Manuscrit échangiste - 3 et 4

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Mon corps n'attend que toi
Mes fantasmes se nourrissent de tes doigts
Paroles aux saveurs de promesses
Je n'attends que Toi !
À tes caresses je me brûlerai
À tes frôlements de réagirai
À tes attentes je répondrai
Tes exigences je les fais mienne
Je m'embraserai à tes mots
Je supplierai « consomme-moi »
J'oserai mes désirs
Ton doigt se posera sur moi
Il caressera ma peau blanche
Il cherchera mes vallons
Il parcourra mes sillons
Je serai à Toi
Je ferai tomber ma garde
Ton doigt m'arrachera un cri
Ton doigt se fondra en moi
Je me perdrai par toi
Tu retrouveras la femme
Dans les profondeurs de mon corps
Tu la feras tienne
Dans une jouissance ultime

J'aime être le phare qui te guide
J'adore que mes mots mouillent ta culotte
Ces mots dont tu te dis amoureuse
Je suis ému que mes sourires te fassent frissonner
que mes exigences te transportent
J'aime que tu te soumettes enfin à tes envies
Alors, je t'interdis de te mentir
et de me mentir

« J'aimerai vos caresses
J'aimerai l'ivresse
Que je lis dans vos mots
Que je vois dans vos yeux
Que s'éveille en moi
La folie de vos envies
Que se relâche en moi
Le fil le ma vie
Je me sais diablesse
Je veux être déesse
Je veux m'ouvrir aux faiblesses
Aux passions de vos doigts
Que mon corps s'éveille
Que mes sens s'émerveillent
Que mes folies sans pareilles
S'emparent de moi
Les mains attachées
Les pieds liés
Toute entière offerte
À vos jeux sans effrois
Prisonnière de moi

Il l'a retrouvée il y a quelques années seulement.
Le jour naissant le voit avec un sourire intérieur éclatant.
Il voudrait l'appeler au petit matin pour lui souhaiter une belle journée.
Pour lui dire de ne plus recommencer ces errances.
Errances qui lui font du mal à elle autant qu'à lui.
Il aurait voulu l'appeler pour lui dire de se faire belle dans sa tête.

Je suis entière
je veux vous séduire quart après quart
je suis attirée par vous mais ça... vous le savez... vous en jouez
je veux vous sentir, vous ressentir... (je suis troublée)
je veux vibrer encore et encore... (j'en ai le rouge aux joues)
je veux vous lire
je veux vous entendre
j'aimerai vous ressentir

vous êtes.... (un soupir me vient... fort, profond...)
je vous déteste...

********* ***********
MANUSCRIT 4

Le temps nous essouffle. Parfois. Nous anéantit. Parfois.
Le temps, parfois, nous fait revivre.
Dans ces échanges, des dialogues tantôt doux, tantôt fous.
La danse des corps et des esprits
flotte dans l'air et brise le silence
cherche la lumière dans la nuit
de cette sexualité, tendre indécence.

Bouche, main, lèvre, doigts, sexe
ne rien oublier, jouir avec toute sa matière,
clitoris, testicules, anus, nombril, aisselles,
pas de tabous, le plaisir sans complexe
s'abandonner, crier, exploser les barrières
« C'est dans vos envies
C'est par vos folies
Que mon corps s'émeut
À genoux devant vous
La tête relevée
Le dos bien cambré
Les seins gonflés
Les pointés érigées
Privée de mouvement
Chaque mot déversé
Pénètrera mon ventre
Se diffusera dans mes veines
Atteindra mes pensées
Provoqueront des battements
Être à votre merci
Crier mes envies
Vouloir vos lèvres
Demander votre langue
Ouvrir ma vulve
Que votre nez se flatte
De mes effluves odorants
Retenue de mouvements
Obligée de subir
La fureur de mon corps
La folie de mes envies
Vous êtes l'auteur
D'un éveil d'émotion
Vous suscitez en moi
De pures folies
Merveilleusement impures ».
Les mots offerts, de part et d'autre, brillent dans la pénombre des souvenirs.
En attendant qu'ils éblouissent les lendemains.
Les désirs à l'été naissant, sous les bois dorés du printemps, donnent naissance à des dialogues éblouissants de romantisme.
Comme maintenant et hier, comme demain et le mois prochain,
comme depuis notre rencontre au siècle dernier !
Plaisir de te nourrir de mes envies,
Plaisir d'exalter les tiennes.
Te caresser de mes yeux,
tu ne me verras pas effleurer la coupole de tes fesses de mon regard,
mais je sais, o délices, combien tu désires la caresse de mes yeux.
Tu frémiras quand mon doigt le plus tendre s'immiscera entre la dentelle et ta peau, juste à l'orée de la vallée de ton cul magnifié par l'excitation.

«Mon poète romantique, continue...
J'ai une folle envie de toi, mon magicien, de tes doigts, de tes lèvres, de ton sexe.
Ne te délecte pas de mes envies, ne me fais pas languir... »

Les effluves de ton intimité narguent mes narines, attirent mes lèvres.
Je ferai glisser l'étoffe sur tes cuisses.
Je me pencherai au-dessus de ton astre et laisserai courir mes lèvres sur tes reins,
Mes lèvres se presseront sur ta fesse gauche...
Tu tendras ton fessier, ton cul ondulera, Ma Sublime Amazone,
Tes soupirs me raviront quand ma langue remontera jusqu'à ta nuque
Et que je murmurerai à ton oreille ce qui va s'ensuivre,
Tout en léchant ta nuque je claquerai la fesse droite.

« Je m'abandonne à toi, mon maître!
Oui, oh oui, je te supplierai : ‘'Continue, ne t'arrête pas !
La chaleur de ton souffle sur mes fesses puis tes lèvres qui les effleurent...
remontent doucement le long de ma colonne vertébrale ,
se perdent dans mon cou, au rythme de mes soupirs,
mordillent le lobe de mes oreilles...
Je frissonne, je ronronne de bien-être...
Continue, surtout ne t'arrête pas ! »
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