je croquais à pleines dents les tartines de caprices que m’offrait Anaïs. Prix à payer pour satisfaire ce que réclamait mon corps à mon esprit anesthésié.
Je jouissais de mes trente ans sans le moindre discernement.




À l’entrée de la forêt, il fallait contourner quelques flaques. Plus loin, un épais tapis de mousse et de feuilles épongeait le trop-plein d’eau. Anaïs me lâcha la main au prétexte qu’elle n’était pas chaussée pour arpenter les chemins boueux.
Nous avancions ignorants du drame qui guettait.

Sur les chênes, les châtaigniers, les broussailles, partout dans la pâle lumière, éclatait la palette des couleurs de l’automne. L’humus, la terre mouillée et les champignons propageaient une odeur enivrante. Anaïs eut envie de reprendre ma main.
Chaque craquement dans le sous-bois la rendait nerveuse.
Alors qu’on marchait depuis moins d’une heure, elle s’inquiéta.

— Tu sais où on va au moins ?
— Fais-moi confiance, Bébé. Je connais bien cet endroit.

En fait, si je connaissais quelques chemins, je me repérais mal dans l’immense forêt.

Un chevreuil surpris par notre présence se figea à dix mètres de nous. Le cœur d’Anaïs s’emballa. J’avais la main sur son sein. J’aurais tellement voulu arrêter le temps. Que tout reste définitivement beau. J’aurais aimé demeurer longtemps ainsi, immobile, heureux…
Mais le bonheur est furtif.
En deux bonds, l’animal avait disparu.

Par endroits, les fossés, les sous-bois et les clairières se trouvaient labourés par des hardes de sangliers que jamais je ne voyais.
Pourquoi fallut-il que j’affole Anaïs avec mes blagues sur la charge des cochons sauvages ?
Son visage se décomposa. Anaïs m’accusa d’émettre des ondes négatives.
Avec le recul, je me dis que ce fut peut-être ici que tout bascula.

Nous allions faire demi-tour, quand nous avons aperçu un homme derrière un taillis. Un cueilleur de champignons.

— Vous en trouvez ?
— Oui beaucoup.
— Je peux voir ?

L’homme avait rempli un plein panier de cèpes, coulemelles et autres champignons que jamais je n’aurais ramassés. Je n’y connaissais absolument rien. Fier de sa cueillette, il sortit de sa besace un livre rempli d’explications qu’il commenta avec passion.
Le cueilleur improvisa un cours auquel je ne compris pas grand-chose. Percevant à la fois mon intérêt et mon ignorance pour la mycologie, le professeur m’offrit de passer aux travaux pratiques. Anaïs irritée s’approcha pour signifier à l’intrus la fin de son cours.
Le savant, courroucé, la toisa, un brin crispé. Sans qu’ils aient échangé la moindre parole, je fus victime d’un court-circuit. Ces deux-là devaient avoir des comptes à régler.
Mon attention se vit cependant récompensée par un cadeau. Des jolis spécimens assortis de précieux conseils sur la meilleure façon de les cuisiner.
Je remerciais chaleureusement mon maître pour son initiation, mais son regard demeura étrangement fixé sur ma belle Anaïs.
Mon Anaïs, gentiment perchée, énigmatique et ténébreuse, mais tellement désirable. Aimer Anaïs valait bien tous les compromis. Surtout s’ils servaient à assouvir ma passion pour son anatomie.
Nous voilà repartis, chargés d’un sac plastique lesté de quatre cèpes bien dodus.
Anaïs m’interpella. Dans sa voix je devinais une inquiétude mêlée de crainte.

— Ce type est bizarre. Je ne le sens pas. Méfie-toi de ce qu’il t’a refilé.
— On aurait dit que vous vous connaissiez, je me trompe ?
— Il me rappelle quelqu’un c’est tout. Tu as vu comment il insistait pour faire aller et venir la collerette du champignon sur sa queue ? Sans me quitter des yeux ? Il avait la salive au bord des lèvres. J’ai un don, mais là ça n’a rien à voir… je t’assure, ce type est un dangereux pervers… ça bouillonne dans ma tête.

Anaïs collectionnait les intuitions comme les mauvais présages. Elle se pensait dotée d’un sixième sens et pouvait facilement disjoncter. Je n’avais aucune envie de la suivre sur son terrain.
J’optais pour une cueillette improvisée.

— Tu viens, on coupe par le bois, voir si on trouve d’autres cèpes ?

Elle me suivit très contrariée. Coup de chance, les cèpes ne manquaient pas.
Pendant que j’en remplissais le sac, Anaïs enlaça le tronc d’un chêne pour s’apaiser. Elle m’avait appris comment communiquer avec les arbres. Mais nulle vibration, pas même l’esquisse d’un dialogue. Avec moi ça ne marchait pas.
Apparemment, pas plus avec elle aujourd’hui. Elle me supplia d’une voix tremblante.

— S’il te plaît, je voudrais rentrer.

Comme la nuit tombait vite en novembre, il me parut effectivement raisonnable de rebrousser chemin…
Un quart d’heure qu’on se frayait un passage à travers ronces, branches et fougères. Un véritable labyrinthe ! On baissait la tête, mais les épines nous agressaient. Elles accrochaient nos vêtements, écorchaient tout ce qui dépassait de peau, nous obligeaient à revenir sur nos pas.
À force de tourner, les yeux rivés vers le sol, nous avions dû prendre une mauvaise direction.
Perdus ! On était perdus.
Il faisait de plus en plus sombre. Les corbeaux croassaient. Anaïs m’inquiétait.
Elle psalmodiait à quelques mètres de moi… La madone polissonne s’envolait avec la palette des couleurs de l’automne. Je cherchais dans un coin de ciel un peu de clarté. Les arbres m’en empêchaient.

Anaïs me dévisageait méchamment. Je m’en voulais.
Elle tenta de m’expliquer comment la tension lui tordait le ventre, lui barrait le front…
Je lui recommandais de se calmer, de m’écouter, de me faire confiance. Elle me reprocha de ne pas prendre en compte sa souffrance. D’être à l’origine de l’angoisse qui maintenant l’empêchait de respirer normalement. Je crus préférable de ne plus lui répondre… Grave erreur !
Anaïs se rua sur moi. Elle criait.

— Merde ! Mais t’es un grand malade toi… hein ? Tu sais toujours tout mieux que tout le monde… hein ? Alors, on fait quoi maintenant… hein ?

Elle me secouait avec une force inouïe. Complètement paniquée, elle hurlait en implorant le ciel.
Je tentais de l’apaiser. Il fallait impérativement qu’elle se raisonne, qu’elle accepte de me suivre.
Pour ne plus perdre un instant, le meilleur serait de filer droit. On finirait obligatoirement par croiser un chemin.
Anaïs pleurait.

Il y eut comme un frémissement dans les branchages. Le bois craquait. Un sanglier peut-être ? Je n’en menais pas large. Je serrais tout contre moi mon Anaïs tétanisée.
La bête se dirigeait sur nous. Trop tard pour fuir. Je me préparais à affronter l’animal. Les branches s’écartèrent…
Elles dévoilèrent enfin le monstre !
Il n’était que le cueilleur.

Incroyable. Nous l’avions quitté depuis près d’une heure. Pourquoi lui, ici ? Maintenant ? Ce type avait dû nous suivre. Il nous faisait face. Grand, pâle, costaud. Étrange surtout. Il souriait bizarrement.

— Je suis comme vous, perdu et bien perdu. Vous êtes garés où ?
— Au parking de la Maladrerie…
— Vous avez un téléphone ?
— Non.

Ainsi personne n’avait de téléphone.
Il déplia une carte sur laquelle il repéra la Maladrerie. Facile ! Mais où étions-nous ?
Le type désigna d’un doigt hésitant un point, loin de tout chemin. Je lus dix-sept heures cinq au cadran de sa montre alors qu’Anaïs décoda dans son geste un probable signe cabalistique. Il ferait bientôt nuit noire. Nous allions devoir faire équipe. À trois on allait s’en sortir. De toute façon, même si Anaïs voyait juste, impossible de semer le vieux.

Maintenant absolument persuadée d’avoir affaire à un tueur en série, Anaïs crut encore possible de lui échapper. Elle se mit à courir comme une folle. Une branche la projeta dans les ronces. Elle suffoqua. Allongée sur son lit d’épines, alors que je la perdais, Anaïs m’apparut plus désirable encore.

— Ce type nous a suivis c’est tout… J’ai entendu du bruit quand je pissais tout à l’heure. Sûr, c’était lui qui me reluquait. Tu as vu comme il était content qu’on n’ait pas de téléphone. Il sait très bien où nous conduire. Il va nous faire la peau, je te jure, barrons-nous !

Anaïs m’entraînait dans sa parano. Elle se tenait maintenant prostrée.
À quelques pas, je devinais la silhouette du gars. Il nous surveillait.

— Je t’en prie Anaïs, fais moi confiance.

Le type réfréna un sourire coupable. Je l’appréciais de moins en moins. Il jeta sur Anaïs un regard désapprobateur, puis m’adressa un clin d’œil totalement déplacé. Mon malaise grandissait.

Anaïs a crispé ses mâchoires. J’ai serré sa main raide et glacée. On a rejoint le gars avant de se remettre en marche. On n’avait plus le choix. Elle tremblait.
Elle me souffla que le bonhomme portait un couteau dont l’interminable lame ne servait certainement pas à couper des champignons. Anaïs connaissait parfois de grands moments de confusion. Je m’en accommodais pour ne pas risquer de la perdre.
Un baiser sur ses lèvres l’aiderait à retrouver ses esprits. Elle me repoussa violemment.

Comme on ne pouvait pas marcher de front, je suis passé devant. Anaïs me dépassa pour bloquer le passage. Elle m’insulta, massa son ventre, inspira, expira bruyamment puis se coucha en position fœtale. Elle craquait.
Le type s’avança. Anaïs se redressa d’un bond.

— Ne me touche pas espèce de malade !

Il se mit à pleuvoir. De grosses gouttes mélangées à l’encre de la nuit. La forêt épaississait. Elle érigeait des remparts qui nous prenaient au piège d’une végétation bien décidée à nous anéantir. Les lianes s’enroulaient à nos chevilles. Les branches fouettaient nos visages meurtris. Des mares se formaient pour noyer tout espoir de progression.
L’angoisse étranglait ce qui nous restait de raison.

Deux heures que nous combattions en vain, quand enfin apparut l’inespéré chemin. Un chemin au bord duquel se dressait un petit édifice en pierres. La serrure qui en verrouillait l’accès ne me résista pas longtemps. On entra se mettre à l’abri.
Le repaire sentait la tanière, le moisi et l’égout.
Il faisait dans ce cloaque encore plus noir que dehors. Au moins, il n’y pleuvait pas. Quelques outils, qui devaient servir aux forestiers, étaient entreposés à même le sol. Il fallut se serrer. Personne ne parlait.

Une lampe, un briquet, nous auraient permis de consulter la carte. Décidément, nous n’avions pris aucune précaution. Il faisait très froid. Nous étions trempés.
Je serrais Anaïs dans mes bras pour la réchauffer. Elle semblait avoir déserté son corps.
Le type quitta notre abri en marmonnant un imperceptible «  Je reviens ».
Anaïs se dégagea.
Je m’attendais à ce qu’elle s’écroule, mais non. Elle lui emboîta le pas…


*****


Des cris hystériques déchirèrent la nuit.
Une ombre, une seule, agitée, saccadée, possédée.
Des coups étouffés… Horreur !
Anaïs massacrait le cueilleur à coups de pioche.
Un véritable carnage.
Le sang pissait de partout.

Elle se tourna vers moi et je crus venue ma dernière heure.
Je me préparais à l’affrontement, mais elle lâcha la pioche pour se jeter dans mes bras.
D’une voix venue de l’au-delà, elle récita :


— Ça y est mon chéri… Respire… On est sauvés… Viens… On va rentrer… Tranquillement… Ne t’inquiète plus…

Effroyable délire !

Elle donna un coup de pied dans le corps, avant de disparaître dans la nuit glacée.
Nos vies étaient foutues.

Je suis resté seul.
Pétrifié.
Je voulais mourir à mon tour. De froid. De douleur. D’amour.

Dans l’épais brouillard où je m’enfonçais, Anaïs, machiavélique, souriait avec malice.

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Un petit mot pour l'auteur ? 95 commentaires

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Jeanne en B · il y a
Pas facile la cueillette de champignons... il faut se méfier des vénéneux ! Franchement, super. Sur ce coup-là le pauvre gars est complètement ficelé par son Anaïs. Un bon délire, merci ! Bonne soirée
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Lasana Diakhate · il y a
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Brandon Ngniaouo · il y a
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Ozias Eleke · il y a
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Marie Juliane DAVID · il y a
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Anaïs n'était pas la bonne personne....
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Burak Bakkar · il y a
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Jipe GIRAULT · il y a
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Boubacar Diallo · il y a
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Jipe GIRAULT · il y a
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Jipe GIRAULT · il y a
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Tarek Bou Omar · il y a
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Jipe GIRAULT · il y a
Merci j'ai pris le temps de vous lire.

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