Maître Fosselle, drapier

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Retraité créatif après un parcours professionnel riche, j’ai la passion de transmettre mon expérience, mes réflexions diverses et mes émotions. L’écriture de nouvelles et de quelques  [+]

Maître Fosselle, drapier


I

Hector Fosselle a tout pour être heureux. Il faut dire qu’il possède la plus belle boutique de tissus en tous genres de la ville. Placée sur la grande place de l’hôtel de ville, elle est une ode au commerce du textile. Sa devanture est composée de deux vitrines, chacune de quatre mètres, de part et d’autre de la porte centrale, porte qu’Hector vient de remplacer par un tambour actionné par un commis chasseur.
Hector est satisfait de son ascension depuis qu’il a succédé à son père, successeur lui aussi de son géniteur. Cette activité se poursuit donc de père en fils, et Hector compte bien sur Auguste, son fils ainé de 27 ans, pour continuer dans cette voie. D’ailleurs, Hector souhaite lui exposer ses envies d’agrandissement et d’élargissement de l’offre de produits.
Et puis à l’intérieur, que de tissus : des plus simples comme les draps de coton aux plus originaux issus de nombreux pays du monde : les alpagas et les cachemires côtoient les toiles de Jouy et les madras. Plus loin, on y trouve des tulles et des mousselines. Les serges, les tweed et les coutils sont au fond de la boutique après les cuirs et les taffetas. Pieds-de-poule, chevrons, Prince-de-galles, moleskines viennent compléter le choix de tissus. Les soies chatoyantes, quant à elles, sont mises en avant pour inviter à pénétrer dans cet antre de plaisirs textiles.
Se promener dans les larges allées de sa boutique, c’est comme errer dans une oisellerie aux plumages de toutes les couleurs, des unis sombres au plus clairs, comme des imprimés géométriques, à fleurs ou bariolés. Presque tous les sens sont excités : l’ouïe au froissement des tissus, la vue de cet environnement irisé, l’odorat par les senteurs mélangées de tissus neufs, le toucher à leur contact.
Toutes les confections sont permises : des simples mouchoirs aux robes les plus sophistiquées, du classique au fantasque, du caleçon au frac en passant par le spencer.
Ce qui fait la fierté d’Hector, ce sont aussi tous ces accessoires qu’il propose à sa clientèle : des classiques boutons aux perles multicolores, des boucles de ceintures aux papillons manufacturés.
Mais plus encore, sa grande satisfaction est le réseau de lampes à gaz qu’il a installé dans toutes les allées et au-dessus de tous les comptoirs de sa boutique. Grâce à cette modernité, les clientes peuvent bien apprécier les détails de ses produits, et les vendeurs font admirer les couleurs chatoyantes des tissus. Il est moins nécessaire de se rapprocher de la vitrine, voire de sortir sur le trottoir pour apprécier les produits. Selon Hector, sa clientèle lui reste fidèle grâce à ce dispositif d’éclairage, et surtout, il a la satisfaction de voir de plus en plus de nouvelles têtes délaisser progressivement ses concurrents.
Oui, Hector se sent invincible. Sa renommée s’étend au-delà de la ville. Il la mesure lorsqu’il rencontre ses fournisseurs qui le flattent sur son commerce. Oh, il n’est pas dupe ! On ne trompe pas facilement une si grande expérience dans ce métier : c’est bien l’intérêt de ses fournisseurs de lui caresser la manche. Mais il ressent aussi une certaine part de vérité dans leurs propos.
Et que dire de son personnel : sa plus grande victoire fut de recruter le premier vendeur de Parson, son principal concurrent. Un véritable coup dur pour ce dernier. Mais, dans les affaires, Hector considère qu’il n’y a pas de place pour les sentiments. Les neuf vendeurs et les quatre commis permettent de satisfaire les désidérata des clientes. Et bien sûr, sa femme Ernestine tient la caisse. Hector se sent une âme de chef d’orchestre avec tout ce petit monde autour de lui.
Enfin, il se considère le tuteur, le professeur, le maître d’apprentissage de son fils Auguste pour lui enseigner toutes les ficelles de son métier.
Auguste est une source de fierté pour Hector qui le voit prendre très à cœur son rôle de futur successeur. Il apprend vite à conseiller les clientes, à les accompagner dans leurs choix, à recommander les tailleurs idoines, et surtout à orienter les clientes vers les produits les plus avantageux pour le bénéfice de la boutique. Bien sûr, il faudra aussi lui apprendre les ficelles de la négociation avec les fournisseurs et connaître les circuits d’approvisionnement. Mais déjà, Auguste s’intéresse aux nouveautés attractives pour des clientes qui en sont friandes . Et il n’est pas question de passer à côté de ces opportunités commerciales !
Auguste sera son seul successeur : son deuxième fils Ernest veut devenir médecin. Son dernier fils semble vouloir embrasser une carrière militaire dans les colonies. Quant à sa fille, il faudra lui trouver un mari, si possible de bonne fortune.
En dehors de sa boutique, Hector est une personne respectée. Il ne participe à aucune fonction municipale, ni cantonale, ni départementale. Mais à l’occasion de diverses manifestations organisées par les hommes politiques, sa présence est toujours appréciée. Dans la rue, il est régulièrement salué avec déférence. Quand il revient à sa boutique, quelle satisfaction pour lui de contempler sa grande devanture et son enseigne « Hector Fosselle, Drapier ».
Dans les réunions de famille, sa parole est très écoutée.

En un mot, Hector a réussi sa vie. Dans deux décennies, certainement, il pourra se retirer avec satisfaction, acheter un manoir dans les vignobles alentours et profiter d’une vie proche de la nature, y recevoir ses petits-enfants, dont l’un d’eux sera drapier, il l’espère bien. A l’inverse de son père, il arrêtera son activité et laissera son fils seul aux commandes de sa boutique. Il transmettra le métier à son tour. C’est son souhait d’aujourd’hui.
Qu’il pleuve, qu’il vente, ou sous un soleil de plomb, en toute saison de l’année, la boutique ne désemplit jamais. Très rares sont les jours sans clientes qui viennent constater les nouveaux arrivages. Il n’est pas nécessaire de les informer. Auguste a compris qu’il suffit de laisser les chariots d’arrivages stationner longuement sur la place de l’Hôtel de Ville pour que la rumeur se propage dans les foyers bourgeois. Les lendemains, la boutique est pleine, les discussions sont animées, les envies de nouveautés ressurgissent et les rumeurs font écho dans les salons des clientes.

II

Ce dimanche-là, il pleuvait fort. Personne ne souhaitait se risquer dehors pour la promenade dominicale dans le jardin public. La pluie martelait la véranda à l’arrière dans un bruit infernal. Chacun s’installait près des fenêtres pour recueillir le peu de lumière qu’un ciel orageux émettait.
- Dis Papa, se lance Auguste, je lis dans l’Excelsior qu’un pavillon de l’exposition universelle est entièrement éclairé par de l’électricité. C’est nouveau !
- Ce ne serait pas une de ces inventions qui va encore capoter ?
- Je n’en sais rien, mais ce doit être génial ! Pas de fumée, pas d’odeur.
- Je crois que c’est très dangereux. J’ai lu que des personnes ont été commotionnées dans des laboratoires ou des ateliers, du moins dans des endroits où on a testé cette élucubration de savants. Je me garde bien de m’intéresser à ces dangers.

Il se trouve que Gaston Hugard, le maire avant-gardiste de la ville, lit le même article et en retient un avis opposé à Hector. Et pourquoi pas dans sa ville ? Gaston Hugard a compris qu’une chute d’eau permet de faire tourner un générateur qui va délivrer un fluide ; et par chance, la Drave, rivière qui passe fougueusement dans la ville, possède une chute d’eau proche des premières habitations. Pour Gaston Hugard, il suffirait d’installer le générateur à cet endroit et de faire circuler le fluide électrique à partir de ce lieu.
Evidemment questionné, Hector lui répond :
- C’est une dépense inutile pour quelque chose qui ne nous servira pas. Ecoute, Gaston, la ville est bien pourvue en distribution de gaz. C’est même grâce à toi ! C’est comme si tu te reniais. Si tu le fais, ne compte pas sur moi pour t’appuyer sur cette proposition. Bien au contraire ! Je préfère que tu le saches.
Mais Gaston Hugard ne consulte pas qu’Hector, même s’il se trouve un peu décontenancé par sa réponse clairement négative. Ce n’est pas dans les habitudes d’Hector.
Quelques semaines plus tard, le maire rend visite à Hector.
- Hector, j’ai à te parler. Tu as un peu de temps à me consacrer ?
- Oui bien sûr. Tu veux me reparler de cette satanée électricité ?
- Oui Hector. Je voulais te tenir informé. On va l’installer, ce générateur. J’ai même été surpris par l’enthousiasme de certains auxquels je ne m’attendais pas du tout.
- Ah bon, qui par exemple ?
- Tiens, la mère Hortense, elle en voudrait.
- Parce qu’on a besoin d’y voir clair dans un lupanar ?
- Hector !!!
- Ainsi, vous pourrez mieux regarder celles avec qui vous forniquez...
- Hector, où vas-tu chercher ces idées ?
- Ce n’est pas moi qui vais les chercher, c’est vous qui allez trouver les filles. De toute façon, c’est simple pour vous : le samedi soir chez Hortense, le dimanche matin à la confesse pour vous faire pardonner.
- Hector !!!
- Il n’y a pas d’Hector dans ces lieux. Je ne vais pas à la messe car je n’ai pas besoin d’obtenir le pardon de Dieu.
- Là, tu blasphèmes, Hector.
- Ah oui, aimez-vous les uns les autres, qu’ils disent à ta messe. Tu les aimes ces filles, ou tu les fais exploiter ? Sous ta protection de maire, je te signale en passant.
- Eh bien Hector, moi je les aime, et c’est pour cela que je leur rend visite, comme on rend visite à un parent.
- Bon Gaston, tu ne veux pas installer ce générateur que pour Hortense ?
Gaston empoignait son chapeau dans la main, signe d’une gêne et d’une difficulté à aborder le vrai sujet.
- Hector, il faut que je te dise, Gustave Parson veut installer l’électricité dans sa boutique.
- Et alors, que veux-tu que cela me fasse qu’un concurrent utilise ce fluide chez lui ?
- Hector, je voulais que tu le saches. Cela me paraissait important pour l’avenir de ta boutique.
- Ecoute Gaston. Je suis le marchand de tissu le plus fort dans la ville, bien placé sur la grande place. J’ai une grande partie des clientes bourgeoises, tu le sais. Où est le problème si Parson installe l’électricité chez lui ?
- Moi, je ne suis que menuisier. Je ne connais pas ton métier, mais je voulais au moins t’en informer. Dans mon atelier, avec l’électricité, je ferai tourner des machines. Ce sera mieux que la roue à aube.
- Oui, mais moi, Gaston, je n’ai pas de machines à faire tourner. Donc, je n’ai pas besoin de ton électricité.
- Bien. Tu es sûr de toi, Hector ?
- Pardi. D’ailleurs, imagine ma réputation si des personnes tombaient de commotion à cause de ce fluide dans ma boutique comme je l’ai déjà lu. Un vendeur se remplace facilement – il y en a qui n’attendent que mon appel pour venir travailler chez moi. Mais une cliente indisposée, ce sont des recettes en moins, qui ne se remplacent pas ; et d’autres clientes n’oseront plus rentrer dans ma boutique. Alors, ton électricité, donne la, vend la à qui tu veux, mais pas à moi.

Le soir de cette rencontre avec le maire, Hector évoque sa conversation à sa famille au cours du diner.
- Tu es sûr de toi ? lui demande Auguste. L’électricité permettrait peut-être de mieux voir dans la boutique.
- On voyait mieux dans le pavillon de l’exposition universelle ?
- Je n’en sais rien, je ne connais pas cette technique. Mais on pourrait peut-être se renseigner ?
- Ecoute, Auguste, pour moi, c’est non. Dans vingt ans, quand tu auras la main sur le commerce, tu pourras décider autrement.

III

Trois ans plus tard, la génératrice est installée sur la chute d’eau. Des fils électriques sont tirés dans la ville. La menuiserie du maire en bénéficie, tout comme d’autres ateliers, et bien sûr la boutique de Gustave Parson. Les clientes peureuses ne s’y aventurent pas, comme Hector avait su les instruire sur les dangers. Il avait bien réussi dans ce domaine. Sa réputation donnait une crédibilité à ses propos.
Alors, Hector se dit qu’il avait bien eu raison de ne pas installer l’électricité chez lui. La preuve : ses clientes lui restent fidèles. Oh bien sûr, quelques-unes s’y sont risquées pour se rendre compte de l’installation électrique et de ses effets. Pour elles, la présence d’un éclairage différent de celui du gaz ne compense pas le manque de diversités de tissus proposés par la maison Parson. Et les craintes de commotion diffusées par Hector les ont convaincues de ne pas y retourner. Alors, elles sont quasiment toutes restées fidèles clientes d’Hector.
- Alors, mon fils, tu vois, j’avais raison. Rien n’est changé, et Parson a dépensé de l’argent pour rien. Allez, le vieux Fosselle n’est pas encore mort ! Et puis, regarde, Gaston a fait éclairer la grand place, avec un réverbère à trois incandescences devant ma boutique. Il éclaire notre vitrine. Je ne paye pas son électricité, et elle me sert. Que demander de mieux ?

Sans qu’Hector en soit informé, les clientes bourgeoises questionnent de temps en temps leurs domestiques qui fréquentent la maison Parson. Elles apprennent qu’il n’y a jamais d’accident comme le prédisait Hector. Et puis elles entendent que l’éclairage s’améliore progressivement. Dans l’Excelsior, elles lisent que Thomas Edison invente régulièrement de nouvelles lampes de plus en plus éclairantes. Et elles savent alors que la lumière dans la boutique de Parson donne de plus en plus d’éclats aux tissus.
Alors, elles s’y rendent pour apprécier ces améliorations, elles se laissent tenter par les nouveaux tissus sous ce nouvel éclairage. Elles en parlent dans leurs salons. D’une aventure, les visites chez Parson se transforment en curiosités puis en achats. Petit à petit, elles deviennent de fidèles clientes.
Hector les voit ainsi progressivement déserter sa boutique.
- Mais alors, elles n’aiment plus mes tissus ? se demande-t-il. Elles se font faire moins de robes ? Pourtant, je les vois toujours bien habillées dans la rue, et ce n’est pas avec mes tissus !
- Tu oublies une chose, lui répond Auguste : tu n’as pas l’électricité dans ta boutique. Elles vont certainement chez Parson. Il y a moins de choix, mais c’est plus moderne. Je suis sûr que dans les salons elles s’informent sur leurs escapades chez Parson, comme s’il s’agissait de la visite d’une exposition.
- Eh bien, moi je vais aller les voir chez elles pour leur demander de revenir dans ma boutique. N’ai-je pas le meilleur choix de tissus à leur proposer ?

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Hector se présente chez Madame Touret, femme du procureur et ancienne cliente fidèle, qui semble maintenant acheter chez Parson.
- Chère Madame Touret, je me permets de vous rendre visite pour connaître les raisons de votre détour de ma boutique.
- Oh ! je suis désolée mon cher Monsieur Fosselle. Il est vrai que j’ai pris effectivement goût à me rendre et faire mon choix chez Parson. Ce n’est pas à cause de vous, de vos tissus ou de votre personnel, mais j’ai trouvé qu’il est devenu plus facile de faire son choix dans cette maison à cause de l’éclairage plus intense, et qui met les tissus davantage en valeur.
- Alors, si je comprends bien, Madame Touret, lui demande Hector, je dois moi aussi installer l’électricité pour avoir le plaisir de vous revoir dans ma boutique ?
- Oui, pourquoi pas. Au fait, savez-vous que Parson va s’installer à la place de la maison Gelin ?
- Mais c’est une quincaillerie !
- Oui, mais vous connaissez l’état déclinant du commerce Gelin. Parson leur a fait une bonne offre pour reprendre les lieux.
- Mais cette quincaillerie est aussi sur la grande place !
- Effectivement, c’est un emplacement idéal dont vous avez bien profité, Monsieur Fosselle.
- Mais... on sera deux sur la grande place !
- C’est juste. Et ce sera l’intérêt pour nous les clientes de pouvoir comparer et faire notre choix.
Hector retourne chez lui, livide, décomposé par les informations qu’il vient d’obtenir, par la peur du désastre que peut provoquer l’installation d’une boutique Parson sur la grande place, équipée d’une électricité qui semble fortement attirer les clientes.

Le lendemain, il se rend chez le maire.
- Gaston, il faut que tu fasses quelque chose. Parson ne peut pas venir s’installer sur la même place que ma boutique !
- Ecoute, Hector, on t’aime bien, on te respecte, mais je te rappelle que j’étais venu te consulter pour l’installation du générateur, et que ta réponse était négative et sans appel !
- Oui, c’est vrai, mais je ne me rendais pas compte de l’impact sur ma clientèle.
- Rappelle-toi aussi que je t’avais informé de l’intérêt de Parson pour cette électricité. Et tu avais la certitude qu’il se trompait et que tu ne voulais pas prendre le risque de commotionner les clientes !
- Alors, que peux-tu faire pour empêcher Parson de s’installer dans une boutique aussi grande que la mienne, et presque en face de moi ?
- Rien Hector. Et tu comprends que je n’aurais aucun intérêt à gêner un commerce qui fonctionne bien et qui rapporte à la municipalité.
- Alors, je suis mort.
- Hector, je suis menuisier, je ne peux pas te conseiller. Ressaisis toi, installe l’électricité. Il n’est peut-être pas trop tard ? Les clientes reviendront peut-être chez toi ?
- Je ne sais pas. Avec ces histoires, je ne fais plus de bénéfice. Je crois que je n’ai plus les moyens. J’ai été obligé de congédier des vendeurs, tu en as entendu parler. Ils vont même chez Parson. Et mon meilleur vendeur est sollicité pour y retourner !
- Allez, Hector, prends quelques temps pour réfléchir. Pense à tes enfants, à Auguste qui va reprendre ton commerce.
- Si le commerce existe encore....

IV

Vingt ans plus tard.

Par sa modernité progressive, Parson est le plus grand drapier de la ville. La déroute de son concurrent Hector Fosselle l’incite à rester à l’écoute des évolutions.
Ironie du sort, la boutique d’Hector est devenue la grande quincaillerie de la ville, éclairée à l’électricité.
Hector et Ernestine, remplis d’amertume et de regrets, se sont retirés dans un très modeste appartement qu’ils ont acheté avec le peu de ressources qui leur restaient après la vente des lieux au futur quincailler. En se tassant, ils peuvent recevoir leurs enfants et petits-enfants. Les beaux jours, ils se promènent régulièrement dans le jardin public... en évitant soigneusement de passer par la grande place de l’Hôtel de Ville.
Auguste, déjà bien instruit dans son métier par son père, est second vendeur chez Parson.
Et la municipalité jouit de la bonne activité de ses commerçants.
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