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Qualifié

— Allô Marie ? C'est moi. Je ne rentrerai pas dîner ce soir, ne m'attends pas.
— D'accord.
Elle ne lui demande rien mais il précise quand même :
— On dîne au restaurant après les plaidoiries, avec Marc, faut qu'on bosse. Je risque de rentrer un peu tard.
— Très bien.
— Tonio va bien ? Il a fait ses devoirs ? Il est couché ?
— Pas encore, tu veux lui dire quelque chose ?
— Ecoute, Marie, on en a déjà parlé : il faut absolument qu'il se couche plus tôt, il va être fatigué, demain.
— D'accord, je vais le mettre au lit.
— Bien. Embrasse-le pour moi, à tout à l'heure. Tu seras couchée ?
— Je ne sais pas.
— A ce soir, je t'embrasse.

Marie sourit en raccrochant. Elle va passer la soirée à lire.

Quand son mari rentre, il la trouve assise dans le salon, les genoux ramenés contre elle, les bras serrés autour des cuisses et les mains tenant le livre à la hauteur de son visage.
En entendant la porte d'entrée elle sursaute, et attend que son cœur se calme pour se lever et aller à la rencontre de Stéphane.
Il pose sa mallette et se penche pour lui embrasser le front en souriant :
— Encore avec tes serial killers, mon amour.
Il l'appelle toujours mon amour quand il a bu.
— Tu devrais lire autre chose, je ne suis pas sur que ces histoires soient très saines. Pense à notre fils...
Elle ne répond rien – de toute façon, il est déjà dans la salle de bains.
— Allez, viens te coucher mon amour.

Lorsqu'elle se réveille, elle l'entend siffloter en maniant des couverts. On dirait qu'Antoine est avec lui : elle entend Stéphane lui expliquer quelque chose sur la peau du lait. Elle se souvient vaguement d'une histoire de graisses et de globules qui remontent à la surface : durant l'un de leurs premiers petits-déjeuners, elle lui avait posé la question sans se préoccuper vraiment de la réponse, en minaudant un peu :
— Pourquoi le lait fait ça, quand il chauffe ?
Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui expose la composition chimique du lait et les différentes phases de transformation des molécules, mais finalement la fierté avec laquelle il avait tenu à élucider ce mystère pour elle l'avait attendrie.
Aujourd'hui cela ne la préoccupe plus, et elle ne tend pas l'oreille pour écouter.

D'ailleurs leurs voix se sont tues, et elle entend les pas de Stéphane dans le couloir.
— Debout les morts !
Il ne manquait aucune occasion de sortir cette réplique apprise dans un vague film d'intellectuels qu'il portait aux nues dans les dîners.
La première fois Marie avait ri ; maintenant elle était lasse de cette expression et du ton sur lequel son mari la lançait.
— J'arrive.

Elle se lève, passe à la salle de bains pour se jeter de l'eau froide au visage sans parvenir à se réveiller vraiment, puis revêt un long peignoir blanc avant de rejoindre son mari et son fils à la cuisine.
Elle embrasse Antoine sur le front, passe derrière Stéphane en posant une main sur son épaule, puis s'assoit devant son bol. Comme d'habitude elle n'a pas faim, comme d'habitude son mari veut qu'elle mange au moins une tartine, comme d'habitude elle prend celle qu'il lui a préparée et la mâche lentement.
Elle a envie d'une cigarette, mais elle ne doit pas fumer.

— Tonio, mon fils, je compte sur toi : tu te souviens de ce qu'a dit la maîtresse ? Doucement quand tu fais du graphisme, une boucle après l'autre. Je préfère un travail que tu ne finis pas à un travail bâclé, d'accord ? Vous avez fait des boucles avec Maman, hier ?
— Oui, on a travaillé un peu avant le dîner. Mais il était fatigué, alors...
— Alors ça ira. Il faut tout faire pour réussir à l'école, Tonio, c'est très important. Tu te souviens des deux messieurs qu'on a vu sous le pont du train, la semaine dernière ? Eh bien je suis prêt à parier qu'ils n'ont pas travaillé à l'école. Et maintenant qu'est-ce qu'ils font ? Ils boivent toute la journée, ils dorment, ils demandent de l'argent. Ils n'ont pas de but dans la vie, ils sont comme des animaux. Tu n'as pas envie de devenir comme eux ?
— Oh non Papa ! En plus ils puent !
Stéphane éclate de rire en regardant son fils se pincer le nez. Marie se demande dans quel état on va retrouver le corps de la jeune adolescente disparue. La dernière victime a été dépecée vivante, et violée pendant son agonie. Elle est morte au bout d'une semaine. De douleur, sans doute.

— Tu te souviens qu'on part en fin d'après-midi ? Le train est à 17h41, à Part-Dieu, j'ai les billets, on se retrouve là-bas.
— Tu as préparé ta valise ?
— Non, je préfère que tu t'en occupes. Quelle heure est-il ? Ouh là ! j'ai rendez-vous dans un quart d'heure au Palais, faut que j'y aille. A ce soir mes chéris.

Marie repose sa tartine.
— Toro ! Toro ! Toro !
— Pas Toro, Turin. Je vais prendre une douche, va t'habiller Antoine.
— Turin ! Turin !

Quand ils arrivent à l'école, la porte est déjà ouverte et les parents s'y enfilent, pressés, leur enfant à la main. Marie baisse la tête en saluant la gardienne, puis aide son fils à enlever son manteau, le conduit à sa classe et y entre avec lui pour le regarder s'asseoir, comme la maîtresse et Stéphane le lui ont recommandé : c'est très important pour l'enfant de se sentir en sécurité. Fondamental. En l'accompagnant jusqu'à sa place, on lui permet de la prendre, on l'autorise à grandir parmi les autres.

Marie est soulagée de voir Mme Raffard en pleine discussion avec les parents de Dimitri. Elle répond par un maigre sourire à son petit signe de tête et installe Antoine à sa table. Il veut lui montrer son cahier, comme chaque matin, alors elle le feuillette avec lui, comme chaque matin, commente ses progrès, le félicite pour ses dessins. Quand la maîtresse agite une petite clochette, elle l'embrasse : il est l'heure de quitter la classe, les enfants se rapprochent du tableau.

Marie devrait aller à la gym, comme tous les vendredis, mais ce matin elle a tellement envie de lire qu'elle ne s'obéit pas. Elle marche un peu pour rejoindre un café où elle s'assoit en terrasse. Une fois sa commande passée, elle regarde autour d'elle, allume une cigarette et pose son livre sur la table.
Sur la couverture, la photo est un peu floue. On distingue un corps de femme, une femme nue ou alors très déshabillée qui se cabre sous la pression d'une forme noire dont on ne discerne rien sinon des mains crispées sur les seins de la femme. Le Tueur fou. C'est pour le titre qu'elle l'a choisi. Pour ce que dévoilait la quatrième de couverture, aussi : des adolescentes très pubères, un tueur au passé terrible et à la violence froide, des sévices odieux, une cave.
Pour l'instant, il n'a pas tué grand monde. Une fille de seize ans, rencontrée dans un bar, qu'il dépèce parce que sous sa peau se dessinent des muscles qu'il voudrait toucher. Une étudiante rebelle qui paie son loyer en racolant un peu et qui finit mal elle aussi, avec des incisions partout et des insectes noirs glissés dans les plaies. C'est tout pour l'instant. Mais ce qui est bien, c'est qu'on est dans la tête du tueur.

— Oh non Marie... Tu as repris ?
Lucie, la femme de Marc.
— C'est trop dommage, ma chérie, mais pourquoi ? Stéphane est au courant ?
Lucie se penche pour l'embrasser en repoussant la fumée de sa main.
— Je peux m'asseoir ?
Elle s'assoit et fait signe au serveur.
— Alors qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui t'a pris ?
Marie range son livre dans son sac mais l'autre n'a rien remarqué, obnubilée qu'elle est par la cigarette que sa main tient un peu maladroitement et finit par lâcher.
— Ah là là... C'est pour ça que tu as le teint chiffonné... Tu es toute pâle, faut vraiment que tu arrêtes, tu avais tenu tellement longtemps...
— Oui.
— Je fais un peu de shopping, tu m'accompagnes ? J'ai vu des petites robes très sympas chez Mioumiou. Toutes simples, un peu cintrées à la taille. On a de la chance, c'est la mode en ce moment, faut en profiter.
— C'est gentil mais je dois faire les valises, on part à Turin. Et puis il faut que je prépare le repas d'Antoine, il ne va pas tarder à sortir de l'école.
— Qu'est-ce que tu fais là, alors ? Toute seule, tu ne t'ennuies pas ? Tu attends quelqu'un ?
— Non, non.
— Et Stéphane, comment il va ? Il n'est pas rentré trop tard, hier soir ? J'étais furieuse contre Marc, ils ont dû boire comme des trous... Il sentait le vin, il rigolait bêtement, j'ai eu un mal fou à le coucher.
— Ça va bien, il a beaucoup de travail en ce moment. Et toi, tu as l'air en forme, non ?
Marie essaie de se concentrer mais elle pense au tueur fou et à la vie qu'il a dû mener, étant enfant, aux côtés de sa mère. Elle l'obligeait à assister à ses ébats avec les poivrots du quartier. Avant que ses amants n'arrivent, elle le forçait à avaler un verre de vodka et l'attachait, nu, sur une chaise en face de son lit. Il ne pouvait pas fermer les yeux parce qu'elle le frappait s'il gardait trop longtemps les paupières baissées. Elle poussait de longs cris quand le sexe des hommes la pénétrait.
— Bon, je dois rejoindre Carole. Je lui ai parlé des petites robes de Mioumiou, on doit se retrouver là-bas. Je lui ferai une bise de ta part.
— D'accord.
— Et toi, ma chérie, faut que tu te reprennes. Finie la cigarette !
Lucie agite son doigt tendu.
— OK ma belle ? Je ne veux plus te voir avec cette cochonnerie. Allez, on se voit mardi soir, chez Clémence, vous nous raconterez votre week-end.
— D'accord, à mardi.

Marie n'ose pas ressortir son livre. Elle pose deux euros sur la table et se lève.

De toute la journée elle n'a pas eu le temps de lire : Antoine était fatigué, il n'est pas allé à l'école l'après-midi. Maintenant il saute, surexcité, autour d'elle, et passe son temps à crier « Papa ! » dès qu'il aperçoit une cravate. La plupart des passants l'ignorent, certains sourient gentiment à Marie, rares sont ceux qui en profitent pour lui lancer d'un air entendu une plaisanterie bête :
— Avec une maman pareille, je dirais pas non...

C'est vrai qu'elle est jolie, Marie. Dans le genre blonde un peu pâle. Son visage, surtout, peut retenir l'attention quand on le regarde : très fin, comme dessiné par un crayon de chair timide et doux, et puis son sourire quand elle sourit – les lèvres se relèvent doucement sur les côtés, sans jamais tout emporter, il y a des petites fossettes qui se creusent, on dirait qu'elle baisse un peu la tête et ça fait une ombre charmante.
— Papa ! Papa !
— Arrête Antoine, calme-toi, il va arriver, tiens-toi bien.

Mais cette fois c'est bien lui. Il leur fait un signe affairé de la main tout en compostant les billets, son manteau plié est coincé sous son coude.
— Ah quelle journée ! J'ai passé mon temps à courir... J'ai bien cru que je n'allais pas y arriver. Allez, vite, il est déjà la demie, le train est à quai.
Il se baisse pour embrasser Antoine.
— Salut mon fils.
Il ramasse les valises et se dirige vers la voie D. Marie et Antoine le suivent.

Stéphane a réservé un compartiment pour eux : c'est tellement plus agréable de rester en famille plutôt que de veiller sans cesse à ne pas heurter le pied du voisin lorsqu'on change de position.
— Ils nous proposent le week-end du 6 ou le suivant. Normalement il devrait faire beau. On pourra demander à mes parents de garder Antoine, ils seront contents...
— Comme tu veux, moi ça m'est égal.
— Mais ça te fait plaisir au moins, ma chérie ? Tu sais, ils ont une propriété splendide, en plein milieu des Dombes, et quarante-cinq hectares de forêt. On pourra monter à cheval, chasser peut-être, et il paraît que...

Marie lit les pancartes accrochées près de la fenêtre : È pericoloso sporgersi. Ne pas se pencher par la fenêtre. Nicht hinauslehnen. Elle a fait de l'italien, au collège et au lycée, et tout en écoutant vaguement Stéphane, elle essaie de prononcer l'expression comme le faisait Mme Franccini, en roulant les R et en balançant les mots comme si elle les méprisait un peu. È pericoloso sporgersi.

— Alors, tu es d'accord ? Qu'est-ce que je leur dis ?
— Ce que tu veux, d'accord.
— Très bien, c'est réglé. Bon. J'ai soif, je vais au bar. Tu viens ? Tu veux quelque chose ?
— Non merci, je vais rester ici avec Antoine, j'ai envie de lire.
— Bon courage ! Il m'a l'air survolté... Laisse ta maman se reposer un peu, Tonio, assieds-toi.

Marie n'attend pas qu'il ait fermé la porte du compartiment pour ouvrir son livre, qu'elle avait déjà sorti et posé à côté d'elle en prenant place. Le tueur fou guette une nouvelle proie. Comme toujours, c'est une jolie adolescente. Lycéenne, cette fois : il aime bien quand elles sont très jeunes parce qu'elles ont la peau bien tendue. La fille est en train de danser avec ses copines dans une boîte de nuit. Apparemment, elles ont bu pas mal, et gloussent dès qu'un homme les aborde.

— Regarde, maman, je vole !
Antoine a passé la tête par la fenêtre et agite les bras, les yeux fermés par la gifle du vent.

Le tueur fou se décide à parler à la fille lorsqu'il la voit se diriger seule vers les toilettes.
— Pardon, ma jolie, tu as du feu ?
Elle rit en lui tendant un briquet. Elle a chaud et une goutte de sueur coule doucement entre ses seins.

— Maman, y a écrit quoi ?
Antoine a rentré la tête, il montre les pancartes accrochées près de la vitre.
— Je ne sais pas.

— Je peux te proposer un verre ?
— Je sais pas.
La fille met la main devant sa bouche en ricanant, on dirait qu'elle rougit un peu.

Antoine pousse un soupir et repasse sa tête par la fenêtre. Il tend les bras pour attraper les branches d'arbre qui fouettent le train. Il ne voit pas le poteau qui lui arrache la tête.

— Allez, quoi, t'es si mignonne, tu vas pas rester avec ces gourdes toute la soirée ? T'es bien venue pour rencontrer quelqu'un, non ?
Le tueur fou prend la fille par la taille, il aime sentir le haut de ses fesses sous son bras.

Marie lève les yeux, elle a entendu tchac. Le corps d'Antoine est parfaitement coupé.
Elle se penche à la fenêtre pour voir rouler la tête de son fils. Au loin, on aperçoit des arbres lourds de fleurs qui font comme des poings roses serrés sur leurs branches. Soudain elle se souvient : È pericoloso sporgersi. Alors elle se rassoit pour observer les petites mains toujours crispées sur la vitre, le cou à la coupure si franche, le sang qui tache la chemisette bleue.
Au bout de deux ou trois minutes, elle pousse par la fenêtre ce qui reste d'Antoine et reprend sa lecture, les joues rosies par l'effort. De son catogan s'échappent quelques mèches.

Stéphane, qui revient du wagon-restaurant, la regarde un instant par la vitre du compartiment : il la trouve particulièrement jolie. Il lui sourit en poussant la porte coulissante.

PRIX

Image de Eté 2016
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Élise · il y a
C'est top
J'avoue. Bien fichu. Bien rythmé. Et le plus dur : super chute

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Charlie Robert · il y a
Merci beaucoup.
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Enèle- · il y a
Super et bien mené. Dommage que ça ne dure pas plus longtemps, c'est accrochant. Mon vote
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Charlie Robert · il y a
Merci beaucoup, mais c'est vrai que j'ai du mal à écrire des textes longs.
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Malau.j · il y a
La mise en scène est tellement bien orchestrée que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre ! D'autres meurtres, un mari ennuyeux, un petit qui ne fait pas beaucoup de bruit ? Et clac... la fin
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Charlie Robert · il y a
Merci bien. A vrai dire c'est venu tout seul : à la base c'était pour un concours de nouvelles dont le sujet était "E pericoloso sporghesi"
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Naliyan · il y a
Du danger de la lecture... De l'ironie noire. Bien amené.
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Charlie Robert · il y a
Merci.
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Magdasorel · il y a
Un récit bien mené, avec un point fort: la mise en scène, la mise en place du décor. On y est à chaque seconde. Une certaine perfection dans la "focalisation zéro", au plus près de la (non) psychologie du personnage. Un existentialisme cru assumé. Bravo pour cette belle réussite! Mon vote :-)
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Charlie Robert · il y a
Merci pour vos commentaires, ils font plaisir.
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Olivier Vetter · il y a
Une fin qui donne froid dans le dos
Mais qui ne manque pas de piment, ni d'originalité
Maintenant, elle va pouvoir lire autant qu'elle veut

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Charlie Robert · il y a
C'était le but inconscient - tout le monde l'empêche de lire depuis le début. Merci en tout cas.
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Francesca Fa · il y a
J'aime beaucoup mais je craignais la chute, et j'ai un peu de mal à voter à cause d'elle bien que ... j'aime beaucoup mais ... en tout cas bravo pour le style
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Charlie Robert · il y a
Merci bien.
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Bisaigue12 · il y a
quelle belle chute, je n'ai pas vu arriver le couperet!
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Charlie Robert · il y a
L'enfant non plus !
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Christiane Tuffery · il y a
Je n'ose pas penser que la lecture amène à cela : un désintérêt de toute autre chose que le "tueur fou". C'est bien mené, la lecture est agréable. Et ce détachement formidable de la mère qui ne voit pas le danger pour son fils, elle se penche pour regarder la tête rouler, le sang couler et comble de l'horreur, elle balance le tout par la fenêtre !! Vous écrivez cela sans coup férir et aucun sentiment ne filtre. Du cousu main. Bravo. +1
Je trucide à mes heures, si le coeur vous en dit : http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/clostridium-botulinum

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Charlie Robert · il y a
En effet vous trucidez - et sans excès de sentiment non plus ! Bravo, et merci.
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AnnaMaria · il y a
Rien n'est plus important, pour Marie, que la lecture. Comme je la comprends. La fin m'a surprise, je ne m'attendais pas à la décapitation. Mais décapitation, plus défenestration, Bravo. Vraiment.
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Charlie Robert · il y a
Merci beaucoup.
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