L'héritage d'Einsberg

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Bonjour ! J'écris souvent sur des thèmes liés à l'environnement, au réchauffement climatique et à l'énergie. Peut-être en écho au malaise de ma génération face à ces problématiques  [+]

Image de Hiver 2021
«... Lisa Einsberg nous a donc quittés brutalement pendant la nuit, à deux heures quarante-deux du matin. Peu sont ceux qui ignorent ses accomplissements et l’impact qu’elle a eu sur notre société. Lisa Einsberg nous aura indéniablement propulsés plus loin dans la compréhension de notre espèce et de ce qui nous entoure. Professeur, vous qui l’avez côtoyé pendant la majeure partie de sa carrière, comment décririez-vous Lisa Einsberg ?
— Lisa était un génie hors norme. À vrai dire, très probablement le plus grand génie de notre époque. Elle a vécu sa vie en se concentrant exclusivement à sa recherche, ce qui a abouti à de nombreuses découvertes dans le domaine de la neuro-informatique. On peut citer l’Interface Cerveau-Machine ou, plus récemment, son modèle mathématique du cerveau humain.
— À sa mort, Lisa Einsberg nous lègue un dernier héritage : une lettre. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ?
— En effet, dans son testament, Lisa déclare léguer à l’humanité une lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester. Il semble en revanche qu’elle ait voulu garder le mystère sur son contenu car la lettre a été entièrement cryptée. Bien qu’elle soit en libre accès sur internet, il est nécessaire de posséder la clef de décryptage pour pouvoir l’ouvrir.
— Pourquoi mettre en place un tel système pour une simple lettre ?
— Pour être honnête, je pense que cela vise juste à faire parler de cette lettre. Le secret suscite encore plus de curiosité.
— Justement, professeur, pouvez-vous assouvir notre curiosité ? Vous qui étiez très proche de Lisa Einsberg, savez-vous ce que cette lettre contient ?
— Eh bien, non. Je ne possède pas la clef de déchiffrement et Lisa ne m’a jamais entretenu au sujet d’un héritage ou de cette lettre. Comme tout le monde, je suis dans le flou. Elle précise en revanche que la lettre est ouverte et je m’attends donc à ce que la clef de déchiffrement soit rendue publique sous peu... »
Yoko diminua le son de la télévision jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un vague murmure à peine audible. Éric venait de rentrer dans le salon.
« Toujours en train de travailler ? demanda-t-il. Tu devrais faire une pause.
— Hors de question, répondit Yoko, la tête déjà replongée dans son ordinateur. Tout le monde s’attend à une grande révélation. Si je peux réussir à savoir ce que dit cette lettre, j’aurai l’exclusivité.
— Est-ce que c’est si important ? Tu m’avais promis que tu ferais des pauses avec le travail pendant les week-ends. »
Éric posa sa main sur le ventre de Yoko qui s’arrondissait à vue d’œil ces dernières semaines. « Oui, oui, fit Yoko en balayant son geste. Moins de stress, plus de repos, c’est promis. Mais pas aujourd’hui. »
Éric réfléchit quelques instants, pensa ajouter d’autres arguments relatifs à la grossesse, mais décida finalement qu’il valait mieux ne pas insister.
« Qu’est-ce que tu lis ? demanda-t-il, tentant une autre approche.
— Des articles sur le dernier travail de Lisa Einsberg : Un modèle mathématique du cerveau humain. J’imagine qu’en retraçant ce sur quoi elle travaillait, on pourrait avoir une vague idée de ce que sa lettre ouverte contient.
— Tu veux poursuivre la recherche de l’être le plus intelligent qui ait jamais vécu ? railla Éric.
Tu sais, on pourrait demander à Jean de casser le cryptage, ce serait déjà plus envisageable. » Yoko releva la tête de son ordinateur, sa curiosité visiblement piquée au vif.
« Jean ?
— Mon ami qui travaille en sécurité informatique, tu te rappelles ? »
Fouillant ses souvenirs, elle parvint laborieusement à associer un visage à ce nom.
« Tu penses qu’il pourrait y arriver ?
— Tiens, si ça peut te faire relâcher un peu de pression, je suis prêt à lui téléphoner. »
Jean avait toujours été très curieux et ce fut donc sans grande surprise qu’Éric apprit qu’il s’était déjà intéressé à la lettre d’Einsberg.
« Étrangement, disait Jean, le cryptage est relativement simple.
— Tu veux dire que tu peux le casser ?
— Je le peux. À vrai dire, c’est déjà fait. »
Éric faillit s’étouffer. Sacré Jean, réussir à casser le cryptage mis au point par Einsberg, c’était impressionnant !
« Tu as déjà lu la lettre ? Qu’est-ce que ça contient ?
— Non, pas encore. J’y réfléchissais. Tout cela est quand même louche, Éric. Pourquoi Einsberg aurait-elle créé un cryptage si faible que même moi, plutôt médiocre en cryptographie pour être honnête, puisse le casser en si peu de temps.
— Allons, tu es trop humble, voilà tout.
— Ce que je veux dire, c’est qu’il est certain que d’autres ont déjà cassé le cryptage et ouvert la lettre d’Einsberg. Et pourtant... »
Jean marqua une pause, laissant le temps à Éric de comprendre où il voulait en venir.
« Et pourtant, la lettre n’a pas fuité.
— Exactement, quelqu’un aurait déjà dû la rendre publique.
— C’est peut-être un ramassis de banalités qui ne vaut pas tant d’excitation. — Venant d’Einsberg ? Admettons que c’est peu probable... »
« Yoko, Jean est parvenu à casser le cryptage ! »
Mais Yoko ne l’écoutait pas. Elle regardait la télé avec une mine décomposée, se rongeant les ongles de la main droite.
« Le Japon a coupé son réseau internet, dit-elle d’une voix absente. Tout le pays s’est refermé sur lui-même sans aucun avertissement.
— Quoi ? » Éric aurait pensé à une blague si le visage de Yoko n’avait pas été aussi sérieux. Elle était incapable de mentir sans esquisser un petit rictus. « Qu’est-ce qui est arrivé ? Et ton frère ? — Tu penses bien que j’ai déjà essayé. Il ne répond pas au téléphone. Personne ne répond au téléphone.
— C’est le milieu de la nuit là-bas. Ils doivent probablement tous être en train de dormir. »
En fond, la télévision continuait de débiter :
«... Venons d’apprendre que la Russie et les États-Unis ont également pris des mesures exceptionnelles en coupant le réseau internet et toute communication vers l’extérieur. Le contact avec nos correspondants a lui aussi été coupé. »
Aucun d’entre eux ne parla pendant plusieurs minutes, leur esprit tentant de comprendre l’enchaînement d’évènements improbables qui se déroulait devant leurs yeux.
« Tu penses que c’est lié à la lettre d’Einsberg ? demanda Éric.
— Comment ça pourrait être autre chose ?
— Je ne sais pas, une panne généralisée des réseaux de communication ? Une attaque informatique à grande échelle ? »
Au même moment, une alarme stridente jaillit de la télévision tandis que l’écran devenait noir, mettant un terme à leur conversation.
Une voix annonça alors d’un ton solennel :
« Ceci est une annonce officielle du gouvernement. Ce matin, suite à la mort de Lisa Einsberg, une lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester a été rendue publique. Cette lettre recèle un grand danger et la lire vous exposera à de graves conséquences, allant jusqu’à endommager votre intégrité mentale de façon irréversible. Pour votre propre sécurité, ne lisez pas la lettre d’Einsberg. »
Du coin de l’œil, Éric apercevait Yoko qui recommençait à se ronger les ongles. Il lui prit la main et la serra contre la sienne.
L’annonce se poursuivait : « Pour éviter une propagation dramatique de la lettre d’Einsberg, l’accès à Internet sera coupé et toutes les émissions radiotélévisées seront interrompues, jusqu’à nouvel ordre. »
Une pause. Puis l’annonce recommença : « Ceci est une annonce officielle du gouvernement... ». « Qu’est-ce que c’est que cette blague, dit aussitôt Yoko d’une voix grave. La lettre est cryptée, comment peuvent-ils savoir ce qu’elle contient ? »
Elle saisit son ordinateur et tenta de faire une recherche en ligne. « Plus d’Internet, dit-elle en lui montrant l’écran. De quel droit... on ne peut même plus accéder à cette foutue lettre. »
Yoko se leva d’un bond déterminé, se dirigea vers la cuisine, et revint dans le salon avec une radio qu’elle brancha sur la prise du salon. Quelques secondes plus tard, la même voix qu’à la télé débitait en boucle son annonce via le poste de radio. Après quelques instants de réflexion, elle retourna vers Éric.
« La lettre d’Einsberg doit contenir des informations qu’aucun gouvernement ne veut rendre publiques, quitte à censurer tout moyen de communication. C’est mon devoir de journaliste de découvrir ce qui est derrière tout ça.
— On pourrait... commença Éric. »
Sans finir sa phrase, il se saisit de son téléphone et composa un numéro. Yoko le questionna du regard.
« Jean m’a dit avoir cassé le cryptage. Il est en possession de la lettre. »
L’avait-il lue ? Peut-être lui en apprendrait-il plus sur la situation. Il fut rassuré d’entendre une tonalité : les lignes téléphoniques n’étaient pas coupées. Mais la brève euphorie fit rapidement place à l’inquiétude. Jean ne répondait pas au téléphone. Plusieurs essais transformèrent leurs doutes en certitude : il lui était arrivé quelque chose.
Yoko connaissait parfaitement Éric, si bien qu’elle savait déjà dans quelle direction ses pensées se dirigeaient.
« Éric, on parle d’une lettre, pas d’une lobotomie, pas d’un virus quelconque. Tu crois vraiment à l’annonce faite par le gouvernement ? Qu’une simple lettre peut porter atteinte à ton intégrité mentale ?
— Pas une simple lettre, non. Une lettre écrite par Lisa Einsberg et laissée comme héritage pour l’humanité après sa mort. C’est toi qui en parlais tout à l’heure : Einsberg travaillait sur son modèle mathématique du cerveau humain. Peut-être que sa lettre contient une formule qui peut nuire à notre santé mentale, créer un court-circuit cérébral...
— Une lettre qui provoque un court-circuit cérébral ? Bon sang, Lisa, créer une lettre pour annihiler l’humanité par mort cérébrale. Dans quel but ? Tu t’entends parler ?
— C’est... tiré par les cheveux je dois l’admettre, répondit-il en reprenant quelque peu ses esprits. Raisonnons simplement. Jean m’a dit que le cryptage était facile à casser et que néanmoins la lettre d’Einsberg n’a pas circulé. Il se pourrait que tous ceux qui l’ont lue se soient retrouvés dans l’incapacité de la faire circuler, d’une façon ou d’une autre.
— Ou, plus simplement, que toute information ait été censurée aussitôt rendue publique. Et maintenant, le gouvernement s’attaque au problème à la source en coupant tout moyen de communication et en bafouant nos droits les plus fondamentaux.
— Dans ce cas, le meilleur moyen d’être fixé sur la lettre d’Einsberg serait encore d’aller voir pourquoi Jean ne répond pas au téléphone. Il n’habite qu’à quelques blocs d’ici. »
Dans leur petite ville, les rues étaient bien silencieuses ce soir. En franchissant la porte, Éric pensa que le froid mordant y était sûrement pour quelque chose. Marchant rapidement à travers les petites rues sinueuses, leurs pas résonnaient dans l’air sec. Après un moment – assez long pour que la température glaciale lui fasse regretter d’être sorti – Éric aperçut la maison de Jean.
« C’est la maison au fond, celle avec la lumière allumée. »
Yoko, dont l’ardeur avait redoublé en apercevant la lumière au loin, accéléra le pas. Elle arriva la première et sonna à la porte. C’est sans surprise qu’elle constata que personne ne répondait. Éric eut à peine le temps de la rattraper qu’elle escaladait déjà le muret qui entourait la maison pour passer de l’autre côté. Pas du tout préparé pour ce genre d’exercice, Éric pesta. Puis, se disant que si Yoko – enceinte de trois mois maintenant – l’avait fait il pourrait aussi le faire, il escalada le muret à son tour. Ils firent le tour de la maison et arrivèrent dans le jardin.
Là, ils le virent. À travers la baie vitrée, Jean était assis devant son ordinateur.
« Jean ! appela Éric. »
Aucune réaction. Il n’avait pas bougé d’un cheveu. Dans la pénombre, Yoko se baissa pour attraper une grosse pierre qu’elle avait trouvé par chance. Elle lança son bras en arrière et, commençant à basculer sur son pied avant pour envoyer le projectile vers la vitre, fut stoppée dans son élan par Éric.
« Si on en arrive à cet extrême, autant bien faire les choses. »
Il enleva sa veste, la pressa contre la vitre et, lui prenant la pierre des mains, donna quelques brefs coups secs à des endroits qui semblaient stratégiques. Dans un grand éclat, la vitre se brisa, déchirant par la même occasion sa veste. Au moins son bras était-il intact. Avec le plus grand soin, il enleva les plus gros morceaux de verre et parvint à ouvrir la porte-fenêtre de l’intérieur. Jean, qui aurait déjà dû s’inquiéter de leur entrée fracassante, était toujours là, assis devant son écran d’ordinateur, éteint. S’approchant lentement, Éric posa une main sur son épaule et l’appela doucement. Toujours aucune réaction. Il s’avança un peu plus pour lui faire face.
Jean regardait devant lui, les yeux rouges, le regard absent. Éric palpa son poignet pour localiser son pouls. Il n’était pas mort, son cœur battait bien et sa poitrine se soulevait imperceptiblement à intervalles réguliers. Cependant, les tentatives pour attirer son attention n’aboutissaient à rien.
« Il est juste... absent, constata-t-il alors. La lettre d’Einsberg, il doit l’avoir lue. »
Éric se laissa tomber au sol, terrassé. Yoko s’approcha de lui et passa une main dans ses cheveux.
« Il faut qu’on appelle une ambulance, dit-elle doucement. »
Mais il ne l’écoutait pas. Il marmonnait à voix basse, la tête entre ses mains.
« Le gouvernement avait donc raison, cette lettre est dangereuse.
— On n’en sait toujours rien, commenta Yoko.
— Ce n’est sûrement pas une coïncidence si Jean se retrouve dans cet état-là, répondit Éric, haussant le ton.
— Non, certainement pas. Mais rien ne nous dit que c’est la lettre qui l’a mis dans cet état-là. Ça pourrait être tout aussi bien l’effet de médicaments pris en trop grosse quantité.
— Tu dis que Jean se serait mis dans cet état volontairement ? Absurde !
— Écoute, il se pourrait que la lettre d’Einsberg contienne une vérité que certains ne soient pas prêts à accepter, quitte à... » Elle désigna du regard Jean, sans finir sa phrase. « Ou bien il se pourrait que tu aies raison et que la lettre provoque un court-circuit cérébral. Mille autres explications sont également possibles, mais le fait est qu’on cherche par tous les moyens à nous empêcher de lire cette lettre. »
Yoko lui tourna le dos et se dirigea d’un pas décidé vers l’ordinateur devant lequel Jean était toujours assis, le regard vide.
« Je dois lire cette lettre, Éric. Je ne me laisserai pas convaincre aveuglément d’ignorer l’héritage de Lisa Einsberg. Je veux connaître la vérité. »
Éric hésita un instant, réfléchissant à la meilleure chose à dire pour la faire changer d’avis. C’était peine perdue, car il savait que lui aussi ne pourrait pas passivement accepter le sort de Jean sans en savoir plus. Lui aussi devait lire la lettre d’Einsberg.
« Qu’est-ce qui te fait penser que tu pourras lire la lettre sans danger alors que Jean s’est retrouvé dans cet état-là ? demanda-t-il d’une voix éteinte.
— Je ne peux te donner aucune garantie. »
Alors, lentement, Yoko se pencha sur le clavier et appuya sur une touche aléatoire. L’écran s’alluma, affichant la lettre d’Einsberg, restée ouverte. Yoko entama la première phrase.
« Vivre en s’affranchissant d’un corps dépérissant, voilà ce que je vous offre. »


***

Éric poussa la porte de la vieille épicerie abandonnée. Près de chez eux, tous les vivres étaient épuisés depuis longtemps et ils devaient aller de plus en plus loin pour trouver de quoi manger. Fouillant les placards, il repéra une vieille boite de conserve au fond d’une étagère. Il l’attrapa et, avec le revers de sa manche, essuya la couche de poussière qui s’était accumulée avec les années.
« Des haricots rouges, dit-il à Yoko qui inspectait l’autre côté de l’épicerie.
— Bah, fit Yoko, c’est toujours ça. »
Neuf ans s’étaient écoulés depuis la publication de la lettre d’Einsberg et plus de la moitié de la population avait succombé à la curiosité, la clef de déchiffrement ayant été largement diffusée durant les premières semaines malgré les efforts des gouvernements mondiaux pour endiguer la propagation. De la même manière que Jean, ceux qui avaient lu la lettre s’étaient retrouvés plongés dans le Coma d’Einsberg, un état d’absence permanent.
L’économie mondiale s’était effondrée et la géopolitique du monde avait été entièrement bouleversée. Les pays les plus développés numériquement avaient comptabilisé le plus grand nombre de Coma d’Einsberg et s’étaient retrouvés plongés dans le chaos.
Bien plus tard, il avait été annoncé – et c’était là la version officielle du gouvernement – qu’avant sa mort, Einsberg pensait avoir percé le mystère de la conscience humaine et avait voulu offrir un dernier cadeau à l’humanité : la possibilité de déplacer cette dernière en dehors de son corps, dans un cyberespace. Cependant, pendant la cartographie de la conscience, l’afflux nerveux trop intense avait tout simplement grillé le cerveau de tous ceux tentant la procédure décrite dans la lettre d’Einsberg. « Même les plus grands peuvent faire des erreurs », avait-on justifié.
Évidemment, il était maintenant illégal et passible de peine de mort de posséder un exemplaire de la lettre d’Einsberg, si bien que plus personne ne se risquait à vérifier cette version des faits. Le gouvernement, aussi bien que le Coma d’Einsberg, terrifiait et la lettre n’avait plus jamais refait surface. L’héritage d’Einsberg était tombé dans l’oubli.
Mais Éric et Yoko, eux, connaissaient la vérité. Ils savaient que ceux qui avaient été assez curieux pour lire la lettre n’étaient tout simplement pas revenus, choisissant de quitter le monde physique et de rester dans celui qu’Einsberg avait créé.
Tous sauf eux.
« Tu penses que ça suffira ? demanda Yoko, faisant l’inventaire de ce qu’ils avaient récolté.
— Pour nous trois, ce sera assez pour au moins quelques semaines, dit Éric. »
Eux étaient revenus. Car, dans le ventre de Yoko, leur fille attendait.
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Image de Nicolas Auvergnat
Nicolas Auvergnat · il y a
J'ai lu les commentaires en dessous. À par ''l'aération'' en chapitres (et encore...) Je n'ai rien à redire. Captivé de A à Z ! Mais comme je crois fermement à l'extra-localisation de la conscience, je suis un naturellement un terrain favorable à ce récit palpitant. Vraiment : bonne chance !
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Mario Gagnon · il y a
C'est très prenant et original, bien écrit. On veut savoir ce qui va arriver! Mais la finale est moins forte qu'attendu (pour moi en tout cas). Je pense que votre texte mérite une autre finale, il y a là, selon moi, une idée super intéressante et originale qui demande un développement plus abouti.
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Mario Gagnon · il y a
Par abouti je ne veux pas dire nécessairement différente (quoi que…) mais moins précipitée.
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S.K. Hutch · il y a
Merci pour votre lecture et votre commentaire. J'ai peut-être en effet précipité la fin pour cette nouvelle qui fut l'une de mes premières... Je garde votre commentaire en tête pour mes prochains écrits. Merci !
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Chris BÉKA · il y a
Très prenant, le texte nous accroche de suite et le style participe à notre intérêt. En prime, une descriptio nréaliste de la curiosité intrinsèque à la nature humaine, quelles qu'en soient les conséquences !
Je suis cependant restée sur ma faim...
Seul bémol : la mise en page, avec l'absence de sauts de ligne entre les différentes parties

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S.K. Hutch · il y a
Merci, je ferai attention à la mise en page pour mes prochaines soumissions.
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Christian CUSSET · il y a
Une intrigue insolite qui captive jusqu'au bout.
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Keith Simmonds · il y a
Mon soutien pour cette histoire originale et mystérieuse, S.K. Hutch !
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Henri Kottin · il y a
Waouh...
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Lyne Fontana · il y a
Une histoire très originale et une lecture captivante.
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Dolia · il y a
Bravo et merci. Je retrouve un air de Susan Calvin (Asimov) dans cette lisa Einberg.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un étrange héritage ... et qui empêche la création la laissant au stade de la gestation .
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Aaaaah Polinaire · il y a
Malgré, à mon avis bien sûr, qui ne vaut que ce qu'il vaut, quelques imperfections, j'ai beaucoup aimé le texte, son suspense, son dénouement : bravo

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