L'univers est-il absrde?

il y a
13 min
34
lectures
1

Aventurière des temps modernes, professeur de Mathématiques, mère de douze enfants, je les ai scolarisés à domicile jusqu'en terminale. Ils se sont éparpillés, certains sont mariés, et ont ... [+]

Le cheval caracolait dans le grand pré, bordé de peupliers et de sureaux, loin de la ville dans le marais des grenouillettes, et M Lemonier suivait des yeux son évolution avec attention. Il sortait rarement de la ville, et ne se souvenait pas avoir vu les ébats d'un quelconque équidé depuis son enfance, sauf, peut-être, exceptionnellement dans quelques films.
Tout dans cette promenade matinale l'émerveillait : les belles renoncules des marais ponctuaient de larges pièces d'or les parois verticales des canaux de drainage ; des haies compactes, faites d'arbustes fleuris, variés dont il eût, ce jour, voulu connaître tous les noms, sortaient petits cris, gazouillements, pépiements, sifflements, chants simples et enjoués qui se mêlaient en une symphonie rurale charmante. Il observait le va et vient des oiseaux et en cherchait par moments les buts : celui-ci construit son nid, celui-là cherche-t-il une femelle? voici un père qui nourrit ses petits. Peu lui importait la vérité, il rêvait, heureux. "J'aime la vie, disait-il souvent, il me suffit d'accepter ses dons, en toutes circonstances." Deux bêtes surtout le réjouirent : à l'aube, un chevreuil léger sortant d'un pré inondé de brouillard traversa le chemin de terre à quelques dizaines de mètres de lui. Il le prit d'abord pour une biche, mais ses connaissances livresques le détrompèrent : Non, l'animal est trop petit ! Le soleil dissipa peu à peu les nuées qui couvraient la terre, et monta de plus en plus lumineux. En milieu de matinée,l vit le cheval, il s'arrêta, le cœur battant : il admirait la danse de ce jeune cheval bai.
Je ne dois pas manquer mon train, songea-t-il soudain, il regarda sa montre, et s'accorda encore un quart d'heure de contemplation et de rêves. Il s'imagina jeune garçon indien, domptant cet étalon, emporté dans une course folle, ses longs cheveux au vent, craintif, mais énergique, accroché solidement à la crinière, des deux mains, et au corps puissant de ses deux cuisses et de ses deux jambes serrées contre les flancs couverts de poils soyeux. La bête, tantôt se cabrait, tantôt s'élançait au galop, folle de rage, puis, brutalement stoppait, essayant d'éjecter sa charge par-dessus son cou, par-dessus sa tête. Enfin, vaincue, elle se calma, obéit aux ordres, et M Lemonier souriait de ce rêve d'enfant. Alors, admirant toujours les paysages de la douce campagne française et les gambades du cheval, il l'apprivoisa : tendrement, il caressait son museau humide et velouté, et lui offrait une carotte, un morceau de sucre, et le cheval, être peureux, et avide de liberté, hésitait, tenté par l'amitié, inquiet à l'idée d'être dominé. M. Lemonier en était là de son rêve, lorsque le cheval sembla le remarquer, dévia sa route, et courut vers lui en ligne droite, très vite, mais il désobéissait à cette règle de géométrie simple : plus l'objet est proche, plus l'angle solide sous lequel on le voit est grand : il semblait toujours aussi petit.
-Sa taille changerait-elle, se demanda M.Lemonier ?
Le temps que cette pensée se formulât dans son esprit, M. Lemonier, dont le frais visage aux joues rosies par une promenade en plein air exprimait la surprise, brusquement pâlit. Terrifié, cet homme écarquilla les yeux de stupeur.
Et le cheval maintenant tout petit, profitant de cette faiblesse, bondit, entra par cette porte dans la tête du pauvre admirateur, puis se glissa dans son cerveau.
M. Lemonier tomba sur le sol et resta étourdi quelques minutes, puis il se releva
-J‘ai fait un malaise, pensa-t-il, accompagné d'un rêve qui explique la douleur affreuse que je ressens, c'est sans doute un accident cérébral, ou quelque-chose d'équivalent. Mais il ressentait les événements comme vrais avec tant de force, qu'il chercha des yeux le jeune étalon, et il ne le vit pas.
Il marchait avec difficultés, mais il revint aussi vite qu'il le put à la route goudronnée. Là il s'assit ou plutôt tomba sur un bord, épuisé. Il n'eut pas besoin de faire signe, les trois premiers automobilistes passèrent leur chemin sans le remarquer ou en l'ignorant volontairement, mais le troisième s'arrêta, gara sa voiture, descendit et proposa son aide. Le suivant aussi,;
-Sans doute ai-je l'air très malade, en conclut en lui-même M Lemonier. C'est normal, si un petit cheval galope dans ma tête douloureuse. Sa céphalée lui disait : c'est évident, il est là, aussi inexplicable que cela te paraisse, mais sa raison clamait : réfléchis, chasse à jamais cette idée absurde.
Cependant, il voulait répondre aux automobilistes qui le questionnaient, et n'y parvenait guère, sa bouche ne lui obéissait plus, et il luttait contre une confusion envahissante, une vue trouble, à l'exemple de son intelligence. Son ouïe, perturbée par des acouphènes stridents percevait de plus en plus difficilement les voix et déchiffrait mal les paroles. Un vertige rotatoire l'angoissait et, bien qu'il fût encore assis, il se sentait choir.
Les médecins du Samu arrivèrent et l'emportèrent à l'hôpital où il attendit un moment qu'un médecin pût l'examiner.
Pendant ce temps, allongé sur un brancard, il reprenait des forces, la douleur s'estompait, il sentait bien, dans son crâne, bouger un corps étranger, pourquoi pas un minuscule cheval, mais les acouphènes se calmaient, il voyait la salle avec plus de précision, il put même échanger quelques mots avec les voisins. Et il analysait :
-si je ne veux pas être pris pour un fou, je dois me taire, du moins jusqu'à ce que j'obtienne un IRM. Ensuite, je verrai.
Le médecin lut la description faite par les médecins du Samu, et prescrivit immédiatement un IRM en urgence.
M. Quiétard présidait à l'examen. Et il vit le cheval, mais, malgré la netteté de l'image, et la mobilité de la bête, il ne pouvait accepter le fait, il prit donc de nombreuses vues supplémentaires, acheva son travail. On pouvait déplorer quelques dégâts, mais minimes, le grand, l'insolite problème restait ce « cheval. » Heureusement M. Quiétard, doué d'un fort tranquille et heureux caractère, savait réfréner tout souci. Il conclut donc qu'il ne savait conclure, que cela importait peu, que quelque autre, peut-être comprendrait à sa place, ce qui le satisfaisait pleinement :
- je suis trop brillant, trop intelligent, disait-il parfois à son épouse, si je ne laisse pas les autres réfléchir et chercher à ma place, je les écraserai de ma supériorité et ils me haïront. Mais ma paresse leur permet de me dépasser, je les admire, et ils m'aiment. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sa femme toujours fort éprise songeait bien que, si son époux déployait plus de zèle au service des malades, ceux-ci guériraient plus sûrement, plus rapidement, plus définitivement, mais il se sentait si détendu, si fier de lui, qu'elle n'osait le suggérer. Il en eût été chagriné, et elle admirait tant son doux et joyeux sourire !
-Je ne veux en aucun cas lui faire de peine !
Quand elle l'avait présenté à ses parents
-Ton choix, ma fille, avait félicité sa mère, est excellent, cet homme est si content de lui, qu'il se comportera toujours bien vis à vis de toi, tant que tu en resteras amoureuse.
M Quiétard, consulta le tableau : il vit que son travail, pour l'instant, était fini. Il voulut se retirer, gagner sa chambre de garde, et dormir un peu, mais l'interne arrivait : Docteur, M. Lemonier insiste pour que vous le receviez tout de suite, il craint une crise grave, et prétend que vous avez sans doute le pouvoir de l'éviter.
M. Quiétard faillit refuser, mais il songea que sa vaillance lui vaudrait des tendresses supplémentaires de son épouse, et puis, tout de même, les images l'intriguaient. Alors, il renonça aux draps blancs, à l'oreiller moelleux
-Vous pouvez l'introduire.
M. Lemonier entra. L‘esprit encore embrumé, il parlait lentement, mais clairement tout de même, M. Quiétard devina immédiatement que son patient avait soigneusement préparé son exposé. M Lemonier commençait par s'excuser des propos qu'il tiendrait, expliquait que la vie lui était douce, et bonne, qu'il avait toujours bénéficié d'un solide équilibre mental, qu'il s'apprêtait à raconter une absurdité, à laquelle sa raison n'adhérait nullement, mais que les troubles graves qui l'avaient malmené avaient été déclenchés par une sorte de rêve si réaliste qu'il désirait en faire part. Si cette vision n'est pas cause de mon état, elle est du moins contemporaine de l'accident cérébral. Puis il ajouta :
-Je sais que les médecins des urgences travaillent beaucoup lors des gardes et aspirent au repos, mais je vous prie, tout de même, de regarder une fois de plus mon IRM lorsque j'aurai fini de parler.
M. Quiétard vacilla, il savait déjà quel événement cet homme si banal, ce petit fonctionnaire ordinaire lui dirait, et il regretta amèrement sa générosité. Que ne suis-je dans mon lit, gémit-il en lui-même. Il promit, oubliant qu'en toute autre circonstance, un médecin ne prend pas ce genre d'engagement, et il écouta le récit précis et détaillé. Sans brusquer le malade, à la fois par curiosité, et pour gagner du temps, prendre par avance un peu de repos, et, inconsciemment, commencer à réfléchir. Quelle attitude afficher e
-Dois-je montrer mon intérêt? Pensait-il. Si l'homme, comme tout semble le confirmer n'est nullement fou, ne croira-t-il pas que je veux le trahir ?
Dois-je me confier à lui, et partager son étonnement ? Me croira-t-il, et s'il en est ainsi, ne risque-t-il pas de me considérer comme un fou ?
Je peux, bien sûr, lui montrer les images, elles sont si claires, mais, si j'agis ainsi, ce que me conseillerait Anne, je m'implique, je devrai suivre cette affaire, c'est fort ennuyeux....
II songea à en parler à un confrère, à essayer de refiler le cas à un autre, mais l'examen des images serait fatalement différent ! J'ai vu parce que je ne m'étais pas blindé par avance, parce que, j'étais impartial, mais si le Dr. Orq m'avait présenté ce cheval, j'aurais nié. Si cet homme avait conté sa vision avant mon examen, j'aurais refusé d'admettre l'existence du cheval, mais l'image, le récit intelligent du malade, ne laissent planer aucun doute. A moins que....
Je ne sois victime d'une supercherie, d'une farce, quelque télévision cachée, avec tout un appareillage pour délivrer ces images impossibles, et un acteur extraordinaire !
Et son regard trahit sa profonde admiration.
M. Lemonier le remarqua :
- Vous admirez le beau cas ! Je sais, c'est habituel chez les médecins. Je ne tire aucune fierté de cette déplorable aventure. Je vous demande de l'aide, parce que je crois impossible ce qui m'arrive, mais je sens dans mon cerveau des mouvements, comme si un minuscule cheval trottait, galopait, s'amusait. Et je ne veux pas, sans cesse me questionner. Si vous ne voyez rien, rassurez-moi, avec la patience nécessaire, et si un objet, si menu soit-il bouge, alors, dites-le, s'il vous plaît, je serai soulagé de l'inquiétude d'être fou, sentiment très déplaisant. Vous ne pouvez imaginer combien déplaisant ! renchérit-il.
- Oh, si !
- Plaît-il ?
- Si, par jeu, vous m'abusez, je vous prie de me l'avouer immédiatement, c'est un manque de respect coupable, je suis un homme surmené, et vous me faites souffrir.
- Auriez-vous vu la bête ?
- hélas !
- Étrange, je le désirais, mais ne l'espérais pas, et, maintenant, je le regrette.
- Félicitations, Monsieur l'acteur, je crois que, jamais je n'en ai vu au cinéma ou au théâtre, de meilleur, et, en plus, vous improvisez avec une présence d'esprit extraordinaire, quel réalisme !
- S'il vous plaît, cessez, je ne joue pas, je suis sincère, ne me laissez pas tomber, vous essayez de m'abandonner, examinez-moi dans un autre hôpital, aucune chaîne télé n'a les moyens d'équiper tous les hôpitaux en vue d'une plaisanterie stupide.
- Pourquoi pas ? Et bien, Monsieur, je ressens une profonde fatigue, je désire dormir. En attendant, vous serez mon prisonnier, je ne vous juge atteint d'aucune maladie mentale, mais je ne veux pas que vous quittiez cet hôpital, je vous prescris donc une nuit ici, avec interdiction de sortie.
- Il fit venir son confrère, le Dr Orq qui après avoir signé sans écouter ses raisons -Pourquoi refuser son aide à un confrère ? -retourna promptement à ses occupations.
- D'ailleurs, ajouta le Dr Quiétard, si vous ne mentez pas, une surveillance est nécessaire.
Le lendemain, le malade se sentait très bien, mais un IRM supplémentaire montrait le cheval. Le médecin, de bonne humeur, avait oublié ses soupçons et le cas l'intéressait, excitant sa curiosité. Il fut presque déçu que son patient voulût en rester là et rentrer chez lui. Il lui donna un rendez-vous pour la fin du mois.
-Dans dix jours ? D'accord, je viendrai.
Il ne revint pas, il sentait la bête en lui, mais elle ne le dérangeait plus, Et il ne croyait pas en la médecine. N'avait-il pas constaté que le Dr des urgences n'avait aucune expérience en ce domaine ?
Quelque mois s'écoulèrent.
M. Lemonier était jeune et beau, gentil, souriant et charmant, cultivé et intelligent. Il avait un poste de fonctionnaire stable et gagnait bien sa vie, Il était à cet âge où les jeunes hommes avisés songent à se marier pour fonder un foyer, et rêvait souvent qu'il tenait en ses bras un petit bébé, parfois même une paire de jumeaux. Il attendait la rencontre qui déciderait la « suite et fin » de sa vie.
ET un jour de printemps, alors qu'il se promenait seul dans le parc des tuileries très tôt le matin, il vit une très jolie jeune femme en face de lui, tout au bout de l'allée. Sa longue chevelure, dorée par le soleil, attira son regard, et tout dans la silhouette en contre-jour le captiva. Il n'avait jamais imaginé qu'il put ressentir un tel émoi à le seule vue d'une femme si peu visible, mais son cœur s'accéléra, et il s'immobilisa pour la contempler. Et le cheval sortit, il le sentit, traverser comme une paroi, et bouger sur l'aile de son nez, il le sentit sous son doigt, le saisit très délicatement dans sa main, l'examina un instant, et sortit une boite alimentaire qu'il portait par hasard sur lui, pour la rendre à sa mère. Il introduisit la bête dans la boîte qu'il referma, réalisa que celle-ci grandissait rapidement, ouvrit la boîte pour la libérer mais il agissait hâtivement, maladroitement, car il voulait regarder la belle femme aux longs cheveux en houppelande. Elle s'était arrêtée pour regarder une statue, et maintenant marchait à nouveau vers lui. Timide et naturellement respectueux, il se questionnait : l'aborderai-je ? N'est-ce pas incorrect ? Et il cherchait quelque idée intelligente pour entrer en contact, toujours souriant du spectacle. Or, soudain, elle se mit à courir vers lui, mais l'angle solide sous lequel il la voyait ne grandissait pas. Alors, il se jeta face contre terre, les mains sur les yeux, tremblant, gémissant. Elle, toute petite arriva à lui, grimpa sur son dos, cherchant quelque ouverture pour pénétrer, puis, étant redescendue, elle voulut se glisser sous son corps, elle essaya d'entrer par une oreille, mais le pavillon glissait tant, qu'elle n'y parvint pas. Alors elle reprit sa taille primitive, et toucha l'épaule de M. Lemonier : Monsieur, Monsieur que vous arrive-t-il ?
- Bonjour, mademoiselle? Auriez-vous vu un cheval ?
- Oui, tout petit, mais il grandissait très rapidement, une belle bête. Vous appartient-il ? Il s'est enfui, c'est ennuyeux, risque-t-il de causer un accident ? Puis elle ajouta : je l'ai admiré, il est très beau, et puis je vous ai vu, et j'ai voulu vous parler, et vous êtes tombé. Quelle peur ! En plus, moi aussi, j'étais devenue toute petite, c'est plutôt rare, comme phénomène ! Je suis même montée sur vous, pour vous examiner : je m'inquiétais tant, un si beau jeune homme ! Alors, j'ai repris ma taille, comme votre cheval, mais moi, je ne m'enfuis pas, je ne veux pas laisser au sol un malade, un malade de mon âge, étudiant ?
- Non, j'ai fini mes études.
- Mais, Monsieur, vous restez couché, relevez-vous. Il est plus prudent que je vous raccompagne chez-vous, vous chercherez votre cheval plus tard. A-t-il un collier et une médaille indiquant votre adresse ? Loquace, elle n'attendait pas les réponses. Vivez-vous seul ?
- Oui
- Tant mieux ! Puis, elle ajouta : Ainsi personne ne s'inquiétera. Sauf moi ! Me permettrez-vous de rester une heure ou deux afin que je m'assure que vous vous portez bien, car, normalement, je devrais vous amener à l'hôpital, mais je n'agis jamais, me disent mes amis, logiquement. Ils veulent dire : conformément à certaines règles de la société locale actuelle. Ils manquent de rigueur dans leur langage, et de tolérance dans leurs opinions. Vous êtes différent ! Vous acceptez l'idée qu'un cheval miniature puisse grandir en quelques instants, que moi même je puisse devenir toute petite.
A moins que votre absence de réaction ne soit due à de l'indifférence ?
- Oh, non, mademoiselle, vous ne m'êtes nullement indifférente.
Elle lui prit la main, « à cause du malaise », et il l'épousa un an plus tard. Parfois, s'il la contrarie, elle devient toute petite. Il la cherche partout, car il ne veut pas l'écraser, il l'aime tendrement.
Un rigolo lui a ramené le cheval, tout petit « Il m'a donné votre adresse », expliqua-t-il. M. et Mme Lemonier lui ont donné une bouteille de bon vin, et ont relâché l'animal dans une prairie, loin de Paris, mais comme il revenait, encore plus petit, Mme Lemonier l'a installé dans une grande jardinière, en lui recommandant de se bien cacher, devant tout invité.
Ils ont trois beaux enfants, et vivent heureux.

Et maintenant, pourquoi ai-je écrit cette nouvelle, et que signifie-t-elle ?
Je signale d'abord que mes personnages ne sont ni fous, ni drogués.
Je crois que ce récit exprime que parfois se déroulent des faits absurdes- à la différence qu'ils sont généralement dus à l'homme- mais que la vie peut se poursuivre de façon heureuse, si l'être confronté cherche positivement à s'adapter. M. Lemonier, après une courte période de crainte, décide de vivre normalement, malgré le cheval qui caracole dans son cerveau, il ne retourne pas à l'hôpital pour faire surveiller sa santé. La jeune femme secourt un homme, et ne se préoccupe guère de la bête miniature qu'elle a vu grandir très vite, ni des changements qu'elle subit à son tour : aider le charmant jeune homme et faire sa connaissance est plus important que se tourmenter, parce que le monde n'est pas conforme à l'idée qu'on s'en fait.
Le médecin fuit le travail par goût du repos, mais il considère les événements avec une curiosité scientifique et humaine, calme, sans angoisse.
Ma nouvelle présente des hommes qui aiment la vie, et que je propose en exemples
1

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,