L'interview radiophonique

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Retraité créatif après un parcours professionnel riche, j’ai la passion de transmettre mon expérience, mes réflexions diverses et mes émotions. L’écriture de nouvelles et de quelques  [+]

L’interview radiophonique


IT : Bonjour Etienne Yanual. Encore une fois, nous avons le plaisir de nous retrouver pour un échange, cette fois-ci sur votre dernier recueil de nouvelles que j’ai lu d’un trait. Comme toujours, vous êtes divertissant, créatif et multigenres.
EY : Eh bien, merci Isabelle Tavernier de m’avoir de nouveau invité. C’est un plaisir de converser avec vous et de partager ce moment avec vos auditeurs.
IT : Etienne Yanual, quel était votre état d’esprit pendant l’écriture de ces nouvelles ?
EY : Toujours dans le plaisir de transmettre des idées, des réflexions avec parfois un peu d’humour. Je ne sais pas si cela est perçu de cette façon.
IT : Eh bien, nous aurons l’occasion d’en parler après une page de publicité.

Plus un geste ! Je vais te nourrir pendant que tu tiens l’étagère sur le mur. Mais cela va durer combien de temps ? Oh quelques heures pour le séchage.... Sinon, il y a Coltou. Coltou, une gamme de colle et de joints étanches utilisée par les pros, disponible pour les particuliers dans les grandes surfaces de bricolage. Utilisable en intérieur et extérieur pour coller, jointer. Prêt à tout avec Coltou. Coltou, les colles qui conviennent à tout.

IT : Merci chers auditeurs d’être restés à l’antenne de « un jour un auteur ». Aujourd’hui, nous recevons Etienne Yanual pour son dernier recueil de nouvelles. Etienne Yanual, pourquoi le format des nouvelles et non pas des romans ?
EY : Oh vous savez, c’est assez simple. Je fourmille de mille idées, et je suis impatient de les faire partager. Ecrire un roman m’obligerait à retarder cet échange.
IT : Alors plus tard quand votre fourmillement se réduira ?
EY : Pourquoi pas ?
IT : Combien de temps durera ce fourmillement ?
EY : Aucune idée. Généralement, une idée en entraîne une ou plusieurs autres.
IT : Elles vous viennent de vous-même ?
EY : De moi-même, mais aussi de l’observation de mes amis, de ma famille, de tout ce qui m’entoure, du quotidien, dans la rue... que-sais-je ?
IT : Tout cela est bien intéressant. Avant de poursuivre, je vous propose une page de publicité.

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IT : Je vous rappelle que nous sommes avec Etienne Yanual sur votre station de radio préférée. Etienne Yanual, pourquoi parfois le mode science-fiction ?
EY : Alphonse Allais écrivait, je crois : « Je m’intéresse à l’avenir parce que j’y passerai le reste de ma vie ». Et comme l’avenir est difficilement prévisible, je contribue à la rédaction des hypothèses du futur à mon modeste niveau.
IT : Vous êtes un homme d’avenir ?
EY : Du moins, je souhaite me préparer aux évolutions qui fabriquent l’avenir et y être le plus adapté possible, autant pour moi-même que pour mes proches.
IT : Et avant de revenir au présent, que diriez-vous d’une page de publicité ?

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IT : Nous sommes toujours en compagnie d’Etienne Yanual qui manie autant le passé, le présent que l’avenir. A propos du passé, dites-nous quelques mots sur Maître Fosselle.
EY : Eh bien, chère Isabelle, en voilà un qui ne s’est pas préoccupé de son avenir, engoncé dans ses succès du moment !
IT : Mais pourquoi l’avoir mis au XIXe siècle, c’est bien cela ?
EY : C’est exact, dans les débuts de l’éclairage électrique. Quand on a vécu comme nous dans le XXe et le XXIe siècle, avec toutes les commodités électriques dont on ne saurait plus se passer, il est facile de comprendre que la position de Maître Fosselle n’était pas tenable.
IT : Vous pourriez donner un autre exemple ?
EY : Bien sûr : pour plagier une très ancienne publicité : ceux qui ne croient pas au progrès aujourd’hui sont ceux qui ne croyaient pas à l’automobile au début du XXe siècle.
IT : Et vous pensez que c’est toujours vrai ?
EY : Bien sûr ! Par exemple, dans les années 1980-90, certains pensaient qu’internet serait éphémère, vite balayé comme un fétu de paille par le vent.
IT : Il serait intéressant de développer cette conversation concernant le regard sur le progrès. Mais nous avons plein d’autres sujets que nous aborderons après une autre page de publicité.

Je cherche quelqu’un pour tondre ma pelouse. Un collègue de travail m’avait parlé de maide.com. Alors je m’y suis inscrite et un jour un particulier a sonné à ma porte. Je lui ai montré le travail et il l’a réalisé. Formidable ! Pour tous vos travaux personnels : maide.com et tous vos tracas se résolvent.

IT : Etienne Yanual, pour revenir sur les deux précédentes conversations, vous auriez envie de relier Maître Fosselle à la pilule savante ?
EY : Pourquoi pas ? Laissez-moi réfléchir... Dans les deux cas, il s’agit d’un positionnement relatif sur l’échelle du temps.
IT : Pourquoi relatif ?
EY : Relatif par rapport à notre regard qui induit une évidence dans un cas et une incertitude dans l’autre.
IT : L’évidence serait les conséquences de l’aveuglement de Maître Fosselle ?
EY : Exactement, et l’incertitude, celle de la pilule savante.
IT : Incertitude totale ?
EY : Je pense que non : la volonté de l’homme le conduit à la recherche de la puissance la plus forte possible. On s’en rend compte avec les dimensions des entreprises de plus en plus grandes, des regroupements d’Etat pour créer des blocs, avec les exosquelettes pour augmenter la force physique de l’homme. Il y a fort à parier que la force intellectuelle suivra un chemin similaire.
IT : Beaucoup de progrès en perspective, avec toutes les précautions qui seront nécessaires à leur diffusion ! Mais nous avons encore d’autres sujets à aborder. Après cette page de publicité.

Mon dieu ! Ma vue baisse : je distingue mal les mots dans les magazines, les panneaux routiers sont devenus flous, je bute dans les passages de porte. Alors, je suis allé chez Belle Optique. Ils m’ont bien conseillé pour une facture modique bien remboursée. Belle Optique, la bonne tactique.

IT : Bien, pour continuer notre entretien, Etienne Yanual, je vous propose, de nous intéresser à des sujets plus légers. Pourquoi le caoutchouc qui se démarque des autres sujets sérieux ?
EY : Je crois que la vie est ainsi faite qu’elle réclame aussi des divertissements. Je suis persuadé que ces derniers participent à l’équilibre de l’être humain. Alors, j’ai envie de faire profiter de ces petits moments où l’on peut apercevoir un sourire sur le visage de mes interlocuteurs.
IT : Qu’en retirez-vous ? Etienne Yanual.
EY : D’écrire ces textes divertissants ?
IT : Surtout de provoquer le sourire.
EY : Le bonheur d’avoir apporté un moment de plaisir, surtout auprès des personnes tristes ou en difficulté.
IT : Le rire étant le propre de l’homme, et le sourire son corollaire, la publicité suivante vous apportera-elle du plaisir ?

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IT : Chers auditeurs, nous avons toujours le plaisir de converser avec Etienne Yanual, auteur de nouvelles aux thèmes si étendus. Et à ce propos, j’ai l’impression que vous éprouvez un intérêt pour la condition humaine. Autant vous souhaitez nous faire sourire pour notre bien, autant vous évoquez des situations de stress humain. Est-ce le cas de « la réparation » ?
EY : Effectivement. Il arrive que des managers mettent leurs collaborateurs dans des situations de stress inutiles.
IT : Vous pensez que le stress est inutile ?
EY : Il y a du stress positif, celui qui engendre de l’énergie. Celui-ci est très utile. Puis il y a le stress qui génère du découragement ou de la peur. Celui-ci est contre-productif. Il est généralement manié par les petits chefs.
IT : Vous êtes durs de les appeler des petits-chefs !
EY : Dur, peut-être, mais réaliste. C’est souvent l’incapacité du manager à gérer ses collaborateurs qui lui fait utiliser des méthodes de commandement déviantes.
IT : Mais comment y remédier ?
EY : Probablement par la formation, et par la capacité de leurs supérieurs à repérer les bons et les mauvais comportements de leurs collaborateurs managers.
IT : Clairement, vous êtes sensible aux traitements inhumains.
EY : Oui car certains conduisent au geste fatal. C’est ce que j’ai souhaité mettre en avant dans cette nouvelle.
IT : Le passé, le futur, le léger, l’humain, Etienne Yanual, votre palette semble large. Après cette publicité, une autre facette sera examinée.

Pour la Saint Valentin, du rêve et du magnifique chez Clinquant sont à votre disposition dans notre boutique de Percasse. Vous y trouverez le plus grand choix de beau et de chic parmi les plus belles marques. Alors, vite, un passage chez Clinquant, 20 rue de la gare 62487 Percasse.

IT : Et nous revoilà en compagnie d’Etienne Yanual qui nous fait réfléchir sur notre monde et notre condition à travers ses nouvelles. Etienne Yanual, Nathan le bienheureux est-il un genre particulier ?
EY : Particulier, je ne sais pas. Mais j’ai voulu évoquer le cas d’un ermite moderne.
IT : C’est assez étrange. L’ermite renvoie aux images anciennes de celui qui se retire dans la montagne ?
EY : Bien sûr. Mais j’ai voulu casser l’idée en l’installant dans les airs. On peut être ermite au sens ancien tout en bénéficiant de la technologie pour atteindre ce statut.
IT : Et vous y avez mis un sens écologique.
EY : Oui, au sens où Nathan était dans cette mouvance, et aussi au sens où les dernières recherches ont montré la capacité à se mouvoir dans les airs avec uniquement de l’énergie solaire. Je pense au projet Solar Impulse de Bertrand Piccard.
IT : N’est-ce pas aussi une façon de relier le passé et l’avenir ?
EY : Il me semble que l’un et l’autre sont indissociables. L’avenir prend appui sur le passé que des esprits créatifs essaient continûment d’améliorer.
IT : C’est un retour à l’échange sur le progrès ?
EY : Tout est lié. Le présent n’est que le futur du passé et le passé du futur. Il en a toujours été ainsi et je ne vois pas ce qui pourrait l’arrêter.
IT : Sauf une révolution ?
EY : Il faudrait qu’elle soit mondiale. Sinon, il y aura toujours un endroit sur terre où la volonté de progrès continuera à s’exercer.
IT : Ne souhaitons pas cette révolution et espérons dans les bienfaits du progrès. Bienfaits, c’est ce que vous propose la publicité suivante.

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IT : Notre émission approche de la fin. Etienne Yanual, dans le sujet précédent, la conscience de l’homme prend-elle une grande importance ?
EY : Certes, et elle peut être source de remords. C’est ce que j’ai voulu mettre en exergue dans « Le remords ».
IT : Je ne voudrais pas être à la place de votre personnage !
EY : Moi non plus. D’autant plus qu’il tombe dans un abîme irréversible.
IT : C’est le moins qu’on puisse dire.
EY : Un acte, si petit soit-il, peut engendrer de grandes catastrophes.
IT : L’effet papillon ?
EY : Tout à fait. Dans cette nouvelle, une mauvaise analyse de la situation rend l’acte initial extrêmement meurtrier.
IT : Il y a une morale ?
EY : Au moins réfléchir avant d’agir. Comme disait Einstein : « il n’y a rien de pire qu’une idée quand c’est la seule que l’on a ». Alors, méfions-nous de nos propres déductions.
IT : Nous sommes à la fin de l’émission, mais avant de passer à la conclusion, voici une dernière page de publicité.

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IT : Pour aujourd’hui chers auditeurs, nous voilà au terme de « Un jour, un auteur ». Etienne Yanual, quels derniers mots souhaiteriez-vous apporter aux auditeurs ?
EY : N’oublions pas que nous venons du passé qui peut être bien différent de notre avenir. Mais tentons de transmettre une continuité dans nos valeurs comme le respect, la tolérance et l’humilité, valeurs essentielles à mes yeux qui permettent d’aborder l’avenir avec l’humanité requise.
IT : Merci Etienne Yanual pour cette conclusion et pour cet entretien enrichissant.
EY : Merci à vous, Isabelle, pour cette invitation et pour vos questions et remarques pertinentes.
IT : Chers auditeurs, nous vous disons au revoir, et au plaisir de vous retrouver demain pour un nouveau « Un jour, un auteur ».
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